1 septembre 2008 1 01 /09 /septembre /2008 19:09


Diantre, j'ai laissé passer la date anniversaire de la création du monument de littérature qu'est ce blog. Une année déjà que je m'épanche (si je mé penche, jé risque de tomber no ?), que je m'épanche donc sur votre épaule bienveillante.
Ne pouvant résister à l'appel des chiffres, je suis aller consulter les statistiques, avec probablement la même vanité que le président lorsqu'il attend les chiffres des sondages.
Eh bien 4703 pages et 1269 visiteurs en 388 jours, ce qui nous fait 4 fois 9 trente-sept et je retiens rien, pas moins de 3,2 visiteurs quotidiens, qui ont lu chacun (peut-être en diagonale) 4 pages.
C'est surement plus que si j'avais écrit un livre, et en plus ça ne gaspille pas de papier.
Quant à l'effet thérapeutique de l'exercice, il est indéniable. J'écris donc je suis.

A bientôt mes chéris.

Image piquée à
http://www.terre.tv/blog/index.php
19 août 2008 2 19 /08 /août /2008 22:14


Qu'est-ce donc ? Un lapin à oreilles noires ? La pochette du prochain CD de Carla Bruni-S ? Pas du tout, c'est une représentation de l'amour. Tout y est non ?

Electroencéphalogramme semblable aux steppes kasaques ces jours-ci.
J'espère tendre à court terme vers un tracé un peu plus accidenté mais ce n'est pas gagné.

12 août 2008 2 12 /08 /août /2008 21:21



Pas de tonelles ni de petit vin blanc à ce Nogent-là. Nous ne sommes pas au bord de la Marne, mais de la Rivière salée, qui sinue (comme la fonction sinus, l'étymologie serait-elle la même ?) dans les prés avant de se jeter sans faire d'histoires à la limite de l'Atlantique et de la mer des Caraïbes.

Il y a pas mal de vent en moyenne à Nogent, ainsi que de grands espaces dégagés. Lieu propice donc à l'exercice d'une nouvelle passion chez les Bubu : le cerf-volant. A éviter quand même les bouses de vaches, le plus souvent sèches mais on n'est pas à l'abri d'un coup de malchance ni d'une merde fraîche.

11 août 2008 1 11 /08 /août /2008 15:02

La nuit dernière, je suis allée aux confins de la terre ou de l'univers, là où il fait froid. J'ai tant marché sur des surfaces gelées que les paumes de mes pieds se sont usées (l'image au-dessus, chipée chez http://www.zxbiker.fr/empreintes-digitales/, représente mes empreintes digitales brulées par le froid).

Ainsi, j'ai pu rapporter sur terre des fragments précieux, semblables à des morceaux de canne à sucre. Je les ai fait déguster à mes amis. Pendant qu'ils y goûtaient, je prenais du temps à me préparer, à tenter de me faire belle. Et je n'arrivais pas à accrocher les liens mes vêtements, et j'avais la sensation de perdre bêtement du temps pour pas grand-chose.

Puis j'ai entendu mes amis dire que mes petits morceaux précieux, ils n'étaient pas bons, trop amers...
J'ai rejoint mes amis, et nous avons parlé d'autre chose.
8 août 2008 5 08 /08 /août /2008 17:51
Ca y est !

Après avoir x fois essayé d'installer cette qsdjkgh d'imprimante-scanneuse-faxeuse dont je tairais la marque, ça marche enfin. Plus besoin d'aller squatter chez ma collègue pour scanner en catimini mes dessins et photos.



Encore des progrès à faire sur le réglage des couleurs...


7 août 2008 4 07 /08 /août /2008 22:15
Pas plus tard que y'a pas longtemps, j'ai comencé à prendre garde à l'outrage du temps.
Non pas sur mon mon doux visage (en toute sincérité, les rides ne me gênent pas), mais dans mes cartons à dessin. Le climat étant ce qu'il est, les dessins finissent par s'abîmer, et les beaux souvenirs s'estompent.

Alors voici quelques images d'un tour à Cuba en 2001. Officiellement, il s'agissait de participer à un congrès scientifique (tout ce que je déteste). Ca se passait dans un lieu horrible, sur la côte à Varadero : un gros resort à l'américaine, une mer bête, des plages plates. Mais pas folles les mouches (j'étais avec mon amie Nat), nous habitions dans un hôtel plus modeste du bourg, et avons aussi passé quelques jours à la Habana.


Ces messieurs jouaient aux dominos. Bien sûr, ils m'ont repérée, et m'ont invitée à boire un coup de rhum (arf !) quand j'ai eu fini. Je devais leur envoyer une photo, ce que je n'ai jamais fait.



Ah oui, ça me revient, le 'Café de Paris' dans la grand-rue à la Havane. Jeff et Kim étaient là aussi, et nous avions bu un inévitable mojito.


Ca c'était un autre bar, avec des filles un peu girondes.



Et là, ballade en ville à la limite du quartier chinois. Rarement vu une ville comma ça, une merveille en train de se ratatiner.

Hasta pronto !
5 août 2008 2 05 /08 /août /2008 15:04
Je le dis en préambule pour les âmes sensibles : ce qui va suivre est un rêve de la nuit dernière, pas la réalité.



Nous sommes dans une forêt tropicale et escarpée, et Swan, fidèle à ses habitudes, crapahute loin de nous. Il se retrouve au bord d'un apic, fait l'andouille, et comme il se doit se casse la figure dans le ravin.
Je le vois comme je vous vois (oui bon, c'est une image). Il fait un premier vol plané, et est heureusement arrêté quelques 10 mètres plus bas par un arbre. Je lui dis de ne surtout pas bouger. Mais non, il retombe de plus belle beaucoup plus bas, je l'entends crier, je ne sais pas s'il est vraiment blessé, ni comment je vais pouvoir le récupérer.

Il y a des matins où on ne râle pas en se réveillant.
30 juillet 2008 3 30 /07 /juillet /2008 23:48

En résumant, on pourrait dire que c'est l'alter ego de Daniel Sempere, enfant puis jeune homme ayant vécu des heures sombres dans le Barcelone des années 40.
Ces personnages sont les héros du roman que je viens de vampiriser (livre démarré au mouillage de l'ilet Cabri, et poursuivi pendant un arrêt de travail consécutif à un léger surmenage, je ne dirais qu'une chose, vive les arrêts de travail).
C'est drôle (non ?) comme nous associons la lecture de certains livres à des épisodes de notre vie. J'avais démarré 'La firme' de John Sépuqui, roman pseudo-kafkaïen (tendance cafard mortel) à l'hôpital, en attendant que mon puisné veuille bien commencer à montrer le bout de son nez. Pas tenu plus de 100 pages. Après la naissance du sus-dit, et toujours à l'hôpital mais à l'étage du dessous, j'avais lu avec plaisir mon premier Grangé, 'Les rivières pourpres'. Fallait pas que les tétées durent trop longtemps, suspense sanguinolent oblige.
Bon alors le bouquin dont auquel je vous cause, s'appelle 'L'ombre du vent', offert par des amis d'amis.



D'aucuns diront que le vent ne peut pas faire d'ombre, pas plus que l'air du temps, ni le chant des oiseaux. Mais laissons les dire, et plongeons-nous dans cette histoire qui commence comme elle finit, une génération plus tard, au cimetière des livres oubliés.
Chose rare, j'ai réussi à freiner ma vitesse de lecture à la fin de l'ouvrage, pour rester un peu plus longtemps en compagnie des personnages du livre.
Donc Daniel le jeune, héros qui doit s'initier à la vie en quelque sorte. Elle démarrera vraiment (sa vie) autour d'une question : qui est Julian Carax, auteur de l'Ombre du vent ? Cette quête l'entraîne très loin, bien que toujours à Barcelone. 
Je ne vous en dis pas plus (j'ai peur d'en être incapable). Je retiens une phrase 'On reste un peu vivant tant quelqu'un se rappelle de vous'.
L'auteur c'est Carlos Ruiz Zafon, et dommage, ses autres romans ne sont pas traduits en français.

17 juillet 2008 4 17 /07 /juillet /2008 19:31

Voilà ti pas que j'ai accepté de faire partie d'un jury pour le recrutement de technicien en biologie marine à l'université. Je reçois ma convocation, et je me rends sur les lieux, pensant avoir à surveiller un examen ou quelque chose comme ça.

Première surprise, les candidats étaient déjà notés, et il s'agissait de définir les modalités de l'épreuve professionnelle. Qui consistait à emmener les candidiats en bateau, pour évaluer leur capacité à naviguer...
Trop coooool ! (coule ?).
Donc, une matinée passée à faire des aller-retour entre la Marina, l'ilet Cochon et le ponton du labo.



A la barre, le petit Berville. Trop la chache, on ne l'a pas pris.




Max, préside le jury et joue les figures de (peu ou) proue.

Voilà, c'est tout.

15 juillet 2008 2 15 /07 /juillet /2008 21:42
Voilà, j'ai fini par scanner mes gribouillis d'audience fébriles. Ca me permet d'exorciser un peu ce qui s'est passé pendant ce fichu procès. Et ça me rappelle mon grand-père, qui était dessinateur de métier, et qui avait accumulé pas mal de croquis d'audiences.

J'aurais appris pas mal de choses pendant ces deux jours de juin, sur le fonctionnement d'une cour d'assises (ceci dit, je partais de zéro).

Donc, commençons par le Président de la cour d'assises, qui comme son titre l'indique, préside les débats. Il brosse un portrait de la vie de l'accusé, tente de retracer les faits, invite les témoins à la barre... Il avait un accent méridional, l'air très sérieux mais maniant quand même la métaphore. Assez théâtral, très humain.


Monsieur le Président


Ensuite, l'accusé, il faut bien en parler. Hyacinthe Téplier. S'exprime difficilement mais beaucoup. Coupe sans arrêt la parole au Président, ce qui a un côté comique. S'emporte souvent, ressasse en boucle. Regarde souvent du côté de la salle. Difficile de le détester.


Téplier



Puis la première assesseuse du Président. Explication : le jury est composé de trois magistrats professionnels : le Président et deux assesseurs, et 9 citoyens comme vous et moi. Ces 9 ont le droit de poser des questions, mais seulement par écrit, par l'intermédiaire du Président (au cas où elles seraient tendancieuses). Donc cette assesseuse est une dame blonde avec une robe noire, elle a l'air de s'ennuyer prodigieusement. N'a pas ouvert la bouche pendant les quelques 14 heures d'audience, mais a quand même confectionné quelques cocottes en papier (je suis mauvaise langue, c'était un petit bateau en papier). Elle a piqué un petit roupillon de quelques minutes en début d'après-midi.


Plieuse de papier


Et puis l'avocat de la défense. M'a paru tellement mauvais au premier abord que je n'ai fait qu'une légère esquisse. A trouvé le moyen de laisser sonner son portable, de s'endormir, d'évoquer le match de tennis avec Gaël Monfils qu'il allait louper, de demander un petit délai pour préparer sa plaidoirie passque-vous-comprenez-monsieur-le-Président, j'habite loin-et-je-suis-rentré-tard-hier (presque sic). N'a pas été si mauvais que ça puisqu'il a obtenu l'acquittement.


Maître Fraipont (à éviter)


Enfin l'Avocat Général. Celui-là le lui mets deux majuscules pour le prix d'une. Il représente la société, et est chargé de faire la réquisition. Dans un premier temps, il ne s'exprime que très peu, ce qui fait que je me suis polarisée sur son crâne très brillant et son col en simili-hermine. Au deuxième jour, il a joué son rôle en rééquilibrant les débats, en parlant de la victime, en cuisinant l'accusé, en présentant au final son analyse des faits et sa réquisition : 18 ans dont 12 de sureté. Un type brillant, convaincu, tenace, et gentil. Il est venu discuter avec nous pendant les pauses. Total respect.


'Oui ou non avez-vous fermé votre porte en allant vous coucher ?'


Il y avait d'autres personnages assez attachants que je n'ai pas croqués.

Le greffier du premier jour, tout rond et noir, souriant, en nage sous sa robe, n'arrivant pas à retrouver toutes pièces à conviction, ni à régler la sono correctement.
Le capitaine de gendarmerie, a relaté la procédure clairement et simplement.
Le greffier du deuxième jour, beau garçon, s'est tapé un petite sieste post-prandiale.
L'interprète de Téplier, avec sa petite moustache, son teint clair et son immense bonne volonté pour essayer de faire comprendre les propos de l'accusé.
Le psychiâtre, a parlé simple pour faire comprendre un truc compliqué.
Le médecin légiste, a réussi à être assez technique pour ne pas choquer.

La prochaine fois, je vous raconte un truc plus marrant, vous allez finir par croire que je suis sinistre.