10 juillet 2012 2 10 /07 /juillet /2012 00:35

Peut-être vaut-il mieux que je batte le fer (qui  n'a rien demandé) tant qu'il est chaud. Bien qu'il ne risque guère de refroidir par les temps estivaux qui courent. 

 

Il s'est donc encore passé des choses ces jours-ci.

 

 

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Programmée depuis quelques semaines, une sortie associative (le bon prétexte pour aller se ballader à la recherche de chimères) à Terre-de-Bas, la moins peuplée des deux plus grandes îles des Saintes. Les minuscules et désertes îles étant par ordre alphabétique : les Augustins, Cabri (un habitant quand même), la Coche, Grand ilet, le Pâté, la Rotonde, ... en oublié-je ?

 

Alsophis

 

Au soit-disant programme naturaliste : les couleuvres du genre Alsophis (also spracht Zarathustra ?), les Pélicans nicheurs, les perdrix-croissant, la forêt de Bois d'Inde. 

 

 

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Tout. J'ai vu vu tout ça. En prime : une étape du tour de la Guadeloupe à la voile traditionnelle, un gîte scandaleux nommé "Rêve de Robinson", un vieil illuminé dans la forêt (le cousin de Panoramix ?) qui faisait du charbon de bois et avait les chocottes à cause des esprits.

 

 

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Mais cette forêt avait de quoi frapper l'imaginaire. Une mare hébergeant des libellules roses, des tortues, des poissons introduits des genres Tilapia et Guppy, des fougères dorées.

 

De vieux tas de pierres témoignant d'anciens murets. Que délimitaient-ils ? 

 

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Pour survivre dans ce milieu hostile, nous avons mangé des mangues, dégommées à coup de pierres, et je vous le donne en mille : de l'étoupe du fruit du courbaril (koubari dans le texte). Le koubari est un arbre, dont le bois est si dur que les termites et les scies s'y cassent les dents (si si ?). Son fruit ressemble à un gros haricot épais, large et brun. Très dur aussi, on peut le fracasser à l'aide d'une pierre. De la famille des Légumineuses, il est plein de protéines. Si on arrive à surmonter le dégoût provoqué par l'odeur forte et désagréable de l'intérieur du fruit, et que l'on consent à absorber un genre d'étoupe cotonneuse, on découvre avec surprise un goût situé entre celui du tamarin et de la banane séchée. Il faut évidemment boire de l'eau rapidement pour éviter une mort rapide par étouffement. Ce qui a pour corollaire de faire gonfler le mets dans l'estomac. Ah mais c'est peut-être pour ça que je me suis chopé une petite courante en fin de séjour.

 

Je m'égare dans des considérations anatomo-pathologiques déplacées, pardonnez-moi.

 

 

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Je saute du coq à l'âne. Cette île est bizarre, les gens sont de toutes les couleurs et les arbres ont une forme de bateau (vous devez me croire sur parole, cette photo-là est encore dans l'appareil).

 

Vous allez rire, j'ai failli renoncer à cette sortie à cause du retard accumulé ici et là. J'aidonc évité de justesse de faire une bêtise, une fois n'est pas coutume !

commentaires

catherine 10/07/2012 10:18

ici (en normandie), le fer est tellement froid qu'il est impossible de le réchauffer ! trop chaud, trop froid, chacun ses petits soucis !