19 janvier 2013 6 19 /01 /janvier /2013 21:38

Le coin des artistes, 5.

Sauf que je ne sais pas qui est l'artiste.

 

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Bourg de Petit-Bourg, fin d'après-midi.

 

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Je descends de voiture, j'avais déjà repéré cette chose.

 

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Monsieur Jeanne qui passait par là me dit "Il y en a une aussi à Vieux-Bourg. Ce sont des artistes qui font ça sur les vieilles cases". Amusant ce mélange de Superman ventripotent et de sigles Vuitton sur fond de tôle rouillée.

18 janvier 2013 5 18 /01 /janvier /2013 21:11

 

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Vous le croirez si vous voulez, les chats ne rétrécissent pas au lavage.

 

A observer ce spécimen femelle, type écaille de tortue, état-civil Ghana, date de première mise en circulation fin 2005, ancien propriétaire ti Gay, date de première mise bas 2006, on peut s'en convaincre : elle aurait plutôt pris du volume après son passage par la case lave-linge. Peut-être d'ailleurs, telle une outre, est-elle emplie d'eau ?

 

Bon OK, Ghana est dans le panier à linge mais c'est parce qu'elle aime se mettre n'importe où, de préférence en des lieux non homolgués pour les chats. D'ailleurs, j'ai quelques sujets de discorde avec elle, bien que ce soit ma féline préférée (à moins que ce ne soit Flamèche, dont je vous parlerai une autre fois, bien entendu si vous m'en priez instamment).

 

Sujet de discorde numéro 1. Lorsque dans un sursaut de conscience je réalise l'âge que j'ai, et que je me dis qu'il faudrait limiter si c'est possible l'outrage des ans, eh bien je prends mon courage et mon tapis de sol à deux mains, pour faire environ 5 minutes d'abdoms au petit matin. Parfois en tenue légère. Je dois donc au préalable vérifier que JB not' jardinier n'est pas dans les parages.

 

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Comme par hasard dans une telle circonstance, Ghana se met dans mes pattes pendant mes séries de 50. Parfois même elle imite mes mouvements, elle veut peut-être renforcer sa ceinture pelvienne ? Déjà que je ne suis pas très motivée, alors la plupart du temps j'arrête mes mouvements idiots et je lui fais des gouzis gouzis, ce qui est quand même bien plus utile et agréable.

 

Sujet de discorde numéro 2. Je devrais plutôt dire : son petit problème, sa névrose. Autrefois très bonne chasseuse, elle me rapportait en cadeau à une fréquence quasiment hebdomadaire, un rongeur souvent de belle taille. Lequel était dans un premier temps tout ce qu'il y a de plus vivant. Puis inévitablement tout ce qu'il y a de plus mort, déchiquetté et éparpillé dans la maison. J'ai ainsi retrouvé une fois une jolie tête de rat fraîchement arrachée sous mas casquette qui traînait par là.

 

Eh bien peut-être qu'avec l'âge cet instinct s'est émoussé, ou son flair et sa vue ont baissé. Toujours est-il qu'elle jette maintenant son dévolu sur les paires de chaussettes pliées, et en attente de rangement sur le billard (délai pouvant je le reconnais être honteusement long). Ces objets sont nombreux dans une maisonnée qui comporte 3,2 mâles changeant de linge sans arrêt (l'un d'entre eux n'est là que le week-end, ce qui explique la déci-mâle). Elle les attrape donc délicatement entre ses crocs, avec le feulement caractéristique du fauve en chasse. Puis va les disposer aux quatre coins de la maison de façon apparemment aléatoire.

 

ALORS C'EST GONFLANT DEJA QUE J'AIME PAS RANGER LE LINGE.

 

Voilà je crois que j'ai encore inauguré une nouvelle rubrique, celle des articles sans aucun intérêt !

 

14 janvier 2013 1 14 /01 /janvier /2013 00:45

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Et je ne suis pas la seule.

 

Janvier bien souvent, "la mer est mauvaise". C'est amusant comme on traite de mauvais ce qui nous ennuie ou nous fait peur. Mauvaise grippe. Mauvais sort. Mauvais oeil.

 

Bref, la mer est forte, c'est la saison. Plus de 3 mètres cinquante de creux annoncés pour demain, avec la houle de nord.

Dégâts colatéraux, les pêcheurs sortent peu (ils vont pécher ailleurs). Il est donc difficile pour moi de préparer le cébiché pour mes proches. Chance, j'ai quand même trouvé du thon hier. J'espère ainsi avoir fait des heureux.

 

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Les vagues déposent sur la grève des petites flaques poétiques, entre coraux et bigorneaux (ou apparentés).

 

C'était à l'Anse à l'Eau ce dimanche un peu particulier de janvier.

4 janvier 2013 5 04 /01 /janvier /2013 00:14

 

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Que cela pourrait-il être ?

 

Des taches solaires en contraste de phase ?

Une cuvette gerbis lendemain de fête ?

La pleine lune photographiée par David Hamilton ?

Un gâteau au chocolat en cours de confection ? Gagné. La recette de ce gâteau m'a été donnée par mon amie Arielle il y a une quinzaine d'années, et je crois qu'il a fait quelques estomacs heureux. Et si l'estomac est heureux, il y a des chances pour que le reste suive non ?

 

Bon lanné à vous tous, ne lâchez pas vos rêves.

 

A la demande de Simon : la recette

- Faire fondre doucement 200 g de chocolat Nestlé dessert noir + 200 g de beurre.
- Mettre 300 g de sucre + 6 oeufs entiers dans un récipient + un peu de sel et de nescafé, bien battre et ajouter 100 de de farine.
- Ajouter le mélange beurre chocolat et tout verser dans un moule.
- Faire cuire environ 20 minutes à four 6 (180°).

28 décembre 2012 5 28 /12 /décembre /2012 14:56

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Bourgade mondialement connue pour ses spots de surf, le Moule est moins connu pour ce qui est de la fashion. La mode quoi ! D'après mon fils du milieu qui se rend* fréquemment à Sainte-Marguerite, section située sur la falaise d'à côté, les fringues arrivent d'abord au Moule, pas à Pointe-à-Pitre.

 

* Pour être tout-à-fait exacte, je devrais dire que je le conduis fréquemment à Sainte-Marguerite. Même sous la torture, je ne dirai pas pourquoi il s'y rend.

 

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Alors, lorsque je traîne dans ce secteur (il faut tout de même valoriser ses déplacements non ?), il a pu m'arriver d'y faire un peu de shopping. Des dizaines de modèles de petites robes toutes plus jolies les unes que les autres, des tas de shorts, bermudas, corsaires plus ou moins moulants. De toutes les couleurs. Seul problème, il ne reste souvent que les grandes tailles, ce qui peut poser problème, mais limite finalement les frais engagés.

 

Et au Moule, il y a d'autres centres d'intérêt que le centre ville. Les sections avoisinantes sont pleines de charme.

 

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Une Grande aigrette planquée dans un champ de madères.

 

 

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Un boeuf ruminant ses pensées et son herbe.

 

 

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Plus difficile : c'est de la même famille que les hibiscus, ça produit des fruits ressemblant aux cornichons, d'une consistance légèrement gluante. Les gombos, bien connus également pour leur impact bénéfique sur le transit intestinal.

 

 

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Et non loin de là, les Portes d'Enfer, un diable y traîne parfoi à ce qu'on dit. 

Un petit paradis.

21 novembre 2012 3 21 /11 /novembre /2012 23:36

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Pour ceux qui auraient lu l'article précédent.

 

Monsieur Floro n'est pas venu peindre en ce début de semaine.

Encore un signe qui ne trompe pas, la fin du monde est proche

Plus trivialement, il s'est fait braquer en ville samedi soir. Des jeunes en scooter lui ont un peu cogné sur la figure pour le convaincre de leur laisser sa camionnette. Ca a marché, comme quoi l'argumentation musclée est la meilleure qui soit. J'espère qu'ils en feront bon usage, par exemple pour monter une petie entreprise de peinture en bâtiment.

 

Alors il lui fallait un peu de temps pour se racheter des pinceaux et un pot de peinture.

 

N'ont pas pu lui piquer ses santiags, il porte des baskets. Je vais peut-être donner un peu plus d'argent que prévu à Monsieur Floro.

18 novembre 2012 7 18 /11 /novembre /2012 17:49

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Monsieur Floro est peintre (en bâtiment) et a entrepris de repeindre notre maison. Inside, outside, excusez du peu.

 

Monsieur Floro est arrangeant. Quand je lui ai dit que j'étais un peu juste au niveau finances, il a baissé son devis avant même que d'annoncer la couleur (ceci dit, il peint tout en blanc).

 

Monsieur Floro est rapide. Lorsqu'il m'a eu dit le montant du devis, il a poursuivi par cette petite phrase : "Je commence demain".

Argh Monsieur Floro, c'est que je n'ai rien rangé. Pas grave Madame, je m'occupe de tout.

 

Ceci était le préambule. Un peu long quand même, il faudrait que je fasse attention à équilibrer.

 

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Alors presque tout est repeint, et maintenant il faut remettre les choses à leur place. Non sans en avoir jeté une bonne moitié, donné un petit quart, et nettoyé les 32 douzièmes restants (svp ne sortez pas les calculettes, ceci n'est pas un exo de maths).

 

Dans les 32 douzièmes en question : une couette (mais oui, nous utilisons parfois des couettes aux Antilles, ça commence à fraîchir, et février sera le mois le plus froid de l'année, comme toujours depuis quelques millénaires). Etant dotée de certains éléments de modernité, tels que machine à laver le linge, je tentai donc d'insérer la couette dans la machine. Peine perdue, elle était si serrée qu'il n'y avait aucune chance que le cycle Brandtien allât jusqu'à son terme.

 

Je dus donc me résoudre à laver cette PjhcksCH de couette à la main, en la faisant trempouiller dans la baignoire. Oui j'ai une baignoire, et malgré le climat tropical humide, je prends environs 2 bains brûlants par semaine. Trempage (de la couette) Génie sans frotter, vidange, rinçage. Puis ultime vidange.

 

C'est là que je fus frappée de stupeur, mais pas de tremblements, je demande pardon à Amélie Nothomb.

 

Dans le sens des aiguilles d'une montre.

 

L'eau se vidait dans le sens des aiguilles d'une montre, bien que mon lieu de résidence soit situé par 16 degrés nord de latitude (et 61 de longitude mais ça on s'en fout). En d'autres termes, hémisphère nord, donc dans une telle situation, Monsieur Coriolis (le cousin par alliance de Monsieur Floro) dit : l'eau se vide dans le sens contraire des aiguilles d'une montre.

 

Deux hypothèses :

- Nous avons changé d'hémisphère pendant la nuit (pourquoi pas compte tenu de ce qui s'est passé cette nuit - n'insistez pas je ne dirai rien).

- La terre s'est arrêtée de tourner, alors le temps que tout s'équilibre et que ce soit la fin du monde, l'eau tourne dans l'autre sens.

 

Une petite troisième (hypothèse) :

- Ayant égaré depuis deux jours mes nouvelles lunettes reçues il y a une semaine, j'aurais mal vu.

15 novembre 2012 4 15 /11 /novembre /2012 00:09

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J'en profite pour demander aux lettrés qui pourraient me lire comment s'accorde le mot yien yien au pluriel. Voire même comment il s'écrit.

 

Les yien yiens c'est presque rien. D'où leur nom peut-être. "Pa ni a y'ien". Ca escagasse terriblement lorsque le vent tombe près des côtes boisées. De minuscules insectes se posent sur vous et s'envolent dès qu'on les regarde au fond des yeux Ce n'est pas vraiment qu'ils piquent, disons qu'ils picotent. Mais un picotis multiplié par 100 peut rendre à moitié fou. Surtout quand ils s'insinuent dans les narines et les cheveux

 

En cherchant chez l'ami Google, je lis qu'aux Antilles, "Le toufé yien-yien est un bal populeux où il y a tellement de monde, qu'on étouffe le yen-yen ou nien-nien (nom d'une petite mouche) de sa cavalière". Faut-il que le collé-serré soit sérieux pour étouffer ces bestioles.

 

Si je tiens ce discours entomologique, c'est que j'ai évité le pire la semaine dernière. J'avais décidé de partir en expédition sur le petit bout de terre tout à l'est de la Grande-Terre. Aventure toute relative puisqu'environ une centaine de visiteurs y débarquent chaque jour. Ils sont heureusement circonscrits par la réglementation de cette réserve naturelle  : on ne dépasse pas la plage des cocotiers, le lagon, le phare et le sentier de découverte. Moins de 5% du territoire, ce qui en laisse une bonne tranche aux égoïstes de ma sorte qui ont la possibilité d'arpenter partout où ils veulent. Et de dormir sur place alors que tout le monde est reparti. En contrepartie, il est demandé (sans grande insistance) de participer aux travaux de surveillance, sensibilisation, nettoyage et observation (les 4 mamelles de la protection du site).

 

Par chance, l'alizé avait repris le boulot peu avant le départ. Les yiens yiens n'aiment pas l'alizé, qui les envoie voir ailleurs. Ils se trouvent alors limités aux zones abritées des plages et mangroves.

 

 

Et voilà donc comment les soirées et nuits purent se passer comme il se doit, sans que nous ne devînmes zinzins because les yiens yiens.

 

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Une mention spéciale pour le haut du phare, très venté et rendant impossible toute agression (d'insectes je précise).


 

 

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Déjà plus problématique, la zone du vieux muret en ruines, proche d'un genre de forêt de Brocéliande. La saline est juste à côté alors je me suis fait dévorer grave.

 

 

 

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Rien à signaler sur la plage sud, la seule chose qui pique, c'est le soleil.

 

 

 

 

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Arrière-plage à cocotiers et raisiniers bord-de-mer, excellent gîte à yien yiens.

 

Voilà, c'était le chapitre 1 de la vie des bêtes sur Petite-Terre. La prochaine fois, peut-être une chronique sur le requin citron, qui sera sans doute plus difficile à dessiner.

2 novembre 2012 5 02 /11 /novembre /2012 01:08

... c'est la vie et c'est comme ça.

 

Aujourd'hui fête de tous les saints, ce qui présente en soi peu d'intérêt. On pourrait aussi fêter la Touchats ?

 

Je suis depuis quelques temps entourée de plus de chats que d'habitude.

L'un est le gros matou de ma voisine, un peu con mais très câlin et qui plus est doté d'une queue extrêment touffue.

 

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Il dort souvent sur la balustrade, et me ruine en croquettes.

 

 

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Lui c'est Bubble, une pièce rapportée qui vient passer ses week-ends à la maison. Un genre d'effronté qui fait à peu près 500 g tout mouillé.

 

 

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Tout ça sous le regard navré de Ghana l'ancienne, chatte officielle, qui a pris ses quartiers dans sa résidence d'automne.

 

Ce fut une belle journée de Toussaint, allez savoir pourquoi.

 

29 octobre 2012 1 29 /10 /octobre /2012 17:14

La mer de Chine est probablement beaucoup moins poétique que ce que j'imagine. 

 

Eh bien j'ai été en mer de Chine hier dimanche. Et encore, la moitié de la journée à suffi pour faire le voyage.

 

La preuve par l'image.

 

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Imaginez un lagon le matin, pas une seule ridule, c'est de l'huile première pression à tiède. Teintes pastel dans les bleutés, rosés, violacés (assez !).

 

Au premier plan, un pied de palétuvier, et caché dedans, un râle gris (regardez bien). Il n'était pas si farouche, quelques secondes avant de le voir j'ai poussé un glapissement qui ne l'a pas dérangé. Je barbottais dans un petit mètre d'eau, mon calepin à la main pour immortaliser la mer de Chine, quand un truc non identifié m'a goûté l'orteil. Pas méchammen et d'ailleurs je n'ai pas eu mal. J'ai juste eu peur, d'où couinement bruyant.

 

Au second plan, les bouquets de mangrove, semblant flotter au-dessus de la surface, et des cabanes posées là. Il y a quelques années, elles étaient encore à sec, mais elles permettent maintenant de pique-niquer les pieds et peut-être les fesses dans l'eau.

 

Tout celà était si beau que ça m'a serré le coeur, j'aurais voulu faire quelque chose mais quoi ?

 

A défaut d'autre chose, j'ai fait un demi-tour sur moi-même, toujours en plein lagon.

 

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Cette fois-ci, c'est le continent qui s'offre à l'âme, avec son cordon de mangrove. Malheureusement, mon calepin n'est pas assez large pour le panoramique complet de la Basse-Terre. Où plutôt j'ai mal calculé les proportions et il manque la moitié de la montagne. 

 

Un petit vent s'était levé, et il a fallu un peu appuyer sur les pagaies pour revenir à la côte et à l'embouchure de la rivière. Déambulations dans les entrelacs de racines. Le ciel se reflète sur l'eau calme de la mangrove. Les petits crabes tournent autour des branches au fur et à mesure que l'on s'approche, pour se cacher. Les huitres des palétuviers baillent, mais n'ont aucune raison de s'ennuyer.

 

La rivière de Sofaia débouche sur un petit canal, il y a des barques plutôt abandonnées en chapelet sur la rive et quelques boeufs au piquet, mais sans bonnet d'âne, paturent.

 

C'était ma matinée en mer de Chine.