3 juillet 2011 7 03 /07 /juillet /2011 23:21

DSCN5038-1-.jpg

 

Depuis quelques semaines, plus moyen de bloguer depuis mon bureau. Mon employeur a dû mettre un truc dans le système qui empêche l'accès à certains sites.  Dont Over-Blog, mon hébergeur d'idées, mon hôtel de passe-passe, mon auberge à fantaisie. Et depuis la maison, c'est difficile, la connexion Internet étant plus que capricieuse.

 

Alors le rythme de publication n'est pas effréné, pour de simples raisons techniques. Ce qui permet finalement une certaine décantation réflexive. Mais limite la spontanéité de mes élucubrations.

 

Je dois dire que ces derniers jours ont été riches pour moi : dans le désordre : le bac du petit (j'y comprends rien, y'a pas longtemps c'était un gros bébé joufflu), la rencontre avec Patrick Chamoiseau et Hector Poulet, la dernière fête de l'école de la Lézarde.

 

Voici donc les trois sujets qui devraient en toute logique être traités dans les prochains jours. A la relecture (mon éducation fait que je ne peux pas ne pas relire un texte attentivement avant de le lâcher dans la nature), je constate que 66,66% des cas sont liés à ma progéniture. On n'échappe pas à son destin de mère.

 

En tous cas, bonne nouvelle : c'est définitivement les vacances et tout le quartier fait la fiesta depuis quelques jours.

20 juin 2011 1 20 /06 /juin /2011 23:51

 

Affiche_Slam.jpg

 

J'ai voulu te le rappeler,

mais celà m'a échappé.

 

Laisse-moi te dire ce que je ressens

car c'est important.

 

Vas-y embrasse moi Papa.

Bonne fête des pères !

 

Il faut qu'on se voit

je doit te dire ça.

Bonne fête des pêre !

 

J'ai un thème Papa je t'aime tous ces moments qui s'entremêlent.

Que des bons souvenirs qui font plaisir et rougir.

 

Que tu sois mon père j'en suis fièr.

Tu peux faire ce que tu veux, tu as bien plus que trois voeux.

 

Vas-y papa lache-toi, serre moi dans tes bras.

16 juin 2011 4 16 /06 /juin /2011 23:23

Nous avons fait notre BA lors du pont rallongé de le Pentecôte. Charité chrétienne oblige, nous nous sommes fait un devoir de faire découvrir à nos amis les plaisirs de la voile. Il était un navire pas si petit que ça, 40 pieds tout mouillé, 2 flotteurs, 11 passagers et 4 jours, ce qui nous fait, si je calcule bien, un âge du capitaine juste comme il faut.

 

Tour de table des compétences des participants : une infirmière, un chef d'entreprise, une enfant de 9 ans formidable, un chercheur pas trop fou, une prof de gym (d'EPS pardon),  un ex-plongeur-démineur, un ti moun de 6 ans qui dit "je t'ai pas sonné" à ses parents, une décoratrice, un tourneur sur bois multi-tâche, un garçon de 11 ans qui aime snorkeller avec la prof d'EPS, et moi et moi et moi. Bref, tout ce qu'il fallait pour faire avancer ce bateau.

 

Ombre au tableau. Le chef d'entrreprise (je cafte : Patrick) s'était vanté de nous rapporter autant de poissons à la traîne qu'il eût fallu pour satisfaire notre énorme appétit. Jusqu'au dernier jour, l'espoir était là. Force fut de constater que seule la garniture était au rendez-vous (beaucoup d'algues).

 

Une croisière, ça ne se raconte pas, ça se vit. Mais quand même. Les mots-clés en vrac pourraient être :

 

DSCN4746--50--.JPG

- passage des ponts de la Rivière Salée au petit jour

 

DSCN4793--50--.JPG 

- mer d'huile dans le grand cul-de-sac marin

 

DSCN4837--50--.JPG 

- administration tatillone à English Harbour (nyac, on n'a même pas fait la clearence de sortie)

 

DSCN4859--50--.JPG 

- voiliers hallucinants dans ce même English Harbour

 

img792.jpg

- green island : ses teintes ocres, turquoises et vert anglais, ses canards siffleurs, ses raies pastenague voire léopard, je dirais même plus etc

 

DSCN4862--50--.JPG

- la même autrement 

 

DSCN4891--50--.JPG

- champagne pour tout le monde, Coca Zéro pour les autres (Maryse aime les bulles, c'est comme ça, et les frigos marchaient d'enfer)

 

- nav de nuit jusqu'aux Saintes, Mamaïe du vent au crépuscule et la lune presque pleine qui prend le relais. J'ai dû batailler avec Fred pour avoir la barre, elle y apris goût la bougresse. 

 

 DSCN4879--50--.JPG

 - arrivée à l'aube sur les Saintes

 

DSCN4902--50--.JPG

- mon péché mignon, ouvrir l'oeil à Terre-de-Haut

 

img794.jpg

- et croquer ce qui peut l'être

 

 DSCN4920--50--.JPG

- les ti mouns hissés pour le fun jusqu'à la première barre de flèche

 

- retour tranquille, toujours du vent quand même, et un encaillage évité de peu, plus une bronchite pas du tout évitée pour Philippe

 

- décision prise lors d'une des 4 soirées à peine un peu arrosées : partir deux semaines aux Grenadines. A suivre sur le blog.

7 juin 2011 2 07 /06 /juin /2011 23:56

En plus du magnifique poème sur les violettes et les baskets réalisé par mon fils n°3, mon fils n°2 m'a offert une rose pour la fête des mères.

 

DSCN4713.JPG

 

Lé bèl non ?

29 mai 2011 7 29 /05 /mai /2011 16:09

img318.jpg

 

J'ai voulu cet après midi te rapporter des viollettes.

Mai j'en avais t'en pris dans mes baskets,

Que les baskets trouées n'ont pu te les ramener.

Je les ai serrées. Les viollettes éparpillées.

 

Dans le vent, au ciel s'en sont envolées.

Elles ont suivi les alizees pour ne plus se retrouver.

Le ciel en parut violet comme illuminé.

Ce soir ma chemise encore en est toute embaumée.

 

Respires-en sur moi l'éternel souvenir.

28 mai 2011 6 28 /05 /mai /2011 23:31

2011-05-Guyane-086--1600x1200-.jpg

 

On termine par le must.

 

Certains avaient peut-être compris que j'étais partie quelques jours en Guyane, évidemment pour travailler. What else ? (Clooney, 2007). Mais il n'est pas interdit de joindre l'agréable à l'utile et j'ai donc carrément bien profité des deux jours et demi du week-end.

 

 

2011-05-Guyane-099--1600x1200-.jpg

 

En particulier, j'ai une fois fois encore fait le trottoir à Cayenne, ça m'a beaucoup enrichie, spirituellement, bien évidemment.

 

2011-05-Guyane-081--1600x1200-.jpg

 

C'est pas croyable cette petite ville chaude et moite. Pas besoin d'être Cartier-Bresson pour capter des tas de choses.

 

2011-05-Guyane-076--1600x1200-.jpg

 

Il y a les vieilles cases.

 

2011-05-Guyane-087--1600x1200-.jpg

 

Les passantes boudeuses.

 

2011-05-Guyane-094--1600x1200-.jpg

 

Les petits rideaux en dentelle.

 

2011-05-Guyane-139--1600x1200-.jpg

 

Les gens qui travaillent eux.

 

2011-05-Guyane-091--1600x1200-.jpg

 

Ceux qui sortent de l'école.

 

 

2011-05-Guyane-082--1600x1200-.jpg

 

Ecoutez pour entendre.

 

2011-05-Guyane-103--1600x1200-.jpg

 

Regardez pour voir.

 

2011-05-Guyane-128--1600x1200--copie-1.jpg

 

Rêvez pour partir. 

 

2011-05-Guyane-146--1600x1200-.jpg

 

Qu'est-ce qui relie le bois et la pierre ? Le ciel et la mer ? L'homme et la femme ?

27 mai 2011 5 27 /05 /mai /2011 22:53

Vamos a Guatémala. La buse cendrée juvénile a tourné 25 fois. Les touis (minuscules perroquets verts) étaient là mais pas longtemps. Donc cap sur Cayenne et sa drache prévue par Monsieur météo. La drache n'est pas venue, et nous avons trouvé le sentier de Montabo.

 

Arbre-boulet-de-canon.JPG

 

Un écureuil, un méchant Ficus étranglant son voisin,un arbre à boulets de canon, quelques oiseaux indéterminés dont l'un sautille de marche en marche.

 

Ribons.JPG

 

Des roches de toutes les couleurs, quelques hérons qui montent la garde, et tout plein de ribons rouillés, expertisés comme restes de drague côtière, ou assimilé.

 

Plage-remora.JPG

 

Le paradis retrouvé. Son sable dur. Son petit poisson exotique façon rémora sur le dos d'un plus gros. Et les vagues qui berçaient tout ça.

 

Plage-zephir.JPG

 

Puis un pique-nique sur une des vastes plages de Montjoly. Des enfants brésiliens qui s'ébrouent et jouent au foot, guère plus de 10 sur le kilomètre de cette grève aux couleurs de l'Amazone. Le fond de l'eau est frais.

 

Départ pour l'aventure : le tour de l'île de Cayenne. Des tas de maisons dont une très moche et bling-bling appartenant à un joueur de foot local évoluant en première division. Une maison blanche aux volets bleus, tout près de l'eau, avec un improbable jardin gazonné. Ca sera ma résidence secondaire si je trouve un mécène motivé.

 

Stop au fort Diamant qui veille sur la limite entre la mer, quelques îles éparses et le fleuve Mahury. Au fait, savez-vous l'origine du mot Maroni ? C'est le fleuve où se réfugiaient les esclaves en fuite (noirs marrons). Et un degrad ? Dégrader en vieux français ça veut dire débarquer. Donc un dégrad c'est un port. Alors le bled 'Degrad des Cannes', ça ne serait pas là où on débarquait les cannes ? Peut-être bien.

 

Il faut partir et manger une glace pour se requinquer, ces journées sont é-pui-santes.

 

2011-05-Guyane-118.jpg

 

Retour par la case Guatémala, je dois me rappeler des palmiers Awara, Bâche, Pino (ci-dessus). Peu d'animation sauf un martin-pêcheur sur le spot des Bovins. Et pis c'est tout.

 

Le tabulaire reste un mystère. L'autre colline : la Montagne des Pères.

26 mai 2011 4 26 /05 /mai /2011 23:02

Délibérémment, peu de points de repères où d'explications poussées ne seront données.

Il faut parfois avoir le sens de l'ellipse, tel le satelitte moyen avant sa mise sur orbite circulaire, et néanmoins géostationnaire.

 

Ariane-202.JPG

 

A ce propos, voici la trace du tir n°202, depuis la plage des Roches.

 

Que faire quand le temps menace ? Partir malgré tout. Route du Gallion. Roura (son église, son fleuve, tous deux sous la pluie battante). Une route de crête qui mène au marais de Kaw. Des morphos qui animent les rives de la petite crique vers la droite.  

 

Marais-de-Kaw-Guyane.jpg

 

Enfin le marais.

 

Imaginez juste quelques centaines (?) d'hectares habités par des oiseaux, des insectes, des caïmans noirs, quelques anacondas gourmands (ils ont le droit), et ces plantes dont j'ai oublié les nom. 

 

Sans bateau, aucune chance de découvrir tout ça, ça sera pour la prochaine fois.

Mais il y a la trace de la montagne Favard toute proche qui nous tend les bras, et parait-il ses dendrobates (Internet n'est pas fait pour les chiens).

 

 

Dendrobates-tinctorius-Guyane.JPG

 

Il faut arriver au bout du chemin pour en voir une.

 

Roches-gravees.JPG

 

Ainsi que des roches gravées par nos ancêtres les Amérindiens.

 

En quittant les lieux, un rugissement m'inquiète. Un cochon-bois prêt à charger ? Une tronçonneuse déréglée ? Que nenni, sans doute un singe hurleur à la cime de l'arbre, inquiet de notre présebgvfnceml: (désolée, là c'est le chat qui a pris appui sur le clavier pour monter en haut de son étagère favorite). Présence disais-je.

 

Cimetiere-Kaw-Favard.JPG

 

A la descente, un petit cimetière crypté. 

 

Il reste à aller sur le site des Coqs de Roche. Un chemin qui descend dans une ravine en forêt plutôt rabougrie. Le sol est partour rocheux, ce qui explique la  petite taille des arbres. Entrelacs de racines, la pluie des derniers jours montre le chemin qui ruisselle. En bas, des cavernes qui abritent les nids de coqs en saison de reproduction. Ambiance secrète, fraîche et mystérieuse. Pas de coqs mais bien d'autres choses.

16 mai 2011 1 16 /05 /mai /2011 23:59

 P2160192.JPG

 

3F forged // Alu 7075. Modèle 2009. Bleu métallisé et blanc. Une carosserie d'enfer, une souplesse sur les bosses. Presque une histoire sensuelle entre lui et moi. Ce n'est pas rien, tous les dimanches matin depuis deux ans tout juste, il m'accompagne au coeur des plus beaux paysages de Petit-bourg, Goyave, et autres Sainte-Rose. Je me sens comme Mary Poppins, le parapluie en moins, et les bleus en plus.

 

P2160198.JPG

 

Au début, c'était l'amour vache. Pas un dimanche sans que je revienne avec un petit hématome par ci, un petit genou coincé par là. Puis nous avons appris à nous connaître, j'ai su donner le coup de cheville qui va bien pour me décrocher de lui en cas de gadin (c'est important de savoir se séparer), et régler finement la distance selle / pédale pour éviter le conflit rotulien. Je n'ai finalement pas eu besoin de m'adresser à SOS femmes battues.

 

Comment vous conter certains moments d'ivresse, en forêt avec les copains du dimanche, partageant la même addiction ? La giclée d'adrénaline au moment de décider si oui ou non on tente de franchir un arbre (arbuste, soyons modestes) couché. Le coup au coeur quand on commence à déraper dans un dévers argileux. Le palpitant qui s'emballe sévèrement dans l'abominable montée de Juston. L'esbaudissement partagé (oh la la, regardez un peu si c'est beau) quand on est suspendu dans le payasage, entre mer, ciel et montagne.

 

P2160200.JPG

 

J'ai fait mes statistiques : 85 sorties en 2 ans, soit une moyenne de 0.79 sortie par semaine. Une seule crevaison. Je n'ai pas compté les chutes, mais je dirais environ une soixantaine. Dont une probablement assez spectaculaire (je ne peux jurer de rien, j'étais seule) : un soleil sur le chemin dit des Cocotiers. Lui et moi volâmes de concert, la roue avant s'étant mystérieusement bloquée en pleine vitesse. Nous avons fait un très bel aterrissage d'urgence, encastrés l'un dans l'autre (je vous le dis, c'est passionnel entre lui et moi). C'est là que j'ai saisi les subtilités de l'expression "numéroter ses abattis". Qui avaient finalement à peu près gardé leur intégrité.

 

En-vrac-pour-vous-2207.jpg

 

Je tiens à remercier toute l'équipe, sans qui tout ceci n'aurait pu voir le jour, comme aux Oscars. Alain pour faire le VTT-balai, l'assistance technique, et les encouragement sincères (mais oui). Laurette, la fêlée des descentes sur route, qui a toujours un truc à me raconter en pédalant. Philippe, qui pense que j'ai un intestin à la place de la colonne vertébrale, et qui refait le monde même dans les situations les plus scabreuses. François, qui mouline à mort et qui nous sèche dans les montées. Ben, perché tout-la-haut sur sa selle, ça passe ou ça casse. Patrick l'infidèle, qui fait mainteant du golf. Bébé et Lolo qui nous snobent depuis qu'elle ont fait Lima-Ushuaïa en vélo. Et Rony, notre petit dernier, à peine sorti du berceau.

 

Voilà, ma confession est terminée. Cycle amen.

10 mai 2011 2 10 /05 /mai /2011 17:36

Les escapades dans des lieux tels que Petite-Terre devraient être remboursées par la sécurité sociale. Deux jours sous l'orage et le cagnard, une nuit dans un hamac dans le phare du bout du monde (yins-yins du matin, chagrin), des kilomètres de sentiers caillouteux parcourus en cherchant la petite bête (la grosse en fait, voir plus bas), quelques ti-punchs partagés avec les gardes de la Réserve, des baleines à bosse sur le chemin du retour... Grâce à ce cocktail, tous les emmerdements (très relatifs) du boulot passent comme une lettre à la poste. Même la Présidente que je dois voir cet après-midi ne saura altérer ma bonne humeur. Enfin, on verra ça... C'est tout vu j'en sors, elle est charmante.

 

Petits morceaux choisis.

 

P5070385.JPG

 

Toute ressemblance entre les racines du figuier et les locks de Julien serait fortuite.

 

P5070360.JPG

 

Doctor Livingstone I presume ?

 

img298.jpg

 

Le docteur Livingstone scrute l'Atlantique houleux. Tout là-bas c'est l'Europe.

 

img302.jpg

 

Gros pied de gaïac. La légende dit qu'on aurait enterré l'ombilic d'un enfant au pied de cet arbre, symbole de sa santé.

 

img300.jpg

 

Non, il ne fait pas beau. Oui, la vague gronde sur le récif.

Dans le lagon, des bébés requins citron, une raie pastenague, un baracuda de belle taille.

 

Allez tchao bonsoir.