1 juillet 2016 5 01 /07 /juillet /2016 00:20
Sacré Bleu

Ché pas ce que j'ai en ce moment, je pense beaucoup à l'art. Plutôt aux arts graphiques mais mes élucubrations s'appliquent à toute forme d'art j'en ai bien peur.

 

 

Sacré Bleu

Je suis arrivée à quelques conclusions, à la faveur de mes trajets matinaux en direction de mon kravay. J'ai tendance à être dans la lune quand je conduis (je sais c'est mal). Mais l'intérêt de cet astre pâle, c'est qu'il vous permet de vous extraire du pragmatique quotidien, pour frôler le divin. Enfin pour frôler des idées chouettes tout au moins.

Sacré Bleu

La semaine dernière déjà, j'ai déjà échappé à un choc frontal sur la route de la Lézarde. J'essayais de trouver ce qui différenciait l'art visuel des autres (musique, littérature, que sais-je ?). Finalement pas grand-chose étais-je en train de me dire, quand la voiture d'en face s'est déportée sur la gauche, manquant de me faire passer de vie à trépas (j'exagère un peu, nous ne roulions chacun qu'à 50 à l'heure). Ca ne m'aurait pas tant déplu que ça de mourir en cet instant, le paysage étant beau, et mes idées radieuses.

Sacré Bleu

Ce matin, même punition. Je pars bosser, et cette fois, c'est l'idée d'impermanence de l'art qui m'effleure. Impermanence car il faut une interaction pour que l'art existe. Un tableau au fond du garage, ce n'est pas de l'art. Une partition enfouie dans un tiroir non plus. Il faut un évenement pour que l'artiste communique avec le reste du monde. Un happening en quelque sorte. Donc l'art n'existe qu'en pointillés, lorsque la rencontre a lieu.

Sacré Bleu

Autre cheminement de ma pensée, l'artiste en général est doué pour faire de l'art, plus rarement pour communiquer. Quelle misère donc. Nous voulons tous montrer. Partager. Pour dire que nous existons. "Maman regarde". L'art est maternel ou il n'est pas ? Point d'art chez les personnes équilibrées, elles n'en ont pas besoin. 

Sacré Bleu

Ceci expliquant peut-être cela, je suis en train de lire un bouquin dont le sujet central est la peinture. Et plus précisément une certaine couleur bleue. Un genre de polar fantastique qui met en scène Toulouse-Lautrec, Renoir, Manet, Monet, Seurat, Pissaro, Gauguin (qui n'avait pas l'air d'avoir inventé la gouache chaude)... A tout impressioniste sa muse, réincarnée au fil du temps. Je ne vous en dis pas plus, il faudra que vous lisiez Sacré Bleu, de Christopher Moore.

commentaires