17 août 2014 7 17 /08 /août /2014 01:01

PeindreSisypheNews 8940

La solitude du peintre en bâtiment.

 

Devant l'immensité de la tâche qui reste à accomplir.

 

Passer le rouleau, c'est la partie cachée de l'iceberg.

 

Mais le scotch à poser à bouts de bras et en équilibre sur l'escabeau ? Le rouleau à nettoyer alors que ça fait deux jours qu'il n'y a pas d'eau ? La poussière grise de ciment à balayer et que plus tu balaies, plus il y en a partout ?

 

Immense est la solitude du peintre.

 

Immenses sont ses courbatures en fin de journée. Curieusement, la douleur est la plus forte au niveau des pouces, là justement où les premières douleurs du chikunginya sont apparues. Mon interprétation en est que je suis pratiquement guérie, la boucle est bouclée ! 

 

En contrepartie de cette solitude, les moments de radio sur France Inter (un jeune Gazaoui perd ses deux jambes, part se faire soigner en Arabie saoudite et y rencontre la future mère de ses enfants), et la saine fatigue, qui vous donne la conscience, ou l'illusion, de votre utilité sur terre.

 

Demain c'est relâche, un petit coup de voile dans le Grand Cul-de-Sac Marin.

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