2 septembre 2007 7 02 /09 /septembre /2007 17:44
Mon premier est l'instrument du hasard, mon second est zob/2, et mon troisième un port d'attache. Mon tout est un caillou long exposé à la morsure du soleil, des vents et des iguanes. Voir image ci-dessous, prise depuis la plage de la Petite Rivière à Baie-Mahault. L'image date de 1987, mais le pays n'a guère changé, si ce n'est (si ce ne sont ?) des éoliennes qui ont poussé sur la montagne, et des lampadaires sur la voie unique, éclairant au bas mots 5 passants de l'heure.
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Pendant que les petits copains sont en train de recompter leurs cahiers et autres fournitures scolaires, nous nous échappons peu avant la rentrée, et prenons le tramway pour la Désirade. Traversée ultra calme, pour preuve ma mine non déconfite en doublant la Pointe des Châteaux.
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Quelques chiffres : 1632 âmes (qui vivent), probablement autant d'iguanes, mais aussi des racoons, agoutis, têtes à l'anglais (cactus protégés), 1 côte abritée (relativement), 1 côte au vent accessible seulement par la montagne ou la mer. 
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Les ressources ? La pêche, un peu d'élevage (biquettes et moutons), quelques locations de gîtes (le nôtre était top, espace dedans, espace dehors, si le coeur vous en dit c'est chez Raymonde Lalanne, dont le mari était gardien de phare à Petite-Terre dans les années 70). 

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Un plateau inhabité (hormis le papa de Maguy, qui vit dans sa case rouge, élève quelques animaux, dispose d'une citerne du XIXème (siècle, pas arrondissement), tout ça après avoir quitté l'île à l'âge de 20 ans, et fait sa vie en France). Je m'égare, nous ne sommes pas dans une chronique historique, mais dans le blog des Bubu.
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L'endroit est extrêmement sympathique, je furête dans les faubourgs, tire le portrait aux iguanes, aux mobylettes et aux vieux volets patinés, pendant que le reste de la famille pêche au fusil (merci Ludo), fait trempette en sa castagnant avec des chaussettes remplies de sable (essayez, c'est rigolo, mais ça peut faire mal).

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Laisse béton


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Mangue qui s'est pris une tôle  


Tenue de camouflage


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Tout ce bleu, ça me fout le blues (dit la tourterelle désiradienne)


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Le sang du flamboyant

Nous traversons le plateau en 4 x 4, trainons près du phare et de la sation météo, trouvons une patte et une tête de biquette sous un petit pont (beurk). Au fond de l'anse de Baie-Mahault, il y a un tout petit cimetierre. Les marins ont arrimé leurs barques aux tombes pour que le cyclone ne les emporte pas. Les morts ont dû être contents, enfin un peu d'animation et d'utilité publique...

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L'air marin qui rend fou...  

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Un, deux, trois, nous irons aux bois


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Bon, je vous laisse, j'ai à faire...  Des kilos de feuilles de mancenillier à brouter, ce n'est pas rien.


Dans un prochain article, je vous raconterai peut-être l'histoire de cette espèce de cactus protégée, la tête à l'anglais, qui était fréquente sur la route du phare, et dont la population semble en avoir pris un vieux coup. D'aucuns accusent les chèvres, capables de brouter cette plante épineuse en lui donnant des coups de cornes. Mais lorsque biquette broute la catée en danger, elle ne la tue point. Et bizarrement, il reste des cactus dans des coins inaccessibles aux hommes (mais facilement acessibles aux biquette). De là à dire qu'il y a anguille sous roche, il n'y a guère plus qu'un pas de fourmi (j'ai oublié de vous dire que le cactus est très décoratif).

La suite au prochain épisode...

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