29 juillet 2016 5 29 /07 /juillet /2016 12:20
Rollier croqué en Espagne (1983)

Rollier croqué en Espagne (1983)

Moi je dis Pokémon go.

 

J'imagine au moins deux retombées positives de ce jeu.

 

La sécurité routière.

Pour récupérer des pokéballs, il faut les capter au niveau des pokéstops, endroits en général emblématiques au bord des routes. Genre église ou fresque murale. Et plus on roule doucmement, plus est facile d'attraper deux ou trois pokéballs. Même chose d'ailleurs pour attraper des Pokémons. Donc à condition que ce ne soit pas le conducteur qui chasse, ce jeu a tendance à réduire la vitesse des véhicules.

 

La protection de l'environnement.

Il m'est venu une idée. Il faudrait inciter les chasseurs (de gibier réel) à devenir des chasseurs de Pokémons. Ils auraient le droit de garder leur jolie tenue de treillis, d'emmener leur chien, et même de prendre leur fusil réel (mais pas chargé). A la place de chercher des grives et des merles, ils chercheraient des Pokémons. Qu'ils pourraient mettre au congélateur virtuel en rentrant, en attendant de les cuisiner et les consommer virtuellement quand ils voudraient, avec des friends-hunters. On pourrait même imaginer de demander à Nintendo de développer un smart-faune (smart-fusil à réalité augmentée, similaire et aussi lourd que leur Winchester actuel, mais pourvu d'un petit écran pour voir ce qui se passe, et de pokéballs de fusil virtuelles). 

 

Et voilà, c'était l'idée positive de la semaine. N'hésitez pas à en redemander, il y en aura pour tout le monde.

 

 

26 juillet 2016 2 26 /07 /juillet /2016 01:14
Miroir miroir

Jusqu'à présent, mon lavabo n'était habité que par quelques cheveux, et par une Eleuthérodactyle de passage. L'Eleuthérodactyle est une grenouille beaucoup plus petite que son nom. La mienne aime s'abriter dans le trop-plein. Ça lui fait une petite lucarNe ronde donnant sur un environnement humide juste comme il faut. Sauf période de grève de distribution d'eau évidemment.

 

Je m'apprêtais à vérifier dans le miroir que j'étais toujours la plus belle, lorsque mon cerveau m'envoya un signal du style "Objet allongé de couleur verte à 180° Sud. Vigilance requise".

 

J'aime bien mon cerveau, jusqu'à présent il m'a permis de faire face à des situations périlleuses, et de réagir de façon appropriée (piailler en appelant ma mère par exemple).

Miroir miroir

Eh bien cette fois-ci j'ai à peine sursauté devant le visiteur du soir. "Hooo un gros anoli" me dis-je à moi-même, personne n'étant là pour recueillir mes propos herpétologiques.

Un examen plus approfondi (échographie, toucher rectal et empreinte ADN) de la bête me permit de rectifier le diagnostic. Je puis à l'heure qu'il est vous affirmer avec certitude que pas du tout.

Un bébé iguane ! Même que je n'en avais jamais vu d'aussi petit. Observez sa délicate queue rayée, qui me permet de vous dire qu'il s'agit d'un iguane commun, autrement dit Iguana iguana (on a compris, pas la peine de répéter).

Le pauvret avait atterri là dieu sait comment (mais pas moi) et était pris au piège. Toutes choses égales par ailleurs, essayez donc de sortir d'un lavabo de 5 mètres de profondeur.

Voilà, le sauvetage a eu lieu dans de bonnes conditions. Notre petit reptile n'a maintenant plus qu'à éviter les fauves qui traînent dans le secteur (mes chats).

Et moi je retourne devant le miroir, pourvu pourvu que ma beauté ne se soit pas fanée.

10 juillet 2016 7 10 /07 /juillet /2016 01:41
Saint-Saens, 5 sens

Le croirez-vous ?

 

Mon fils aîné me fait découvrir "un son". Rondo Capriccioso en La mineur, pour violon et orchestre. Ce n'est pas tant cette musique, si belle, que ce cadeau qu'il me fait. Assis derrière l'ordi qui joue, il me regarde avec ses beaux yeux bleus sans rien dire.

7 juillet 2016 4 07 /07 /juillet /2016 01:03
Mother

Allez regarder sur le répertoire de votre smartphone. Je suis prête à parier que le prénom d'un grand nombre de vos contacts commence par M, voire par Ma.

 

Marie, Marie-France, Marie-Hélène, Martine, Maryline, Mireille, Michel, Marc, Mathieu...

Mother

Marcelle aussi, moins fréquent.

Mother

Il semble que ce soit à cause de nos mères, nos mamans, que nous donnons souvent de tels prénoms. Ma maman à moi s'appelait Marcelle. Elle a nommé ma soeur Michèle.

Mother

Je suis allée lui rendre une petite visite au cimetière un dimanche y'a pas longtemps. 

Mother

La vue depuis son petit F3 éternel. 

Mother

Le voisin d'à côté a droit à une déco. Il faut quand même ne pas avoir deux sous de jugeotte pour décorer la tombe d'un être cher avec un type cloué à une croix. On a connu plus paisible.

Mother

Comme par exemple ces lichens dorés. Assise sur sa tombe dépouillée, j'ai passé un petit moment avec elle. Ma mère était merveilleuse.

1 juillet 2016 5 01 /07 /juillet /2016 00:20
Sacré Bleu

Ché pas ce que j'ai en ce moment, je pense beaucoup à l'art. Plutôt aux arts graphiques mais mes élucubrations s'appliquent à toute forme d'art j'en ai bien peur.

 

 

Sacré Bleu

Je suis arrivée à quelques conclusions, à la faveur de mes trajets matinaux en direction de mon kravay. J'ai tendance à être dans la lune quand je conduis (je sais c'est mal). Mais l'intérêt de cet astre pâle, c'est qu'il vous permet de vous extraire du pragmatique quotidien, pour frôler le divin. Enfin pour frôler des idées chouettes tout au moins.

Sacré Bleu

La semaine dernière déjà, j'ai déjà échappé à un choc frontal sur la route de la Lézarde. J'essayais de trouver ce qui différenciait l'art visuel des autres (musique, littérature, que sais-je ?). Finalement pas grand-chose étais-je en train de me dire, quand la voiture d'en face s'est déportée sur la gauche, manquant de me faire passer de vie à trépas (j'exagère un peu, nous ne roulions chacun qu'à 50 à l'heure). Ca ne m'aurait pas tant déplu que ça de mourir en cet instant, le paysage étant beau, et mes idées radieuses.

Sacré Bleu

Ce matin, même punition. Je pars bosser, et cette fois, c'est l'idée d'impermanence de l'art qui m'effleure. Impermanence car il faut une interaction pour que l'art existe. Un tableau au fond du garage, ce n'est pas de l'art. Une partition enfouie dans un tiroir non plus. Il faut un évenement pour que l'artiste communique avec le reste du monde. Un happening en quelque sorte. Donc l'art n'existe qu'en pointillés, lorsque la rencontre a lieu.

Sacré Bleu

Autre cheminement de ma pensée, l'artiste en général est doué pour faire de l'art, plus rarement pour communiquer. Quelle misère donc. Nous voulons tous montrer. Partager. Pour dire que nous existons. "Maman regarde". L'art est maternel ou il n'est pas ? Point d'art chez les personnes équilibrées, elles n'en ont pas besoin. 

Sacré Bleu

Ceci expliquant peut-être cela, je suis en train de lire un bouquin dont le sujet central est la peinture. Et plus précisément une certaine couleur bleue. Un genre de polar fantastique qui met en scène Toulouse-Lautrec, Renoir, Manet, Monet, Seurat, Pissaro, Gauguin (qui n'avait pas l'air d'avoir inventé la gouache chaude)... A tout impressioniste sa muse, réincarnée au fil du temps. Je ne vous en dis pas plus, il faudra que vous lisiez Sacré Bleu, de Christopher Moore.

19 juin 2016 7 19 /06 /juin /2016 23:59
Joëlle

Joëlle

Je vous en ai déjà parlé dans cette même rubrique du Coin des artistes. Elle est aussi prof à ses heures, et organise en fin d'année l'expo de ses élèves. Sympa non ?

Morceaux choisis.

Christian

Christian

Marie France

Marie France

Lise

Lise

Michel

Michel

Claudine

Claudine

Claudine (encore !)

Claudine (encore !)

Chantal

Chantal

Joëlle

Joëlle

Marie

Marie

Clayre

Clayre

Claudine (faut l'arrêter)

Claudine (faut l'arrêter)

Anouk

Anouk

Patricia

Patricia

Patrick

Patrick

19 juin 2016 7 19 /06 /juin /2016 00:22
Banksy

Le coin des artistes, international !

 

Figurez-vous qu'hier, j'avais rendez-vous à 15 (quinze) heures, avec Banksy. Ne me dites pas que vous n'avez jamais entendu parler de cet homme. Ne me le dites surtout pas !

 

Il s'agit d'un grafeur mythique, responsable de tas d'oeuvres illicites et magnifiques. Jusqu'à 2011, nul ne connaissait son apparence, malgré sa renommée. Un nom sans visage.

 

Eh bien moi (mwa), j'avais rendez-vous avec lui. Bon, je n'étais pas la seule. Il devait donner une conférence à une expo sur ma petite Guadeloupe, celle du "Pool Art Fair". En fait de conférence, c'est une fille qui lisait un texte en anglais et lui n'est pas venu.

 

 

Banksy

Kass lann tyenn ! Une quarantaine d'artistes exposaient, et j'ai commencé par le premier, qui fut aussi le dernier. Etant mère de quelques enfants, j'essaye d'assumer ce difficile rôle. J'ai donc dû (jédondu) quitter les lieux précocément, pour aller chercher un des miens à l'aéroport. Mais j'ai quand même pu découvrir le travail de Bruno Coiffard. Ainsi que Bruno Coiffard lui-même. C'est ça qu'est cool dans les expos, on voit les artistes, qui sont d'ailleurs des gens comme vous et moi.

Banksy

Mes amies Claire et Aude (qui avaient aussi rendez-vous avec Banksy) sont tombées sous le charme de ces graphismes. Mi-BD, mi-mandalas, mi-autre chose (ce qui fait 3 demis, c'est pour vous dire comment c'était pas mal du tout). Je n'en dirai pas plus, un petit dessin valant mieux qu'un long discours.

Banksy
Banksy
Banksy
Banksy
Banksy
Banksy
Banksy
Banksy

La dernière n'est pas une oeuvre de Bruno Coiffard, juste une création céleste (le staff).

9 juin 2016 4 09 /06 /juin /2016 00:01
Pablito

Le coin des artistes n'a pas de complexes. Il vous présente un micro extrait de l'oeuvre de Pablo Picasso. Capturé lors d'une toute petite visite au musée du même nom, situé dans un quartier bien abréable, celui du Marais.

Pablito

Trop cool (on est jeune ou on ne l'est pas), ma soeurette a des tickets vacances qui nous permettent d'entrer dans les lieux sans bourse délier.

PablitoPablito

Nos langues par contre sont déliées, et nous permettent d'échanger nos impressions. Il faut dire que ma soeur et moi sommes en général bon public, et un brin exaltées.

Pablito
Pablito

Il y a de quoi, le bougre faisait de tout, en quantité et en qualité. 

Pablito

Il se répète souvent, mais son radotage est bienvenu.

Pablito
Pablito

La jeune fille est indulgente et le monsieur perplexe.

Pablito

Destins parallèles ?

Pablito
Pablito

Ou croisés peut-être.

Pablito
Pablito

Creusé ou dépouillé.

 

Pablito
Pablito

Cherchons à comprendre, il en restera toujours quelque chose.

Pablito
Pablito
Pablito
Pablito
Pablito

Femmes femmes femmes.

Pablito
Pablito
Pablito

Des femmes encore.

Pablito
Pablito
Pablito

Monde intérieur multi-forme.

Pablito
Pablito
Pablito
Pablito

C'est tout pour aujourd'hui. Merci Pablo.

31 mai 2016 2 31 /05 /mai /2016 21:07
Manzèl Marie

La Lézarde semble de bonne humeur.

En mai le flamboyant s'y noie.

Toute comme Marie dans nos coeurs,

Depuis le 9 de ce même mois.

 

Manzèl Marie
30 mai 2016 1 30 /05 /mai /2016 21:13
Je mets des talons où j'enlève mes lunettes ?

J'ai fait la connaissance d'une opticienne charmante et portugaise, qui répond au doux nom de Carla. Tant et si bien que je lui vouai une confiance aveugle et remis ma vue entre ses mains. Elle choisit pour moi (agréable de n'avoir pas à choisir) une petite monture genre John Lennon mais en fille. Pour les verres là encore, je n'eus qu'à dire un mot : pas trop de tralalas couteux.

Cerise sur le gâteau, elle s'est occupée de contacter ma mutuelle et de dire au fabricant de verres que c'était ultra-urgent passque la petite dame elle repart chez elle vous comprenez. Résultats des courses, 57 €, là je dis bravo.

Chaussée donc de mes nouveaux bésicles et d'une paire de baskets, je pars me promener en forêt avec mon néné et ma frangine. But avoué : nous la couler douce au soleil à l'ombre des chênes pour regarder, lire le dernier Grangé ou dessiner. C'est là que j'ai commencé à ressentir des trucs bizarres. Je me suis sentie comme absorbée par la terre. Je rapetissais et avais l'impression d'avoir de toutes petites jambes. Je ne suis déjà pas géante, mais là j'étais quasi comme la femme de Bilbo.

 

La sensation allait même jusqu'à me sentir fatiguée de marcher dans les bois, mes petites jambes ayant du mal à fonctionner. Il y avait peut-être un petit biais lié à un genre d'état de fatigue, ceci étant une autre histoire.

 

Je n'accordai pas plus d'attention que ça au phénomène, et m'installai confortablement, le cul non pas entre deux chaises, mais entre deux racines. Devant mes yeux presque éblouis mais pas tant que ça, le soleil étant déjà bas, et filtré par le vert feuillage, donc devant mes mirettes, une forêt de chênes en contre-jour. Magnifique. L'homme est ainsi fait, la femme aussi, il cherche à capter et reproduire ce qui l'émeut, y compris les vaches et les émeus mais là c'était un putain de taillis sous futaie vachement difficile à dessiner.

 

Courageusement j'y suis quand même allée, et ai finalement réussi à sortir quelque chose de chouette. Vous remarquez au passage que je progresse : je suis capable de dire que je fais des choses bien.

 

L'heure tourne et nous remballons nos petites affaires, la journée a été délicieuse. Sur le chemin du retour, même topo. Une langueur m'empêche d'allonger le pas, et je me sens toujours au ras des paquerettes (il y en avait d'ailleurs). Une idée émerge, et si c'étaient mes nouvelles lunettes la cause de cette faille spatiale ???

 

Pour tester cette audacieuse hypothèse, j'appliquai immédiatement le protocole suivant. Matériel et méthodes : regarder avec ses lunettes, les enlever, noter si le phénomène persiste. Résultats : bin quand je les ai ôtées de mon nez, tout est redevenu normal. Je voyais à nouveau le monde en hauteur, et mon pas se déliait. Conclusion et perspectives : c'est bizarre quand même, je vais me renseigner pour savoir s'il n'est pas nécessaire que je consulte un exorciste pour chasser le démon de mon corps.

 

Autre perspective : porter des chaussures à talons pour éviter d'enlever mes lunettes à tout bout de champ.