28 février 2017 2 28 /02 /février /2017 13:28
"Fish mobile", d'Alexander Calder

"Fish mobile", d'Alexander Calder

Mes pauvres amis, je suis à l'hôpital, il semble que j'aie fait une crise cardiaque. Par chance, je n'ai pas mal du tout.

 

Je peux même déambuler dans les couloirs. Les médecins ont affaire à des personnes âgées dans des boxes. Je distingue mal ce qui s'y passe, mais je sens que les corps sont délabrés, et je me dis que les médecins sont bien courageux de tenter de les maintenir.

 

Dans un couloir, il y a un tableau épouvantable, en bas-relief. Il représente comme un corps dont il ne resterait presque plus rien, juste une perfusion et une petite flaque. Je trouve vraiment déplacé de mettre un tableau comme ça ici. Mais en le regardant mieux, il n'est pas si terrible, il évolue. Pour devenir une sorte de mobile animé, fait d'engrenages et de pièces qui s'emboîtent. Cette chose est mobile par sa propre énergie : les pièces passent de l'une à l'autre, s'emboîtent et se déboîtent pour former comme un mouvement perpétuel. 

 

Puis je me dis que je ne vais pas pouvoir prendre l'avion demain puisque j'ai une crise cardiaque, alors j'annule mon vol. Mais voilà que le cardiologue me dit que pas du tout, je peux voyager. Ha ! Comment vais-je faire maintenant que j'ai annulé ? Je lui demande un certificat médical, mais tout ça va être très compliqué.

 

Je suis à l'aéroport et je vois bien que c'est trop tard. Mes affaires ne sont pas prêtes et l'enregistrement est terminé. Je me dis que je pourrai prendre l'avion de la veille !

 

Puis le réveil a sonné et j'ai donné du lait au chat qui ne faisait rien qu'à miauler.

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