29 octobre 2012 1 29 /10 /octobre /2012 17:14

La mer de Chine est probablement beaucoup moins poétique que ce que j'imagine. 

 

Eh bien j'ai été en mer de Chine hier dimanche. Et encore, la moitié de la journée à suffi pour faire le voyage.

 

La preuve par l'image.

 

Grand-Cul-de-Sac-Labiche-2012n-b-2-.jpg

 

Imaginez un lagon le matin, pas une seule ridule, c'est de l'huile première pression à tiède. Teintes pastel dans les bleutés, rosés, violacés (assez !).

 

Au premier plan, un pied de palétuvier, et caché dedans, un râle gris (regardez bien). Il n'était pas si farouche, quelques secondes avant de le voir j'ai poussé un glapissement qui ne l'a pas dérangé. Je barbottais dans un petit mètre d'eau, mon calepin à la main pour immortaliser la mer de Chine, quand un truc non identifié m'a goûté l'orteil. Pas méchammen et d'ailleurs je n'ai pas eu mal. J'ai juste eu peur, d'où couinement bruyant.

 

Au second plan, les bouquets de mangrove, semblant flotter au-dessus de la surface, et des cabanes posées là. Il y a quelques années, elles étaient encore à sec, mais elles permettent maintenant de pique-niquer les pieds et peut-être les fesses dans l'eau.

 

Tout celà était si beau que ça m'a serré le coeur, j'aurais voulu faire quelque chose mais quoi ?

 

A défaut d'autre chose, j'ai fait un demi-tour sur moi-même, toujours en plein lagon.

 

Grand-Cul-de-Sac-2012n-b.jpg

 

Cette fois-ci, c'est le continent qui s'offre à l'âme, avec son cordon de mangrove. Malheureusement, mon calepin n'est pas assez large pour le panoramique complet de la Basse-Terre. Où plutôt j'ai mal calculé les proportions et il manque la moitié de la montagne. 

 

Un petit vent s'était levé, et il a fallu un peu appuyer sur les pagaies pour revenir à la côte et à l'embouchure de la rivière. Déambulations dans les entrelacs de racines. Le ciel se reflète sur l'eau calme de la mangrove. Les petits crabes tournent autour des branches au fur et à mesure que l'on s'approche, pour se cacher. Les huitres des palétuviers baillent, mais n'ont aucune raison de s'ennuyer.

 

La rivière de Sofaia débouche sur un petit canal, il y a des barques plutôt abandonnées en chapelet sur la rive et quelques boeufs au piquet, mais sans bonnet d'âne, paturent.

 

C'était ma matinée en mer de Chine.

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