6 novembre 2010 6 06 /11 /novembre /2010 00:04

25271152jimmy-dreux-jpg

 

Qui est mon chouchou ?

 

Jimmy Dreux, Pointois de son état. Secondairement skipper de la Route du Rhum sur un 40 pieds "Voile 44 Région Guadeloupe". Wouloooo ! Voile 44, c'est le club de Goyave, et on a souvent navigué avec Jimmy, un super bon moniteur. En plus, il ressemble à un gros nounours et il rigole tout le temps.

 

Bon, il a pris l'option sud après avoir pas mal tergiversé, et on peut dire qu'il est dans la pétole. A l'heure où je vous parle, il fait du 3,6 noeuds et n'a pas dépassé le milieu de l'Espagne. Mais bon, il est encore en course, et on peut espérer que les vents vont forcir dans ce secteur.

 

J'espère quand même qu'il a pris suffisamment à manger...

5 novembre 2010 5 05 /11 /novembre /2010 23:50

im619,image-prise-au-dessus-melas-chasma-couvrant-18-km-lar

 

Nous sommes dans une situation intermédiaire entre des docks et le bord de mer, avec une écoutille à travers laquelle des flôts sales s'écoulent. Décidément pas moyen d'accéder à la plage par là, c'est trop crado.

 

Nous nous retrouvons côté mer, et devons songer à regagner la rive.

 

Swan, sans que j'aie le temps de faire quoi que ce soit pour l'en empêcher, plonge à contre-courant dans le bouillonnement de l'écoutille. Ca dure. Je dis à l'auteur de ses jours que ça fait un moment qu'il est sous l'eau.

 

Puis je vois l'enfant à travers l'eau trouble et jaunâtre, couler doucement par 15mètres de fond. J'hésite à plonger pour aller le chercher, mais préfère hurler au papa d'y aller, il a plus la capacité que moi à le récupérer.

 

Mais il ne semble pas m'entendre quand je crie "Il couuuuule, va le chercher". Une censure a dû s'emparer de mon esprit, car ce rêve n'a pas eu de fin. J'en garde encore un goût de cendres dans la bouche.

 

Je rassure le lecteur inquiet sur mon état physqiue et mental : excellent !

26 octobre 2010 2 26 /10 /octobre /2010 01:09

Mince, mes copines vont savoir que je suis passée à Paris sans leur faire signe.

Mais bon c'est mes copines, elles vont comprendre.

 

Une journée pour moi. Toute seule avec mes crayons, mon Coolpix, et un plan de Paris. Je jette mon dévolu (qui peut me dire ce qu'est un dévolu ?) sur le Canal Saint-Martin, les Buttes Chaumont et la rue du Fauboug du Temple.

 

Le matin est froid dans le train de banlieue, tout le monde se pelotonne comme il peut.

 

img179.jpg

 

D'autres ont le regard perdu.

img183.jpg

Et certaines attirent l'oeil des petits beurs.

img184.jpg 

 

République, et hop, je déambule sur les bords du canal Saint-Martin. Malgré le froid, les lieux sont investis par des tas de gens.

 

Filles.JPG

 

Couple.JPG

 

Homme-aux-mouettes.JPG

 

En passant, j'apeçois l'Hôpital Saint-Louis au bout d'une ruelle, belle batisse ancienne. Et par chance, une petite brasserie juste à côté, j'ai les crocs. Moules frites bière, comme je vous le dis. La voisine de table aime aussi.

img185.jpg

 

Je reprends mon bâton de pèlerin, et je crapahute jusqu'au parc des Buttes-Chaumont. Je n'en reviens pas, j'ai l'impression d'être Adèle Blanc-Sec en personne dans une BD de Tardi.

img186.jpg 

Mélange de genres.

 

 

Et voilà, je reviens par la rue du Faubourg du Temple (encore un autre monde) et l'escapade est terminée.

28 septembre 2010 2 28 /09 /septembre /2010 22:07

61280_162036673812899_100000197032037_561213_5423768_n.jpg

Belle âme qui s'envole, Tillet, 25 septembre 2010.

 

Allez allez, il est dit je ne sais où que l'écriture peut être une thérapie.

Mais je ne suis pas malade.

Ou pas trop. Ou je l'ai pas fait exprès.

Comme Jacques Brel avec le chat.

 

C'est là que je réalise que ma vie a été une succession de chances et de bonheurs presque sans faille. Avec juste ce qu'il faut de difficultés pour apprécier le quotidien avec passion déraisonnable. La mécanique s'est un peu déréglée ces temps-ci, pas directement pour moi mais pour mes proches. Je n'ai pas encore réussi à pleurer vraiment sur la perte d'Abidji, je ne sais pas pourquoi.

 

Bon, j'étais à Versailles ya pa lontan, et je n'ai pas pu mempêcher de photographier les trottoirs sous toutes les coutures. C'est pas croyable ce que ça peut être  beau quand on regarde de près. Vous n'échappez donc pas, mes chers compatriotes, à ces fragments d'asphalte.

 

Face-a-face.jpg

Moi Tarzan, toi Jane.

 

Vent-du-matin.jpg

Vent du matin ?

 

Egyptienne.JPG

Egyptienne égarée sur le trottoir.

 

Reverie.JPG

Sois pas triste, c'est pas gravats.

 

Reseau.jpg

Ca passe et ça casse.

 

Petale.JPG

Possibilité d'une île et d'un volcan.

 

La-feuille-d-automne.jpg

Automne absolu.

12 septembre 2010 7 12 /09 /septembre /2010 15:26

Copie-de-DSCN2678.jpg 

 

Quand ça ne passe pas, mieux vaut ne pas trop forcer.

Suite des oeuvres qui font le trottoir.

 

8 septembre 2010 3 08 /09 /septembre /2010 15:00

P1000037.JPG

 

Je compte sur la force des ondes pour guider la main du chirurgien demain.

Je regrette bien de ne pas être croyante, j'aurais bien voulu faire une petite prière.

Je regrette bien de ne pas avoir 4 mains, j'aurais pu croiser les doigts deux fois plus.

Je regrette bien de ne pas être le bon dieu, j'aurais pu éviter ça.

Je ne regrette pas nos petites séances de shopping ici ou là.

Je ne regrette pas de t'avoir embêtée parce que tu es tout le temps sur Facebook.

Je ne regrette pas quand tu avais tes locks et que tu campais dans le jardin avec les garçons.

 

J'ai les jetons, et toi pas à ce qu'il paraît.

Petite star, à bientôt.

7 septembre 2010 2 07 /09 /septembre /2010 21:09

2010-08-La-Basse-Terre-cor.jpg

Le calme avant la tempête avant le calme avant le cyclone etc...

 

Saison chargée en cyclones s'il en fut. Météorologiques mais pas seulement.

Correspondance à mon père.

 

La lézarde, le 7 septembre 2010

 

Cher Papa,

 

Mais que se passe-t-il ?? Deux lettres en moins d’une semaine, ça commence à bien faire ! Comme si tu avais le loisir de lire toute cette correspondance, qui plus est d’un intérêt douteux.

 

Mais que veux-tu, il n’est pas facile d’avoir des choses passionnantes à relater à chaque fois.

 

Je vais quand même t’en raconter une bien bonne, si on peut dire.

 

Alors figure-toi qu’il y a un peu plus d’une semaine, un dimanche, la météo annonçait que le cyclone Earl arrivait, et qu’il y aurait une belle houle du côté de Sainte-Rose. Comme un seul homme, nous voilà partis pour regarder la mer à Cluny. Ca commençait à bien se lever.

 

DSCN2644.JPG

 

Au retour, la pluie tombait tout à fait sérieusement, causant de malencontreuses grosses flaques dans les parties creuses de la route.

 

DSCN2655.JPG

 

Et ce qui devait arriver arriva : la panne ! Moteur noyé ! Ne nous démontant pas pour autant, et aidé par de nombreux badauds, nous poussâmes la voiture sur le bas-côté pour aviser. Rien à faire, elle ne voulait pas redémarrer, la nuit commençait à tomber et la pluie redoublait.

 

Notre infortune n’était pourtant pas totale, puisque nous avions des vivres pour passer la nuit : une bouteille d’eau et un paquet de biscuits pour 5, que demande de plus ?

 

Là où les choses ont commencé à se gâter, c’est quand mon cher et tendre époux a claqué la portière sur un appendice qui traînait par là par le plus grand des hasards : le pouce gauche de Swan. « Aïe aïe aïe » fit l’intéressé. « Ouh la la » fit la Maman. Il fallait faire quelque chose, le petit bout de doigt était quand même un peu amoché, et des soins s’avéraient manifestement nécessaires.

 

Or donc, je sortis de la voiture sous la pluie battante, armée en tout et pour tout d’un short, d’un débardeur moulant sans soutien-gorge, d’un téléphone portable et d’une serviette éponge joliment enroulée autour de moi pour limiter un peu les dégâts. Las, en moins de temps qu’il ne faut pour le dire, j’avais l’air d’une grosse éponge détrempée, levant pathétiquement le bras pour arrêter un véhicule.

 

Les dits véhicules ne s'arrêtaient pas, ayant le même souci que nous : vite rentre à la maison  avant que les routes ne soient totalement inondées. Mais c’était sans compter sur la providence, qui passait par là, et prit la forme d’un 4 x 4 bleu. électrique. Un monsieur et sa maman, d’une gentillesse extrême, se sont déroutés pour nous emmener aux urgences, dans un délai très raisonnable compte tenu des conditions météo.

 

Notre arrivée fut très remarquée à la clinique : la maman trempée et grelottante, l’enfant pieds nus et en caleçon.

 

Mais les gens sont gentils, nous ont réconfortés et réchauffés, ont soigné le doigt qui n’est pas cassé et ne nécessitera qu’une semaine d’attelle.

 

Entretemps, le reste de la famille s’est fait remorquer. Puis véhiculer par des amis, qui nous ont également récupérés à la clinique.

 

Voilà. Tu ne dois pas être bien fier de ta fille, cette écervelée qui part à l’aventure sans soutien-gorge et sans papiers !! A ma décharge, je peux dire que j’avais quand même mis une culotte ce qui n’est déjà pas mal.

 

Bien mon petit Papa, la prochaine lettre te contera des événements plus raisonnables, je te le promets. Mais sans doute moins palpitants, on n’a rien sans rien !!

 

Ta dévouée,

 

D.  (je garde l'anonymat, on ne sait jamais).

 

22 août 2010 7 22 /08 /août /2010 21:49

 Lezarde-22-08-10-nett.JPG

 

C'était une de ces journées entre deux. Rien qui aille vraiment de travers. Des trombes d'eau au petit matin qui vous font douter de tout. Un peu coincés à la maison par la dengue du petit. Les grands qui ne veulent pas décoller de chez eux.

 

Qu'à celà ne tienne, je prends ma besace à dessin,  j'enfourche mon vélo et je ne vais pas bien loin. Le petit chemin du côté de chez Georges, et je m'arrête à la rivière. Sans y croire vraiment, je sors mon carnet à croquis, inspirée par les grosses feuilles de ciguine. De proche en proche, tout le paysage y passe, assez rageusement gribouillé au feutre noir, sans souci du résultat. Il y a un arbre et une rivière, des berges rouges et une végétation très en désordre, indessinable. Pas mal d'eau dans la rivière, encore un peu laiteuse à cause des fortes pluies de cette nuit.

 

Finalement mes gribouillis s'en sortent plutôt bien, et je décide de leur mettre en peu de couleur, malgré la mauvaise qualité du papier. Je ne mets pas trop d'eau dans mon pinceau, comme ça on devrait arriver à quelque chose.

 

Mon oeil gauche relaie un signal à mon cerveau : "Oiseau en vue, jette un oeil stp". En deuxième analyse, tous les voyants sont au rouge : "C'est un martin-pêcheur, pas un geste !!!". Le Martin-pêcheur (à ventre roux) est très rare, probablement moins d'une quarantaine de couples en Guadeloupe. Son petit nom c'est le Cra cra, à cause de son cri. Il n'a pas été revu sur la Lézarde malgré une prospection menée l'an passé.

 

Vous comprenez mieux mon émoi (et moi et moi et moi). Par chance, j'étais assise par terre, assez bien camouflée par de grandes herbes. Le Martin, ou plutôt la Martine (elle avait son petit collier blanc, typiquement féminin) est venue se poser, je vous le donne en 1 000, sur un arbre à guère plus de 5 mètres de moi. Pendant 5 bonnes minutes, je l'ai reluquée, elle partageait l'arbre avec un pipirit sans problème de cohabitation. Elle a stationné quelques minutes sur une branche en surplomb de la rivière, à quelques 3mètres de haut.

 

Je reprends ma respiration, quand soudain le gros oiseau se laisse tomber bec le premier dans l'onde. Il en sort un drôle de poisson très allongé, qu'il perd aussitôt. Puis s'envole vers l'amont, je ne le reverrais plus.

 

Au retour, une lune presque pleine sur fond de ciel bleu pâle.

23 juillet 2010 5 23 /07 /juillet /2010 16:46

Spatules-roses-guyane.JPG

 

Une signature rose dans le ciel de Guyane. Dans la famille des oiseaux je demande la Spatule rose au-dessus de la mangrove. Ce n'est pas une photo de Yann Arthus-Bertrand, mais de Lucie, depuis le frêle aéronef de son papa.

 

 

13 juillet 2010 2 13 /07 /juillet /2010 21:09

img169.jpg

 

Qui est cette femme ? De source autorisée, il s'agirait de mon arrière grand-tante. Dessinée par mon grand-père lorsqu'il était étudiant aux Beaux-Arts.

 

Autres femmes croquées par mon ancêtre...

 

img170.jpg

 Ca ne fait pas un pli.

 

img177.jpg

Cigarette, champagne, et ptite nana.

 

img167

D'amour mourir marquise me font vos yeux.

 

img164.jpg

Frileuse des pieds.

 

img171.jpg

Esquisse exquise.

 

img168.jpg

Ma préférée, j'en ferais bien mon avatar.