12 mai 2014 1 12 /05 /mai /2014 22:17

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Je viens de subir une grosse déception.

 

Suite à une rencontre faite pas plus tard qu'hier, j'avais rendez-vous en fin d'après-midi.

 

Dans un vallon tranquille et perdu à proximité de chez moi. Propice à toutes sortes de choses déclicieuses. L'avouerais-je, il était question de pomme croquer. Goûter aux fruits de la connaissance.

 

Arrivée sur les lieux, coup de poignard dans le coeur. Une espèce de grosse vache avait pris ma place. Même pas grosse en plus, plutôt du genre fluette et sautillante. Etant teigneuse de nature, j'affrontai la réalité, pourquoi fuir ?

 

Elle allait voir de quel bois se chauffe mon coeur.

 

Les pommes, ce sont des pommes cajou, les fruits de l'anacardier. Au-dessus de la partie rouge (parfois jaune), juteuse et délicieuse lorsqu'elle n'est pas âpre, il y a le fameux truc qu'on trouve dans les sachets apéritifs Balzhen. Les noix de cajou quoi ! Hier en faisant ma petite heure de marche réglementaire, je suis tombée sur cet arbre qui croulait sous les fruits. N'ayant que deux mains, je ne pus en ramener que deux, et en dégustais une en même temps. Je caressais la chair souple du fruit, à travers sa peau tès douce lisse, tout en marchant à grandes enjambées. 

 

C'est donc en expédition punitive que je partis ce soir en du taf sortant. A ce propos, avez-vous remarqué comment était le ciel ce soir ? Comme des vagues dans les nuages, jamais vu une telle splendeur.

 

Mon cabas, un bâton pour attraper les plus hautes, je suis TRES motivée. C'est ici que la vache intervient dans le récit. Comme il se doit dans ce pays, les vaches sont au piquet. Donc attachées et en principe inoffensives. Sauf quand elles sont attachées sous l'anacardier que vous convoitez, et sauf quand vous avez peur des vaches, ce qui est mon cas.

 

Habituellement en pareil cas, j'opère un demi-tour prudent et extrêmement rapide, prenant ce qu'il est convenu d'appeler ses jambes à son cou. Mais cette fois, j'avance, les pommes sont trop tentantes. Cette andouille de vache me court après, je pars en courant (et en criant) vers le haut du morne, elle ne va tout de même pas casser sa corde et me poursuivre dans la pente cette effrontée ! Du coup, je me retrouve derrière l'arbre, et j'arrive à prélever une part infime du butin, à peine une dizaine de fruits. 

 

Le coeur battant, et la rage au ventre, je rentre chez moi. Je parie qu'elle va brouter celles qui sont à sa portée, c'est vraiment donner de la confiture aux bovins.

 

Bon, je vais quand même chercher une recette de cajous confits, je vous raconterai peut-être ça une autre fois.

 

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