15 octobre 2007 1 15 /10 /octobre /2007 00:29

J'avais donc évoqué Les cerfs-volants  de Romain Gary.

Un bouquin tout jauni que j'ai chipé chez Popo-Moman, et qui moisissait tranquillement sur l'étagère nord-est, autrement dit le quartier des bouquins "pas lus mais pas trop envie de les lire".
Ca m'a pris du temps car ces jours-ci, je consacre environ 15 minutes à la lecture chaque soir : 3 minutes pour trouver mes lunettes, 2 minutes pour trouver ce foutu bouquin encore un coup de Roberte, 5 minutes pour retrouver ma page. Faites le compte, il ne reste pas plus de 5 minutes pour lire les yeux ouverts. Après, je garde la pose sans problème une heure ou deux, mais les mirettes sont fermées, et je mémorise moins bien comme ça.

Tout d'abord, en bonne inculte et quasiment fière de l'être, j'ai appris des choses sur Romain Gary. Je savais juste qu'il avait écrit Gros Câlin sous le pseudi d'Emile Ajar (livre assez sympa au demeurant, si je me rappelle bien c'était l'histoire d'un python familier qui remontait par la cuvette des chiottes (pas de gros mots sur Internet, combien de fois devrai-je le répéter ?)). Mais je ne savais pas qu'il était polonais (pas le python), était passé en France libre pendant l'occupation allemande, avait été un résistant actif (thème du bouquin dont je n'ai pas encore réussi à vous parler). Embraye sur une carrière diplomatique fournie. Puis virage sur l'aile entre littérature et cinéma, même qu'il a été marié à la belle blonde Jean Seeberg. La fin est moins drôle, il se suicide. J'ai d'ailleurs entendu aujourd'hui sur Nonobstant à France Inter, une interview de Myriam Boyer (vous savez, cette actrice rondouilarde, un peu nunuche, à la voix douce, qui avait joué dans hôtel de la Plage), qui joue au théâtre La vie devant soi, tiré d'un roman de vous savez qui ? Romain Gary. Cette Myriam Boyer nous indique en gloussant qu'elle a justement connu Gary, Jean Seeberg, et Simone Signoret qui avait joué le rôle au cinéma.

Mais foin de toute cette botte, parlons peu parlons bien.

Alors les Cerfs-volants c'est une histoire d'amour, une histoire de France, une histoire de guerre. Nous sommes dans un village normand, et notre héros, un petit gars de la campagne, a quelques particularités. Il est affublé d'un tuteur et néanmoins facteur, son oncle, qui s'exprime en fabriquant et faisant voler des cerfs-volants, pour trouver le bleu comme il dit. 

P1020263.JPG 
A propos de bleu, regardez le temps qu'il fait en ce moment

Deuxième particularité, Ludo (c'est le héros) est doté d'une mémoire phénoménale, qui lui permet de ne jamais oublier ceux qu'il aime, mais aussi de mémoriser et calculer des trucs pas possibles. Ca va bien lui servir en tant que résistant. Et enfin, il aime très fort une petite aristocrate polonaise, qui devient grande au fil des pages. Malgré des années de parenthèse dans leurs relations, notre bon Ludo la garde au chaud, ce qui permettra à la dulcinée de se réconcilier avec elle-même suite à ce qu'elle a dû faire pendant cette guerre.

Je crois que vais essayer d'en dénicher d'autres des Romain Gary.

commentaires