11 mars 2010 4 11 /03 /mars /2010 15:32
DSCN1400.JPG

C'est mathématique : 20 jours après mardi-gras, et 20 jours avant Pâques, c'est... ?
La mi-Carême.

Que peut-on faire à la mi-Carême ?

Se gaver de bonbons car la période de "sacrifices" est interrompue.
Laisser ses enfants tout seuls à la maison car ils n'ont pas école.
Aller courir en ville, c'est comme un petit carnaval.
Et surtout, s'habiller en rouge et noir, ici c'est comme ça.
19 février 2010 5 19 /02 /février /2010 23:58
img102.jpg

Il n'y a eu qu'une petite pluie depuis l'épisode volcanique de la semaine dernière, et seulement 2 matins de rosée. Les cendres sont peu à peu chassées par le vent, mais malgré tout encore omniprésentes. Le temps est insolemment beau, un vrai carême. Ce mercredi des Cendres, avant d'aller au grand déboulé de Pointe-à-Pitre suivre les groupes de carnaval en noir et blanc, j'ai pris un bain d'ocre et de turquoise en face de Montserrat. Le cratère se situe au point culminant, il a été bien ébréché. Les zones plus claires correspondent à des dépôts successifs de matériaux volcaniques.
Depuis 1995, de telles éruptions arrivent plusieurs fois par an. Cette fois, on en a parlé car ça a causé du dérangement à des français. Porthmouth, l'ancienne capitale, gît sous plusieurs mètres d'épaisseur de cendres.
Tois ou quatre mille habitants sont restés, ils se sont installés dans la partie moins montagneuse, et ont reconstruit.
Ils sont tenaces. Détail étonnant : les Beatles ont enregistré dans des studios qui existaient là-bas "an tan lontan".
12 février 2010 5 12 /02 /février /2010 21:45
DSCN1343

Lever de soleil boréal par temps de givre ? Explosion nucléaire à Bora-Bora ?

Non, c'est le vendredi des cendres (avant le mercredi des Cendres la semaine prochaine).
La Soufrière (de Montserrat) a éternué assez violemment hier (nuées ardentes, excusez du peu), et les vents n'ont rien trouvé de mieux que de nous envoyer tout ça à la figure.

Résultat, ce n'était pas l'alerte orange à la neige comme dans 19 départements de l'hexagone, mais l'alerte grise.

DSCN1333

Il a neigé de la cendre une partie de la nuit, comme en atteste ce pauvre pied de bougainviller qui n'avait rien demandé à personne.

DSCN1339

Les dégâts colatéraux sont de nature diverse.

1- L'aéroport est toujours fermé. Mes beaux-parents n'ont donc pas pu repartir hier soir comme prévu, et restent jusqu'à mardi - absolument no comment je vous prie.
2- Une fine couche de cendre pulvérulente recouvre tout, se répand au gré du vent, émoustille nos narines et autres muqueuses occulaires, s'infiltre sans vergogne entre nos orteils imprudemment exposés, et nous fait crisser les dents.
3- Pas d'école aujourd'hui (les pôv petits sont encore privés de Carnaval, mais les grands sont contents).
4- Compèts de sports annulées ce week-end, beacuse les bronches qui n'aiment pas les fines poussière.
5- Et donc catastrophe annnoncée, je vais être privée de VTT dimanche.

Montserrat 22 heures GMT

On voit ici le nuage de cendres. Et on consate qu'il n'est pas près de pleuvoir, ce qui aurait arrangé nos affaires en nettoyant tout ça, atmosphère y comprise. C'est bien simple, malgré le beau temps, les couleurs sont pâles et délavées comme parfois dans le sud de la France.

DSCN1342

Allez, je vous laisse, je vais préparer une choucroute de papayes pour ma belle-mère.
25 janvier 2010 1 25 /01 /janvier /2010 21:27
2006 Guisane-

Toujours les bonnes surprises du rangement de bureau...
Exhumé cette aquarelle, qui évoque des souvenirs de différents ordres.

Avril 86, voyage avec des potes de la fac, du côté de Briançon. Un ami garde-chasse nous héberge, nous prépare des pains au chocolat le matin (patissier dans une autre vie), et nous fait découvrir les sites de la chouette chevechette, grâce à son ocarina en fa. L'ocarina en fa est un genre du flûte de terre, accordée sur je ne sais quel fa, et qui permet d'imiter le hululement de la chevêchette, plus petite chouette qu'on a eu du mooonde (je crois).

Je profite de la présence de mon ami Jean, qui manie plus que super bien l'aquarelle, pour me lancer et tirer le portrait de la vallée de la Guisane. Initialement, j'avais représenté la traînée d'un avion à réaction, et le soir au débriefng devant un bol de chocolat, il l'avait effacée d'un coup de pinceau bien mouillé.

Dans le même temps, Tchernobyl éternue fort, et la région est probablement quelque peu contaminée.

Dans la voiture sur le chemin du retour, tout est calme, il fait nuit.

Desproges disait quelque chose du genre : "Le jour où votre fiston a perdu un petit bout de phalange en jouant avec un couteau, c'était le même jour que le début de la révolution Guatémaltèque. Lequel des deux événements vous a le plus marqué ?"

19 janvier 2010 2 19 /01 /janvier /2010 01:13

img046

En peinture à l'eau, on ne peut pas ajouter de blanc. A moins de tricher (ce qui est tout-à-fait autorisé), et de coller un petit coup de crayon ou pastel blanc par-ci par-là.
Mais donc en théorie, comment représenter en aquarelle un payasage à dominante blanche ?
Déjà, se persuader que ce qu'on voit n'est pas tout blanc.
Ensuite, cligner des yeux pour voir des couleurs ou des valeurs ressortir.

Mais de quoi elle cause encore ? Certains esprits curieux auront peut-être remarqué que la première moitié du mois de janvier a été marquée dans notre beau pays par ce qu'on appelle un épisode neigeux. Par la plus grande des chances, ma tribu se trouvait à ce moment-là dans un village exotique appelé Chamonix par les indigènes. Les dieux s'étaient donnés le mot, et pleuraient de grosses larmes froides : des flocons géants !

Que c'était beau.

img044

Sous l'iso-bidule des zéros degrés par contre, les larmes étaient liquide (la pluie qu'ils appellent ça). Alors moi, pas question d'aller chausser les machins longs et plats dans ces conditions. Pendant donc que mes proches allaient s'imbiber gaiement de flotte dans la montagne, je restai courageusement au chalet, avec ma bonne amie et ma boîte d'aquarelle. D'où l'histoire du blanc.

img045

La prochaine fois, je vous parlerai peut-être du vert.

15 janvier 2010 5 15 /01 /janvier /2010 21:25
DSC02960
Porc créole Marie-Galantais

Nous sommes dans un contexte moitié familial, moitié professionnel.

Un chercheur a décidé de nous aider bénévolement sur certaines expériences de biologie moléculaire. Nous lui demandons s'il a déjà commencé quelques travaux ? Oui, et il commence à nous les présenter, en sortant un appareil qui se déplie, et devient tour à tour un minuteur (pour compter le temps qu'il nous consacre), un couteau etc... Il n'arrête pas de le faire changer de forme.

Dans le même temps, je touille dans une grande marmite, c'est pour revoir les conditions d'extraction de notre expérience. Mais en fait, ça tient lieu de repas de Noël, et la marmite plate contient de nombreux morceaux de viande en ragoût. Dont un porcelet entier. Il semble qu'on ait mis trop d'eau et que la phase de concentration risque d'être très longue.

On me demande de vérifier que le porecelet est bien mort. Je le sors de la gamelle, et le dépose tout dégoulinant de jus. J'essaye d'écouter son coeur, mais pas facile sur un petit cochon brûlant. Ah, il a bougé, il est vivant ! Je le prends dans mes bras, et on me fait comprendre que je dois l'assumer, c'est probablement mon enfant et ce serait de bon ton que j'aille l'habiller. Je l'emmène dans la salle de bains de Versailles pour l'emmailloter d'une serviette. J'ai la sensation d'un bébé bien costaud, dodu, et tout poisseux de jus !

Rêve au petit matin du 15 janvier
15 janvier 2010 5 15 /01 /janvier /2010 21:01

Depuis le 1er janvier, j'ai changé de boulot. Alors je dois vider mon bureau, dans lequel j'ai accumulé 8 ans de paperasses, plus ou moins utiles, mais assurément volumineuses. Grande opération de déblaiement donc depuis quelques jours. Je peux vous dire que la benne se remplit.

Vous savez comment ça se passe, on tombe sur des trucs marrants quand on range.

Un mail de mon petit Rémi quand j'étais partie à la Réunion. Il avait 6 ans, ce qui explique l'ostrografte personnelle.
Mail Rémi

No comment...

10 janvier 2010 7 10 /01 /janvier /2010 19:13
On aurait dit que cette année (enfin l'année dernière), c'était l'année de la Guyane. Contrairement aux idées reçues, je n'ai croisé ni serpent, ni mygale, ni fusée. Pas vu la queue d'un moustique. Que fait la police des clichés ?
Par contre, cette fois-ci en décembre, j'ai vu des cacaos pas comme les autres, la crique Yiyi, et toujours le marché de Cayenne. Ce coup-ci, mon appareil photo ne s'est pas enrayé comme la dernière fois.

Vous l'aurez voulu.

Bois-brule
C'est quoi ?

Cacao1   Cacao2
Non, il ne s'agit pas de testicules de papous empaillés, mais bien de cabosses de cacaoyers. D'autres espèces que celles qui servent à faire le Van Hounten.

Cacaoyers
Les mêmes, en situation. Bien plus beaux qu'un arbre de Noël.

Reflet
Oh ! Nous arrivons sur la crique, succession de marais ouverts, et de cours de rivière resserrés, dans lesquels les chauve-souris nous ouvrent le chemin sous la voûte végétale. Just imagine.

Marais
Comme qui dirait un paquet de nénuphars plutôt petits...

Papillon
... butinés aimablement par un représentant de l'ordre (des Lépidoptères).

Eden-vert
La crique commence à se rétrécir. Les palmiers bâches se reflètent comme ils peuvent.

Colifichets
Allons donc au marché, pour nous remettre de cette belle nature (absolument pas croisé âme humaine qui vive sur cette rivière). Un peu de lèche-vitrine sur le chemin, on sent que Noël approche.

Marchande
Alors dans la famille des marchandes, je voudrais... la mongh à la coriandre...

Marchande2
... la musulmane aux haricots géants...

Bel-ti-fi
... la bel-ti-fi aux concombres et aubergines ?

Reveur
Ca en laisse rêveur plus d'un...

Cliente
... mais rieuse plus d'une.

Poseur
Pour terminer, un scoop : le père Noël en train de livrer au 7 Boulevard du Générald de Gaulle.

Silhouette
C'est pas le tout, je me sauve. Comme cette représentation du bagnard fugitif.
8 janvier 2010 5 08 /01 /janvier /2010 20:34
Georges.Pavis

Dans la série sa vie son oeuvre, je poursuis sur mon grand-père paternel. Tiens ça me revient à l'instant, ma mère l'appelait Pipa. Ci-dessus donc, un auto-portrait dudit Pipa, avec toujours ce regard un peu fixe qu'ont les peintres quand ils se regardent dans une glace. En tous cas, c'est tout-à-fait lui.

Le thème de cet article, dont les dessins ont été piochés dans l'album numéro 2, concerne un épisode particulier de sa vie, son service militaire. A l'époque (voie chevrottante svp), il durait 2 ans. En 1907 et 1908, il se trouva donc envoyé à Verdun, du temps où c'était encore un coin de campagne riant, voir ci-dessous.

Georges-Pavis-Verdun-1907

Curiusement, j'ai trouvé très peu de dessins de militaires dans cet album. Quand même une vue du troufion de l'époque, attablé j'imagine à une table de bistro, ou encore posant pour la postérité.

G.Pavis-soldat-Verdun-1907 G.Pavis-Verdun-soldat2-1907

Par contre, de nombreuses esquisses, beaucoup plus féminines, oui. Qu'est ce donc là ? Un examen plus attentif des légendes au crayon font apapraître les termes suivants : "Pensionnaire de la rue de Californie", "Pensionnaire de la maison p.", "Maison publique", "Fille publique" et enfin "Fille à soldats". Façon assez poétique et respectueuse de désigner ce petit monde de la prostitution d'antan.

G.Pavis-Verdun-1907 G.Pavis-1908-Verdun-fille-a-soldat
Pour cette esquisse sur papier sépia, il s'agit peut-être simplement d'un passant qui fait la charité.

G.Pavis-Verdun-fille-publique-1907 G.Pavis-Verdun-soldat-fille-1907
Ici, pas d'ambiguïté.

Je me demande bien comment il se faisait accepter par ses modèles.
4 janvier 2010 1 04 /01 /janvier /2010 17:55
Notre rédaction ayant reçu de nombreux courriers de protestation relatifs au calendrier de "l'avant" qui a été interrompu sans excuse valable le 11 décembre, nous avons décidé de vous faire profiter d'une offre exceprionnelle avant les soldes : le calendrier de "l'après".
Nous sommes donc à J +10.

DSCN1101
Image insolite : un toucan des neiges, au pied de l'aiguille du midi.