12 novembre 2007 1 12 /11 /novembre /2007 20:25

Malgré un taux d'inspiration relativement proche de zéro, j'attaque la saga Trinidad sans plus attendre (merci à l'agent 13 d'avoir suscité une réaction de ma part). Ca y est, l'électroencéphalogramme attaque une remontée qui, si elle n'est pas de la catégorie du col du Lautaret, n'en est pas moins réelle. Ces articles seront abondamment illustrés, une bonne image valant mieux qu'une description foireuse.

J'attaque donc par ce qui m'est le plus facile, la vie sauvage.

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Ahhhh, c'est quoi ça, y'a des serpents à Trinidad ?

Oui, mais pas de panique, celui-ci est 'non-poisonous'. C'est un Cascabel, autrement dit un genre de boa que nous avons rencontré dans la mangrove de la rivière Oropuche. Cette photo a été prise par Sham, qui nous a guidés lors d'une ballade en kayack dans cette mangrove. Sham est d'origine indienne (je donnerai des détails dans l'article consacré aux gens, un peu de patience que diable), est étudiant en commerce international à Port of Spain, et passionné de nature. Il propose des sorties en kayack sur cette rivière qu'il connaît comme sa poche, étant natif du coin. Les plus curieux d'entre vous chercheront au sud de San Fernando la fameuse rivière. Et j'en profite pour faire un coup de pub à Sham http://trinikayak.tripod.com/

Après un départ laborieux (une certaine fraction de la famille, proche des 4 cinquièmes, ayant eu quelques problèmes de tripes en folie au cours de la nuit, après avoir consommé des roties), nous nous sommes mis à l'eau à l'embouchure, et avons remonté la rivière. D'abord large d'une centaine de mètres, elle s'est resserée peu à peu, et nous a livré progressivement quelques joyaux tels qu'ibis écarlates (pas de bol, c'était des juvéniles pas du tout écarlates), tarpons, caïman (au singulier mais quand même)... 



Swan,  qui voulait absoument un kayack pour lui tout seul, a finalement apprécié le double...


Non loin de là, un endroit qui vaut le détour, c'est le Pitch Lake

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Littéralement : le lac de bitume. C'est-y-pas dieu possible ? Mais si, certaines mauvaise langues comparant d'ailleurs le site à un vulgaire parking de quelques hectares. Le sous-sol Trinidadien est riche en pétrole, en gaz ET en bitume, c'est comme ça. Des poches de bitume sont reliées à la surface, et alimentent ce lac. A peu près partout, c'est dur, ce qui veut dire qu'à certains endroit c'est mou, voire même liquide.


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Scrontch...                                                                                    Je dirais même plus, bloub


Cerise sur le gâteau, c'est la saison des pluies, alors il est possible (pour les allumés genre Swan), de faire un plouf dans les bassins emplis d'une eau riche en soufre (très bon mesdames pour vos problèmes de peau).  

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Parce que je le vaux bien...

Le site est également fréquenté par des aigles pêcheurs, des jacanas, et autres zigottos.

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Moi qui vous parle depuis ma résidence 'le Lotus bleu', 
j'ai vu débarquer les Dalton. Quelle misère.

Dans la même région, mais à l'est de San Fernando, d'autres curiosités géologique, les mud volcanoes. Je vous rapporte ce que François et Ludo ont vu, n'ayant pas participé à l'expédition. En français dans le texte : volcans de boue. Culminant de quelques décimètres, de petits reliefs amusent le passant en émettant des flatulences boueuses. J'en veux pour preuve la mine esbaudie de notre chef de famille préféré après l'émission d'une bulle particulièrement baveuse.



Mais revenons à des sujets un peu plus vivants.
L'extrême nord du pays est barré par une chaîne montagneuse recouverte de forêt quasiment vierge en certains endroits. N'écoutant que notre courage, nous entreprimes sa traversée, rendue probable par une route sinueuse, bordée de précipices et d'arbres immenses jamais taquinés par les cyclones (trop au sud). Ca craignait un peu rapport à la conduite à gauche avec boîte automatique (nooon François, ne débraye pas).
Au milieu de cette forêt, arrêt dans une ancienne plantation de cacao, pour regarder les oiseaux. 

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Laissons là les petits oiseaux de toutes les couleurs, et laissons-nous descendre sur l'autre versant de la montagne, jusqu'au littoral nord, battu par les flots. Le village s'appelle Blanchisseuse (vachement dur à prononcer pour un anglophone). Petit jeu-concous pour stimuler les commentaires de nos chers lecteurs : pourquoi Blanchisseuse ? Une nuit dans le cottage de Ginette, au 'Second spring guest house' pour le gagnant. Endroit exeutra, le cottage est à quelques mètres de la mer, qui est en contrebas. Les flots frappent de courtes falaises, le tout dans une ambiance quasiment japonaise.

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L'ambiance est propice à la contemplation, aux bains de vagues, et aux ballades dans le zaïon...

6 novembre 2007 2 06 /11 /novembre /2007 20:46

TT (prononcer Titi) pour Trinidad & Tobago, que nous foulâmes aux pieds 7 jours durant.
Ci-dessous, le drapeau de cette république, qui date de 1963.


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Plutôt que de vous faire un récit chronologique de notre semaine la-bas, forcément plan-plan, j'ai choisi de scinder en 4 rubriques, que je vous dévoilerai au fur et à mesure.

La vie sauvage (c'est quand même tout près du Vénézuéla, c'est plein de bestioles, de plantouzes, et de curiosités géologiques).
La vie urbaine (il y a du pétrole et autres hydrocarbures, alors ça génère des sites industriels et des villes assez grandes, 3 surtout).
La vie politique (eh oui, ces gens-là sont en démocratie, et nous sommes arrivés en pleine élection présidentielle. Sauf que c'est un peu plus compliqué que ça). 
La vie des gens (nous n'avons pas la prétention de l'avoir comprise en si peu de temps, mais on a quand même vu du monde, on vous en touchera un mot).

A très bientôt donc...

29 octobre 2007 1 29 /10 /octobre /2007 20:55

A l'heure où vous lirez ces lignes, nous devrions être en position off.
Adieu collège, collègues, école, à nous Trinidad.
Et bien sûr, pas de blog, ni d'ordi, ni de jeux en ligne. 
Y'en a qui sont moyen contents.
Mais quand ils découvriront les marais et leurs moustiques, les trinidadiennes et leurs poils aux pattes, la côte ouest et ses raffineries de pétrole, ils seront surement enchantés. Il suffit d'y croire.



Pour anticiper sur un probable article circonstancié à notre retour, une vue prise dans le nord du pays il y a quelques années (j'y avions été pour un projet sur les tomates, mais là ce sont des christophines qui tapissent les flancs de la colline).

26 octobre 2007 5 26 /10 /octobre /2007 19:56

Dans la série "vous travaillez à l'INRA ?", une nouvelle demande sociétale qui m'est tombée dessus par téléphone :

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Lui - Bonjour Madame,  j'aurais voulu savoir pourquoi les feuiiles d'amandier, quand elles tombent dans une piscine, font verdir l'eau ?
Moi - ...
Lui - Parce qu'en fait, je suis constructeur de piscines, et j'ai un client  ka un amandier au-dessus de sa psicine, et alors l'eau elle verdit, on a beau mettre des produits, ça verdit.
Moi - Ah mais ce n'est pas étonnant, les amandiers ça a de grosses feuilles et ca les perd beaucoup, alors je conseillerais à votre client d'enlever les feuilles régulièrement.
Lui - Mais à l'INRA, vous ne travaillez pas la-dessus ? Peut-être que les feuilles sécrètent un produit qui fait verdir l'eau ? Et puis je ne veux pas lui conseiller de couper son amandier, déjà que son jardin ce n'est que de la terre nue.
Moi - Hélas non cher Monsieur, nous nous contentons de travailler sur les plantes alimentaires, les amandiers, tout le monde s'en fiche.
Lui - Oui, je comprends et d'ailleurs...
Moi - Voilà voilà, c'est pas que je m'ennuie, mais je vais devoir vous laisser.
Lui - Ah, très bien, je vous remercie, au plaisir.

J'ai manqué d'à propos, j'aurais dû lui demander s'il a une idée pour empêcher mes enfants de se disputer quand ils se baignent tous les 3 dans la même piscine.
21 octobre 2007 7 21 /10 /octobre /2007 17:17
Je pense souvent à la notion de destin, de fatalité. De formation scientifique, j'ai tendance à penser que tout effet a une cause (et une seule), et donc que la réciproque est vraie (toute cause ne peut produire qu'un effet).
Ca peut avoir un côté épouvantable (mon dieu, mais et la liberté dans tout ça ?), bien que ça ait aussi un côté confortable (pourquoi trop se creuser les méninges, puisque de toutes façons, je prendrai cette décision et pas une autre ?). 

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Eh bien l'autre jour, c'était la nuit (j'avais repris une légère consommation de café, ceci expliquant celà), je réfléchissais dans mon lit aux accidents de voiture. Il y en a beaucoup ici, en partie mis sur le compte d'un certain fatalisme de mes compatriotes. C'est là que m'est apparue une ébauche d'idée (bloub fit l'ébauche au sortir du cortex). Si la fatalité existe vraiment et dans sa plus totale acception, alors il devrait y avoir le même taux d'accidents de voiture quelle que soit la croyance des gens (toutes choses égales par ailleurs bien sûr : le nombre et l'état des voitures en circulation, l'état des routes, etc...). Or les voitures et les routes sont en très bon état général, il y a des panneaux, des gendarmes, bref tout ce qu'il faut pour qu'il n'y ait pas plus d'accidents qu'ailleurs.

Et il y en a plus.

Ai-je démontré par là qu'il n'y a pas de fatalité ?
Peut-être. Ou alors il y a une fatalité pour les gens d'ici à être fatalistes, et donc d'avoir plus d'accidents.
19 octobre 2007 5 19 /10 /octobre /2007 01:45
'jour à tous.

Ce mode d'expression et de communication étant finalement multi-usages, j'entame donc une nouvelle série, sur les demandes qui me sont faites au fil des rencontres ou des appels téléphoniques, sur le thème inépuisable de l'expertise agronomique en général.

Lorsque des amis, des connaissances, des inconnus (les interlocuteurs téléphoniques, en général mes préférés) apprennent que je travaille à l'INRA, tilt, leur regard s'allume, et j'ai en général droit à deux types d'interventions :

1- "Ah mais alors vous êtes payés pour chercher ou pour trouver ?" (amusant non ?)
2- "Ah mais toi (vous) qui travaille(z) à l'INRA, est-ce que tu (vous) sa(is)(vez) pourquoi... ?

C'est donc cette seconde catégorie de questions que je me propose (tu veux bien dis ? Oui d'accord) de vous raconter. Raconte-moi une question. Avec les réponses en exclusivité régionale (le mondial c'était trop cher).

A la médiathèque, la mère d'un copain de mon fils :
"Figure-toi que dans la cour de l'école ousque j'travaille (elle est professeur des écoles), il y a un calebassier qui ne produit pas de calebasses. Comment ça se fait ?"
Je tente un "Euh peut-être que c'est une espèce qui ne fait que des pieds mâles ? " (et les pieds mâles comme chacun sait ne font pas de fruits, il ne font rien qu'à écraser les pieds des filles).
Elle : "Non non, j'ai rgardé sur internet, c'est une espèce dioécique" (du latin di : 2 et éco : maison : deux maisons, une pour le papa, une pour la maman). Me voilà ridiculisée par la toile, je touche le fond.
J'essaye alors : "Il a quel âge ton calebassier, il est peut-être trop jeune pour porter des fruits ?".
Elle : "Rho bin non, il a au moins 5 ans". Je n'insiste pas sur ce terrain mouvant.
Inspirée miraculeusement, je porte l'estocade finale (toujours finales les estocades) : "Tu es sure que c'est un calebassier ?". Je lis la détresse dans ses yeux, et elle se promet de me porter un échantillon un de ces jours.

Je ne manquerai pas de vous tenir informés des suites de l'enquête.


Babette-038.jpg  Ceci n'est pas un calebassier, 
c'est une photo prise par Babette.



17 octobre 2007 3 17 /10 /octobre /2007 00:46

Mais non je ne vais pas vous parler des tests-ADN-de-l'amendement-Mariani-de-la-loi-de-Robien, bien que ce soit au coeur de l'actualité comme on dit dans les milieux autorisés (à ce propos, on ne parle jamais des milieux interdits).
Je vais vous parler de l'ADN selon Swan.
Nous avons des chats à la maison, ou plus exactement des chattes. Elles sont au nombre de deux, Ghana la tricolore (ex-chatte de Daniel, que j'en profite pour saluer, j'espère que là où il est il peut nous lire), et sa fille Bull, noire et blanche (elle s'appelle Bull car elle ressemblait à un pitbull à la naissance, elle était très vilaine). 

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Moi, pas belle, on aura tout entendu...













Et donc Swan qui n'a pas l'oreille dans sa poche, avait dû nous entendre dire qu'un chat tricolore est forcément une chatte, c'est dans les gènes.
C'est là que s'engagea un dialogue qui nous entraîna assez loin (S: Swan, M : moi) : 

S - Mais pourquoi Bull est elle pas tricolore pisque c'est une chatte aussi ?
M : Toutes les tricolores sont des chattes mais toutes les chattes ne sont pas tricolores. C'est un caractère uniquement féminin chez le chat, à cause d'une histoire de chromosomes que les femelles ont en double, et pas les mâles (et j'argumente en donnant l'exemple fort connu de l'hypertrichose des oreilles, ou de l'hémophillie, caractères (malheureux au demeurant), propres au mâle de l'espèce huamine.
S : Ah ! Et ça se trouve où les chromosomes ?
M : Eh bien (ça commence à se corser), tu sais dans le corps il y a les orgnanes, qui sont faits de tissus, qui sont faits de cellules, tu sais comme des petities briques...
S : Elles sont rouges les briques ?
M : Mais non, c'est une image (la lassitude commence à poindre). Et alors dans chaque brique minuscule, il y a au milieu un noyau, et dans le noyau, les chro-mo-somes.
S : Alors des chromosomes, j'en ai partout là, là et là ?
M : Oui ! Et c'est sur les chromosomes qu'il y a l'ADN, qui dit si c'est le cacactère tricolore du chat ou pas.
S : Ah... Et c'est quelle couleur l'ADN ?

Merci à l'âme charitable qui pourra apporter un élement de réponse. 



Bof, moi en noir et blanc, ça me suffit largement (dit la fameuse Bull).

15 octobre 2007 1 15 /10 /octobre /2007 00:29

J'avais donc évoqué Les cerfs-volants  de Romain Gary.

Un bouquin tout jauni que j'ai chipé chez Popo-Moman, et qui moisissait tranquillement sur l'étagère nord-est, autrement dit le quartier des bouquins "pas lus mais pas trop envie de les lire".
Ca m'a pris du temps car ces jours-ci, je consacre environ 15 minutes à la lecture chaque soir : 3 minutes pour trouver mes lunettes, 2 minutes pour trouver ce foutu bouquin encore un coup de Roberte, 5 minutes pour retrouver ma page. Faites le compte, il ne reste pas plus de 5 minutes pour lire les yeux ouverts. Après, je garde la pose sans problème une heure ou deux, mais les mirettes sont fermées, et je mémorise moins bien comme ça.

Tout d'abord, en bonne inculte et quasiment fière de l'être, j'ai appris des choses sur Romain Gary. Je savais juste qu'il avait écrit Gros Câlin sous le pseudi d'Emile Ajar (livre assez sympa au demeurant, si je me rappelle bien c'était l'histoire d'un python familier qui remontait par la cuvette des chiottes (pas de gros mots sur Internet, combien de fois devrai-je le répéter ?)). Mais je ne savais pas qu'il était polonais (pas le python), était passé en France libre pendant l'occupation allemande, avait été un résistant actif (thème du bouquin dont je n'ai pas encore réussi à vous parler). Embraye sur une carrière diplomatique fournie. Puis virage sur l'aile entre littérature et cinéma, même qu'il a été marié à la belle blonde Jean Seeberg. La fin est moins drôle, il se suicide. J'ai d'ailleurs entendu aujourd'hui sur Nonobstant à France Inter, une interview de Myriam Boyer (vous savez, cette actrice rondouilarde, un peu nunuche, à la voix douce, qui avait joué dans hôtel de la Plage), qui joue au théâtre La vie devant soi, tiré d'un roman de vous savez qui ? Romain Gary. Cette Myriam Boyer nous indique en gloussant qu'elle a justement connu Gary, Jean Seeberg, et Simone Signoret qui avait joué le rôle au cinéma.

Mais foin de toute cette botte, parlons peu parlons bien.

Alors les Cerfs-volants c'est une histoire d'amour, une histoire de France, une histoire de guerre. Nous sommes dans un village normand, et notre héros, un petit gars de la campagne, a quelques particularités. Il est affublé d'un tuteur et néanmoins facteur, son oncle, qui s'exprime en fabriquant et faisant voler des cerfs-volants, pour trouver le bleu comme il dit. 

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A propos de bleu, regardez le temps qu'il fait en ce moment

Deuxième particularité, Ludo (c'est le héros) est doté d'une mémoire phénoménale, qui lui permet de ne jamais oublier ceux qu'il aime, mais aussi de mémoriser et calculer des trucs pas possibles. Ca va bien lui servir en tant que résistant. Et enfin, il aime très fort une petite aristocrate polonaise, qui devient grande au fil des pages. Malgré des années de parenthèse dans leurs relations, notre bon Ludo la garde au chaud, ce qui permettra à la dulcinée de se réconcilier avec elle-même suite à ce qu'elle a dû faire pendant cette guerre.

Je crois que vais essayer d'en dénicher d'autres des Romain Gary.

11 octobre 2007 4 11 /10 /octobre /2007 05:59
La nuit dernière, j'étais en forêt. Dans un arbre, une cabane qui tenait lieu de salle de bain, voire de piscine. J'ypénètre, et j'aperçois au fond un serpent rouge assez joli, mais je déguerpis quand même. 

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Peinture acrylique, Ano 2003.

Pas de chance, il réussit à me mordre légèrement au genou. Ca ne m'a quasiment pas fait mal. J'ai réussi à balancer le serpent en bas de l'arbre, et j'ai appelé José Bové qui passait par là, en lui demandant qu'il identifie le serpent pour qu'on puisse me soigner. J'ai été prise en charge par une collègue de travail, mais avant de m'amener à l'hôpital, elle est passée chez elle pour brosser ses ignames qui étaient pleines de terre. Là, je commençais un peu à m'inquiéter. Mais mon genou ne me faisait pas souffrir et était à pein enflé. Puis, nous sommes enfin arrivés dans un centre de soin, en fait une belle villa versaillaise toute refaite à neuf, avec des tas de photos de famille aux murs. Le médecin me fait patienter dans une salle d'attente qui ressemble à un passe-plat.
Il s'occupe enfin de moi. Il me montre avec un sourire sadique une seringue avec une grosse et longue aiguille , mais ça ne m'inquiète pas plus que ça. Je lui demande quand même quelques secondes pour me concentrer. Puis il m'enfonce l'aiguille à la perpendiculaire dans la saignée du coude, jusq'à l'os. Même pas eu mal.

Je vous jure que c'est vrai, ça m'est arrivé en rêve.
Il faut dire que le week-end dernier, on a regardé Des serpents dans l'avion, ça doit y être pour quelque chose.
10 octobre 2007 3 10 /10 /octobre /2007 00:29

Désolée, je vous néglige ces temps-ci. Un peu de pression au boulot, entre les nouvelles règles de gestion des contrats (faut être futé pour arriver à ne pas se faire piquer ses sous en fin d'exercice), quelques soucis en ressources humaines (j'en ai une qui a un sacré désordre dans la tête), et cerise sur le gâteau, coupure de courant ce week-end au labo; les congélateurs ont dégélé, des collègues ont perdu des échantillons, et je me suis fait appeler Arthur.

Le plus embêtant, c'est que du coup je suis un peu naze pour vous raconter nos aventures extraordinaires.

Une nouvelle quand même, j'ai pris des billets pour Trinidad, une semaine à la Toussaint en famille. Va falloir se rencarder un peu avant le départ. 
Autre nouvelle, j'ai repris du service aux entraînements de gym, je m'occupe des petits garçons (nyak nyak) le vendredi soir.

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Vache, elle nous fait bosser dur...

Et puis j'ai fini mon Romain Gary, ça sera l'objet de la prochaine chronique littéraire, bande de veinards.

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Moi je préfère un bon Pennac bien sanguinolent.

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Allez, bonne nuit...