21 octobre 2007 7 21 /10 /octobre /2007 17:17
Je pense souvent à la notion de destin, de fatalité. De formation scientifique, j'ai tendance à penser que tout effet a une cause (et une seule), et donc que la réciproque est vraie (toute cause ne peut produire qu'un effet).
Ca peut avoir un côté épouvantable (mon dieu, mais et la liberté dans tout ça ?), bien que ça ait aussi un côté confortable (pourquoi trop se creuser les méninges, puisque de toutes façons, je prendrai cette décision et pas une autre ?). 

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Eh bien l'autre jour, c'était la nuit (j'avais repris une légère consommation de café, ceci expliquant celà), je réfléchissais dans mon lit aux accidents de voiture. Il y en a beaucoup ici, en partie mis sur le compte d'un certain fatalisme de mes compatriotes. C'est là que m'est apparue une ébauche d'idée (bloub fit l'ébauche au sortir du cortex). Si la fatalité existe vraiment et dans sa plus totale acception, alors il devrait y avoir le même taux d'accidents de voiture quelle que soit la croyance des gens (toutes choses égales par ailleurs bien sûr : le nombre et l'état des voitures en circulation, l'état des routes, etc...). Or les voitures et les routes sont en très bon état général, il y a des panneaux, des gendarmes, bref tout ce qu'il faut pour qu'il n'y ait pas plus d'accidents qu'ailleurs.

Et il y en a plus.

Ai-je démontré par là qu'il n'y a pas de fatalité ?
Peut-être. Ou alors il y a une fatalité pour les gens d'ici à être fatalistes, et donc d'avoir plus d'accidents.

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