20 septembre 2007 4 20 /09 /septembre /2007 21:15
Bon, j'ai fini le OuellebecqPossibilité d'une île.

Y'a pas à dire, le gars pense beaucoup au sexe, au vieillissement, aux nouvelles technologies. Comment durer ? 

Sans me rappeler dans le détail ses autres bouquins, ces t'aime là revenaient aussi. Cette fois-ci, nous les humains, avons trouvé la solution pour devenir immortels : clonage éclair + rapatriement des données mémorielles de l'individu n-1 vers l'individu n. On peut aussi appliquer la méthode à son chien. Dans la foulée, ons'est affranchis de notre statut de pauvres mangeurs, vers celui beaucoup plus pratique de photosynthétiseurs.
Notre héros finit d'aiileurs après desmois de marche avec ses seuls cachets de sels minéraux, à retrouver ce qui fut la mer, et à couler des jours paisibles mais d'un extrême ennui dans des flaques saumâtres, sans autre besoin que celui de rêvasser.

Je crois que je n'ouvrirai plus un livre du monsieur, c'est quand même un comble d'essayer de déprimer son prochain sous prétexte qu'on n'aime pas vieillir.

Mais j'ai commencé un bouquin de Romain Garry, une histoire avec des cerfs-volants, ça a l'air beaucoup plus marrant.

P1010686.JPG Est-ce que j'essaye de vous casser le moral moi ?
17 septembre 2007 1 17 /09 /septembre /2007 22:09

Go

La joueuse de go, prêté par Janine il y a un an, faut que je me grouille de lui rendre.
Me rappelle plus de l'auteur (encore une dame), elle est chinoise.
Je ne dirais qu'un mot : ouh la la, drôlement bien ce bouquin.
Je n'aime a priori pas trop la littérature chinoise ou japonaise (il y a d'ailleurs peut-être un monde entre les deux, n'oublions pas que je n'y connais rien en lettres), mais ce coup-ci, je me suis laissée entraîner sans difficulté.
Un peu comme un match de ping-pong (ou de go peut-être ?), on passe d"un chapitre (court) à l'autre (court aussi) en tournant la tête tantôt vers la jeune fille, tantôt vers le jeune homme (peut-être pour ça que mon problème de cervicales ne s'arrange pas). Tout les sépare, on comprend d'ailleurs mal pourquoi on nous raconte deux histoires si disjointes.
Puis, par une mécanique bien huilée, le destin se met en place (le pauvre ne pouvait pas faire autrement), les deux histoires trouvent leur intersection, s'interpénètrent, sans jamais fusionner. Les deux points de vue sont conservés, chacun avance dans la construction d'une fin commune.
Ah l'amour.

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Ceci n'a rien à voir avec le livre, c'est la Rivière Bras-David hier.

12 septembre 2007 3 12 /09 /septembre /2007 13:03
Coup dur à la Lézarde. Vous vous rappelez sans doute le petit chemin buccolique (et néanmoins défoncé) qui accède à la maison, dans sa partie haute. Haie fleurie, voûte arborée, le bonheur au quotidien quoi.
Bon, le mois dernier, le voisin édifie un mur de soutènement, en faisant donc sauter la partie gauche de la haie, qui était la plus racho donc pas grave (sauf que son mur est plus haut que nécessaire, et tout gris, mais bon, passons). 
Eh bien voilà ti pas que la voisine d'à côté (villa Mon Rêve) s'est dit "pourquoi pas moi". Et hier soir, en remontant avec la marmaille, nous étions tous d'une humeur excellente malgré ce truc assez monstrueux qu'est la période de rentrée des classes, CHOC.

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Toute la haie arrachée, arbres coupés, terre rouge à nu. On voit tout chez elle ! Ceci dit pour le moment c'est joli, on voit son jardin, la vieille case en bois. Ca sera moins bien quand elle aura construit son mur, probablement haut, gris et moche.

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Vous me direz (me direz-vous ?) que je suis difficile, que notre jardin est grand et beau, et que c'est pas bien grave comparé aux misères du monde. Je vous l'accorde. 

Idéfix, le 12 septembre 2007
                                                                                                               

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20 septembre, je jeu des 7 erreurs 

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3 octobre, le niveau monte
(mais il fait toujours aussi beau)
 


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13 octobre, et voilà !
Ca fait quand même plus propre.

8 septembre 2007 6 08 /09 /septembre /2007 23:49
Bon, ce n'est pas tant pour faire concurrence au Masque et la Plume (j'écoutais ça dans la voiture le dimanche soir avec la famille en rentrant de la campagne, il y a un certain temps), mais plutôt pour garder une trace des bouquins qui m'ont plu (zou moins).

Les choses s'arrangent mais ça ne va pas mieux, d'une certaine Kate Attkinson.
Déjà rien que le titre est formidable. On réalise dès les 10 premières pages que l'auteuse (anglaise j'imagine) ne va nous distiller l'intrigue qu'au prix d'une attention de notre part constante et obligatoire donnée aux petites choses, vécus, et autres enfances, des différents personnages, qui évidemment ont l'air totalement étrangers les zuns zo autres. Evidemment mais pas du tout ("je vous en prie" eût ajouté le regretté Pierre DProj). Le puzzle (d'emmerdements) s'assemble au fur et à mesure, ce qui évoque un peu le monde d'Arto Paasilina (points communs : forte identité nationale - sauf que là c'est finlandais - , crescendo dans des situations inextricables, et néanmoins jubilatoires. Ca doit nous (me) chatouiller au niveau de l'éducation, où tout de même il y a certaines bornes à ne pas dépasser, voire même à envisager). En parlant de bornes, ça me rappelle deux souvenirs d'enfance (ceci dit sans nostalgie aucune, une fois n'est pas coutume) : le jeu de 1000 bornes, et les bornes en ciment qu'on guettait le long de la route, avec leur petite demi-lune rouge peinte au sommet.
Bon, je vous laisse, il faut que j'aille avancer dans le dernier Ouelbecq (Possibilité d'une île, sur le thème ma foi un peu ressassé de l'immortalité. C'est space (spéce ?), comme Les particules élémentaires, mais j'aime bien. Et c'est drôle, car mon livre d'avant dont je ne vous ai pas encore parlé, évoque ce même thème et cet auteur. C'est Cloner le Christ ? de Xavier Van Cauwelaert.
7 septembre 2007 5 07 /09 /septembre /2007 19:56
Qu'on se le dise, pas de stress cette année pour la rentrée.

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Swan a du bol, il a une maîtresse de CE1 sympa. 
"Alors cette année, on va faire des dictées et il y aura du travail tous les soirs. Mais comme c'est pas très marrant, on va faire aussi plein de choses pour s'aérer". 

Rémi rentre tous les matins à 7 heures, mais il a 3 après-midi de libres par semaine. Va falloir réguler sévère pour les jeux en ligne !

Ludo est également satisfait de son emploi du temps, c'eût été parfait s'il avait pu abandonner le latin, mais aucune chance, le principal y veut pô (Msieur Gaboulot !). Ce garçon m'a l'air bien décidé à travailler cette année, on ne demande qu'à le croire.

Le père François rentre également sous de très bons aupices : pas moins de 4 footings par semaine, on peut dire sans avoir peur de se tromper qu'il se sculpte un corps d'athlète, de quoi rivaliser avec les beaux gars du 15 de France (dans quelques semaines quand même).

Et pis moi je fais pas de sport, mais je suis quand même vachement en forme, ça doit être à cause que je suis heureuse.

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Allez salut, j'ai du boulot moi...
2 septembre 2007 7 02 /09 /septembre /2007 17:44
Mon premier est l'instrument du hasard, mon second est zob/2, et mon troisième un port d'attache. Mon tout est un caillou long exposé à la morsure du soleil, des vents et des iguanes. Voir image ci-dessous, prise depuis la plage de la Petite Rivière à Baie-Mahault. L'image date de 1987, mais le pays n'a guère changé, si ce n'est (si ce ne sont ?) des éoliennes qui ont poussé sur la montagne, et des lampadaires sur la voie unique, éclairant au bas mots 5 passants de l'heure.
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Pendant que les petits copains sont en train de recompter leurs cahiers et autres fournitures scolaires, nous nous échappons peu avant la rentrée, et prenons le tramway pour la Désirade. Traversée ultra calme, pour preuve ma mine non déconfite en doublant la Pointe des Châteaux.
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Quelques chiffres : 1632 âmes (qui vivent), probablement autant d'iguanes, mais aussi des racoons, agoutis, têtes à l'anglais (cactus protégés), 1 côte abritée (relativement), 1 côte au vent accessible seulement par la montagne ou la mer. 
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Les ressources ? La pêche, un peu d'élevage (biquettes et moutons), quelques locations de gîtes (le nôtre était top, espace dedans, espace dehors, si le coeur vous en dit c'est chez Raymonde Lalanne, dont le mari était gardien de phare à Petite-Terre dans les années 70). 

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Un plateau inhabité (hormis le papa de Maguy, qui vit dans sa case rouge, élève quelques animaux, dispose d'une citerne du XIXème (siècle, pas arrondissement), tout ça après avoir quitté l'île à l'âge de 20 ans, et fait sa vie en France). Je m'égare, nous ne sommes pas dans une chronique historique, mais dans le blog des Bubu.
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L'endroit est extrêmement sympathique, je furête dans les faubourgs, tire le portrait aux iguanes, aux mobylettes et aux vieux volets patinés, pendant que le reste de la famille pêche au fusil (merci Ludo), fait trempette en sa castagnant avec des chaussettes remplies de sable (essayez, c'est rigolo, mais ça peut faire mal).

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Laisse béton


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Mangue qui s'est pris une tôle  


Tenue de camouflage


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Tout ce bleu, ça me fout le blues (dit la tourterelle désiradienne)


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Le sang du flamboyant

Nous traversons le plateau en 4 x 4, trainons près du phare et de la sation météo, trouvons une patte et une tête de biquette sous un petit pont (beurk). Au fond de l'anse de Baie-Mahault, il y a un tout petit cimetierre. Les marins ont arrimé leurs barques aux tombes pour que le cyclone ne les emporte pas. Les morts ont dû être contents, enfin un peu d'animation et d'utilité publique...

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L'air marin qui rend fou...  

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Un, deux, trois, nous irons aux bois


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Bon, je vous laisse, j'ai à faire...  Des kilos de feuilles de mancenillier à brouter, ce n'est pas rien.


Dans un prochain article, je vous raconterai peut-être l'histoire de cette espèce de cactus protégée, la tête à l'anglais, qui était fréquente sur la route du phare, et dont la population semble en avoir pris un vieux coup. D'aucuns accusent les chèvres, capables de brouter cette plante épineuse en lui donnant des coups de cornes. Mais lorsque biquette broute la catée en danger, elle ne la tue point. Et bizarrement, il reste des cactus dans des coins inaccessibles aux hommes (mais facilement acessibles aux biquette). De là à dire qu'il y a anguille sous roche, il n'y a guère plus qu'un pas de fourmi (j'ai oublié de vous dire que le cactus est très décoratif).

La suite au prochain épisode...
24 août 2007 5 24 /08 /août /2007 15:33

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Bain d'argile dans la mare à Tatie Frédérique...


Le héros, j'ai nommé Ludo (à gauche sur la photo), est revenu de l'enfer vert. 
Changements notables : 1- ongles de pieds verdâtres (sans doute l'argile), 2- propension à débarasser la table sans qu'on lui demande, 3- souhait de vivre en Guyane. Au bout de 3 jours, tout était rentré dans l'ordre initial.

Or donc, trois semaines passées chez Thibaut (à droite sur la photo), dont les grands-parents vivient sur un terrain de 4 hectares, avec appontement sur la rivière, bateau pour aller sur le fleuve, buggy pour faire des tours sur le terrain. Un coin de paradis en somme.

Les temps forts : parties de pêche sur le fleuve Kourou, visite du centre spatial, décollage réussi d'Ariane, traversée de l'Oyapock pour aller faire un saut au Brésil, et la téloche dans la chambre !  

 

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Ariane 5 ? Un gros suppo ? Non, juste une maquette.

A noter : "c'est drôlement plat, pas vu un serpent, fait plus chaud qu'en Guadeloupe, les moustiques assurent, les poux d'agoutis m'on laissé en paix, j'y retournerais bien l'année prochaine". 

Ludo, août 2007

22 août 2007 3 22 /08 /août /2007 21:19
Il n'était pas invité, il s'est pourtant incrusté pas loin de 2 jours tout compris.
Retour sur les faits. Jeudi dernier, je commence avec plaisir une journée de congé, en allant chercher les cartes de transport et de cantine de mes chérubins, rentrée oblige. Même pas eu le temps d'arriver jusqu'aux mines réjouies des fonctionnaires, mon mouchard sonne et m'annonce que je dois rallier mon lieu de travail, un cyclone est annoncé.
Bon, la matinée pour tout plier au boulot,  l'après-midi pour ranger la terrasse, ne pas oublier d'aller chercher deux-trois films. Nuit de Chine, nuit caline... sans  presque un souffle d'air. Le zéphir commence à l'aube et s'amplifie gentimment. Les têtes blondes sortent une à une ébouriffées d'un  sommeil de marmotte (comme dans  nos voisins les hommes). Nous profitons du spectacle depuis la terrasse, ça balance pas mal...
Rien de méchant, il ne pleuvra même pas monstrueusement. La journée s'étire mollement, nous irions bien voir la mer  mais en bons citoyens, nous restons confinés.
Et voilà, beaucoup de bruit pour pas grand-chose, ça aura été moins drôle en  Martinique et surtout  en Jamaïque.

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Pas de bruit,  elle en a de bonnes !
(dit l'arbre cassé de la  plage de Grande Anse). 

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Moi j'ai flippé grave (dit  le chien errant de Viard).

9 août 2007 4 09 /08 /août /2007 17:35

Parents, amis, alliés (et les autres), bonjour...
Quelques dossiers en préparation, les vacances de Ludo en Guyane, Rémi en stage de voile, Swan fou d'athlétisme, l'avancée des travaux à la Lézarde... De quoi tenir l'audience en haleine.
A bientôt.

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Pris dans le tourbillon de la vie !