18 juin 2014 3 18 /06 /juin /2014 14:54

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Toujours pas d'appareil photo, alors je squatte les images des autres. Celle-ci est signée Guillaume, un jeune breton que j'adopterais bien comme neveu. Il est curieux, aime la nature et m'a appris à fabriquer de la limonade (qui pour l'instant refuse d'être pétillante). Donc plein de qualités.

 

Et d'ailleurs, quelques heures ont passé, et la pétillade est désormais limonante. 

 

Recette :

- Trouver au fond de votre vieux placard un bocal assez grand pour contenir 2 litres d'eau.

- Ouvrir le frigo, et prendre les 2 ou 3 citrons que vous destiniez à la confection d'un ti-punch.

- Aller immédiatement racheter 2 ou 3 citrons, pour éviter d'être en manque de ti-punch ce soir.

- Eplucher les citrons, les couper en fines tranches, les mettre dans le bocal sans autre forme de procès, ajouter 150 g de sucre.

- Compléter avec 2 litres d'eau, si toutefois il n'y a pas de coupure.

- Placer tout ceci au soleil pendant 2 jours. Si vous habitez dans une région pluvieuse, déménagez. Couvrez tout de même le bocal avec un torchon plié, pour éviter que les petits oiseaux ne fassent pipi dedans.

- Il est possible d'aromatiser le truc avec de la mélisse, mais c'est une plante qui ne court pas les rues.

- Enlevez les citrons, embouteillez et consommez bien frais à ma santé, qui ma foi est déjà assez bonne.

 

Guillaume donc, en plus de connaître plein de recettes rigolotes, a photographié quelque chose de bizarre chez moi. Que sont ces deux lignes vertes parallèles et tortueuses ?

 

- Deux poils de cul phosphorescents ?

- Des traces de skis martiens vues d'avion ?

- Des chromosomes de bananiers hybridés in situ ?

 

Pas du tout, vous vous en doutez. Je vous laisse mariner un jour ou deux, comme la limonade, au cas où l'un d'entre vous aurait une idée lumineuse ! 

14 juin 2014 6 14 /06 /juin /2014 18:30

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Fleur millénaire, offrant son coeur aux hommes (et aux iguanes, qui s'en délectent) inlassablement, année après année.

 

Ephémère, prometteuse, généreuse.

 

Une fois encore, elle va nous envahir de son parfum. Pour ensuite dipsaraître. Jusqu'à la prochaine fois.

 

Alors je veux y voir l'espoir et l'énergie de vie qui nous anime. Le parfum de la fleur du bois couleuvre est invisible, mais bien présent dans mon coeur.

3 juin 2014 2 03 /06 /juin /2014 21:17

Heureusement que mon appareil photo est mort.

Vous échappez ainsi à une vision d'horreur.

Mon pied de basilic intégralement dévoré par ces vgjvdav de fourmis manioc.

Reste la tige tout de même.

 

Que fait l'INRA je vous le demande.

 

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Pour me consoler, un petit shoot de renard, rien de tel pour vous redonner confiance en la vie.

 

2 juin 2014 1 02 /06 /juin /2014 23:17

Vous aurez remarqué que les images sont le support de ce que vous raconte semaine après semaine.

 

Il m'arive une petite tuile (ce n'est pas un cancer incurable donc tout va bien).

 

J'étais il y a peu sur un îlet très chaud, à arpenter ses chemins pour glaner des informations de la plus extrême importance. Donc obligation d'emporter de l'eau pour éviter la fatale déshydration.

 

La gourde mal rebouchée a fait des siennes, et quelque peu baptisé mon appareil photo qui ne me quitte ni de jour ni de nuit. Résultat, il refuse obstinément de fonctionner, il va falloir que je l'apporte à mon petit réparateur, qui sait faire des miracles quand il le faut.

 

En attendant, bien obligée d'écrire seulement avec des mots, les images seront pour plus tard.

 

Mes pauvres, ça va devenir très indigeste ce blog.

 

Je voulais en fait vous narrer un petit instant de ce week-end, passé en majorité à la maison. Ayant été très peu concentrée ces dernier temps, j'ai pris du retard dans mon travail. Et me suis privée de sortie pour boucler ce qui devait l'être.

 

Mais tout de même, quelques récréations.

 

Dont une à bouquiner sur le transat jaune, dans le jardin. Je lis un bouquin de Gisèle Pineau, "Folie, aller simple. Journée ordinaire d'une infirmière". Je l'ai acheté en pensant à un ami infirmier en psychiâtrie à Saint-Claude, comme l'a été Gisèle Pineau 20 ans durant. Et aussi parce que ça m'a étonnée que cette écrivaine Guadeloupéenne soit en même temps infirmière.

 

Transat jaune, les jambes au soleil. Devant moi la jardinière où j'ai planté trois sortes de pourpiers, chipés au débarcadère de la Désirade. Ils se plaisent bien, et m'offrent leurs fleurs jaunes, fuschia, et blanches. Au second plan, un pied de corossolier (arbre portant des fruits en forme de coeur, d'où son nom). Cet arbre a été coupé, arrivé en fin de vie, mais un bel anoli vert vif est plaqué sur son écorce. Donc un bel arc-en-ciel que ces fleurs et ce lézard qui me distraient de mes lectures un peu sombres. En arrière-plan, le vent fait onduler les feuillages, et encore plus loin dans mon esprit, des chants d'oiseaux.

 

Voilà, j'espère que telle Shéhérazade, j'aurais su retenir votre attention une fois encore.

25 mai 2014 7 25 /05 /mai /2014 23:08

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Ce garçon est mon dernier né. Malgré des allures de fou volant, c'est un poète.

 

Ce matin, il est venu me réveiller avec sur un plateau :

- un bol de lait à la vanille.

- du fromage blanc au sirop de batterie.

- du jus de maracuja.

- des bougies et du papier d'Arménie pour embaumer.

- une fleur avec autour un poème en slam. Que je ne retranscris pas ici, c'est très personnel.

 

Régime peu équilibré j'en conviens.

 

Qu'est-ce que j'ai fait au bon dieu pour avoir des enfants aussi merveilleux ?

 

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21 mai 2014 3 21 /05 /mai /2014 00:51

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An tan lonta que je n'ai pas alimenté la chronique J'ai lu. Tout bêtement parce que je lis peu ces temps-ci. 

 

Ce soir en déposant un gredin chez sa mère, je tombe sur un Pocket dont le prologue est le suivant :

 

Je suis allé à Lourdes avec ma femme.

Il n'y a pas eu de miracle.

Je suis revenu avec.

 

Cruel mais marrant. J'ai donc piqué le bouquin à man Aude, et je ne manquerai pas de le digérer pour vous.

Si dieu veut.

 

 

12 mai 2014 1 12 /05 /mai /2014 22:17

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Je viens de subir une grosse déception.

 

Suite à une rencontre faite pas plus tard qu'hier, j'avais rendez-vous en fin d'après-midi.

 

Dans un vallon tranquille et perdu à proximité de chez moi. Propice à toutes sortes de choses déclicieuses. L'avouerais-je, il était question de pomme croquer. Goûter aux fruits de la connaissance.

 

Arrivée sur les lieux, coup de poignard dans le coeur. Une espèce de grosse vache avait pris ma place. Même pas grosse en plus, plutôt du genre fluette et sautillante. Etant teigneuse de nature, j'affrontai la réalité, pourquoi fuir ?

 

Elle allait voir de quel bois se chauffe mon coeur.

 

Les pommes, ce sont des pommes cajou, les fruits de l'anacardier. Au-dessus de la partie rouge (parfois jaune), juteuse et délicieuse lorsqu'elle n'est pas âpre, il y a le fameux truc qu'on trouve dans les sachets apéritifs Balzhen. Les noix de cajou quoi ! Hier en faisant ma petite heure de marche réglementaire, je suis tombée sur cet arbre qui croulait sous les fruits. N'ayant que deux mains, je ne pus en ramener que deux, et en dégustais une en même temps. Je caressais la chair souple du fruit, à travers sa peau tès douce lisse, tout en marchant à grandes enjambées. 

 

C'est donc en expédition punitive que je partis ce soir en du taf sortant. A ce propos, avez-vous remarqué comment était le ciel ce soir ? Comme des vagues dans les nuages, jamais vu une telle splendeur.

 

Mon cabas, un bâton pour attraper les plus hautes, je suis TRES motivée. C'est ici que la vache intervient dans le récit. Comme il se doit dans ce pays, les vaches sont au piquet. Donc attachées et en principe inoffensives. Sauf quand elles sont attachées sous l'anacardier que vous convoitez, et sauf quand vous avez peur des vaches, ce qui est mon cas.

 

Habituellement en pareil cas, j'opère un demi-tour prudent et extrêmement rapide, prenant ce qu'il est convenu d'appeler ses jambes à son cou. Mais cette fois, j'avance, les pommes sont trop tentantes. Cette andouille de vache me court après, je pars en courant (et en criant) vers le haut du morne, elle ne va tout de même pas casser sa corde et me poursuivre dans la pente cette effrontée ! Du coup, je me retrouve derrière l'arbre, et j'arrive à prélever une part infime du butin, à peine une dizaine de fruits. 

 

Le coeur battant, et la rage au ventre, je rentre chez moi. Je parie qu'elle va brouter celles qui sont à sa portée, c'est vraiment donner de la confiture aux bovins.

 

Bon, je vais quand même chercher une recette de cajous confits, je vous raconterai peut-être ça une autre fois.

 

7 mai 2014 3 07 /05 /mai /2014 01:57

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Un dimanche sur le caillou long. Avec Paul, mon nouveau neveu, et Emilie jolie.

 

Nous montons sur le plateau, et tentons de trouver l'accès d'une belle ravine, qui donne sur la côte nord de la Désirade, battue par la mer, probablement parce qu'elle l'a bien mérité.

 

La ravine se mérite également, nous déambulons un certain temps dans le zaïon, écorchons nos mollets dans les broussailles, tentons de nous orienter grâce au bruit des éoliennes, ou à la topographie : il faut descendre.

 

L'intérêt de galérer à trois, c'est qu'il y en a toujours au moins un qui ne perd pas espoir.

 

Aaahh, je reconnais vaguement les lieux. Un semblant de sentier, un creux, le tout début de la ravine !

 

Ensuite, c'est du gâteau, il n'y a qu'à suivre la voûte ombragée (il était temps, nous commencions à ressembler à 3 vieux toasts grillés). La ravine est sèche, mais on comprend que lorsqu'il pleut fort, ça doit débarouler. Plein de minuscules lézards noirâtres et frétillants, des gymnophtalmes. 

 

Et voilà, terminus. Tout le monde ne descend pas, sous peine de faire le grand saut. Cette ravine ne débouche pas à la mer, mais sur un cirque constitué d'une falaise de 100 ou 200 mètres de haut. Nous contemplons le V Vert tendre de la Vallée, barré par un horizon marin bleu, mauve et turquoise. Sans oublier les roches sombres et l'écume éclatante. La cagnard fait son boulot. Sur la droite une rûche naturelle avec ses rayons de cire qui pendent dans un recoin de la falaise. La lumière accroche les abeilles qui rentrent au bercail.

 

C'est les pieds dans le vide ou presque que je tire le portrait du paysage. A toute allure parce que mes deux compagnons ont chaud très chaud. Et aussi parce qu'avant de reprendre la bateau, il nous fait encore aller à la pointe Est de l'île pour tenter de voir les baleines à bosse depuis la station météo. Alors vous pardonnerez l'aspect brouillon de l'aquarelle, mais le coeur y était.

 

Nous remontons notre ravine au galop, et repérons bien l'accès pour la prochaine fois. Descendons de la montagne, prenons le chemin du phare (ah, le phare) et posons nos fesses sur la terrase de la météo. Tous les bois du deck ont été chapardés, ne restent que les poutrelles. 

 

Le regard rivé vers les 7 000 kilomètres d'Atlantique, nous cherchons les souffles. Rien. Les baleines ont boudé, et dans une ou deux semaines repartiront migrer dieu sait où. Elles nous font cependant signe sur le bateau du retour.

 

Bon signe ? Qui peut le dire.

 

 

24 avril 2014 4 24 /04 /avril /2014 21:02

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Petit crème bien blanc chez Paul, au départ d'Orly Sud. J'aime beaucoup ce petit bistrot.

 

Ce matin, perturbations sur la ligne Montreuil - La Défense, des manifestants étaient descendus sur la voie, je ne saurais vous dire pourquoi.

 

Appelé donc un taxi pour rejoindre l'aéroport. Le chauffeur est doué de parole, et ne débite pas le discours réac qu'affectionne parfois cette corporation. 

 

Il manque de m'emmener Gare du nord, j'avais pourtant dit Orly Sud. Il est portugais, et m'explique tout ce qu'il a dû apprendre comme micro-géographie pour devenir taxi.

 

Dans mon bagage à main, je ramène en Guadeloupe le Coq à la fumée, un objet qui m'a fait cauchemarder plus d'une fois dans ma petite enfance. Un coq en céramique multicolore rapporté du Portugal par mon père il y a environ un demi-siècle. J'avais baptisé le cauchemar "Coq à la fumée".

 

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Après tout ce temps, c'est aujourd'hui que j'ai décidé d'emporter chez moi ce symbole de mes terreurs nocturnes d'antan. Le voici installé à l'abri des chats, qui comme chacun sait ne cassent jamais rien.

 

Le taxi m'explique que sa région natale, au nord du Portugal, est pleine de torrents, de montagnes boisées, et la mer un peu plus loin. Il m'aide à décharger mes bagages (alourdis par 2 kilos de gingembre au vinaigre), et je lui montre mon coq.

 

"Ah, mais ils sont fabriqués dans ma région ! On l'appelle le coq de Barcelos. El galo de Barcelos. L'histoire dit qu'au temps des rois, on servit un coq aux convives d'un banquet. L'un d'entre eux paria que le coq allait chanter. Et c'est ce qui arriva".

 

J'ai demandé son prénom au chauffeur, il s'appelait Alexandre.

 

Que veulent me dire les coïncidences de ce jour ? 

 

Encore une coïncidence découverte à l'instant. Le petit dessin là-haut, fait juste avant d'embarquer, montre un avion de la compagnie Aigle Azur. Spécialisée entre autres sur la destination Portugal.

9 avril 2014 3 09 /04 /avril /2014 21:26

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Je m'ennuie. Chuis malade. En arrêt ! Les vacances !

Après deux jours à me dire que j'allais mourir bientôt, j'en suis revenue à une échéance plus lointaine.

 

Ai donc un peu de temps pour parler de choses sans intérêt.

 

Avant d'être tombée entre les mains du Chik, alias Edward aux mains d'argent (je confirme cette impression d'avoir les os brisés), j'avais entrepris un classement/transmission des feuilles de sécu. Oui je sais normalement y'en plus besoin, mais j'ai égaré ma carte vitale depuis un certain temps.

 

Une petite perle, pondue par un médecin versaillais, ne connaissant pas le nom des localités antillaises.

 

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Mais qui sont donc les auteurs des arbres, je vous le demande ? 

 

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J'ai rectifié, en espérant que la personne qui trie ces bouts de papier aura de la auteur de vue, et le sens de l'humour.

 

 

Illustration de Cynder la Dragonne.