29 février 2012 3 29 /02 /février /2012 22:04

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Devant l'avalanche de questions sur la jeune fille aux nattes, je m'incline, et je poursuis.

 

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Elle est probablement la soeur de cette autre enfant, également nattée. Je suppute qu'elles sont résidentes dans la commune du Moule, sur laquelle est située l'Anse Maurice. Dimanche, profitant d'un rayon de soleil, elles sont venues en famille pique-niquer sur cette plage.

 

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Copyright le chat perché (Aude)

 

C'est le vent justement qui nous avait fait atterrir, mon amie Catherine et moi, sur cette plage. Trop de vent pour sauter en parapente depuis la falaise de Sainte-Marguerite. Je frime en laissant croire le lecteur candide que je suis un as du parapente. Ce n'est pas demain la veille que je sauterai toute seule, alors que le vol en double avec un grand moniteur costaud et non dénué de charme est possible.

 

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Alors à la place, une balade jusqu'à la mer (agitée).

 

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Puis l'histoire de l'Anse Maurice, encombrée de sargasses.

 

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Inspection des cases à Gros Cap, une sorte de bout du monde.

 

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Réglementaire le bougainvillier ?

 

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Non mais alors c'est une honte si les menusiers se mettent à faire de la poésie.

 

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Voilà la petite chronique dominicale terminée, avec quand même un petit morceau de tôle rouillée pour vous dire combien je vous aime.

28 février 2012 2 28 /02 /février /2012 21:30

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Vous ne remarquez rien ?

 

Une photo, très probablement prise par moi.

Ce qui signifie que mon chargeur de batterie est retrouvé.

 

J'ai cherché partout. Sans trouver. Mais il a suffi que j'en commande un nouveau sur mon Amazon préféré pour le retrouver dès le lendemain. Il faut dire qu'il était rangé à sa place, alors forcément.

 

Maintenant, je suis à la recherche de mon chargeur de téléphone portable. Trois jours qu'il est à plat, quel bonheur. Ca m'a permis de ne pas savoir en temps réel que mon fiston avait séché les cours lundi. J'aurais surement tenu des propos désobligeants envers lui, plutôt que de préparer un discours pédagogue et responsable quand il rentrera à la maison vendredi (3 claques sur le museau). Je vais peut-être faire semblant d'en commander un nouveau et voir ce qui se passe ?

 

Question autrement plus passionnante : qui est la belle enfant natée ?

23 février 2012 4 23 /02 /février /2012 22:27

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Elle répond plus fréquemment au prénom de Saro, et est en première, option arts appliqués.

Née en Guadeloupe, son visage reflète beaucoup de migrations et de métissages.

 

Une grand-mère polonosaise, vivant à Berck avec un mari chti. Je ne sais pas encore ce qui a poussé cette dame dans les bras d'un gars du nord.

Une maman française donc, qui fit des enfants avec un Guadeloupéen d'origine mélangée : une maman guadeloupéenne de souche, enfin disons descendante de la traite africaine. Et un papa indien, mais qui n'est pas venu comme les autres indiens de la vague d'immigration post-esclavage (entre 1854 et 1906), mais simplement parce que cet homme-là aimait voyager. Et c'est pour ça qu'ils'est séparé de sa femme, qui elle était casanière.

 

Notre petite Saro donc est tiraillée entre toutes ces cultures. Plus tard, elle veut être tandenceuse (à vos dictionnaires ou autres wikipédias). 

14 février 2012 2 14 /02 /février /2012 23:23

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Contexte : après-midi partagée avec Swan, pour l'aider à préparer sa valise. Il part tout seul ce soir à Chamonix. Malgré ma légendaire décontraction naturelle (relativement surfaite), je suis légèrement nouée à l'idée des correspondances.

 

Je l'ai aussi aidé (coups de pied au derrière) à faire son devoir de français, dont la consigne était la suivante : décrivez en 15 lignes comment vous créeriez le monde.

 

Voici le résultat, écrit à 4 mains.

 

La recette de la création du monde.

 

Temps de préparation : 1 million d'années environ.

Niveau de difficulté : énorme.

Ingrédients pour 7 milliards de personnes :

- Des tonnes d'éléments minéraux.

- Des milliards de litres d'eau.

- Enormément de mètres cubes d'azote, d'oxygène, d'hydrogène (de bonne qualité).

- Une grosse étoile nommé Soleil.

- Un petit satellite nommé Lune.

Préparation :

- Mélangez tous les ingrédientsdans n'importe quel ordre, mais avec beaucoup d'énergie.

- Mettez au four, que vous avez préchauffé à 25 milliards de dégrés.

- Laissez cuire 750 000 ans.

- Sortez la préparation du four et laissez reposer 100 000 ans.

- Puis, éternuez violemment sur la mixture pour lui insuffler la vie.

- 150 000 ans plus tard, c'est prêt !

 

Le monde est à votre portée.

 

31 janvier 2012 2 31 /01 /janvier /2012 01:21

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D'une façon générale, et contre l'avis de la faculté qui dit que ce n'est pas bon de s'énerver, ma première réaction face à un évènement intempestif est de crier très fort après la première personne qui passe à portée de voix. Ou après moi-même.

 

Mais dans certains cas, la situation atteint de tels sommets qu'il est difficile de faire autrement que d'éclater d'un rire au moins intérieur.

 

Exemple vécu pas plus tard que tout-à-l'heure.

 

De retour d'une journée de travail bien chargée, je m'offre un bain très chaud bien mérité. Je suis donc toute proprette, et parfumée au 5 de Chanel (si si). La soupe de légumes mijote dans la cocotte (cocotte-minute, ce détail a son importance), prête à rassasier une famille nombreuse comportant 3 générations.

 

Après les 15 minutes de cuisson sous pression réglementaires, je coupe le gaz (à ne pas confondre avec le fromage) et je déplace le bitonniau de la soupape pour évacuer la vapeur sous pression avant ouverture du couvercle (PNC à vos portes, vérifiez votre vis-à-vis).

 

Pendant trois secondes, tout se passe normalement. Puis, pour une raison jusqu'à maintenant indéterminée et évidemment indépendante de ma volonté, la machine s'emballe. La soupape vomit soudainement quelque chose de très diifférent de la vapeur. Je dirais un crépitement violent et tous azimuts de fines goutelettes de soupe chaude, mais dieu merci pas brulante.

 

Conséquence numéro 1, les effluves de Chanel se trouvent mêlés à ceux du poireau et du fenouil. 

Conséquence numéro 2, une matière poisseuse recouvre les parties dénudées de mon individu (nombreuses mais que la morale bourgeoise judéo-chrétienne ne réprouve pas).

Conséquences numéro 3 : le sol est jonché de cette même matière poisseuse. 

Et consqéquence numéro 4, celle qui m'a finalement décidée à opter pour le rire, pendant que je m'évertuais à nettoyer la conséquence numéro 3, il s'est mis à pleuvoir de la soupe sur ma tête. Depuis le plafond, le crépitement ayant été réellement sérieux.

 

Toute cette séquence a pris beaucoup moins de temps qu'il n'en faut pour la relater, et j'ai quand même réussi à bondir sur la soupape pour la refermer. Je ne me plains pas, je n'ai pas glissé sur le carrelage gluant, et je ne me suis pas cassé une jambe.

 

La vie est belle, et la soupe était délicieuse.

 

 

 

Photo de Marie-Hélène Cingal sur http://www.flickr.com/photos/24271543@N03/5151238229/

 

Vous me direz mais pourquoi ne prend-elle plus ses photos elle-même ? Parce que j'ai intelligemment égaré le chargeur de batteries de mon nouvel appareil photo. Et là ça me fait râler pour tout de bon.

28 janvier 2012 6 28 /01 /janvier /2012 21:44

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Je l'appelle Joël mais je connais pas son prénom, je ne lui ai pas demandé.

Beau garçon, peau noire, costaud, souriant.

 

Ce matin, samedi, je me retouve à la ferme Tibou. Anciennement une ferme exploitant de la canne à sucre et des bovins, depuis des années recyclée dans l'accueil du public, moyennant finances sonnantes et trébuchantes. Les têtes blondes, noires, rousses, chabines etc... peuvent rouler, sauter, grimper, ploufer, tobogger, pendant que les parents savourent un moment de farniente. C'était mon cas, et pendant que Swan travaillait sa double vrille au trampoline, je bouquinais, agréablement vautrée sur un autre trampoline. 

 

Disgression littéraire. Je lisais un livre pour enfants, absolument extra : Les Willowghby, de Lois Lowry. 

 

"Il était une fois une famille appelée Willowghby : une famille vieux jeux, avec quatre enfants. [...]

 

Barnaby et Barnaby étaient des jumeaux de dix ans. Personne ne pouvait les différencier et, comme en plus ils avaient le même prénom, c'était très compliqué. [...] 

 

Leur mère, qui était indolente et de mauvaise humeur, n'allait pas travailler. [...] Elle avait lu un livre un jour, mais elle l'avait trouvé déplaisant parce qu'il contenait des adjectifs. [...]

 

Un jour, ils (les enfants) trouvèrent un bébé sur le pas de leur porte. [...] - On pourrait l'emporter à la déchetterie, proposa Barnaby B. [...] C'est lourd les bébés ? [...] Leur mère, les sourcils froncés, ouvrit la porte du fond et sortit de la cuisine. - Qu'est ce que c'est que ce bruit ? demanda-t-elle. J'essaye de me rappeler les ingrédients du hachis parmentier et je ne m'entends pas réfléchir. - Oh, quelqu'un a laissé un ignoble bébé sur le perron, lui dit Tim. [...]

 

- Emportez-le ailleurs, les enfants, dit leur mère en retournant à la cuisine. Débarrassez-vous-en. J'ai un hachis parmentier à faire."

 

Et tout à l'avenant...

 

J'arrivais au passage où les jumeaux se plaignent que leur mère ne leur a tricoté qu'un pull pour deux, quand j'aperçus dans mon champ de vision un jeune homme se déplaçant à quatre pattes en poussant des cris assez perçants. La surprise passée, je compris que c'était un garçon handicapé, accompagné par un autre jeune homme sans doute chargé de l'emmener se distraire. Il semblait bien apprécier le trampoline, et je poursuivis ma lecture.

 

Quelques minutes plus tard, le garçon se précipita près de moi, et poursuivis ses jeux son mon trampoline. Son accompagnateur s'approcha, et m'expliqua en souriant que le jeune (un bébé de 9 mois dans un corps d'adulte) aimait bien qu'on lui lise des histoires... Je n'ai évidemment pas résisté à la tentation d'engager plus loin la conversation. Joël a commencé à travailler comme techicien agricole, mais a bifurqué vers le métier d'éducateur. Il s'intéresse surtout aux autistes, et aux handicapés lourds. M'explique que ce jeune de 20 ans est tombé de la table d'accouchement le jour de sa naissance. Qu'il s'en occupe deux jours par semaine, pour lui apprendre des petites choses (patienter à la caisse au supermarché, se laver les dents, bien se tenir au restaurant...) et l'emmener ballader. Il est passionné par ce boulot, qui consiste surtout à comprendre les autres, et à leur donner un coup de main pour vivre mieux.

 

Visage chipé sur http://dominiquedelouche.over-blog.net

 

24 janvier 2012 2 24 /01 /janvier /2012 00:46

Ca n'aura peut-être pas échappé à certains, j'aime la Guyane.

Je voudrais que Cayenne ça ne soit pas fini. Tentative d'évasion (chantait Higelin). Tentative réussie, bien que ça ne soit pas le bagne pour moi.

Seulement quelques jours, mais une moisson d'instants uniques.

 

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Depuis le littoral de Kourou, les Iles du Salut sont proches.

 

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C'est la saison des pluies, on est loin du bleu fastidieux. Une période d'envasement commence, les palétuviers commencent à pousser. D'ici un an peut-être, la mangrove aura remplacé la plage. Au fond à droite à l'embouchure d'un ruisseau, un couple de martins-pêcheurs crillaillait.

 

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Un soleil cuisant est revenu. Le ciel se reflète dans la marée descendante. 

 

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Le quartier Monnerville.

 

J'avais appris dans un bouquin de Daniel Picouly que Gaston Monnerville était  président du sénat en mai 68 quand De Gaulle a un peu pété les plombs et s'est évaporé quelques jours dans la nature pour reprendre ses esprits. Et que dit la consitution en cas de vacance du président de la république ? Que c'est le président du sénat qui prend l'intérim. Monnervile - président ! (un noir, vous vous rendez compte ?). En tous cas, dans le quartier Monnerville, il y a des Chinois où on trouve au moins 40 sortes de vins, un marchand de souvenirs qui vend de beaux hamacs et qui fait crédit, et un bistrot où on sert un très bon café crème. 

 

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La barre à l'Est, toutes : direction Régina, un des derniers bourgs avant le Brésil. Une route déserte, une forêt très valonnée, un abattis et ses troncs noircis, une buse blanche au détour d'une grosse mare, un petit serpent-liane écrasé, un toucan tout plein de couleurs abrité dans une termitière désaffectée. Nous trouvons l'entrée du sentier qui mène au seul inselberg facilement accessible de Guayne. Après moins de deux heures de marche et une bon raidillon, la montagne improbable. Elle permet de surplomber un peu la forêt. Au fond, le Brésil. Pas un chat, seulement des orchidées, des arbustes à fleurs rouges, et un gros dendrobate à la descente.

La forêt offre une petite salle de bains pour se rafraîchir, avec une eau claire, courante et potable, une branche permettant de déposer un vêtement, une roche pour remettre ses chaussures, et des plantes vertes comme mises là pour faire joli.

 

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Après le beau temps, la pluie. Qui empêche de sortir l'aquarelle. Merci au bon vieux crayon à papier. La crique Macouria nous mène jusqu'à son embouchure. On ne s'aventure guère plus loin, c'est l'océan. Temps forts : les ibis rouges, spatules roéses et 3 buses buson.

 

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Jour du départ, je rejoins la petite route de Dégrad Saramaca (j'adore ce nom). Je n'ai jamais atteint le but de la promenade, les entrelacs de racines m'ont ensorcelée...

 

21 janvier 2012 6 21 /01 /janvier /2012 20:47

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Je ne sais.

 

Palmes, masque qui fait de la buée, tuba.

Droit devant, je palme dans l'eau du matin, ni tiède ni vraiment fraîche.

Avec un espoir secret. Trouver les tortues.

J'avance.

 

Les herbiers sont maigres par 4-5 mètres de fond. Je bifurque vers la pointe rocheuse.

Un coup au coeur, elles sont là.

Deux énormes silhouettes bleuâtres, posées sur le fond. 

Portant chacune deux rémoras de leur taille sur le dos. Paturant tranquillement dans les herbes.

 

L'une s'éloigne. L'autre me laisse la regarder depuis la surface.

J'essaye de calmer les battements de mon coeur. Je fais mon plus beau canard et je la rejoins. Elle sent ma présence mais ne fuit pas, simplement attentive. De près, ses couleurs sont plus vives. Les rayons du soleil éclairent l'herbier.

Les rémoras sont tête bêche sur son dos, et ne font rien de particulier.

 

Le souffle me manque mais je ne cesse plus de descendre et de remonter. Je résiste à la tentation de la toucher, elle n'a pas peur. Sa tête me paraît grosse comme un oeuf d'autruche. Je distingue tous les détails de son bec et de ses écailles.

 

Ce matin, j'étais un petit animal heureux perdu dans le bleu gris de la mer.

 

 

 

* Photo trouvée sur http://guermeurouganda.canalblog.com/

 

11 janvier 2012 3 11 /01 /janvier /2012 20:47

2012-01-Ilets-Pigeon

 

Le premier janvier, pour bien démarrer,

Il faut se baigner, c'est obligé.

 

De 11 à 89 balais, c'est ce que nous avons fait.

Immersion en face des îlets, dans une eau glacée.

Guère plus de 23 ou 24 degrés.

 

Toute vapeur d'alcool n'étant pas dissipée,

la plage était quasiment désertée.

 

Les petits poissons de leur côté, se sont fait attraper,

ont grillé chez Loulouse, nous les avons dévorés.

 

L'année, il est vrai, ne commence pas bien pour tout le monde !

31 décembre 2011 6 31 /12 /décembre /2011 22:13

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"La saudade, c'est un petit morceau de coeur qui manque".

On tourne la 365ème page de l'année 2011. Les petits morceaux manquants se fondent, et finalement me renforcent.

 

A tous pour 2012, je vous souhaite de passer au plus près de vos rêves.