22 avril 2016 5 22 /04 /avril /2016 00:30
Lolo - Le coins des artistes, 32ème

Presque ma cousine. Quand elle était petite, je l'ai secourue : enfermée dans les toilettes de la maison de campagne. Etant moi-même à cette époque guère plus haute que 4 pommes et demi, j'ai pu entrer en me faufilant entre les barreaux du fenestron. Et je l'ai libérée !

Lolo - Le coins des artistes, 32ème

Après nous être perdues de vues pendant quelques dizaines d'années, le contact fut rétabli. Madame n'est pas idiote, elle vit maintenant au Maroc, à Marrakech. Est donc marrakchi(e ?).

Lolo - Le coins des artistes, 32ème

Marrakchie et néanmoins artiste, ce n'est pas incompatible.

Lolo - Le coins des artistes, 32ème

En témoignent ces photos. 

8 avril 2016 5 08 /04 /avril /2016 21:31
Lévitation au voyage

Il n'est pas du genre à se mettre la rate à l'envers, quoi que...

 

Le benjamin prend son envol, au propre comme au figuré.

 

Ici à Marie-Galante, loin du cocon familial et trop à l'aise dans ses tongues. D'ailleurs abandonnées dans un champ de canne boueux.

 

Pas dure d'être maman avec des bestioles pareilles.

29 mars 2016 2 29 /03 /mars /2016 23:01
Mékong

Le temps passe et mes souvenirs s'effilochent. Je vais bientôt retourner dans mon carnet de voyage au Cambodge pour retrouver de la matière. Mais pour l'heure, j'y vais sans filet, sur ce qui est là encore deux mois après le retour.

Mékong

Ce qui m'a incitée à partir là-bas, ce sont quelques mots, rien de plus. Le Mékong en est un. Evoquait pour moi le temps des colonies française et des guerres, les espaces plats et calmes où le temps s'arrête, la couleur du limon. Un monde totalement étranger et inconnu.

Mékong

Alors pourquoi pas un saut dans cet inconnu ? Je n'ai pas voulu préparer trop ce voyage, je me suis simplement mis la carte des régions dans la tête. Donc pas compliqué pour le Mékong, il suffit de le remonter, en partant du principe que plus on va vers la source, plus les choses s'épurent, à tous points de vue. 

Mékong
Mékong
Mékong

Le point de départ tout naturel fut Phnom Penh, là ousque l'avion se pose, et où le Mékong passe.

 

Il n'est pas le seul d'ailleurs, le Tonlé Sap y est son confluent, ce dont je me suis rendue compte le dernier jour. Et à ce qu'on dit, il est une période de l'année où le Tonlé Sap coule de l'aval vers l'amont, je n'ai pas vraiment compris pourquoi. A Phnom Penh, il y a non pas la promenade des anglais, mais la promenade des Khmers, au bord du (des) fleuve(s). Aménagée depuis peu, les familles s'y retrouvent en fin d'après-midi. Les touristes l'arpentent. De nombreuses marchandent proposent de quoi boire et manger. Le dernier jour, j'y ai passé la soirée avec des français de là-bas, amoureux du pays et de Khmères qui n'ont pas rechigné à leur faire des enfants sur le tard.

Mékong
Mékong
Mékong

La seconde étape fut Kampong Cham. Le Mékong y est moins sale. Pourvu d'un bon gros pont en béton, et d'un autre saisonnier, en bambou. Chaque année démonté avant la saison des pluies qui fait grossir le fleuve. Bordé de maisons flottantes, dont les habitants cultivent des petits carrés de légumes sur la rive. 

Mékong
Mékong

Instant de grâce, cet homme sur son bateau de bois et son chapeau pointu qui accoste pendant que je dessine. 

Mékong
Mékong
Mékong
Mékong

Et puis ces petites scènes de vie au bord du fleuve, et sur l'île qui s'y trouve. Pour celle-là, je ferai un article à part entière.

Mékong
Mékong

Pour en finir avec ce satané Mékong, la ville de Kratie. Prononcer Krèèè-t'chiou. Encore plus tranquille, encore plus plus propre, encore plus attachante. J'y ai rencontré Natalie de Bruxelles (et non Brice de Nice). Nous avons passé moins de deux jours ensemble, mais avons partagé de beaux moments.

Mékong
Mékong
Mékong
Mékong

Le coucher de soleil sur le fleuve, agrémenté d'une (deux ?) draft beers (de marque Cambodia et ou Angkor).

Mékong
Mékong
Mékong

La journée en tuk-tuk avec comme objectif officiel les dauphins d'eau douce. Ils étaient là mais nous avons également pris un petit bain dans les rapides. Et aussi visité le temple aux 100 colonnes, dans lequel Natalie m'a évité de commettre un énorme impair : présenter ses pieds au Bouddha. Eh oui, quand on s'asseoit devant une représentation du gros mec doré souriant, il faut mettre ses pieds sur le côté, où sous ses fesses, c'est ainsi.

Mékong

Goodbye Mékong.

28 mars 2016 1 28 /03 /mars /2016 21:23
Gozyié - Le Gosier - Première

La rubrique des Lieux communs ne suit pas une progression exponentielle. On peut même affirmer qu'elle stagne, telle l'eau des pots de fleurs. J'ai pour le moment engrangé de la matière dans 13 communes de Guadeloupe, et seulement 5 posts à ce jour. Que fait la police ??

Pour la peine, vous en aurez deux pour le prix d'un, je suis allée, et retournée à Gosier. 

 

Il y a quelques jours, c'était vendredi saint. Un jour à se damner tant le ciel était radieux et la mer turquoise. J'avais déposé un petit troupeau d'adolescents heureux (surtout mon fils, encadré par 3 adolescentes épanouies) au débarcadère. Ce petit monde avait décidé de passer la journée à l'îlet Gosier.

Gozyié - Le Gosier - Première

L'îlet du Gosier est doté d'un phare, ici représenté sur le mur du cimetière.

Gozyié - Le Gosier - Première

Après avoir largué les lardons, je me trouvai désoeuvrée. Je m'en fut tout d'abord boire un Nespresso au lait, près de la mer, en terminant mon bouquin. Sans nouvelles de George (Clooney, who else), je me résolus alors à regarder autour de moi.

Gozyié - Le Gosier - Première

C'est là que je constatai les couleurs insolentes. Mauve pour la montagne, outremer turquoise et parme pour la mer, ocre pour le sable. Je décidai aussi sec (et ça tombait bien, j'avais pris de l'eau pour mon aquarelle), que les affaires allaient reprendre. Je n'avais pas ressorti les pinceaux depuis mon retour de voyage. Deux mois quand même sans barbouiller. Pour ce premier essai, je pris l'option DGV (dessin grande vitesse) : guère plus de deux minutes pour enregistrer cette portion d'univers.

Gozyié - Le Gosier - Première

Satisfaite du résultat, je n'en restai pas là. Re-belote, cette fois un peu plus détaillé, et la silhouette de la Basse-Terre. Et puis une tourterelle passait par là, à la fois pataude et gracieuse.

Gozyié - Le Gosier - Première

Une petite dernière pour la route. Chance, le cargo et le mec assis n'ont quasiment pas bougé pendant un quart d'heure. Les gosses et les vagues si. 

17 mars 2016 4 17 /03 /mars /2016 20:49
C'est grave docteur ?

Il y a des jours où la malchance s'acharne sur de pauvres êtres sans défense.

 

Il y a quelque temps, je fêtais mon anniversaire. Me furent offerts des cadeaux tous plus chouettes les uns que les autres.

 

Dont une plante en pot. 

 

Je la plaçais amoureusement sur l'appui d'une fenêtre, en ayant soin de la disposer dans un récipient à moitié plein d'eau. Ou à moitié vide d'eau c'est comme on veut. Pour éviter que les fourmis-manioc ne viennent dévorer mon nouveau locataire. C'est bien connu, elles ne savent pas nager.

 

Première erreur de ma part, le récipient n'était pas assez large. Ces maudits Hyménoptères Formicidae de la tribu des Attini ont été sans pitié. Ils ont trouvé le moyen de passer à l'abordage. Tels Attila, rien n'a repoussé (pour l'instant) après leur passage. D'où les très jolies découpes en demi-cercle sur les feuilles de la plante.

 

Deuxième erreur, non moins funeste. Avoir cédé à l'énervement, et tenté fébrilement de virer ces saloperies saletés de bestioles. Comme vous l'avez lu plus haut, le pot était sur l'appui de la fenêtre, et la plantouze a valdingué deux mètres plus bas. D'où son look un peu décoiffé (et dépotté).

 

Morale de l'histoire : si vous me faites un cadeau, choisissez quelque chose de solide et qui ne se mange pas. 

7 mars 2016 1 07 /03 /mars /2016 20:39
La darse de bon matin, chasse tous les chagrins

La darse de bon matin, chasse tous les chagrins

J'avais rencart avec un beau mâle

J'avais rencart avec un beau mâle

Sé strit art an nou

Sé strit art an nou

Et voilà. L'idée était de fêter mon arrivée sur terre, qui date de 20 832 jours. Soit environ 2 milliards, 339 millions, 850 mille, 340 battements de coeur. Sur la base de 78 battements de coeur par minutes en moyenne, corrigés des variations saisonnières. On peut aussi ajouter un peu plus de 45 millions de battements pendant que j'étais dans le ventre de ma mère.

 

Punaise il a battu mon coeur ! Et il bat toujours avec beaucoup d'entrain pour vous mes parents, amis, alliés.

 

Alors samedi soir, j'avais décidé qu'il ne pleuvrait pas. François m'avait gentiment proposé d'organiser un petit barbecue, avec juste les gens que je voulais. J'ai donc fait mon caprice, et tout installé dehors. Je voulais qu'on soit sous les étoiles exactement pour déguster la dorade, boire les bières de la Lézarde (et autres breuvages je le confesse), et raconter toutes les âneries qui nous passeraient par la tête.

 

Il a donc fallu aller chercher les délicieuses darnes de dorade à la darse.

 

Prochaine fois, je fête mes 3 milliards de battements en haut du volcan !

1 mars 2016 2 01 /03 /mars /2016 11:03
United artists

Certains c'est des notes de musique.

United artists

D'autres des notes de couleur.

United artists

Il y a encore tant à faire.

 

Crédits photo :

Fanch et Cloclo 12/2012

http://www.mademoizellegeekette.fr/2016/01/20/de-la-fuite-du-temps/

28 février 2016 7 28 /02 /février /2016 13:46
La famille Lament

Même après l'incarcération de Julius, les Clare s'entêtèrent à nommer leurs enfants comme lui, s'efforçant désespérément de s'attirer ses bonnes grâces pour conserver les mines de cuivre au sein de la famille. D'où quatre Julia, deux Julius, un ou deux Julian, plusieurs Julianna et un minuscule chien particulièrement hargneux du nom de Ju-Ju.

La famille Lament

Elle avait pourtant un mari que l'on pouvait voir somnoler lors de toutes les grandes cérémonie de l'école. C'était un taxidermiste qui portait des verres épais à gros cercles concentriques et il avait la taille qui commençait aux aisselles.

La famille Lament

Mme Grace Bunsen était une femme qui ne présentait aucun lien de parenté avec l'inventeur du célèbre bec mais qui possédait toutefois une chevelure flamboyante (de la couleur du fromage roux Red Leicester). 

 

Je n'en suis pas à la cinquième page et c'est déjà un feu d'artifice. Pour sûr je vais me goinfrer ce bouquin vite fait sur gaz (voire même sur le bec Bunsen) : La famille Lament de George Hagen.

 

23 février 2016 2 23 /02 /février /2016 22:32
Gaspard

Un nouveau compagnon partage mes nuits ! Un nom de roi mage c'est la classe.

Il a des goûts particuliers. Est d'une rare intelligence. Agile une merveille.

 

Gaspard.

Au début, j'ai eu beau lui fermer ma porte, il trouvait le moyen de percer mes défenses et d'entrer quand même.

 

Vous imaginez bien que mon sommeil s'en est ressenti, et qu'une petite fatigue m'est tombée dessus.

Jour après jour, j'ai pu connaître ses goûts. Ses plats préférés.

 

Comme dans les contes de fées, il était toujours parti au petit matin.

 

Auréolé de mystère.

L'homme (et surtout la femme) étant prêt à tout pour avoir le contrôle, j'ai voulu le piéger. Le prendre dans mes rets. 

 

J'ai déployé tous mes appâts, il y a goûté, mais ne s'est pas laissé prendre. Très fort l'animal.

Là où j'ai commencé à trouver ça louche, c'est quand ce matin en rangeant la cuisine, je n'ai pas réussi à mettre la main sur le morceau de savon. La veille déjà je l'avais retrouvé dans un endroit improbable.

 

Mais je laisse ça de côté dans un coin de ma tête (il y reste quelques coins de libres, malgré une forme plutôt sphérique), et je pars, quoi de plus normal, gagner ma croûte.

 

Ce soir je rentre, satisfaite du travail accompli et du petit verre de bière piment dégusté chez mes amis brasseurs. 

 

Ah, je trouve le morceau de savon à l'autre bout de la cuisine ! Curieusement rongé. Et voilà j'ai compris, c'est mon visiteur nocturne qui en a grignoté la moitié. Quel rat !

Dessin de Jean Chevallier

Dessin de Jean Chevallier

Par deux fois cette nuit il a boulotté le fromage de la grosse tapette. Sans se faire écrabouiller le moins du monde. Il entre dans la maison grâce à un trou dans le volet, joliment creusé par ses soins. Et comme je ne laisse plus rien traîner de comestible, il se venge sur le savon !

Je commence à m'attacher.

16 février 2016 2 16 /02 /février /2016 00:35
My friend Phealoeng

Ce jour où je suis partie en vélo sur l'île étreinte par les deux bras de la rivière Kampot et par la mer de Chine. 

Un petit port, l'omniprésent monstre serpent, la pirogue de 30 mètres de long.

My friend Phealoeng

Et le temple.

My friend Phealoeng

La pièce d'eau attenante.

My friend Phealoeng

Et ses reflets.

My friend Phealoeng

Qui dit temple dit moine. Je me reposais sur un banc, une silhouette orangée s'est approchée. Est venue s'asseoir à mon côté. Un moine. Vêtu de tissu orange, crâne rasé de près, bonne bouille.

My friend Phealoeng

Je ne sais plus de quoi nous parlons. Au bout d'un moment, il doit me quitter car c'est l'heure du repas avec ses collègues moines. Je lui laisse mon facebook, il voudrait que nous restions en contact. On n'a plus les moines qu'on avait dans le temps, celui-ci possède un smartphone. Il a un peu moins de 17 ans.

My friend Phealoeng

Voyant qu'il aimait dessiner sur le sable près de sa pagode, je lui ai demandé à mon retour de dessiner mon nom et de m'envoyer la photo. Il m'a demandé un petit délai car il avait beaucoup de travail. Puis il l'a fait. Les khmers sont comme ça. On peut compter sur eux.

My friend Phealoeng
My friend Phealoeng