20 avril 2017 4 20 /04 /avril /2017 17:28
Briar Forest, où je fus accueillie

Briar Forest, où je fus accueillie

Le probleme, c'est qu'il n'y a pas d'accents sur ce foutu clavier qwerty. Je dois donc renoncer a la perfection typographique.

 

Pour le reste tout va bien !

 

 

 

 

Les berges du bayouLes berges du bayou

Les berges du bayou

Cette ville m'etonne. Presque tropicale, boisee et humide. Un bayou la parcourt, c'est d'ailleurs mon objectif pour un jour prochain : rent a bike. Et remonter le sentier de Buffalo bayou jusqu'au centre ville, soit environ 30 kilometres. Ce sera pour le prochain post.

Et glouEt glou

Et glou

Autre sujet d'etonnement, le soin apporte au design des bouteilles d'alcool. De vraies oeuvres d'art. Non dementies par leur contenu : tres bonnes bieres.

Limbes des souvenirs

Limbes des souvenirs

Plus d'un mois que j'ai commencé cet article, je suis rentrée chez mois où un clavier avec les accents m'attendait. Houston est passé au statut de souvenir, je vais donc fouiller dans ma mémoire.

City

City

Ce sera Houston la ville Huit (8) millions d'habitants, peut-être trois millions de voitures. Donc pas beaucoup de gens à qui parler. Un ou deux jolis quartiers tout de même, celui du musée Menil Collection qui ressemble à ce que j'imagine des USA (des jardins sans clôtures, de jolies maisons en bois). Pour ce musée également un post prévu dans un avenir indéterminé.

Way of life

Way of life

Un homme et une femme

Un homme et une femme

Nom d'un petit bonhomme

Nom d'un petit bonhomme

A quoi jouent ces donzelles ?

A quoi jouent ces donzelles ?

Je suis dans le gas

Je suis dans le gas

Zoom sur l'Apple store

Zoom sur l'Apple store

C'est marqué dessusC'est marqué dessus

C'est marqué dessus

Un peu d'humanité (Anna's toes)

Un peu d'humanité (Anna's toes)

Preuve que la végétation n'est pas si loin (chêne de Virginie)

Preuve que la végétation n'est pas si loin (chêne de Virginie)

A méditer. Je ramasse les copies dans une heure !

A méditer. Je ramasse les copies dans une heure !

13 avril 2017 4 13 /04 /avril /2017 23:54
Les Gréna sont là

En créole dans le texte. Gréna = grenat. Du nom de la couleur des vieilles mobylettes de marque Motobécane (je crois).

 

Ces fringants destriers ont fait leur apparition il y a une cinquantaine d'années (à vue de nez) en Guadeloupe, du temps où les gens modestes n'avaient pas de voiture. Révolution pour sé mésié-la, qui pouvaient se déplacer à leur guise, et notamment pour aller travailler.

 

Maintenant c'est plutôt scooter, mais beaucoup de vieux ont encore leur Gréna.

Merci http://www.leblogdecom.fr/

Merci http://www.leblogdecom.fr/

Mais pourquoi donc cette chronique motocyclique ?

 

Parce qu'en rentrant du boulot, ce qui m'arrive eviron cinq fois par semaine, je suis passée, pour changer, par la route du Pont cassé. Cette petite route de campagne est bordée d'un manguier vieux comme mes robes, et de pièces de cannes. Pièce de cannes = champ de canne à sucre.

 

Depuis une vingt-cinquaine d'années, la récolte de la canne s'est mécanisée petit à petit. Imaginez les temps de la récolte manuelle, que j'ai connus grand bien m'en fasse. En période de coupe, des armées de journaliers, souvent haïtiens, déboulaient dans les champs dont la hauteur les dépassaient largement. Vêtus des pieds à la tête. Ca ne rigole pas la canne, les feuilles sont pleines de toutes petites aiguilles de silice, dont le job semble être de se piquer dans votre peau. Amer retour du sucre de canne pour celui qui la coupe.

 

Ces pièces de canne du Pont cassé sont encore récoltées à la main, et de ce fait sont brûlées avant la coupe. Cela facilite le travail, en réduisant en fumée les feuilles sèches. Tant pis pour le sol, point de retour de matière organique. Mais quelle beauté ces flambées nocturnes, et l'odeur des champs ainsi carbonisés.

 

Eh bien ce soir à la tombée de la nuit, une Gréna était encore là dans le champ fraîchement coupé. Les vieux journaliers sont toujours là, combien de temps encore ?

14 mars 2017 2 14 /03 /mars /2017 20:52
Poussière d'étoile, sur http://kunst-lab.de/

Poussière d'étoile, sur http://kunst-lab.de/

Anna est là.

 

Anna : la grâce en hébreu.

 

14 mars jour radieux.

 

 

28 février 2017 2 28 /02 /février /2017 13:28
"Fish mobile", d'Alexander Calder

"Fish mobile", d'Alexander Calder

Mes pauvres amis, je suis à l'hôpital, il semble que j'aie fait une crise cardiaque. Par chance, je n'ai pas mal du tout.

 

Je peux même déambuler dans les couloirs. Les médecins ont affaire à des personnes âgées dans des boxes. Je distingue mal ce qui s'y passe, mais je sens que les corps sont délabrés, et je me dis que les médecins sont bien courageux de tenter de les maintenir.

 

Dans un couloir, il y a un tableau épouvantable, en bas-relief. Il représente comme un corps dont il ne resterait presque plus rien, juste une perfusion et une petite flaque. Je trouve vraiment déplacé de mettre un tableau comme ça ici. Mais en le regardant mieux, il n'est pas si terrible, il évolue. Pour devenir une sorte de mobile animé, fait d'engrenages et de pièces qui s'emboîtent. Cette chose est mobile par sa propre énergie : les pièces passent de l'une à l'autre, s'emboîtent et se déboîtent pour former comme un mouvement perpétuel. 

 

Puis je me dis que je ne vais pas pouvoir prendre l'avion demain puisque j'ai une crise cardiaque, alors j'annule mon vol. Mais voilà que le cardiologue me dit que pas du tout, je peux voyager. Ha ! Comment vais-je faire maintenant que j'ai annulé ? Je lui demande un certificat médical, mais tout ça va être très compliqué.

 

Je suis à l'aéroport et je vois bien que c'est trop tard. Mes affaires ne sont pas prêtes et l'enregistrement est terminé. Je me dis que je pourrai prendre l'avion de la veille !

 

Puis le réveil a sonné et j'ai donné du lait au chat qui ne faisait rien qu'à miauler.

13 février 2017 1 13 /02 /février /2017 23:32
Chipé sur http://benissa.eklablog.net

Chipé sur http://benissa.eklablog.net

Il est des lundis matins plus comateux que les autres. Je n'entrerai pas dans le détails des festivités de ce week-end à peine achevé. Toujours est-il que lorsque le réveil a sonné, j'étais très loin, en voyage chez Morphée et ses potes.

 

Ouverture de la paupière gauche, la droite a dû suivre mais je ne m'en souviens pas. Enchaînements réflexes, j'ai réussi à nourrir mon corps et celui de mon fils et à me vêtir. Et hop voilà même pas mal, je suis au taf et je me lance dans la semaine, à corps perdu ou presque.

 

Pause sandwich bien méritée, je m'attable au lolo du coin. Pas de chance, le France-Antilles a pris fin, alors comment passer le temps ? Mes voisins de bistrot compatissent, et l'un d'entre eux m'offre son journal. Puis veut m'offrir à boire ce que je trouve prévenant de sa part. Nous négocions pour de l'eau minérale bien fraîche.

 

Sandwich fini, je vais m'offrir une petite glace coco de la marque Paradis (le paradais sinon rien). Et c'est à ce moment que Madame Daninthe, une des saintes patronnes de ce lieu, me demande à voie basse si par hasard je n'aurais pas mis mon tee-shirt à l'envers. Nom d'un petit bonhomme c'est ma foi vrai. Pas devant-derrière. Non, à l'envers avec l'étiquette dans le dos.

 

Je retourne déguster mon sorbé koko près de mes voisins, dont l'auteur des cadeaux me presse de questions. Je vous les épargne, il faut tout de même ne pas abuser de la patience du lecteur.

 

Il demande un moment si j'ai un numéro de téléphone. Je répond benoîtement que oui. Il renonce à s'engager dans cette voie et conclue que demain, il m'apportera un avocat bien mûr.

 

Revenue sur les lieux du crime de mon travail, je narre l'affaire du tee-shirt à l'envers à mes deux petites collègues (qui font chacune une tête de plus que moi).

 

Devinerez-vous ce que m'a dit l'une d'entre elle ?

 

"Tu sais que lorsqu'on met un vêtement à l'envers, c'est signe qu'on va recevoir des cadeaux ?"

 

C'est décidé, je renonce à comprendre le monde.

24 janvier 2017 2 24 /01 /janvier /2017 01:23
Respiratoire ou circulatoire ?

Les eaux claires, cet après-midi.

 

Ne vous méprenez pas, il ne s'agit pas d'un lundi au soleil à gambader dans le torrent.

 

Mais de 5 heures passées aux urgences à la clinique des Eaux Claires.

 

La hanche de mon bébé (bientôt 17 ans) craquait, et moi aussi un peu. Je rassure tout de suite le lecteur, ni fracture, ni malformation, mais probablement une tendinite sévère. Conclusion : 15 jours sans sport a dit le docteur, la pire des punitions.

 

Mais ce n'est pas le sujet.

 

Lors de notre attente, quelques petits évenements se sont succédés, normal aux urgences. Par chance, rien de monstrueux à part deux rondelles de tomates tombées du sandwich de mon voisin, et sur lesquelles j'ai effectué un dérapage qui aurait pu me conduire aux urgences. Par chance, j'y étais déjà !

 

Or donc, un monsieur grand, noir, et d'une belle prestance, arrive en tenant son fils par le bras, un marmot de 7-8 ans. Il fonce tête baissée bien que haute vers les filles de l'accueil, et leur annonce de façon un peu péremptoire que le petit est en détresse circulatoire. L'une d'elle répond finement "Vous voulez dire détresse respiratoire ? Qu'est-ce que tu ressens mon petit ?". "J'ai le coeur qui bat à toute vitesse". "Mais respire bien". "Puisque je vous dis que c'est circulatoire". Dialogue ubuesque et pendant ce temps le minot n'était pas pris en charge. Ils entrent finalement voir l'urgentiste.

 

Une fois les soins prodigués, le père revient annoncer fièrement aux filles que c'était bien une détresse circulatoire. Lesquelles renchérissent "Mais vous n'êtes pas médecin, alors qu'est ce que vous en savez ?". "Je ne suis pas médecin, mais je suis un professionnel, je suis pompier, et je peux vous coller une plainte pour nous avoir fait perdre 30 secondes". "Mais déposez-là donc votre plainte !". "Non je ne le ferai pas". "Tchip".

 

Ca c'est de l'accueil où je ne m'y connais pas. Mawi Téwèèèèze.

20 janvier 2017 5 20 /01 /janvier /2017 19:41
Bateau loupé

Il y a quelques temps, j'étais avec mon père et des amis en voiture. Nous devions attraper le bateau pour les Saintes.

 

C'était très juste niveau timing, alors je lui ai dit de se dépêcher. Mon père a accéléré, la route faisait comme des montagnes russes.

 

Je lui ait dit de faire attention mais le bougre allait à toute vitesse. Mais tout s'est bien passé, et nous sommes arrivé en trombe. J'ai jeté les sacs hors de la voiture mais nous devions encore atteindre l'embarcadère.

 

ll a fallu monter à pied une rampe de béton tellement pentue que nous risquions de débrrouler à tout moment. Et très peu d'aspérités pour que nos pieds s'accrochent, ça glissait et il fallait faire très attention. J'ai pris un raccourci qui donnait sur un à-pic, mais au moins il y avait plus de prises sous la chaussure.

 

Nous sommes enfin arrivés, mais les capitaines du port nous ont dit que le bateau était parti. Puis l'un d'entre eux a ajouté qu'il avait dû partir un peu en avance, alors il allait le faire revenir.

 

Il a appelé le bateau par radio en le priant de rebrousser chemin.

 

Le bateau a accosté et tout le monde est descendu. J'étais un peu gênée que nous soyons à l'origine de ce désagrément.

 

Le contexte était Réunionnais. Le petit monsieur chargé de l'accueil sur le bateau a refait son numéro d'accueil, en jouant du steel-band. Ils ont aussi ouvert une petite échoppe qui vendait toutes sortes de café. Pour éviter que les clients ne posent tous la même question, il y avait une petite pancarte jaune collée au-dessus de la porte, avec une inscription courte en lettres rouges, signifiant "tous les cafés sont bons ici".

 

Puis mon réveil a sonné. J'étais bien déçue de ne pas partir pour les Saintes avec mon père. 

1 janvier 2017 7 01 /01 /janvier /2017 22:10

2017 devrait être une année riche (en quoi je ne sais pas), compte tenu du soin que j'ai pris à honorer le rite du bain démarré. 

Démarré à triple détente

On n'est jamais trop prévoyant, j'ai pris le premier bain démarré le 31 décembre. Avec Aude et Eric, à la plage du bourg de Bouillante. Petits galets noirs, eau limpide, et tout simplement bouillante. C'est qu'une petite rivière thermale s'y jette. Gros panard de nager dans une onde à 40° et plus. Et de rechercher plus loin un peu plus de fraîcheur. Le haïku serait :

 

L'anse ouvre ses bras.

Chaud froid soufre et montagne.

L'arc-en-ciel est là.

 

Démarré à triple détente

Second bain démarré plus réglementaire, pris le 1er janvier. Plage de Viard ma bien-aimée. Seule au lever du soleil. Un navire de croisière charrie mollement quelques milliers de vacanciers sans doute encore dans les limbes du sommeil et de l'alcool. Le haïku serait :

 

Reflets orangés.

Sable noir essoufflé.

Un coq me surprend.

Démarré à triple détente

Le troisième bain démarré a été subi plus que choisi. Mais je ne lui en ai pas voulu. Une petite marche avec Valérie à la Pointe à Bacchus (mais nous n'avions pas emporté de vin). Je la guide sur le caillebotis de la forêt marécageuse. Drôlement abîmé le caillebotis. Je pose mon pied sur ce que je pensais être de la terre ferme (de la boue ferme devrais-je plutôt dire), et floup ! Comme dans les films, je suis dans les sables mouvants jusqu'à a taille. Sauf que ce n'est pas du sable mais du marécage. L'impression est fraiche tendance tiède, avec matière organique en décomposition. Par chance seule ma jambe gauche est engloutie, et il n'y pas de crocodiles dans les parages. Le haïku serait :

 

Au ras du marais.

Amis palétuviers

Conscience aiguisée.

 

Post-scriptum : ma jupe est à laver !

Vous devez vous demander (sauf que le premier janvier souvent on ne se demande rien) pourquoi je vous bassine avec des haïkus. C'est qu'en rentrant de cette promenade organique, des gens sur France Inter parlaient de cette forme de poésie. Comment rendre poésies certains moment de votre vie. Avec la contrainte des 17 syllabes : 5-7-5.

 

Voilà c'est fait ! 

29 décembre 2016 4 29 /12 /décembre /2016 14:57
Les mains du miracle

"La Feuillade, lundi

Chers amis,

Mes invités de la première heure viennent de partir... J'ai obtenu 3 tickets donnant droit à 30 litres d'essence - Rien ne vous empêche plus de partir et Claude dans sa carte me dit qu'il pense rentrer vers le 20.

J'attends un mot de vous me fixant l'heure de votre arrivée.

A bientôt le plaisir de vous revoir.

Bien affectueusement,

Maguy"

C'est le texte d'un petit billet gris pâle daté du 14 août 1946, et adressé à mes grands-parents paternels. Ce billet était affranchi avec un timbre à 3 francs, des anciens francs bien sûr. Donc 3 centimes de francs, soit un demi centime d'euro.

La Marianne du timbre de 1946 est moins stylisée que celles de 2016, mais elle a toujours la même mine rouge. En ce temps-là, on se donnait rendez-vous par courrier papier, plusieurs jours à l'avance. Je sais que cette Maguy était une amie de la famille des parents de ma mère, et qu'elle avait une belle maison - La Feuillade - dans la campagne proche d'Orléans. Ville où habitait ma mère avant son mariage. L'allusion aux tickets de rationnement m'a étonnée, je croyais qu'ils n'étaient plus en usage après la guerre.

Le billet a mis 5 jours pour faire le trajet de Saint-Jean-De-Braye à Versailles. Puis plus de 69 ans pour atterrir sous mes yeux, lorsque j'ai ouvert un livre emprunté chez ma sœur Michèle la semaine dernière. Les tournants de la vie nous ouvrent souvent les yeux sur de petits signes. J'étais à Versailles pour enterrer notre père, grand-père, ami, allié, ce que nous fîmes d'une façon qui lui aurait surement plu.

Le livre dans lequel se trouvait le billet était Les Mains du miracle. Que je dévorai en deux temps trois mouvements (le livre, pas les mains ni le billet), et que je viens de terminer dans mon Paris-Pointe-à-Pitre. C'est écrit, mes lectures dans l'avion du retour ont souvent un goût de coïncidence.

Les Mains du miracle ont été écrites par Henri Troyat à Versailles en 1959 - ma ville et mon année de naissance - puis publiées chez Gallimard en 1960. Il s'agit d'un récit documentaire qui se déroule pendant la deuxième guerre mondiale. Mais on jurerait un roman, il a tous les ingrédients pour vous tenir en haleine et le cœur battant jusqu'à la dernière page. Les protagonistes en sont Himmler - le tristement fameux n-1 d'Hitler - et Félix Kersten. Cet heureux Félix, natif de la vieille Russie, en soignant Himmler cinq années durant, a fait des miracles.

Juste croyez-moi. Et pour en savoir plus, courez telle une amazone (.fr) vers la librairie la plus proche.

Post-scriptum de Frédéric Begbeider, qui m'a également tenu compagnie sur l'Air France 767 :

"Ma vie est nettement plus intéressante depuis [...] que je côtoie des gens qui vivent pour pouvoir lire, et lisent pour pouvoir écrire, et écrivent pour pouvoir vivre".

Conversations d'un enfant du siècle, 2015. Editions Le Livre de Poche - 7,90 €.

21 décembre 2016 3 21 /12 /décembre /2016 22:06
Georges et son fils Claude

Georges et son fils Claude

Mon grand-père Georges s'est arrangé pour m'envoyer un skysapp depuis je ne sais où. Ca m'a fait chaud au coeur. Je vous le transcris.

"Ca fait longtemps que je n'ai pas fait signe. A force d'être mort, je prends de mauvaises habitudes, je me laisse un peu vivre. Si on peut dire.

Depuis quelques jours, je sens un frémissement dans l'air glacé de l'hiver. D'ailleurs il faut que je vous dise, l'air est toujours glacé là-haut. Mais curieusement je n'ai pas froid.

Mon fils Claude est en route. Il a atteint le bout du monde samedi dernier et avec un peu de chance je vais le voir débouler sous peu. J'espère que le reste de la famille va le laisser partir sans trop de difficultés. Se souvenir oui, mais retenir quelle idée.

Je vous tiens au courant mes chers vivants !

PS - Vous avez vu comme nous étions beaux dans notre enveloppe de chair ?"