15 novembre 2012 4 15 /11 /novembre /2012 00:09

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J'en profite pour demander aux lettrés qui pourraient me lire comment s'accorde le mot yien yien au pluriel. Voire même comment il s'écrit.

 

Les yien yiens c'est presque rien. D'où leur nom peut-être. "Pa ni a y'ien". Ca escagasse terriblement lorsque le vent tombe près des côtes boisées. De minuscules insectes se posent sur vous et s'envolent dès qu'on les regarde au fond des yeux Ce n'est pas vraiment qu'ils piquent, disons qu'ils picotent. Mais un picotis multiplié par 100 peut rendre à moitié fou. Surtout quand ils s'insinuent dans les narines et les cheveux

 

En cherchant chez l'ami Google, je lis qu'aux Antilles, "Le toufé yien-yien est un bal populeux où il y a tellement de monde, qu'on étouffe le yen-yen ou nien-nien (nom d'une petite mouche) de sa cavalière". Faut-il que le collé-serré soit sérieux pour étouffer ces bestioles.

 

Si je tiens ce discours entomologique, c'est que j'ai évité le pire la semaine dernière. J'avais décidé de partir en expédition sur le petit bout de terre tout à l'est de la Grande-Terre. Aventure toute relative puisqu'environ une centaine de visiteurs y débarquent chaque jour. Ils sont heureusement circonscrits par la réglementation de cette réserve naturelle  : on ne dépasse pas la plage des cocotiers, le lagon, le phare et le sentier de découverte. Moins de 5% du territoire, ce qui en laisse une bonne tranche aux égoïstes de ma sorte qui ont la possibilité d'arpenter partout où ils veulent. Et de dormir sur place alors que tout le monde est reparti. En contrepartie, il est demandé (sans grande insistance) de participer aux travaux de surveillance, sensibilisation, nettoyage et observation (les 4 mamelles de la protection du site).

 

Par chance, l'alizé avait repris le boulot peu avant le départ. Les yiens yiens n'aiment pas l'alizé, qui les envoie voir ailleurs. Ils se trouvent alors limités aux zones abritées des plages et mangroves.

 

 

Et voilà donc comment les soirées et nuits purent se passer comme il se doit, sans que nous ne devînmes zinzins because les yiens yiens.

 

Petite-Terre-TdB-Panoramique-2102

Une mention spéciale pour le haut du phare, très venté et rendant impossible toute agression (d'insectes je précise).


 

 

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Déjà plus problématique, la zone du vieux muret en ruines, proche d'un genre de forêt de Brocéliande. La saline est juste à côté alors je me suis fait dévorer grave.

 

 

 

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Rien à signaler sur la plage sud, la seule chose qui pique, c'est le soleil.

 

 

 

 

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Arrière-plage à cocotiers et raisiniers bord-de-mer, excellent gîte à yien yiens.

 

Voilà, c'était le chapitre 1 de la vie des bêtes sur Petite-Terre. La prochaine fois, peut-être une chronique sur le requin citron, qui sera sans doute plus difficile à dessiner.

commentaires

Jeanne 16/11/2012 10:39

Ton aquarelle avec le phare est vraiment belle, j'aime beaucoup !