18 août 2016 4 18 /08 /août /2016 00:53
Les deux cocotiers de Sainte-Marguerite (priez pour nous).

Les deux cocotiers de Sainte-Marguerite (priez pour nous).

J'aurais même tendance à dire que c'est un abruti de première.

 

Je m'en étais aperçue au fil du temps (comment rerésenter le fil du temps ?). Mais j'en ai eu la confirmation indubitable aujourd'hui.

 

Un petit commerce se développe beaucoup ces derniers mois sur l'île aux belles eaux. Belles eaux de coco pourrait-on dire. Les noix de coco, avant d'être matures et offrir leur blanche robe pulpeuse, sont vertes. Pour qui est assez courageux pour grimper en haut du pyé-koko, il suffit alors de couper les cocos verts, et de les balancer à terre. Puis de charger sa camionnette avec la cinquataine de cocos récoltés dans mon jardin. De les laver. De se poster à un rond-point stratégique, armé d'un sabre et d'un grand sourire. Lorsque le chaland s'arrête, décalottez le coco vert sous ses yeux, passez-lui la noix dans laquelle vous aurez glissé une paille, et empochez deux euros. Ce n'est pas si cher payé pour la peine prise. Ou tranchez les cocos à la chaîne et emplissez-en des bouteilles d'eau minérale (au prélabale vidées de leur eau minérale). 

 

Depuis des années, un certain Joël vient chez moi récolter les cocos. Il passe quand il veut sans avoir à prévenir. J'aime à le voir monter avec ses cordes et crocs métalliques fixés aux pieds.

 

Jusqu'à présent, tout se passait sans encombres. Et voilà ti pas que la belle mécanique s'est déréglée pas plus tard que ce matin. A la vue de Joël en haut se son arbre, le fameux voisin lui a fait un caca nerveux. L'a traité de voleur, l'a pris en photo et lui a fait savoir qu'il posterait la photo sur le réseau social qui commence par F et finit par acebook, en guise de dénonciation. Mon Joël ne s'est pas démonté. Est allé voir les gendarmes poser une main courante, et est bien décidé à ne pas en rester là si l'andouille de service passe à l'acte. Ceci me fut raconté à midi lors de ma pause méridienne (et méritée). Je me suis montrée totalement solidaire, mais n'ai tout de même pas oublié de demander trois bon cocos à l'eau pour régaler mes prochains visiteurs.

 

J'ose à peine imaginer comment se serait comporté le voisin pendant l'occupation.

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