23 octobre 2014 4 23 /10 /octobre /2014 21:19

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Enfin il pleut. Disons plutôt qu'il a un tout petit peu plu ce matin. Depuis mon retour de Poitiers, il faisait désespérément beau sur la Lézarde. Gonzalo s'était formé, avait mis en pétard les cocotiers de Saint-Martin, mais laissé de hautes pressions par ici.

 

La Soufrière dégagée presque toute la semaine !

 

Alors ce matin quand il s'est mis à tomber une tite fifine, j'ai enfin pu sortir mon nouveau parapluie.

 

Rouge et noir. Entièrement fait main. Garanti un an, baleines et main d'oeuvre.

 

Retour sur image.

 

 

 

Après quelques jours de mission passés à Montpellier et Clermont-Ferrand, via le petit train des Cévennes, je boucle par un week-end à Poitiers. J'ai rendez-vous avec deux des hommes de ma vie, mes zénés. L'un vient d'y commencer une année d'étude, l'autre nous rejoint depuis Bordeaux, où il travaille depuis quelques mois.

 

Laissez-moi d'abord vous dire une chose. Poitiers est une ville magnifique, mais j'illustrerai ça une autre fois.

 

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Car en plus d'être belle, Poitiers héberge des vieux métiers. Sans chercher, j'ai trouvé une lutherie, une ciergerie, et... une fabrique (et réparations) de parapluies.

 

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Je tournicote autour de la boutique, toute émoustillée par l'enseigne, et par les parapluies en patchwork de la vitrine. Je n'y tiens plus et pousse la porte, au 137 Grand'Rue. J'avais repéré l'objet de mon désir, rouge et noir. Je l'achète en moins de deux minutes. Pas donné mais celui-là durera longtemps si j'arrive à ne pas l'égarer.

 

Le vendeur voit bien que je suis curieuse, et me propose d'aller voir ce qui se passe dans l'arrière-boutique.

 

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Je tombe sur un atelier, occupé par un homme à la blanche chevelure. Atablé à sa machine à coudre ancien modèle à pédale. Il assemble des morceaux de tissu, y attache les baleines... Un fabricant de parapluies, le descendant de la famille François qui a fondé cet atelier en 1882.

 

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Le jeune vendeur, qui n'est pas le fils, mais qui reprendra l'atelier le moment venu, m'entraîne alors dans l'arrière-cour et son jardinet. Il me montre cet instrument bizarre : un arrosoir en cuivre, posé sur une marmite fermée, le tout sur un réchaud à gaz. Bien sûr vous avez trouvé ce dont il s'agit. Un fer à repasser les parapluies, c'est ainsi !

 

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Je mitraille et ils sont ravis. Prennent la pose.

 

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Me montrent des armatures anciennes en véritable fanons de baleine bleue.

 

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Et un parapluie-épée comme dans chapeau melon et bottes de cuir.

 

Je promets en partant d'écrire un article sur eux, c'est chose faite. Et je reviens deux heures après avec mes gars, et leur offre à chacun un parapluie.

 

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Par chance plus bas dans la rue, la ciergerie et l'encaustiquerie étaient fermées. Vous échappez donc à deux autres récits d'antan lontan.

commentaires

Zabou 24/10/2014 13:42

As tu vu la boutique du mécanicien dentaire ,avec le tour à pédale ...?