14 décembre 2007 5 14 /12 /décembre /2007 01:39

  
Même les aiguilles d'épicéa et les feuilles de hêtre elles descendent

Quelle chanceuse je fais, je me suis offert un petit séjour à Chamonix, à l'occasion d'une journée de travail (qui plus est fort agréable) à Paris. Il y a des fois comme ça où tout va bien, que fait la police ?

Déjà Chamonix c'est joli, 
et en plus la-bas, 
il y a des filles et des gars, 
plutôt du genre sympa
,
qui m'accueillent à chaque fois...


Cette fois-ci, j'ai :
- appris comment faire des sons graves ou aigus sur un cor de chasse (en théorie seulement)
- fait des mouvements de yoga d'un type particulier (et j'ai l'épaule niquée) 
- pris le bain avec Jade (30 minutes de chache ininterrompue)
- mangé des litres de moules (jusqu'à présent tout va bien)
- expérimenté la descente en sous-bois et en raquettes (no comment)

Autant dire que tout ça c'est de l'aventure humaine où je ne m'y connais pas.


Là on mange des biscuits au sésame, ça fera le repas du midi.


A la descente, coup d'oeil sur des essentes.

P1020944.JPG
Chaussez vos lunettes, il s'agit des éditions successives du concours de l'âne (parfois bâté). L'an prochain, je m'inscris.


Les Bossons, surs de leur charme glacial.

P1020872.JPG
L'Aiguille du Midi, le Crocodile et le Fou

P1020922.JPG                           
Vous n'en avez pas marre ?

P1020905.JPG
Allez, rideau...

P1020870.JPG                              Tout le monde se concentre, on va y arriver...

12 décembre 2007 3 12 /12 /décembre /2007 00:02


Cliché Cyril Delacour - http://www.cyrildphotos.com/ 

 

Hier, soirée détendue de retour de voyage. Je fais réciter à Ludo les grandes étapes de la deuxième guerre mondiale (il avait juste un trou dans le cahier entre 1940 et 1942, mais "c'est pas grave Maman, je vais recopier"). Nous évoquons donc les nazis et tout le toutim, et il en profite pour me prêter le livre qu'ils ont étudié en français sur ce même thème.

C'est donc Voyage à Pitchipoï, de Jean-Claude Moscovici.
J'ai ouvert distraitement le bouquin, et n'ai pu m'en extraire qu'une fois la dernière page tournée. 

KO sur mon canapé, la gorge nouée.

Il s'agit d'un récit tout simple, du point de vue de l'enfant de 6 ans qu'il était, livrant une succession de faits, sans épithètes.
Depuis l'enfance heureuse, jusqu'au jour où les nazis sont venus l'attraper, lui et sa soeur de 2 ans, dans la grange où ils s'étaient cachés. Et ça percute de plein fouet cette dégringolade de deux minots seuls dans l'angoisse, le froid, la faim, la merde, les suicides quotidiens des internés de Drancy.

Inutile de raconter la suite de l'histoire, chacun connait ces choses qui sont arrivées à des millions de gens.

Mais ça ne fait pas de mal de s'en rappeler, c'est si proche.

Bon, la prochaine chronique sera légère ou ne sera pas.

5 décembre 2007 3 05 /12 /décembre /2007 16:33
P1020898.JPG


Salut les gars, c'est Kim. Je suis avec Claudie au chalet. Hier, Je suis allée chercher Claudie à la gare. Maman était en retard, alors elle a pris le rond-point à toute vitesse. J'étais verte de peur, et Claudie elle était bleue de froid.


P1020889-copie-1.JPG

Cet après-midi, on est allées se ballader dans la neige. Demain, pas de bol, je vais à l'école, pendant que Claudie et Maman iront faire une rando en raquettes. C'est pô juste !
30 novembre 2007 5 30 /11 /novembre /2007 13:14
Tremblement.jpg

Hier,  j'étais sagement à mon bureau en train  de réfléchir à qui j'allais demander de prendre en charge les frais d'aménagement du local stockage de tubercules (passionnant non ?), quand tout d'un coup et nom d'une pipe, le carrelage se mit à onduler sous mes pieds. N'écoutant que ma panique, et contrairement aux consignes en vigueur (se mettre sous son bureau), je partis en courant et en beuglant, "ça treeeeemble".
Maryse ma collègue ne comprenanit pas mon affollement, elle pensait que c'était un camion qui passait.
Nous nous sommes donc retrouvées dehors en attendant que ça s'arrête, mais ça ne s'arrêtait pas. Le poteau électrique en béton se balançait, les arbres aussi, alors je me tenais au bras de Maryse. Un désarroi terrible m'est tombé dessus, je pensais aux enfants, imaginant évidemment le pire. Un siècle plus tard, ça s'est arrêté (et pourtant aux infos, ils ont dit que ça n'a duré que 50 secondes). J'ai ravalé mes larmes, peut-être que ma progéniture n'était pas enfouie sous le béton ?

Non ! 

Rémi était à la maison et est sagement sorti en attendant que ça  passe. Il a quand même trouvé que les flaques de pluies clapotaient drôlement et que le béton ondulait sous ses pieds.
Ludo était en train de sortir du collège, il a mis ses mains par terre pour sentir les mouvements.
Swan était en fait à la piscine, en train de se mettre en rang pour repartir.
Et ça ne s'invente pas, François était à un séminaire sur les risques majeurs aux Antilles !

La secousse a été ressentie sur une bonne partie de l'arc Antillais, magnitude 7,3 sur l'échelle de mon voisin, épicentre à 30 km au Nord de la Martinique, à 150 km de profondeur.
http://www.afrik.com/article13036.html

Du coup, tous les établissements scolaires sont fermés jusqu'à lundi pour vérifier les boulons.
Ca tombait très bien, on a pu veiller plus tard que prévu hier soir, c'était l'anniversaire de François !

27 novembre 2007 2 27 /11 /novembre /2007 22:00

Aujourd'hui un petit article tout simple sur le skim.
Ne concerne ni Kim ni le ski (j'en profite pour faire coucou à Kim, on se voit bientôt).
Skim en anglais semblerait signifier 'raser'.
Sans doute raser l'eau sur le sable.

P1020760.JPG

Donc, pour ceux qui ne connaissent pas, les mômes ici font du skim. Il s'agit d'une planche de bois relativement peu épaisse, qu'il faut lancer tangentiellement à une fine lame d'au sur la plage, à l'interafce mer-sable. En lançant,  il faut courir en même temps à côté de la planche lancée, puis la prendre en marche.
Si tout se passe bien, l'enfant ou l'ado (jamais vu d'adulte se risquer à un truc pareil) effectue une belle glissade vers la mer. Si les vagues le permettent, ils effectuent enfin une figure, telle que salto ou autre acrobatie, qui se termine par un gros sploutch into the sea (ou sur le sable, ce qui devient alors nettement plus douloureux).

J'illustre le propos à l'aide de Swan, qui après une période d'observation de quelques mois, s'y est mis la semaine dernière. J'ai donc eu droit à une démonstration assez éblouissante, dont je vous livre quelques extraits, dans l'ordre.

Phase 1 : je prenais le café avec des copains pendant que Swan démarrait la séance, également avec des copains. Quelques minutes plus tard, je vois un monsieur arriver avec son fils dans le resto, l'air pas content. Il me montre le crâne de son fils, légèrement ébréché par la planche de Swan (jeu lé pas fait exprès Maman). J'ai du faire profil bas "oulala, pardon monsieur, je vais chercher de la glace et du désinfectant, alors Swan j't'avais dit de faire attention, jeu suis vraiment désolée...". Le gosse n'avait même pas vraiment mal, à peine un peu de sang. Le papa est revenu 10 minutes après pour me demander mon numéro de portable au cas où ! (je portais le très joli maillot de bain offert par les enfants pour la fête des mères, ceci expliquant sans doute celà).

Phase 2 : sous haute surveillance, pour éviter de nouvelles collisions.


P1020762-copie-1.JPG
Evaluation du contexte

P1020758.JPG
Démarrage

P1020759.JPG
Et hop, je prend le train en marche


P1020761.JPG
Whizzzz...

P1020757-copie-1.JPG
Et voilà le travail... 

Le salto, je n'ai pas réussi à le prendre !

Phase 3 : de retour à la maison le soir "Mamaaan, j'ai mal aux jambes, tu peux me faire un massage à l'huile d'arnica ?" Ce qui fut fait.

26 novembre 2007 1 26 /11 /novembre /2007 22:51
a1.JPG
Copyright Alida

On parle beaucoup d'Hugo Chavez ces temps-ci sur les ondes. Intermédiaire éconduit pour la libération d'Ingrid Bétancourt, coopération poussée avec Cuba, accords avec Trinidad pour exploiter du pétrole en commun. Bref, tout pour faire parler de lui ?

En décembre 1992, nous étions en vacances au Venezuela, chez nos amis Alida et Klaus. Nous montrant le point de vue dégagé depuis leur maison située à Caracas, ils nous racontent que la semaine précédente, il y a eu un coup d'état, conduit par un fou de militaire, qui avait réussi à prendre le contrôle d'avions de chasse. Pendant quelques jours, ce fut une petite guerre dans le ciel de Caracas, jusqu'à ce que ce militaire soit arrêté et emprisonné. C'était Hugo Chavez.

Bon passons, ça arrive à tout homme politique qui se respecte de faire un petit coup d'état en début de carrière.
Et c'est vrai que depuis deux trois ans, on entend pas mal parler du côté social de Chavez, de son affichage alter-mondialiste, forcément sympathique.

Ce qui me paraissait bizarre, c'est d'entendre mon amie Alida, citoyenne Venezuélienne fondamentalement tournée vers les autres, se plaindre du président. Je croyais pourtant que la corruption était moins forte avec lui, et que malgré quelques défauts, il s'occupait du peuple.

Alors je lui ai demandé de mettre sur le papier sa façon de voir les choses. Elle m'a demandé de corriger ses fautes de français, ce qui est bien dommage car avec les fautes c'était très joli. Mais bon...

"Ma chère belle, malheureusement on est trop loin pour bavarder longtemps sur ce monsieur et mon francais est trop troglodyte pour ton blog, alors voilà mon message pour les francais que idéalisent son action. 
Les principes de gauche sont très beaux, et combien nécesaires dans un monde frappé par l'injustice. Il faut seulement un peu de sensibilité pour comprendre l'injustice sociale du Venezuela... et voilà la contradiction : ce monsieur, qui est un phénomène de marketing international, n'a pas de la sensibilité pour les véritables problèmes. En fait, il a dû entrer il y a très longtemps dans une clinique psychiatrique... il est malade de ressentiment. Il a seulement besoin de figurer dans l'histoire... et il fera n'importe quoi pour que son nom reste dans les mémoires. Il n'aime pas la paix. Il manipule les sentiments des plus ignorants... il se fout de la pauvreté... il ne sait pas perdre, c'est un enfant colérique qui a besoin d'ordonner... et il utilise son pouvoir de façon très intelligente. Il utilise le discours populiste pour atrapper les ignorants... il est le résultat de 40 ans de démocratie mal gérée... c'est un cauchemar ! J'invite tous les francais qui veulent comprendre ce qui se passe ici à venir... à sortir le soir, à essayer de trouver un litre de lait, du sucre... à marcher avec nous et rencontrer la violence face à face... Le Venezuela de Chavez, il faut le connaître ici, pas dans le journal..."
25 novembre 2007 7 25 /11 /novembre /2007 19:30
P1020521.JPG

Je voulais évoquer la vie politique, car nous sommes arrivés juste avant les élections. Il s'agit d'un régime parlementaire, avec un premier ministre chef du parti majoritaire, et un président juste pour faire joli.

P1020621.JPG Votez PNM, le People National Movement

Une fleur de balisier comme bannière. C'est le parti en place, majoritaire, surout soutenu par les populations noires. Leurs meetings décoiffent, en musique. On ne boit pas que Coca dans leur PC de campagne.

 Et même jusqu'à Pointe-à-Pierre, fief Indien des opposants, le PNM arbore ses couleurs sur le vieux pont de fer.


Dans cette région Sud, la population est en majorité Indienne, issue de l'émigration qui a suivi l'abolition de l'esclavage. Comme aux Antilles françaises, des milliers d'indiens sont venus travailler dans les plantations de canne à sucre, avec un statut guère plus enviable que celui des escalves.

P1020654.JPG Leurs partis sont l'UNC (United National Congress) et le COP (Congress Of People), issu d'une cission en 2006 d'avec l'UNC.

Au passage, je vous montre quelques frimousses et coutumes indiennes, du côté de Chicken Point, là où nous tournâmes quelques temps à la recherche de la fameuse fabrique de céramiques.

 Sortie de l'école, l'uniforme est de mise

P1020656.JPG Kès ta twa ?

P1020693.JPG Les drapeaux, omniprésents objetsde culte

Pour en revenir aux élections, les deux blocs se sont violemment affrontés, parfois plus que verbalement. Le COP reprochant au parti en place de ne pas proposer d'alternative pour l'après-pétrole, le PNM reprochant aux politiques indiens en général d'être des voleurs, rien que ça. Il semble qu'après une prise de pouvoir par les Indiens, le premier ministre aurait détourné énormément d'argent et tué au passage un empêcheur de tourner en rond. 

Résultat des courses, que nous avons appris après notre retour : le PNM l'a emporté, avec 26 sièges sur 41. Patrick Manning reste en place, et souhaite instaurer un régime présidentiel.
24 novembre 2007 6 24 /11 /novembre /2007 20:56

Après les bêtes et les cailloux, la vie urbaine.

P1020385.JPG

Par ordre d'importance, 3 villes : Port-of-Spain dans le corridor Est-Ouest, sous la chaîne de montagnes, San Fernando plus au Sud (installations pétrolières, forages off-shore), et Arima dans les contreforts montagneux.
Pour le reste, peu d'agglomérations, mais plutôt de l'habitat linéaire.
Il y a de l'argent dans ce pays (sans doute plus pour très longtemps, les réserves de pétrole devraient être épuisées d'ici une douzaine d'années), alors il y a un réseau routier à peu près correct, excepté la signalisation. Ca a d'ailleurs provoqué un certain nombre de disputes lors de nos trajets. Extraits choisis :

Mais où on est ? 
Arrête-toi, je vais me renseigner. 
Ca va pas Maman, on est dans le ghetto. 
C'est malin, t'as loupé la sortie. 
Te fâche pas Maman, on va prendre la suivante.
Oh on laisse tomber le resto, on n'a qu'à manger le vieux riz qu'est dans le frigo.

Quelques vues de Port of Spain, ville grouillante et sympatique, qui n'est pas sans rappeler Pointe-à-Pitre.

 Diversité dans les coupes de cheveux.

P1020627.JPG Beaucoup de locks sous le chapeau. Dans cette partie du pays, on trouve une majorité de noirs.

P1020630.JPGQuand même un certain nombre de musulmans, mais mini-jupes et voiles font bon ménage

Tiens je le connais celui-là. Très peu de blancs à Trinidad.

P1020639.JPG Club de gym.

P1020642.JPGP1020646.JPG

Bon, on rentre, épuisés par un shopping intensif (pas moins de 5 tee-shirts pour Ludo), il va bientôt pleuvoir et on doit filer sur San Fernando...

23 novembre 2007 5 23 /11 /novembre /2007 14:06
La madeleine de Proust vous dit surement quelque chose, mais qu'évoque pour vous la pastèque de Gary ?

watermelon-face-illusion.jpg

Je suis plongée dans Les promesses de l'aube de Romain Gary (mon nouveau chouchou, vous l'aurez compris), où il est largement question de la petite enfance, et du rôle déterminant d'un amour maternel extrême sur le sentiment de vide, de frustration, qui survient lorsqu'on réalise que ce temps est fini. Cette idée m'a parfois effleurée, ayant souvent des réminiscences d'une l'enfance qui fut TRES heureuse. Curieusement, ces remontées engendrent chez moi un sentiment proche de la tristesse, comme si plus rien n'aurait désormais aussi bon goût que ce temps d'enfance. Pour être un adulte heureux, faut-il avoir eu une enfance, sinon malheureuse, tout au moins relativement terne et neutre ?
Gary est donc en proie à des crises fréquentes de désespoir profond, tant sa mère l'a aimé et construit (le papa n'étant pas là, elle a lutté pour subvenir aux besoins de son fils, et  en faire ce dont elle rêvait pour lui).

Mais à l'opposé, l'auteur évoque l'épisode de la pastèque. Il vit dans le midi, et un de ses copains se gave tout le temps de bonnes tranches de pastèque. Ce fruit lui est interdit pour d'obscures raisons sanitaires, et pendant des années, il en est privé. Arrivé à l'âge adulte, Gary prend sa revanche et fait une consommation sans limite du fruit autrefois défendu. Mais ça ne fait pas son bonheur, et il ne trouvera jamais le goût de ces pastèques dont il fut privé.
L'idée est donc inverse dans ce cas : j'ai été privé de quelques chose étant petit, je n'en trouverai donc jamais le goût dans mon âge mûr.

Je ne sais pas pourquoi Romain Gary s'est suicidé, peut-être le problème de la 7ème balle ? (lisez le bouquin).
19 novembre 2007 1 19 /11 /novembre /2007 17:18
Non pas privé de dessert, mais réservé à Catherine.

G--teau.jpg

Bon anniversaire !!!