22 août 2011 1 22 /08 /août /2011 22:07

Acte 1

 

EclairBlanc 

 

Ce dimanche devait être marqué par le passage d'une tempête, avec des vents de 80 km/h.

Eveil entre deux, c'est quand même un lendemain de fête.

Je tente l'ouverture de la paupière gauche, et là, le spectacle est pour le moins étonnant : pas un bruissement dans le feuillage, pas un souffle d'air ni de quoi que ce soit, à peine une bruine sous un ciel qui ne demande qu'à s'éclaircir.

Et voilà, une fois de plus, la dépression a donné un coup de barre vers le nord. Résultat, nous avons pu sortir faire du vélo, le grand beau est arrivé et j'ai pris un coup de soleil dans le dos.

 

Acte 2

  

siesta2 

 

Comme bien souvent après le vélo, je suis prise d'une lassitude toute naturelle, n'ayant plus 20 ans depuis peu. Une station dans le transat s'impose donc, cette fois-ci en compagnie d'Henri Borlant ("Merci d'avoir survécu", récit de sa déportation entre 15 et 18 ans). Le sujet étant grave, je n'ai pas pris garde au soleil qui diffusait à travers le feuillage du corrossolier.

J'ai donc également pris un coup de soleil sur la face avant de mon nanatomie.

 

Acte 3

 

scolopendre-1.jpg

 

Ayant envie de me sentir utile à quelque chose en ce bas monde, j'ai alors entrepris de poursuivre le vidage et le nettoyage de cette foutue piscine gonflable de mes deux (de bonne dimension tout de même). Durant notre absence, elle avait pris une jolie teinte vert fluo, liée à la prolifération de millliiiiiions de petits êtres verts venus d'ailleurs, des zalgs. Procédure d'élimination : tout d'abord évacuer quelques dizaines de seaux d'eau tiédasse et verdâtre, le cul dans le bouillon. Puis, à l'aide d'une éponge, aller se mettre le nez au fond des replis de plastique pour enlever la crasse restante, revider de l'eau parce qu'entretemps il se remet à pleuvoir à seau, etc... Tout se passait donc pour le mieux dans le meilleur des cloaques, quand un craquement  aussi soudain que sinistre attira mon attention. Comme dans le feuilleton "How I met you mother", arrêt sur image et flash-back.

 

Quelque temps auparavant, l'AJME (Auteur des Jours de Mes Enfants) jouait le remake de Massacre à la tronçonneuse, sur quelques pieds de palmiers qui n'avaient pourtant rien fait à personne. Ceci à proximité immédiate de la piscine sur laquelle j'opérais. Une malheureuse confusion dans le sens des encoches de coupe fit que le palmier, au lieu de majestueusement choir du bon côté, s'affala durement sur la piscine. Mais à la distance considérable d'environ 1 m 50 de moi, pas de quoi fouetter un chat. Je passe sur les cochonneries supplémentaires à nettoyer une fois le tronc évacué, et sur les invisibles fourmis rouges qui n'ont pas manqué de me dévorer.

 

Mais bien souvent au sommet des palmiers, vivent des êtres dépourvus de vertèbres, mais munis d'un nombre de pattes importants (1 000 diront certains, plus raisonnablement quarante et quelques paires). Des scolopendres quoi ! Ca n'a pas loupé, celui qui avait dû se réfugier sous un coin de la piscine (pourtant ronde) m'a niaqué le pied. J'ai alors dû mettre en branle la séquence prévue par les autorités sanitaires dans ce cas : 1- hurler de peur et de douleur, 2- faire couler de la cire liquide brûlante sur la piqûre pour tenter de détruite le venin (donc hurler une deuxième fois, mais seulement de douleur), 3- oindre le bobo avec de l'huile essentielle de lavande.

 

C'est promis, je serai moins diserte dans le prochain article. Je vous raconterai peut-être la rencontre que j'ai faite avec un crabe à la pince ramifiée. Si vous insistez.

 

 

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