1 décembre 2009 2 01 /12 /décembre /2009 00:44
Un joli voyage au pays des c. offert gratuitement pat Guy Sorman au zapping de France Inter ce dernier samedi. Tout allait bien, l'alizé balayait doucement les champs de canne à sucre en fleurs, j'allais à la boutique chercher le poulet rôti du samedi midi. Quand tout d'un coup, mon attention fut attirée par Guy Sorman, qui causait dans le poste de ma voiture. Ce monsieur dont je n'ai jamais entendu parler, ce qui n'est pas une référence, parlait bien et avait l'air de dire des choses sensées. Jusqu'au moment où il prononça ces quelques phrases, que j'essaye de retranscrire ici sans trop de transformations : "L'homme arrive maintenant à maîtriser la nature, et la société devient capable de produire des innovations qui sont de moins en moins néfastes à l'environnement. A choisir entre un arbre et un homme, je préfère sauver un homme. Ces écologistes sont en fait hostiles à toute forme de progrès". Mon moral en a quand même pris un coup quand l'animateur a à peine répliqué (l'est moins bien que Mathias Deguelt qui revient la semaine prochaine, c'est pas trop tôt). Mais heureusement, la marchande de poulet m'a remonté le moral, elle m'a mis double dose de sauce au piment. En prime, une aquarelle des fameux champs de canne, ça vaut vraiment le coup d'oeil.

30 octobre 2009 5 30 /10 /octobre /2009 15:30



Je dis tout de suite que c'est un rêve, pour ne pas pas horrifier le lecteur.

Des intrus sont dans mon apart, et je fais un peu comme si de rien n'était, de peur de les énerver. L'un d'eux me fait quand même passer une lame le long de la peau, j'en sens encore le tranchant.

Pendant que j'enfourne une pizza (??), ils sortent, mais je sens bien qu'ils vont revenir, et je fais signe à un ami qui est là de ne pas bouger. Ca ne manque pas, ils reviennent. Un petit maigre et un gros. Je sais que le gros veut me faire la peau, mais nous sommes toujours dans le registre 'tout est normal', et je finis de mettre cette pizza au four.

Au bout d'un moment, je finis par lâcher le morceau au gros, je l'insulte, je lui dis que je sais qu'il veut me taillader, après m'avoir fait subir quelques outrages. On n'est pas loin du syndrôme de Stockholm.

Passe ce qui doit se passer, et je lui demande une faveur, prendre un bain avant qu'il ne m'égorge. Je passe dans la pièce d'à côté, et prend effectivement un bain dans une vieille baignoire émaillée et étriquée. Il reste dans la pièce voisine, et j'entends avec horreur qu'il me tue (je suis également dans la pièce d'à côté). Je sors furieuse, et ne peux que constater les faits : elle (je) gît dans une mare de sang. Lequel sang ne fait qu'un tour, je tente de m'échapper en évitant le gros lard. J'arrive à attraper un cutter et à en faire sortir la lame. Alors là c'est pas joli joli, je l'occis d'un certain nombre de coups de lame dans la gorge.

Et pis c'est tout comme dirait Philippe Lucas.

16 octobre 2009 5 16 /10 /octobre /2009 20:20

Il y a seulement 7 jours, je m'aprêtais à passer une journée délicieuse.


Le contraste avec les dernières semaines était saisissant : des jours à ressasser un problème insoluble au travail, à broyer du noir sur cette impasse, pour finalement m'envoler vers d'autres cieux, plus proches de l'équateur.


La Guyane. Je commence à m'y habituer sérieusement, c'est que ce pays est attachant (si si).
Deux jours à réfléchir avec plein de gens plutôt sympatiques. Comment faire plus et mieux de l'agriculture ? On n'a pas vraiment la réponse encore, mais on progresse.

Et puis quand même, une récréation en fin de semaine. Je retrouve un "vieux" copain d'école, du temps de mes 16 ans, et nous partons pour la journée en canoe sur le fleuve Kourou et la crique Balata. Une crique, c'est une rivière.

Fleurs et cabosses de cacaoiers sur les berges, ondée plutôt fraîche en pleine saison sèche, détente sous le carbet, tentatives de pêche à la mouche et au bocal de Quality Street, bain dans la rivière (ahhh ! pas d'anaconda ?), bronzette sur le ponton, et le flash des ailes de morphos (jusqu'à midi...) et de bleus barrés (à partir de 14 heures d'après le syndicat d'initiative).



Retour en fin de journée, le fleuve est si lisse qu'on a le vertige en regardant les reflets.

Tois toucans traversent.
L'enfer vert en quelque sorte.

18 septembre 2009 5 18 /09 /septembre /2009 01:08

Propsection dans les albums n° 1 et 2 du grand-père. Mes ancêtres sous son crayon.

Autoportrait, dans son jeune âge (à vue de nez, à 20 ans).


Sa tante Thérèse (la soeur de sa mère), Il a 13 ans quand il fait ce portrait.


Son oncle Frédéric, le frère de la dame du dessus.


Son père Louis.

Sa mère Marie.


Sa grand-mère (mon arrière arrière grand-mère...), dessin fait à 15 ans.


Son frère René, dont je me rappelle (déjeûners du dimanche pas loin de Paris, rideaux grenat dans l'appartement, et tante Marie-Louise qui avait la peau douce malgré quelques poils).

Et son fils (Papa !), à l'âge de 11 ans.


Une certaine Emma Steb (petite amie dixit mon père).

Et une autre petite amie, Hanna Rontehire.

Si ces idylles avaient été plus loin, il  n'aurait pas rencontré ma grand-mère, et je serai pas là pour bloguer.

15 septembre 2009 2 15 /09 /septembre /2009 16:21



Ce monsieur c'était mon grand-père.
Plus ça va, plus j'en suis fière.

Nous vivions avec lui (3 générations à la maison, et une seule salle de bains). Sur la photo, il dessine, ou il peint. Il y passait beaucoup de temps, c'était son métier. Quand nous revenions de l'école avec ma soeur, nous nous installions sur cette même table avec lui, et il nous faisait dessiner, clope au bec (Gitanes maïs).
Par chance, nous avons conservé beaucoup de ses oeuvres. Des dessins, des aquarelles, des eaux-fortes, des peintures à l'huile. C'est sûr que je vous allez en entendre parler dans de prochains articles.


Mais pour l'heure, je vais vous montrer une lettre que Mistinguett lui avait envoyée en 1916.
Mistinguett la chanteuse de cabaret ? Oui.
Mon grand-père, que nous appelions Père Georges, avait été blessé méchamment pendant la guerre de 14. Un éclat d'obus dans le fémur, 12 cm de nonos en moins, et convalescence de plusieurs années. Il nous racontait que peu après avoir reçu les premiers soins, il s'était réveillé dans une grange et voyait le clair de lune.
Heureux d'être en vie.
Et alors, il semblerait que Père Georges avait été en contact avec Mistinguett avant la guerre, pour lui dessiner l'affiche de son spectacle. Je vous restranscris ce qu'elle lui écrit, lorsqu'il était encore à l'hôpital ou quelque chose comme ça :

"Mon Cher et brave camarade,

J'ai été très impressionnée par votre charmante lettre, d'apprendre que vous aviez été sérieusement blessé à Verdun et j'espère bien sincèrement que l'état de votre blessure n'est pas aussi grave que vous me le depeignez.
Je souhaite que votre rétablissement soit rapide et me procure bientôt le plaisir de vous revoir, d'évoquer de vive voix les souvenirs de notre bonne camaraderie de l'avant-guerre et de causer d'une promesse d'affiche que je n'ai pas oubliée, et que j'espère pouvoir réaliser à la première occasion.
Pour les affiches actuelles, dont vous me parlez, c'est la production des Folies-Bergère qui s'en est occupée.
Bon courage, à bientôt, et croyez a ma bien vive sympathie.

Mistinguett

Paris.
19. mai. 1916"


Je ne suis toujours pas revenue de cette découverte. Sacré Père Georges.
Ci-dessous, le fac similé.

 


7 septembre 2009 1 07 /09 /septembre /2009 20:15



J'aime pas non plus les matins où j'entends que Sim nous a quittés, au jeune âge de 83 ans.
Il aurait pu nous faire encore poiler pendant des années.

Faut pas, - qu'les rhodhodendrons,
viennent me chatouiller les doigts de pied,
ça m'fait des cloques sur la poitrine,
sur le bout du - nez,
ça veut tout dire.

C'est marrant, cette chanson de Sim doit dater des années 75, je la chantonne encore régulièrement.

24 août 2009 1 24 /08 /août /2009 21:17

Suite de la saga estivale.

Génial, on s'est rappelés où était garée la voiture à Venise, et nous avons pu nous diriger vers l'étape suivante : le lac de Garde. Pourquoi le lac de Garde ? Comme ça. Le nom était évocateur, et ça nous rapprochait de Milan, où il était prévu de laisser la Mère Michèle, qui n'avait bien heureusement pas perdu son chat.

Petit a parte à propos de la Mère Michel (sans e), héroïne du roman "L'élégance du hérisson", que je vous recommande chaudement. J'essaierai d'en faire un petit article dans un délai raisonnable.

 

La région du lac de Garde se caractérise par la présence d'un lac glaciaire - mais pas glacial - du même nom, d'une longeur de plus de 50 kilomètres, d'un bleu un peu turquoise, de galets gris, et de bandes de canards qui barbottent (ça fait bizarre quand on se baigne). Le tour du lac est assez désolant (de mon point de vue) mais dès qu'on s'élève un peu (au sens propre), adieu l'ambiance de station balnéaire surpeuplée, et bonjour la tranquilité, les oliveraies, les vallées abruptes.


Les hauts de Toscolano-Maderno

Petit épisode climatique, qui me donne l'occasion d'utiliser la vidéo comme support de communication (c'est une première, je me lance).  Pour l'instant c'est la galère, je n'y arrive pas.

Eh bien nous avons donc assisté à un gros coup de vent, avec chute de grêle, la température a chuté d'une douzaine de dégrés en moins de temps qu'il ne faut pour charger une vidéo sur You-m'en-Tube.

Deux jours à nous imprégner de l'ambiance, jouer au frisbee dans l'oliveraie magique, faire des papouilles au gros labrador noir de Maria-Paola, chercher les bons restaus et finir par les trouver.


Pour finir, une image torride, captée dans la forêt par Ludo. Ames sensibles s'abstenir.

20 août 2009 4 20 /08 /août /2009 20:55

Pas mal le mois d'août au boulot, ça permet d'utiliser le débit raisonnable offert par les tuyaux informatique de mon employeur pour poster quelques articles. Si on ne saisit pas l'occasion quand l'inspiration est là, autant aller se coucher tout de suite...

Alors voilà, c'était pour vous raconter un petit instant extraordinaire survenu pas plus tard que dimanche dernier. Au départ, rien de plus (ce qui est déjà pas mal) qu'une descente au Saut de la Lézarde.


Le saut est derrière, une cascade de 7-8 mètres , avec un beau bassin très large et profond.

Après une demi-heure de descente où l'on peut s'imprégner l'âme de l'ambiance de la forêt et les baskets de boue ocre, arrivée sur le site, tout va bien, les poulets rôtis sont dans le sac pour le pique-nique.

D'un seul coup, vlan ! La pluie arrive, et nous rince longuement. Tous les petits animaux de la forêt détalent (des humains de toutes les couleurs), seule reste une autre famille assez occupée à rassembler sous les feuilles ce qui reste de sec.

C'est à cet instant que le petit miracle se produit : quelques dizaines de chauve-souris, sans doute effrayées ou dérangées par l'onde, tournoient autour du bassin. Sans relâche, comme cherchant une issue. La pluie finit par cesser, un coup de soleil inonde toutes ces roches noires. J'oublie les chauves-souris et nous dévorons les deux poulets, telles des hyènes affamées.

Voilà, ni plus ni moins.

19 août 2009 3 19 /08 /août /2009 20:37


Grrrraou



Le point commun entre ces deux photos ?

Deux lions à Venise.
Celui du bas aura 16 ans demain (seulement 5840 jours, sans compter les années bisextiles, pour devenir aussi beau, le croyez-vous ?).

13 août 2009 4 13 /08 /août /2009 16:22


Matin depuis Fondamenta Nuove.

Voir Venise et mourir.



Cimetière de San Michele

Voir Venise et vouloir y revenir.


Maraîcher nautique Boulevard Garibaldi.

Marcher dans Venise le matin à la fraîche (à cette occasion, il est possible de voir de vrais vénitiens, de se laisser porter par la brume, d'observer le manège du service de voierie qui enlève les petits sachets poubelles déposés à même le sol sur le pas de chaque porte).

Marcher dans Venise en famille, en prenant soin de ne pas égarer un enfant dans une ruelle sombre ou sur le pont bondé du Rialto.

Marcher dans Venise jusqu'à la place San Marco au moins une fois par jour pour assouvir la passion de Swan pour les pigeons.
 


Prendre le vaporetto pas trop souvent (6 Euros 50 le ticket),

... mais quand même pour débarquer à Burano, l'île arc-en-ciel.

Où à Torcello, l'île aux cigales.

Et retourner une dernière fois place San Marco.