15 juillet 2014 2 15 /07 /juillet /2014 15:24

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** Dessin de Fabrice Backes

 

 

Quatre heures du matin. Le téléphone sonne. Par chance je ne dors pas, décalage aidant.

C'est Rémi, qui est sorti voir ses amis hier soir. 

 

Lui (voix d'outre-tombe) - "Allo Maman c'est Rémi".

Moi - "Qu'est-ce keu nia, ça va doudou ?".

Lui - "Non, ça va pas".

 

Evidemment, j'imagine tout de suite le pire, telle une mère à peu près normalement constituée. Il n'est pas mort puisqu'il me parle, mais peut-être que ça ne saurait tarder.

 

Lui - "Tu pourrais m'apporter de l'eau, je suis malade".

 

Ouf, c'est juste qu'il a chopé le chik, et qu'il n'a pas la force de sortir de son lit. Hier soir en effet, il se plaignait de légères douleurs aux épaules. Et vlan, ça n'a pas traîné. Bon, comme ça c'est fait !

 

A vue de nez, il est le 59 999ème sur la liste. A qui le tour ?

 

 

** : trouvé ce dessin en tapant "Horrible angoisse" sur Google images.

Il s'agit d'une illustration d'un livre de Ludovic HuartLa monstrueuse histoire d'un petit garçon moche et d'une petite fille vraiment très laide. A ce qu'il paraît, "un conte moderne où les angoisses, les rêves, les cauchemars prennent vie sous des apparences singulières, montrant la peur sous son visage le plus noir". 

11 juillet 2014 5 11 /07 /juillet /2014 20:36

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Se rapporte à l'article juste avant.

 

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Les petits dessins.

 

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Pour se détendre.

 

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On les fait sans réfléchir.

 

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Ca vient du plus profond.

 

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Avec les notes prises, pendant un coup de fil ou une réunion.

 

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Beaucoup de visages.

 

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Beaucoup d'yeux. Pourquoi, je ne sais.

8 juillet 2014 2 08 /07 /juillet /2014 01:57

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Doodle : grifonner.

Zen-doodling : grifonner pour se détendre.

Ce que d'autres appelent "Art therapy"

 

On est zinzins, alors soignons-nous en dessinant.

 

A croire que je suis zinzin depuis toute petite. J'ai toujours fait des petits dessins machinalement quand mon attention n'est pas au top. Un cours d'histoire-géo casse-pieds, une réunion sans intérêt, les occasions ne manquent pas pour zen-doodler.

 

Une page Facebook est dédiée à ça, Art therapy without fronter.

 

Mes calepins sont plein de zen-doodles, un de ces jours je les mets en ligne.

 

Moins cher que le psy le gribouillage !

27 juin 2014 5 27 /06 /juin /2014 02:05

Le coin des artistes, rien que pour vos yeux.

Le réseau social a du bon. Nous fait découvrir des petits bijoux.

 

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Alain Laboile, j'applaudis à 3 mains.

Je ris à gorge déployée.

Je pleures à 7 larmes.

Je respire à pein de poumons.

Je lève les yeux vers les 13 412 étoiles du ciel, tout en sachant qu'il n'y a rien derrière.

 

Et je me sens bien.

 

Just click there.

22 juin 2014 7 22 /06 /juin /2014 00:20

C'était difficile, je l'admets.

 

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Mais tellement graphik, éléktrik !

 

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Un Colépotère,

De la famille des Elatères.

Une petite bête qui se promène sur le carrelage, et qui a les épaules luminescentes. Parfois la lumière s'éteint. 

 

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Autre petit nom, le taupin. Quand il est sur le dos, il a un système très sioux pour se retrouver sur ses pattes. Un système qui le projette en l'air, et hop, une chance sur deux d'arriver du bon côté. Comme la tartine.

 

Photos de Guillaume, le colorieur de chromosomes.

19 juin 2014 4 19 /06 /juin /2014 22:42

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De mieux en mieux, je fais la sortie des écoles maintenant pour alimenter mon blog.

 

Le coin des artistes : un petit 6ème du collège de Gourdeliane, qui participe au concours de photos ou dessins, dont le thème est : la nature de l'archipel de la Désirade. 

 

Je fais partie du jury de ce concours, et je classerai ce dessin premier. Tout y est. Les couleurs crues (pourquoi ne les croierait-on pas ?), l'indolence du reptile peu farouche, la représentation de la mer, de la plage, de a forêt arbustive.

 

Un mélange d'art et d'écologie !

18 juin 2014 3 18 /06 /juin /2014 14:54

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Toujours pas d'appareil photo, alors je squatte les images des autres. Celle-ci est signée Guillaume, un jeune breton que j'adopterais bien comme neveu. Il est curieux, aime la nature et m'a appris à fabriquer de la limonade (qui pour l'instant refuse d'être pétillante). Donc plein de qualités.

 

Et d'ailleurs, quelques heures ont passé, et la pétillade est désormais limonante. 

 

Recette :

- Trouver au fond de votre vieux placard un bocal assez grand pour contenir 2 litres d'eau.

- Ouvrir le frigo, et prendre les 2 ou 3 citrons que vous destiniez à la confection d'un ti-punch.

- Aller immédiatement racheter 2 ou 3 citrons, pour éviter d'être en manque de ti-punch ce soir.

- Eplucher les citrons, les couper en fines tranches, les mettre dans le bocal sans autre forme de procès, ajouter 150 g de sucre.

- Compléter avec 2 litres d'eau, si toutefois il n'y a pas de coupure.

- Placer tout ceci au soleil pendant 2 jours. Si vous habitez dans une région pluvieuse, déménagez. Couvrez tout de même le bocal avec un torchon plié, pour éviter que les petits oiseaux ne fassent pipi dedans.

- Il est possible d'aromatiser le truc avec de la mélisse, mais c'est une plante qui ne court pas les rues.

- Enlevez les citrons, embouteillez et consommez bien frais à ma santé, qui ma foi est déjà assez bonne.

 

Guillaume donc, en plus de connaître plein de recettes rigolotes, a photographié quelque chose de bizarre chez moi. Que sont ces deux lignes vertes parallèles et tortueuses ?

 

- Deux poils de cul phosphorescents ?

- Des traces de skis martiens vues d'avion ?

- Des chromosomes de bananiers hybridés in situ ?

 

Pas du tout, vous vous en doutez. Je vous laisse mariner un jour ou deux, comme la limonade, au cas où l'un d'entre vous aurait une idée lumineuse ! 

14 juin 2014 6 14 /06 /juin /2014 18:30

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Fleur millénaire, offrant son coeur aux hommes (et aux iguanes, qui s'en délectent) inlassablement, année après année.

 

Ephémère, prometteuse, généreuse.

 

Une fois encore, elle va nous envahir de son parfum. Pour ensuite dipsaraître. Jusqu'à la prochaine fois.

 

Alors je veux y voir l'espoir et l'énergie de vie qui nous anime. Le parfum de la fleur du bois couleuvre est invisible, mais bien présent dans mon coeur.

3 juin 2014 2 03 /06 /juin /2014 21:17

Heureusement que mon appareil photo est mort.

Vous échappez ainsi à une vision d'horreur.

Mon pied de basilic intégralement dévoré par ces vgjvdav de fourmis manioc.

Reste la tige tout de même.

 

Que fait l'INRA je vous le demande.

 

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Pour me consoler, un petit shoot de renard, rien de tel pour vous redonner confiance en la vie.

 

2 juin 2014 1 02 /06 /juin /2014 23:17

Vous aurez remarqué que les images sont le support de ce que vous raconte semaine après semaine.

 

Il m'arive une petite tuile (ce n'est pas un cancer incurable donc tout va bien).

 

J'étais il y a peu sur un îlet très chaud, à arpenter ses chemins pour glaner des informations de la plus extrême importance. Donc obligation d'emporter de l'eau pour éviter la fatale déshydration.

 

La gourde mal rebouchée a fait des siennes, et quelque peu baptisé mon appareil photo qui ne me quitte ni de jour ni de nuit. Résultat, il refuse obstinément de fonctionner, il va falloir que je l'apporte à mon petit réparateur, qui sait faire des miracles quand il le faut.

 

En attendant, bien obligée d'écrire seulement avec des mots, les images seront pour plus tard.

 

Mes pauvres, ça va devenir très indigeste ce blog.

 

Je voulais en fait vous narrer un petit instant de ce week-end, passé en majorité à la maison. Ayant été très peu concentrée ces dernier temps, j'ai pris du retard dans mon travail. Et me suis privée de sortie pour boucler ce qui devait l'être.

 

Mais tout de même, quelques récréations.

 

Dont une à bouquiner sur le transat jaune, dans le jardin. Je lis un bouquin de Gisèle Pineau, "Folie, aller simple. Journée ordinaire d'une infirmière". Je l'ai acheté en pensant à un ami infirmier en psychiâtrie à Saint-Claude, comme l'a été Gisèle Pineau 20 ans durant. Et aussi parce que ça m'a étonnée que cette écrivaine Guadeloupéenne soit en même temps infirmière.

 

Transat jaune, les jambes au soleil. Devant moi la jardinière où j'ai planté trois sortes de pourpiers, chipés au débarcadère de la Désirade. Ils se plaisent bien, et m'offrent leurs fleurs jaunes, fuschia, et blanches. Au second plan, un pied de corossolier (arbre portant des fruits en forme de coeur, d'où son nom). Cet arbre a été coupé, arrivé en fin de vie, mais un bel anoli vert vif est plaqué sur son écorce. Donc un bel arc-en-ciel que ces fleurs et ce lézard qui me distraient de mes lectures un peu sombres. En arrière-plan, le vent fait onduler les feuillages, et encore plus loin dans mon esprit, des chants d'oiseaux.

 

Voilà, j'espère que telle Shéhérazade, j'aurais su retenir votre attention une fois encore.