16 octobre 2012 2 16 /10 /octobre /2012 23:05

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J'inaugure une nouvelle rubrique (encore ?).

 

Pour vous faire découvrir d'exquises esquisses, ou images plus abouties. Leurs auteurs ? Ma famille, mes amis et mes alliés, comme on entend chaque jour aux avis d'obsèques.

 

Prem's sur ma playlist de dessinatrices, Alida. Qui est-elle ? Un amie vénézuélienne, forte dans plein de domaines tels que l'amitié, la poésie, le graphise, la musique, et le conseil en organisation. 

 

 

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Le verso d'une de ses lettres, écrite sur du PAPIER.

 

 

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Un petit collage vite fait sur le gaz.

 

 

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Quelque chose évoquant les racines.

16 octobre 2012 2 16 /10 /octobre /2012 01:23

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Petit coin de campagne du côté du Moule. Campagne c'est vite dit, la mer et les falaises sont tout près, ourlées d'une petite forêt rabougrie. C'est qu'il vente beaucoup dans le quartier. 

 

Ces deux cocotiers avaient l'air de vouloir me dire quelque chose, mais je n'ai pas compris quoi. 

12 octobre 2012 5 12 /10 /octobre /2012 23:15

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Monsieur météo a dit : alerte orange à la pluie. Une dépression passe, va peut-être se renforcer en cyclone mais pas bien fort. Ce qui laisse présager beaucoup beaucoup de pluies.

 

Il ne tombe pas trop d'haut en bas mais beaucoup d'eau en haut.

Depuis mon bureau, je vois la chaîne de montagnes. Quel ne fut pas mon étonnement tout à l'heure d'y distinguer une cascade. Surement pas une petite cascade, au moins quelque chose de plus de 100 mètres de haut, qui n'est pas dans le paysage d'habitude.

 

Regardez, c'est l'espèce de coulisse blanche en plein milieu sur le dessin. Incroyable non ?

 

En plus, quand j'ouvre la fenêtre, j'entends la rivière gronder. Au premier plan, les petites expériences de l'INRA (ignames, tomates etc.).

 

A la question "Mais alors tu dessines pendant tes heures de travail", la réponse est "Euh oui mais la cloche avait déjà sonné".

8 octobre 2012 1 08 /10 /octobre /2012 00:49

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*

 

Où comment j'ai planté un couteau dans le pied de mon mari.

 

En général quand je commence à préparer un repas, je n'ai pas une idée très claire du menu. Alors je sors à tout hasard une planche à découper, un couteau et quelques légumes, en espérant que l'inspiration viendra.

 

J'en étais à ce stade, ayant jeté mon dévolu sur un avocat onctueux offert par dame Josette, une sympthique collègue qui s'est mis en tête de m'engraisser un peu. Il faut dire que les avocats de Guadeloupe n'ont rien à voir avec leurs fades congénères israéliens (ceci dit sans antisémitisme aucun) : ils (des dizaines de variétés) sont le plus souvent goûteux et très gras.

 

J'avais donc les mains un peu glissantes à découper cet avocat.

 

J'avais également mis de l'eau à chauffer, une bonne plâtrée de pâtes ne pouvant faire de mal à personne. Quand mon népou, plein d'attentions, me fit remarquer que le gaz était bien faiblard. Et derechef de virer ma casserole et commencer à bricoler dans mes pattes.

 

Très légèrement agacée, je poursuivis mes travaux de découpe. Quatre secondes plus tard, une partie du brûleur, constituée d'une rondelle métallique, aterrit sans les formalités d'usage sur ma planche à découper. Sans lâcher mon Opinel (je développe une certaine addiction pour les Opinels : j'en ai de toutes formes et toutes couleurs, y compris un rose à bout rond pour le beurre). Donc disais-je, je voulus saisir ce foutu brûleur pour continuer mon ouvrage. Sans avoir pensé au fait que quelques secondes auparavant, il faisait son office, c'est-à-dire qu'il brulait du gaz, et devait être à une température avoisinant les 100 ° plantigrades.

 

Grâce à cette merveille qu'est le corps humain (à quelques détails près), un arc réflexe me décocha une flèche. Je mis donc à couiner et sauter en l'air en attendant des jours meilleurs. L'Opinel, du fait de mes mains poisseuses, se trouva projeté, et après avoir suivi une trajectoire probablement parabollique, vint se planter la pointe en bas dans le gros orteil de ma moitié.

 

Qui se mit se son côté à beugler, et à partir en courant vers la salle de bains pour tenter d'endiguer le flôt de sang. Après quelques borborygmes que la décence m'interdit de rapporter ici, il conclut sur ces mots : "Heureusement que l'os a arrêté le couteau".

 

Et comme je suis une peste, je lui ai répondu "C'est malin, maintenant la pointe du couteau est tordue".

 

La prochaine fois on ira au restaurant.

 

 

* Chipé sur le site "Sortir du nucléaire" :  Tir nucléaire en 1968 en Polynésie. Un jeune militaire photographié devant un champignon atomique. Photo F.Paillaer

1 octobre 2012 1 01 /10 /octobre /2012 23:47

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Le bout du monde se situe à environ 20-25 minutes de chez moi. Une section appelée Vieux-Bourg, située en bordure du Grand Cul-de-Sac marin. 

 

Que se passe-t-il à Vieux-Bourg ?

 

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Des pêcheurs pêchent et disposent d'un joli petit port.

 

 

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Des riverains rêvent au bord du port.

Des enfants barbottent dans un bassin d'eau claire à fond de galets.

 

 

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Un canal canalise de faibles énergies.

L'argile s'agite et s'enlise sur les rives de Babin (voir l'article d'avant), pour le bonheur dermatologique (ou articulaire ?) des vieux du coin.

16 septembre 2012 7 16 /09 /septembre /2012 22:13

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Bains d'argile en famille.

 

 

C'est assez réconfortant de se dire que la terre en a encore pour quelques milliards d'années à "vivre", jusqu'au moment où le soleil mettra la clé sous la porte. Ca nous laisse le temps d'évoluer tranquillement, de façonner le paysage et le climat grâce à notre merveilleuse technologie, et surtout de profiter de cette minuscule et merveilleuse interface qui nous permet de vivre (si peu de temps).

 

Ca pose quand même des questions. La vie s'éteindra-t-elle brusquement quand on aura dépassé la limite des conditions acceptables ? (moins de 12 jours de RTT par exemple). Est-ce qu'on évoluera vers des formes de vie complètement différentes des formes actuelles ? 

 

J'en étais là de mes pensées du samedi (parfois un peu noires, ayant souvent du mal à choisir dans la palette des possibles qui s'ouvre ce jour-là), quand j'ai eu le tort de tomber dans un livre, prêté par un ami (autre grande question : pourquoi les livres prêtés sont-ils mieux que les autres ?).

 

Alors ça s'appelle "Une histoire de tout, ou presque" de Bill Bryson. Pas terrible comme titre. Le style n'est pas non plus épatant, et le sujet est plutôt ardu. Il s'agit tout simplement de l'histoire des sciences, à commencer par le début (mais comment diable, et quand et pourquoi l'univers s'est-il créé, en quoi est-il fait, qu'est-ce qu'il fabrique, qu'a-t-il comme projets), pour passer ensuite à des questions beaucoup plus triviales (et la terre elle est vieille comment ? Qu'est-ce qu'il y a dedans ? Pourquoi le Yellowstone est-il aussi dangereux ?). On embraye évidememnt sur la biologie, et ensuite je ne sais pas, je n'en suis qu'à la page 324 sur 651.

 

Ce qui est sympa dans ce bouquin, ce n'est pas tant ce qu'il explique. Mais plutôt qui étaient tous ces savants, et comment ils ont fait pour découvrir tout ça, bien souvent avec pas grand-chose. Et comment ils se tiraient la bourre pour trouver avant les petits copains. Où comment des découvertes hyper-importantes ont pu rester ensilées des décennies pour des raisons diverses et variées.

 

Mais tout de même, j'ai découvert (j'aurais dû le savoir), que les astéroïdes n'étaient pas que des choses qui existent dans les films d'action, et que les gentils arrivent d'une façon ou d'une autre à faire rebrousser chemin.

 

Y'en a plein dans le ciel, qui peuvent très bien sans crier gare venir nous réduire à l'état de cellophane grillée. La probabilité de les repérer avant qu'ils n'arrivent est très faible, et ça vaut sans doute mieux. "Chers zozoditeurs, l'arrivée de l'astéroïde ZX-Lambda est prévue pour dans 6 mois, et le gouvernement va tout mettre en oeuvre pour réduire cette future fracture sociale qui ne manquerait pas d'en résulter". Si ça tombe sur le gouvernement Hollande, j'en connais qui vont gloser.

 

Alors je ne vous dis qu'une chose : profitons de ce foutu week-end sans modération aucune.

 

 

14 septembre 2012 5 14 /09 /septembre /2012 23:41

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G un joli ordi tou 9 !

 

C'est un Macintosh, on peut donc dire que je reviens à mes anciennes amours, ce qui est rarement désagréable. Rassurez-vous, je ne vais pas vous bassiner sur le mode "c'est merveilleux de convivialité-c'est bien mieux que lépécé-etc". C'est vrai qu'il y a des avantages indéniables, mais je suis un peu perdue dans la représentation du système de dossiers et fichiers (le Finder que ça s'appelle au pays de la pomme). Ils sont tout petits, même avec mes lunettes.

 

Bon, on s'en fiche, je suis bien d'accord avec vous.

 

Je suis bien contente, d'avoir retrouvé le goût de représenter ce qui m'entoure sur du papier. Enfin pas tout ce qui m'entoure, disons ce qui me touche. Ce qui m'a permis de m'y remettre, c'est le bête craypn à papier, et le carnet de croquis. Comme ça, je n'ai pas peur de gâcher le papier, et c'est plus spontané. J'arrive même à refaire de la couleur sur du papier aquarelle. Chouette, je seré pa obliger dallé voir le ksichologue.

 

Je vous montre mes derniers grabouillages. Celui là-haut, c'est vu du modeste sommet de Green Island, micro-dépendance d'Antigua, appartenant quant à elle au Commonwealth, bien qu'indépendante (comme l'Australie, mais c'est un peu plus petit). Ci-dessous, même punition mais en couleurs (au moins deux : le bleu de la mer, et le bleu du ciel).

 

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La suivante est également à Antigua (Falmouth Harbor, je le précise car dans 30 ou 40 ans, j'aurai oublié ce détail et serai bien contente d'avoir été prévoyante. A moins de reposer 6 pieds sous terre, ou ailleurs, auquel cas mes souvenirs se seront trouvés dilués dans l'univers). Vous distinguez au fond la silhouette de Montserrat, qui sera illustrée un peu plus loin. Bleus moins éclatants, une petite dépression étant passée dans la nuit.

 

 

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Next slide please.

 

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Comme promis messieurs zé dames, nous voici à Montserrat. Little Bay. Petite certes, et de plus la seule autorisée pour le mouillage. Ailleurs c'est un peu risqué, à cause du volcan Soufrière Hills qui est énervé depuis 17 ans. A l'horizon, c'est Nevis et un peu plus près l'îlot de la Redonde. A ce qu'il paraît, il et judicieux d'y jeter l'ancre et d'inspecter les fonds, on ne peut plus poissonneux.

 

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Little Bay côté jardin.

Je crois que ous avons fait le tour graphique de cette petite promenade estivale, la suite au prochain épisode.

 

 

 

12 septembre 2012 3 12 /09 /septembre /2012 23:17

Trouvé sur Internet. Plutôt chouette.

 

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http://shannavi.centerblog.net/

 

 

Cher petit Chaperon Rouge,

 

 

J’aimera bien avoir le poste de Grand méchant loup pasque j’aime bien me promener dans la forêt et j’aime bien me cacher derrière les arbres pour surprendre le petit chaperon rouge.

 

Et pi j’aime bien retirer les culottes, donner des petites fessées, et mettre mes doigts ou il faut pas.

 

Et pi je peux aussi attacher le petit chaperon rouge et le manger partout.

 

Alors j’espère que tu me prendras comme grand méchant loup, si tu veux on pourra faire un test de compétence, comme çà tu verras bien.

 

Signé

 

GML

24 août 2012 5 24 /08 /août /2012 22:58

Cet article est une commande de mes compagnons de bateau. A la fois éprouvés, ravis, moulus, ils ont voulu garder le souvenir de 6 jours passés à la voile entre Pointe-à-Pitre, Antigua, Montserrat et les Saintes. En bonne camarade que je suis, je m'exécute, et je reporte ici la liste à la Prévert que nous avons établie ensemble.

 

Chapitre 1 - Les animals

 

Les poissons !

 

(un Thierry obsédé par la pêche)

 

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(un David à l'expertise, un Woody et un Rémi à l'assistance technique).

 

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- Un thon à ailes jaunes de plus de 3 kg entre Falmouth et Green Island, cuit au barbecue sur des sarments de raisinier-pays.

 

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- Un tazar maquereau d'un kg, même trajet, au four en papillotte.

 

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- Une dorade cauriphène de ? 4 à 5 kg, ratée dans la même zone.

- Une carangue bleue de 500 g à Green Island et Montserrat, cuite entière et au beurre à la poële.

- Une bonite de 2 kg entre Green Island et Montserrat, cuite en darnes à la poëlle.

- Une bécune (baracuda) de ? 2 kg entre Montserrat et les Saintes, relâchée pour cause de ciguaterra.

 

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- Une carangue noire même poids, même lieu, même punition.

 

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- Une touche de bécune un peu plus tard.

 

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- 2 exocets échoués sur le bateau pendantr la nav de nuit, qui finiront comme appâts.

 

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- 1 raie à Green Island, une raie à Montserrat, plaisir des yeux.

- Une vive à l'ilet Cabri, mangée au barbeque chez David et Marie.

 

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- Et en bouquet final, un tazar de 3 kg attrappé en plein grain au large de Goyave sur la route du retour.

 

Les dauphins !

Nous trouvent, jouent un peu, nous offrent des cabrioles, frôlent l'étrave, l'un se cogne un peu. Ce sont les petits dauphins tachetés.

- Une bande entre Guadeloupe et Antigua.

- Une bande à deux reprises peu avant l'arrivée à Montserrat.

- En nav de nuit d'après Thierry.

 

Les tortues !

Tortues vertes ou imbriquées ?

- Une dans le Grand Cul-de-sac Marin.

- 2 à Green Island.

- 1 en repartant de Montserrat.

 

Les virus !

 

- De la varicelle, déclaré chez Rémi.

 

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Mention spéciale baracuda

Thierry (je schématise) : "Au secours, un requin de 2 mètres de long, il aurait pu manger Michèle". Ce n'était qu'un gros baracuda qui nous a pris en sympathie. Nous l'avons baptisé Barak.

 

Les noiseaux

Surtout à Green Island mais pas seulement.

- Un bihoreau violacé.

- Des mouettes.

 

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- Des petites strenes.

- Les inévitables pélicans et frégates.

- Un faucon américain.

 

Les reptiles (au secours) à Green Island

- Deux couleuvres.

 

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- Des tas de lézards au nez rouge.

 

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Les mammifères

- Un agouti à Montserrat.

 

Les diptères

- Des moustiques de la Gabarre et l'Alliance.

- Des asticots dans la tarte de vous savez qui.

 

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- Des mouches dans le carré.

 

 

Chapitre 2 - Les raouls et malaises divers

 

Vomito

- Grand prix du jury : Thierry, 3 fois avec sono et ampli intégrés.

- Prix spécial du public : Marie, 3 vomis très discrets ainsi qu'un malaise léger mais persistant en nav.

 

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- Le monde du silence : Woody, le premier jour.

 

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- Encouragements du jury : Claudie, 1/2 vomi parfum banane le premier jour.

 

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Autres mentions

 

- Le prix vanille-fraise : Mimiche, coup de chaud à Green Island.

 

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- Le prix Elephant Woman : Michèle encore, dont la main a doublé de volume suite à une attaque probable et néanmoins intempestive des moustiques de l'Alliance (très méchants).

- Le prix confettis : Rémi, ou la guerre des boutons (voir plus haut virus de la varicelle).

 

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- Le prix nostalgie / parlote : Swan.

 

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- Le prix ça déchire : David, embraqueur un peu trop leste ("Aïe, quand je fais ça, je peux pas le faire").

 

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- Le prix bricoleur devant l'éternel, qui récolte parfois plaies et bosses : François (au palmarès des réparations et récupérations diverses : 1 moteur, 1 générateur, 1 gaz, 1 lazy Jack, 2 assiettes par 15 mètres de fond, 1 saut de gazelle dans l'eau fangeuse de la marina à l'arrivée. A ce propos, fous-rires étouffés, et quantité de granules contre le mal de mer délivrées par erreur, la soigneuse les ayant confondues avec l'arnica.

 

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Mention à notre ami de tous les instants

CROSSAG, CROSSAG, CROSSAG.

 

L'équipée sauvage à Montserrat

 

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- Sous la houlette de Sam, notre-guide-qui-s'est-assis-sur-le-gros-rocher-là-bas-près-du-volcan. "I sat there, yeah !".

- Une vallée comblée de cendres.

 

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- Des villas à vendre pas cher en pagaille.

- Un point de vue après un parcours semé d'embuches, avec une pente à environ 70% sans exagérer (Ou pas beaucoup. Ou je l'ai pas fait exprès. Ou il était pas beau).

- Un stop sur l'héliport de l'observatoire, avec une forêt pleine de verts et un jardin créole montserranien (?).

 

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Divers inclassables

- Un fer à béton meurtrier à Little Bay : "Destination finale".

- Débarquement d'extra-terrestres en catamaran à Green Island : "Mars attaque".

- Le tour de G. Island pieds nus sur caillasse et épines pour nos trois djeunes.

- Ballade sous le cagnard : visite des boutiques de mode et des fonctionnaires en costard.

 

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- Repas à Little Bay : turquey, chicken and fish. My favorite dish !

 

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- Dégazage sauvage des soeurs Pavis, suite au wasabi du vendredi.

- "Ben Hur" ou "La guerre des chariots", ou "Comment semer bouteilles d'eau et boîtes de confit de canard sour le regard indifférent de 4 vilains petits connards (pas de gros mots svp).

- Menu spécial testé par Rémi : quiche aux lar-ves ou quiche aux asticots ?

- Paddle-zodiac party : testé par Rémi, Marie, Woody, Claudie et Swany !

 

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- "Black-out à Little Bay" ou "Le port de l'angoisse". Pourrons-nous repartir sans jus ni instruments ? Comment repasser au-dessus de 5 volts ?

- "Y'a du gaz dans l'eau". Malgré les mises en garde des filles, les gars font comme si de rien n'était. Nous eussions pu exploser. A leur décharge, l'odeur de l'oeuf ayant pourri sans rien dire dans le placard (et non celle du confit de canard, injustement accusé) masquait probablement l'odeur de gaz.

 

Et pour finir, un peu d'adrénaline

Retour des Saintes a priori tranquille, peu de vent. 

Pas moyen de passer cette foutue pointe de Capesterre, le vent est contraire et le moteur de droite, le seul qui fonctionne, ne fait que nous pousser vers la côte.

J'insiste lourdement pour qu'on vire, la caille n'est pas loin, le jour baisse, un voilier nous talonne et le temps est menaçant.

 

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Je prends la barré, "Paré à virer ?... On envoie". C'est parti, je dois éviter le voilier et les casiers de pêcheurs. Une luminosité jaune étonnante ne me dit rien qui vaille. Et le grain nous tombe dessus, prise de riz.... et une touche à la traîne. Surexcitation générale dans le grain, et je manque de chier dans mon froc (pardonnez-moi) de frayeurs mêlées.

 

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Tout s'arrange, le poisson est mis au frais, un riz pris, un cap plus raisonnable aussi. Nous n'aurons plus qu' à virer une fois, pour arriver assez tranquillement au port. Je suis quand même assez tendue à l'idée d'accrocher une bouée, et cette andouille de Rémi qui voulait se faire tirer derrière le bateau sur la planche de paddle. "Ahhh, un voilier là pas loin, je vois son feu de mât. Euh non en fait c'est juste un avion" . J'accepte de bon coeur les railleraies de mes petits camarades.

 

Et nous vla à la Marina, apontage quasi pro, excepté peut-être au moment ou François a fait plouf dans le bouillon (voir plus haut). Fous-rires rentrés, il est furax.

 

 

Le mot de la fin sera pour Mimiche et Thierry : "On nous avait promis une croisière tranquille".

23 août 2012 4 23 /08 /août /2012 17:07

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Isaac acte 1.

 

Je reprends le boulot mardi (légère gueule de bois liée aux 19 ans du grand), et dès mercredi après-midi, mon employeur me demande de regagner mes pénates, pour me protéger et protéger mes biens (sic). Que se passe-t-il donc ? Une invasion tardives des Huns pilotée par un descendant d'Attila égaré en Caraïbe ? Pas du tout. Une éruption volcanique imminente ? Que nenni. Plus banalement, une alerte cyclonique. Le petit Isaac est attendu à l'accueil, ou plutôt en Guadeloupe. On prévoit des vents à 120 km/heure et des seaux d'eau comme s'il en pleuvait.

Bon ben d'accord, j'avais pourtant presque envie de travailler, je rentre à la maison.

 

Isaac acte 2.

 

Comme nous ne sommes guère sérieux, il faut quand même aller faire un peu de ravitaillement, il y a pas mal de bouches à nourrir à la maison. Les boutiques ferment mais nous trouvons quand même quelques victuailles. Je profite ensuite de la situation pour faire une énorme sieste au frais dans le hamac, puis par attraper un bouquin qui traînait par là. Les enfants ont pris l'excellente initiative de préparer des tomates farcies, et la nuit de tomber. Ce qui nous donne une ambiance sympathique et un peu en dehors du temps. Pas un bruit dans la rue, la circulation est maintenant interdite. Le vent commence à monter, quelques portes claquent. 

 

Isaac acte 3.

 

Les tomates étaient délicieuses, et la vitesse du vent est maintenant proche de zéro. Les prévisionnistes se seraient-ils gourrés un brin sur la trajectoirede la tempête ? C'est qu'avec ces phénomènes de faible puissance, les calculs sont paraît-il bien plus incertains qu'avec les brons gros cyclones maousse costauds. Quoi qu'il en soit, le galant de nuit (genre de jasmin) embaume, c'est toujours ça que les allemands n'auront pas. Allusion aux allemands sans doute parce que le livre dans lequel je suis tombée (Le cercle littéraire des amateurs de tourtes aux épluchures de patates) fait état de correspondances juste après guerre entre une chroniqueuse londonienne et rigolote, et diverses personnes, dont son éditeur, son amoureux, et des habitants de Guernesey qui lui racontent ce qui s'est passé pendant l'occupation allemande dans leur petite île anglo-normande. Je me replonge dans le bouquin jusque tard dans la nuit.

 

Isaac acte 4.

 

Petit matin, la pluie tombe mais sans plus. Pleine d'une énergie (moi, pas la pluie) inexpliquée, je sors en tenue d'Eve, éponge la terrasse trempée, me prends des embruns délicieux qui finissent de me réveiller. Retour à un quotidien plus ordinaire. Les bruits du matin apparaissent et les grenouilles ont presque cessé de chanter.

 

La vie sous les tropiques est pleine de surprises, je ne vous dis que ça.

 

PS : l'aquarelle de la terrasse est de ma soeur Michèle. Lé belle non ?