30 octobre 2011 7 30 /10 /octobre /2011 17:13

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Les Pujol habitaient au 3ème étage et avaient une fille superbe, Jacqueline. Nous étions l’un et l’autre d’une timidité dramatique, et j'étais pris d’une sorte de paralysie en la croisant dans l’escalier. On partait au lycée Hoche à peu près ensemble, elle par la contre-allée, moi et ma mère par le terre-plein de l’avenue de Saint-Cloud. Cela a duré des mois. Nous n’osions pas l’aborder. Nous l’avions surnommée Fakir. Un jour, des cambrioleurs se sont attaqués à la porte de notre appartement. Rentrant de je ne sais où, impossible d’ouvrir. La porte en chêne avait tenu, mais la serrure était démolie. Arrive incidemment le père de Fakir qui nous dit : « Je vais vous arranger ça ». Il arrive avec un gros levier, vite fait bien fait. Les choses n’ont pas traîné : craquement, serrure arrachée, porte intacte. Les choses n’ont pas traîné (bis) : dimanche suivant, invitation des Pujol à Orvilliers, un grand évènement ! Arrivage dans une Talbot, voiture superbe. Jacqueline et moi nous regardant en chien de faïence. Mais la glace s’est rompue et nous nous sommes mis à papoter gentiment.

 

Elle devait épouser un soldat américain qui l’a plaquée.

 

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J'en conviens, la chute est rude. Mais elle montre que mon père avait gardé un oeil sur la demoiselle depuis ses 10 ou 12 ans.

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