1 mars 2016 2 01 /03 /mars /2016 11:03
United artists

Certains c'est des notes de musique.

United artists

D'autres des notes de couleur.

United artists

Il y a encore tant à faire.

 

Crédits photo :

Fanch et Cloclo 12/2012

http://www.mademoizellegeekette.fr/2016/01/20/de-la-fuite-du-temps/

28 février 2016 7 28 /02 /février /2016 13:46
La famille Lament

Même après l'incarcération de Julius, les Clare s'entêtèrent à nommer leurs enfants comme lui, s'efforçant désespérément de s'attirer ses bonnes grâces pour conserver les mines de cuivre au sein de la famille. D'où quatre Julia, deux Julius, un ou deux Julian, plusieurs Julianna et un minuscule chien particulièrement hargneux du nom de Ju-Ju.

La famille Lament

Elle avait pourtant un mari que l'on pouvait voir somnoler lors de toutes les grandes cérémonie de l'école. C'était un taxidermiste qui portait des verres épais à gros cercles concentriques et il avait la taille qui commençait aux aisselles.

La famille Lament

Mme Grace Bunsen était une femme qui ne présentait aucun lien de parenté avec l'inventeur du célèbre bec mais qui possédait toutefois une chevelure flamboyante (de la couleur du fromage roux Red Leicester). 

 

Je n'en suis pas à la cinquième page et c'est déjà un feu d'artifice. Pour sûr je vais me goinfrer ce bouquin vite fait sur gaz (voire même sur le bec Bunsen) : La famille Lament de George Hagen.

 

23 février 2016 2 23 /02 /février /2016 22:32
Gaspard

Un nouveau compagnon partage mes nuits ! Un nom de roi mage c'est la classe.

Il a des goûts particuliers. Est d'une rare intelligence. Agile une merveille.

 

Gaspard.

Au début, j'ai eu beau lui fermer ma porte, il trouvait le moyen de percer mes défenses et d'entrer quand même.

 

Vous imaginez bien que mon sommeil s'en est ressenti, et qu'une petite fatigue m'est tombée dessus.

Jour après jour, j'ai pu connaître ses goûts. Ses plats préférés.

 

Comme dans les contes de fées, il était toujours parti au petit matin.

 

Auréolé de mystère.

L'homme (et surtout la femme) étant prêt à tout pour avoir le contrôle, j'ai voulu le piéger. Le prendre dans mes rets. 

 

J'ai déployé tous mes appâts, il y a goûté, mais ne s'est pas laissé prendre. Très fort l'animal.

Là où j'ai commencé à trouver ça louche, c'est quand ce matin en rangeant la cuisine, je n'ai pas réussi à mettre la main sur le morceau de savon. La veille déjà je l'avais retrouvé dans un endroit improbable.

 

Mais je laisse ça de côté dans un coin de ma tête (il y reste quelques coins de libres, malgré une forme plutôt sphérique), et je pars, quoi de plus normal, gagner ma croûte.

 

Ce soir je rentre, satisfaite du travail accompli et du petit verre de bière piment dégusté chez mes amis brasseurs. 

 

Ah, je trouve le morceau de savon à l'autre bout de la cuisine ! Curieusement rongé. Et voilà j'ai compris, c'est mon visiteur nocturne qui en a grignoté la moitié. Quel rat !

Dessin de Jean Chevallier

Dessin de Jean Chevallier

Par deux fois cette nuit il a boulotté le fromage de la grosse tapette. Sans se faire écrabouiller le moins du monde. Il entre dans la maison grâce à un trou dans le volet, joliment creusé par ses soins. Et comme je ne laisse plus rien traîner de comestible, il se venge sur le savon !

Je commence à m'attacher.

16 février 2016 2 16 /02 /février /2016 00:35
My friend Phealoeng

Ce jour où je suis partie en vélo sur l'île étreinte par les deux bras de la rivière Kampot et par la mer de Chine. 

Un petit port, l'omniprésent monstre serpent, la pirogue de 30 mètres de long.

My friend Phealoeng

Et le temple.

My friend Phealoeng

La pièce d'eau attenante.

My friend Phealoeng

Et ses reflets.

My friend Phealoeng

Qui dit temple dit moine. Je me reposais sur un banc, une silhouette orangée s'est approchée. Est venue s'asseoir à mon côté. Un moine. Vêtu de tissu orange, crâne rasé de près, bonne bouille.

My friend Phealoeng

Je ne sais plus de quoi nous parlons. Au bout d'un moment, il doit me quitter car c'est l'heure du repas avec ses collègues moines. Je lui laisse mon facebook, il voudrait que nous restions en contact. On n'a plus les moines qu'on avait dans le temps, celui-ci possède un smartphone. Il a un peu moins de 17 ans.

My friend Phealoeng

Voyant qu'il aimait dessiner sur le sable près de sa pagode, je lui ai demandé à mon retour de dessiner mon nom et de m'envoyer la photo. Il m'a demandé un petit délai car il avait beaucoup de travail. Puis il l'a fait. Les khmers sont comme ça. On peut compter sur eux.

My friend Phealoeng
My friend Phealoeng
14 février 2016 7 14 /02 /février /2016 19:33
La maîtresse en maillot de bain

Après deux semaines de voyage au Cambodge, je me décide à faire cap à l'ouest, et à rejoindre Siem Riep, la ville des temples fameux d'Angkor. 

 

J'y vais un peu à reculons, il semble que la fréquentation des lieux soit monstrueuse. Après 11 heures de bus depuis Kampot sur la côte sud, j'arrive le soir à Siem Riep. Je ne m'attendais pas du tout à ça. Une grande ville très animée, un fleuve toujours cette fois c'est le Tonlé Sap. J'atterris dans un hôtel pour une fois assez chic (mais un chic qui me plaît, je vous en parlerai une autre fois). Chic mais une promo à 23 dollars !

La maîtresse en maillot de bain

Après un excellent repas dans le quartier très vivant du Psar Chaa, je me tape une nuit réparatrice dans ma suite familiale kitch. Au matin, je décide ne pas aller tout de suite m'agglutiner vers les temples et je me loue un vélo.

 

Je sors de la ville en direction du lac qui doit se trouver à une vingtaine de kilomètres de là. Au bout d'une heure, je n'ai pas bien avancé, il y a toujours quelque chose à regarder et je m'arrête toutes les cinq minutes.

La maîtresse en maillot de bain

Ah une jolie fresque sur le mur d'une cour, avec des mains d'enfants de toutes les couleurs. Je prends une photo. Une jeune femme m'ouvre la grille et me propose de visiter ce qui est en fait une petite école des faubourgs. Juste trois classes, et seulement 8 dollars par mois au lieu de 100 dollars en ville. "Smile of Angkgor School".

La maîtresse en maillot de bain

Je papote avec une instit, elle me montre les classes. Et nous comparons les noms donnés aux fruits, entre le Cambodge et les Antilles.

La maîtresse en maillot de bain

Puis je discute avec le directeur. Il me fait asseoir dans la cour et nous dialoguons.

 

Lui - Asseyons-nous bien en face pour parler. Ou vas-tu en vélo ?

Moi - Je vais voir le lac de Tonlé Sap.

Lui - Il faut que je t'explique le lac. Si tu y vas, tu ne le verras pas.

Moi - ?

Lui - C'est la saison sèche et il y a des roseaux. Les maisons flottantes seront loin du bord et à pied tu ne verras rien.

Moi - Ah bon. Ce n'est pas grave, j'avancerai sur la route, et je verrai bien d'autres choses.

Lui - Est-ce que tu voudrais bien revenir pour parler anglais aux enfants ? Pour qu'ils entendent un autre accent que le khmer.

Moi - Mais oui. Peut-être vendredi.

Lui - Ah non, pas peut-être ! Il faut répondre oui ou non. Et tu peux venir dès aujourd'hui.

Moi - OK, c'est oui pour vendredi.

La maîtresse en maillot de bain

Le jour dit je retourne sur les lieux dans l'après-midi. C'est l'heure de la récré et les enfants jouent pieds nus dans la cour. Ils viennent me parler. Puis nous allons en classe. Ils ont entre 9 et 11 ans environ, et nous parlons de tout et de rien. Je leur dessine des trucs au tableau en leur demandant comment ça s'appelle. La salle de classe est petite, assez sombre et chaude. Peu de moyens mais les enfants sont vifs et gentils.

La maîtresse en maillot de bain

Et drôlement doués. Regardez comme ils ont bien écrit leurs noms en sanscrit. Essayez d'en faire autant !

3 février 2016 3 03 /02 /février /2016 00:28

Le deuxième épisode sera plus léger.

 

ហាងឆេងនិងចុង =  bric à brac.

 

Au pays khmer, de nombreux objets courants jalonnent le paysage. J'ai essayé de les prendre sur le vif, parfois depuis le bus. Ce qui ne laisse que quelques secondes pour mémoriser, et explique le côté sommaire des dessins.

ហាងឆេងនិងចុង

Evidemment ce qu'on voit le plus le long des routes, ce sont les maisons. Je les ai observées sous toutes les coutures, et j'ai maintenant de quoi faire une thèse sur l'ahabitat traditionnel au Cambodge. Au fond à droite, des silhouettes de palmiers à sucre. Ca, il y en a a beaucoup dans les paysages de plaines alluviales, ça ressemble à de grands lataniers.

ហាងឆេងនិងចុង

Egalement très tendance, la meule de foin, à proximité immédiate de la maison. Elles sont souvent autour d'un piquet de bois, ce qui leur donne l'allure d'un kebab géant.

ហាងឆេងនិងចុង

J'ai repéré deux sortes de lotus : des petits, roses très vif, en petites quantités dans des trous d'eau. Et d'autres plus gros, cultivés dans ce qui ressemble à des rizières. Roses pâles, presque blancs, ou mauves. Mais de lotus bleu, point.

ហាងឆេងនិងចុង

Egalement beaucoup de cambodgiennes dans ce pays : grosso modo une personne sur deux ! La cambodgienne serait-elle frileuse ? Malgré les 30 degrés et plus, madame se balade en pyjama, tee-shirt manches longues et petit blouson, ma foi fort seyant à sa silhouette élancée. Des chaussettes et tongues, un chapeau ou bonnet, et bien souvent des gants ou mitaines.

ហាងឆេងនិងចុង

Un boudhisme discret mais omniprésent. Chacun ou presque arbore sa pagode miniature à l'entrée de chez lui. Environ 1 m 50 de haut, presque tout le temps jaune PTT. Impossible de confondre avec une boîte aux lettres, ça n'existe pas là-bas. La pagode sert à vénérer tranquillement Boudha et lui mettre des petits trucs à boire et à manger.

ហាងឆេងនិងចុង

"Tuk-tuk Madddeum ?". Le tuk-tuk est un genre de taxi largement utilisé par la population locale et par nous autres voyageurs. Selon vos talents de négociateur et la durée de la course, il vous en coûtera d'1 (petite course en ville) à 15 $ (sortie à la journée). A l'inverse de ce qui se passe à Paris, les tuk-tuk Uber n'ont pas encore envahi la place.

ហាងឆេងនិងចុង

J'ai au départ un peu galéré pour faire le plein des quelques scooters loués deci-dela (cahin caha). Pour trouver une station essence, il faut chercher ce qui ressemble à un étal de Coca Cola. L'entonnoir indique tout de même que dans la bouteille, ce n'est pas du Coca. A noter que pour louer un scooter, il ne faut surtout pas s'adresser à la boutique où il y a plein de sooters devant. Car il s'agit certainenement d'un bar. L'échoppe du loueur de scooter se caractérise par l'absence de scooters, car ils sont déjà tous loués.

 

 

ហាងឆេងនិងចុង

Sans commentaire. Beaucoup de vélos en ville, surtout à proximité des écoles.

ហាងឆេងនិងចុង

Et une dernière. Ne hurlez pas, il s'agit d'un étal de boucher. 

1 février 2016 1 01 /02 /février /2016 10:02
Certains c'est les notes de musique

Certains c'est les notes de musique

D'autres les notes de couleur

D'autres les notes de couleur

Bon anniversaire boug an mwen

Bon anniversaire boug an mwen

30 janvier 2016 6 30 /01 /janvier /2016 20:47
S-21

Touchée coulée. Comme à la bataille navale.

Je commence le récit du voyage au Cambodge par la fin.

S-21 c'est le petit nom de Tuol Sleng. D'abord une école, puis un centre de détention et de torture des Khmers rouges, de 1975 à 1979, enfin le musée du génocide.

Situé à l'autre bout de Phnom Penh, j'ai tenu à m'y rendre à pied.

En fait de musée, ce sont les lieux tels qu'ils étaient. Un audio-guide permet de découvrir ce qui s'y est passé. La voix d'un cambodgien raconte doucement. Les écouteurs offrent un certain isolement, il serait difficile de partager l'émotion avec les autres visiteurs.

Le carrelage à damiers blancs et jaunes. Les salles de classe utilisées comme chambres de torture. On y voit le sommier de fer, les instruments, une photo du détenu mort. D'autres salles sont cloisonnées pour faire autant de cellules. Un bidon pour l'urine, une boîte de fer pour les excréments. Dans certaines salles, des centaines de photos, les portrait des détenus lors de leur arrivée. Arrêtés sans raison aucune et soumis à la question. Tous avouaient être à la solde de la CIA sans même savoir ce que c'était, ou être contre la révolution. Tous étaient tués après avoir signé les aveux. Seuls 4 ou 5 en ont réchappé, parce qu'ils avaient un savoir-faire : un artiste peintre, un mécanicien... Des dizaines de milliers ont subi ça, y compris beaucoup de khmers rouges eux-mêmes tant la paranoïa était forte au sein du mouvement révolutionnaire appelé Angkar.

En dehors des centres de détention, la soufrance était partout dans le pays. Les grandes villes évacuées de force, la majorité étant tenue aux travaux forcés dans les champs. Le modèle était basé sur l'agriculture mais les khmers rouges et les citadins ne savaient pas cultiver le riz. Un quart de la population est mort d'épuisement, de faim ou de maladie.

Le frangipanier de la cour était là à cette époque, il a vu et entendu.

7 décembre 2015 1 07 /12 /décembre /2015 23:18
En attendant que cesse l'averse.

En attendant que cesse l'averse.

On croit toujours que les choses sont simples. Sans doute un reliquat de l'enfance, où pour nous apprendre, on simplifiait.

 

La semaine dernière, j'ai passé une paire d'heures dans mon champ d'ignames. Pas n'importe quel champ d'ignames : 191 variétés, appartenant à 5 espèces. Ma mission, si je l'acceptais (mais je me l'étais donnéee moi-même) était de tirer le portrait de tout le monde : aspect global de la plante, feuilles, et fleurs (oui, les ignames fleurissent).

Fleurs de la variété femelle numéro 759, appelée "Dou".

Fleurs de la variété femelle numéro 759, appelée "Dou".

Fleurs de la variété mâle numéro 475 (Hyb 6).

Fleurs de la variété mâle numéro 475 (Hyb 6).

Je dirais même plus, elles fleurissent, mais chacune de leur côté : un plant d'igname, tout comme vous, ne porte qu'un sexe. Ca n'empêche pas le mariage pour tous, ou presque.

Autre fleur mâle, plus discrète.

Autre fleur mâle, plus discrète.

Mais tant que j'y étais, j'ai aussi photographié les êtres vivants qui fréquentent les ignames  ou leurs manifestations (symptômes de maladies).

 

Voilà, donc un plant d'igname n'est pas juste un plant d'igname. C'est un écosystème, oui messieurs dames. Les relations entretenues par tout ce petit monde sont diverses. Soit je te mange, soit je te rend malade, soit je passe juste par là pour profiter du payasage.

Délicate Pyrale.

Délicate Pyrale.

Là ça rigole déjà moins. Chenille brouteuse.

Là ça rigole déjà moins. Chenille brouteuse.

Iule, alis Congolio. Un mille-pattes qui ne pique pas.

Iule, alis Congolio. Un mille-pattes qui ne pique pas.

Symptômes de virose.

Symptômes de virose.

Oeufs de je ne sais quoi.

Oeufs de je ne sais quoi.

Symptômes d'anthracnose. Du grec ancien ἄνθραξ, ánthrax (« charbon, ulcère »).

Symptômes d'anthracnose. Du grec ancien ἄνθραξ, ánthrax (« charbon, ulcère »).

Noctuelle. Donc plutôt nocturne.

Noctuelle. Donc plutôt nocturne.

Les Mamelles gardent un oeil bienveillant sur ce petit monde.

Les Mamelles gardent un oeil bienveillant sur ce petit monde.

Voilà. Le rideau se baisse sur le petit théâtre de la vie.

27 novembre 2015 5 27 /11 /novembre /2015 00:25

Le coins des artistes, 32ème. Pas moins !

Peindre la lumière

Je vous présente Idi. Star internationale, ici incognito sur un voilier de rêve. Le nez au vent, cherchant l'inspiration de la vie dans la lumière de la Dominique.

Peindre la lumière

Si je ne devais en choisir qu'une, ce serait celle-là. Calligraphie photonique et tonique. Réalisée en collaboration avec Aurélien et Co, deux de ses amis artistes d'un jour. Donc de toujours.

 

Mais comme vous insistez, je vous en montre d'autres.

Un petit morceau d'univers.

Un petit morceau d'univers.

Eclairage privé.

Eclairage privé.

Interférence.

Interférence.