12 février 2010 5 12 /02 /février /2010 21:45
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Lever de soleil boréal par temps de givre ? Explosion nucléaire à Bora-Bora ?

Non, c'est le vendredi des cendres (avant le mercredi des Cendres la semaine prochaine).
La Soufrière (de Montserrat) a éternué assez violemment hier (nuées ardentes, excusez du peu), et les vents n'ont rien trouvé de mieux que de nous envoyer tout ça à la figure.

Résultat, ce n'était pas l'alerte orange à la neige comme dans 19 départements de l'hexagone, mais l'alerte grise.

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Il a neigé de la cendre une partie de la nuit, comme en atteste ce pauvre pied de bougainviller qui n'avait rien demandé à personne.

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Les dégâts colatéraux sont de nature diverse.

1- L'aéroport est toujours fermé. Mes beaux-parents n'ont donc pas pu repartir hier soir comme prévu, et restent jusqu'à mardi - absolument no comment je vous prie.
2- Une fine couche de cendre pulvérulente recouvre tout, se répand au gré du vent, émoustille nos narines et autres muqueuses occulaires, s'infiltre sans vergogne entre nos orteils imprudemment exposés, et nous fait crisser les dents.
3- Pas d'école aujourd'hui (les pôv petits sont encore privés de Carnaval, mais les grands sont contents).
4- Compèts de sports annulées ce week-end, beacuse les bronches qui n'aiment pas les fines poussière.
5- Et donc catastrophe annnoncée, je vais être privée de VTT dimanche.

Montserrat 22 heures GMT

On voit ici le nuage de cendres. Et on consate qu'il n'est pas près de pleuvoir, ce qui aurait arrangé nos affaires en nettoyant tout ça, atmosphère y comprise. C'est bien simple, malgré le beau temps, les couleurs sont pâles et délavées comme parfois dans le sud de la France.

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Allez, je vous laisse, je vais préparer une choucroute de papayes pour ma belle-mère.
15 janvier 2010 5 15 /01 /janvier /2010 21:01

Depuis le 1er janvier, j'ai changé de boulot. Alors je dois vider mon bureau, dans lequel j'ai accumulé 8 ans de paperasses, plus ou moins utiles, mais assurément volumineuses. Grande opération de déblaiement donc depuis quelques jours. Je peux vous dire que la benne se remplit.

Vous savez comment ça se passe, on tombe sur des trucs marrants quand on range.

Un mail de mon petit Rémi quand j'étais partie à la Réunion. Il avait 6 ans, ce qui explique l'ostrografte personnelle.
Mail Rémi

No comment...

18 septembre 2009 5 18 /09 /septembre /2009 01:08

Propsection dans les albums n° 1 et 2 du grand-père. Mes ancêtres sous son crayon.

Autoportrait, dans son jeune âge (à vue de nez, à 20 ans).


Sa tante Thérèse (la soeur de sa mère), Il a 13 ans quand il fait ce portrait.


Son oncle Frédéric, le frère de la dame du dessus.


Son père Louis.

Sa mère Marie.


Sa grand-mère (mon arrière arrière grand-mère...), dessin fait à 15 ans.


Son frère René, dont je me rappelle (déjeûners du dimanche pas loin de Paris, rideaux grenat dans l'appartement, et tante Marie-Louise qui avait la peau douce malgré quelques poils).

Et son fils (Papa !), à l'âge de 11 ans.


Une certaine Emma Steb (petite amie dixit mon père).

Et une autre petite amie, Hanna Rontehire.

Si ces idylles avaient été plus loin, il  n'aurait pas rencontré ma grand-mère, et je serai pas là pour bloguer.

15 septembre 2009 2 15 /09 /septembre /2009 16:21



Ce monsieur c'était mon grand-père.
Plus ça va, plus j'en suis fière.

Nous vivions avec lui (3 générations à la maison, et une seule salle de bains). Sur la photo, il dessine, ou il peint. Il y passait beaucoup de temps, c'était son métier. Quand nous revenions de l'école avec ma soeur, nous nous installions sur cette même table avec lui, et il nous faisait dessiner, clope au bec (Gitanes maïs).
Par chance, nous avons conservé beaucoup de ses oeuvres. Des dessins, des aquarelles, des eaux-fortes, des peintures à l'huile. C'est sûr que je vous allez en entendre parler dans de prochains articles.


Mais pour l'heure, je vais vous montrer une lettre que Mistinguett lui avait envoyée en 1916.
Mistinguett la chanteuse de cabaret ? Oui.
Mon grand-père, que nous appelions Père Georges, avait été blessé méchamment pendant la guerre de 14. Un éclat d'obus dans le fémur, 12 cm de nonos en moins, et convalescence de plusieurs années. Il nous racontait que peu après avoir reçu les premiers soins, il s'était réveillé dans une grange et voyait le clair de lune.
Heureux d'être en vie.
Et alors, il semblerait que Père Georges avait été en contact avec Mistinguett avant la guerre, pour lui dessiner l'affiche de son spectacle. Je vous restranscris ce qu'elle lui écrit, lorsqu'il était encore à l'hôpital ou quelque chose comme ça :

"Mon Cher et brave camarade,

J'ai été très impressionnée par votre charmante lettre, d'apprendre que vous aviez été sérieusement blessé à Verdun et j'espère bien sincèrement que l'état de votre blessure n'est pas aussi grave que vous me le depeignez.
Je souhaite que votre rétablissement soit rapide et me procure bientôt le plaisir de vous revoir, d'évoquer de vive voix les souvenirs de notre bonne camaraderie de l'avant-guerre et de causer d'une promesse d'affiche que je n'ai pas oubliée, et que j'espère pouvoir réaliser à la première occasion.
Pour les affiches actuelles, dont vous me parlez, c'est la production des Folies-Bergère qui s'en est occupée.
Bon courage, à bientôt, et croyez a ma bien vive sympathie.

Mistinguett

Paris.
19. mai. 1916"


Je ne suis toujours pas revenue de cette découverte. Sacré Père Georges.
Ci-dessous, le fac similé.

 


20 août 2009 4 20 /08 /août /2009 20:55

Pas mal le mois d'août au boulot, ça permet d'utiliser le débit raisonnable offert par les tuyaux informatique de mon employeur pour poster quelques articles. Si on ne saisit pas l'occasion quand l'inspiration est là, autant aller se coucher tout de suite...

Alors voilà, c'était pour vous raconter un petit instant extraordinaire survenu pas plus tard que dimanche dernier. Au départ, rien de plus (ce qui est déjà pas mal) qu'une descente au Saut de la Lézarde.


Le saut est derrière, une cascade de 7-8 mètres , avec un beau bassin très large et profond.

Après une demi-heure de descente où l'on peut s'imprégner l'âme de l'ambiance de la forêt et les baskets de boue ocre, arrivée sur le site, tout va bien, les poulets rôtis sont dans le sac pour le pique-nique.

D'un seul coup, vlan ! La pluie arrive, et nous rince longuement. Tous les petits animaux de la forêt détalent (des humains de toutes les couleurs), seule reste une autre famille assez occupée à rassembler sous les feuilles ce qui reste de sec.

C'est à cet instant que le petit miracle se produit : quelques dizaines de chauve-souris, sans doute effrayées ou dérangées par l'onde, tournoient autour du bassin. Sans relâche, comme cherchant une issue. La pluie finit par cesser, un coup de soleil inonde toutes ces roches noires. J'oublie les chauves-souris et nous dévorons les deux poulets, telles des hyènes affamées.

Voilà, ni plus ni moins.

9 mai 2009 6 09 /05 /mai /2009 10:36
Pendant le week-end du 1er mai, j'ai entrepris de faire un peu de jardinage, à savoir aménager une plate-bande derrière la maison, avec comme objectif d'y planter la pervenche de Madagsacar reçue en cadeau pour mon gnegnetième anniversaire.

Il me fallait de la terre pour créer cette plate-bande. Je partis donc guillerette et néanmoins armée de ma pelle et mon seau, et commençai à gratouiller le tas de compost pour incorporer un peu de matière organique dans ma terre.

Quand tout d'un coup, je commis une imprudence. Je levai les yeux.

J'aurais dû en toute logique voir la crête forestière qui sépare la vallée de la Lézarde de celle de la Moustique. La crête était bien là, mais affreusement amputée d'un saignée de terre rouge.
Quoi !! Un glissement de terrain ? Non, on distingue un chemin très pentu et un peu plus bas une terrasse. Un futur lotissement ?? Sur ces pentes vierges, quelle misère...



J'ai ravalé ma colère, non sans couiner au scandale auprès de ma famille, habituée à mes coups de déprime liés au mitage des payasages.

Aujourd'hui 8 mai, nous décidons d'aller chercher Yannick pour aller à la plage. Yannick habite juste au bas de la fameuse crête défigurée. Il me lâche comme ça : "Le gars n'a pas demandé à la mairie pour faire ça, il va être en procès et devra replanter chaque arbre". Oui mais ça n'est pas possible, la saignée est trop pentue, et des glissements de terrain ont déjà commencé.



Conclusion : il y avait peu de vagues à la plage, ma pervenche est plantée et j'y ai ajouté des pieds de menthe. Ludo me dit que je ne devrais pas trop m'impliquer, ce n'est pas bon pour la santé.
28 avril 2009 2 28 /04 /avril /2009 23:30
C'est dingue, pas moins de deux articles en moins d'une heure, que fait le comité de contrôle des rythmes rédactionnels ?



Je vous avais plus ou moins promis de parler des Rondes Vertes, et j'ai un peu de temps devant moi. Le titre évoque donc le fait de tourner en rond dans une ambiance verte, c'est tout-à-fait ça.

Once upon a time, mon fils aîné (j'adore dire mon fils aîné) s'est mis à faire du VTT, et a atteint un bon petit niveau. Bien qu'ayant un bon vélo, il lui en fallut un plus mieux, afin de devenir le plus rapide et tenter d'escalader les podiums, en plus des monts et des vaulx. Il me céda donc son ancien vélo, ce qui équivalut à donner de la confiture à une cochonne. La cochonne s'entraîna à son rythme et le plus souvent seule, et découvrit le coeur battant tout un tas de petits sentiers peu battus, sauf par les pluies, les sabots des vaches (au secours), et parfois les pattes des chiens (au secours).

Je n'exagère que très peu en disant que ces promenades en solitaire étaient exaltantes.

Bref, j'arrête de vous bassiner avec mes états de dame, et j'en viens aux faits. L'autre dimanche, je me suis inscrite à une rando populaire en VTT, organiséee par l'ACVPB (le cleube de mon fils aîné), et qui rassemble depuis 3 ans pas moins de 500 simplets, arborant tout comme moi une mine ravie rien qu'à l'idée d'aller arpenter les collines, les rivières et tout le reste. Pas moins de 5 parcours, allant du raisonnable (12 kms) au monstrueux (68 kms, dont des portages vertigineux et des traversées de torrents que c'est pas bien raisonnable tout de même).

J'ai choisi le 31 kms, et je vous le dis tout de suite, je suis allée jusqu'au bout.



Mis à part le fait que le lundi, ma démarche rappelait curieusement celle de Carmen Cru, ce fut un bonheur total, avec un bon lot d'émotions, d'efforts, de gadins (ces foutues pédales), de bleus et de boue. Et surtout de paysages auxquels on n'a pas souvent accès.

Si les petits cochons ne me mangent pas, j'y retourne l'an prochain.
16 mars 2009 1 16 /03 /mars /2009 00:18



J'ai un truc en train de germer dans la tête, un projet. Je crois que je n'en avais pas eu avant, sauf des projets styles partir en vacances, faire des étagères ou moins me manger les doigts. Portée assez réduite il faut le reconnaître.

Là, il s'agit d'acheter un morceau de forêt avec des amis. Belle idée non ?
Je vous fais faire le tour du propriétaire.
Pour arriver sur les lieux, prenez à gauche après Sainte-Rose dans le sens Paris province, et montez montez tant que vous pouvez. Traversez un payasage fait de champs de canne, de pâturages, un coup d'oeil derrière vous, il y a aussi le Grand Cul-de-Sac marin.



Puis, vous arrivez dans la forêt tropicale humide, plutôt sèche ces jours-ci. Une vingtaine de minutes plus tard, nous arrivons au campement, juste au-dessus d'une ravine qui donne de l'eau toute l'année.


A droite, la cuisine et les chambres, à gauche, le living.


Mezzanine et hamacs.


On peut rêvasser.

 

  Ou jouer aux amérindiens.


Le lit de la ravine.


Allez on rentre dit la marmaille.

L'idée est d'acheter 10 hectares de cette forêt, avec deux autres familles amies, pour ne rien en faire de spécial. La garder belle, aller y camper de temps en temps, peut-être faire un jour un peu de culture sous couvert forestier (vanille etc...). On se tâte mais la tentation est forte.
23 février 2009 1 23 /02 /février /2009 19:34


Le 20 janvier, notre unité de recherche était évaluée.
Le 20 janvier, c'était le jour de l'investiture de Barak Obama, premier président noir des Etats-Unis.
Le 20 janvier, c'était le début du mouvement LKP en Guadeloupe, dont le porte-parole est Elie Domota.

LKP, c'est Lyannaj Kont Profitasyon. Ca nous a fait sourire.

"Chouette, pas d'école pendant quelques jours" ont dit les enfants. Nous pensions tous qu'il y en aurait pour moins d'une semaine sans essence et sans transport, puis que tout rentrerait dans l'ordre comme les autres fois

Mais les semaines ont passé.

Quand même, en lisant les revendications du LKP, on s'est dit qu'ils avaient réfléchi à pas mal de problèmes, et qu'ils les posaient bien.
Le gouvernement n'avait pas l'air franchement intéressé par la question.
Puis nous avons vu débouler lou ravi, alias Yves Jégo. Formidable, il écoutait bien, comprenait, et arrivait assez vite à un accord.



Avant de jouer la fille de l'air juste avant la signature de l'accord du 8 février.

Les enfants n'allaient toujours pas à l'école, et commençaient à tourner en rond. Le recteur avait bien dit "Allez, jeudi c'est la rentrée" mais RFO disait mercredi soir "Les écoles seront fermées demain". Et RFO disait jeudi "Quelques écoles étaient ouvertes, mais les parents ont préféré garder leurs enfants à la maison".

Nous roulions le moins possible pour garder un peu d'essence au cas où. Virées fréquentes à vélo pour aller chercher à manger. Davantage de temps passé avec les enfants. Moins de travail, le coeur y était de moins en moins. Beaucoup de VTT pour moi. Finalement une vie plus agréable, sachant que nous serions payés à la fin du mois.

Et entretemps, le LKP devenait de plus en plus intelligent, ne tombait pas dans les pièges, et gardait le cap. Certains devraient s'en inspirer. Gardait des biscuits qu'il sortait au fur et à mesure. Le dernier biscuit fut la consignes de durcir le mouvement, et de bloquer la circulation.


Nationale 1, rond-point de Colin

Les enfants n'allaient toujours pas à l'école, mais nous les faisions travailler un peu, avec l'aide de Catherine, qui n'a pas hésité à venir passer ses vacances ici malgré tout.

Et puis forcément, ça s'est emballé puisque les routes étaient bloqués. Les gendarmes et autres policiers ont fait leur boulot, les grévistes ont fait leur boulot, les casseurs ont fait leur boulot. Un mort dont on a beaucoup parlé (syndicaliste, membre du groupe phare de Carnaval Akyio, tué par ? un jeune casseur au retour de la réunion du LKP). Et un mort dont on a très peu parlé (membre du club cycliste de Saint-François, a malencontreusement percuté nuitamment et en moto un barrage du LKP).

Le gouvernement a lâché du lest (OK pour financer les charges liées aux augmentations de salaires, OK pour des primes), les patrons ont lâché un tout petit peu de lest (OK pour 50 à 70 Euros d'augmentation de salaire), le LKP n'a pour le moment rien lâché (à part laisser les supermarchés ouvrir ce week-end, ainsi que quelques stations essence).

Et puis évènement important (tout est relatif ma brave dame), nous avons trouvé une bouteille de gaz. Ce n'est pas rien de pouvoir se faire à manger à peu près normalement.

Nous en sommes là. Au-delà des problèmes de vie chère, tout un tas de questions se mélangent dans nos têtes brunes, blondes, noires, chabines, indiennes... Tout le monde se parle. Sommes-nous à un tournant historique ? L'évolution statutaire sera-t-elle un jour possible dans de bonnes conditions ? Comment les petites entreprises vont-elles se relever ? Comment ce petit pays à l'hitoire compliquée et parfois dramatique va-t-il se prendre en main ?
8 février 2009 7 08 /02 /février /2009 22:17


Mais qu'est-ce donc là ?

Des morceaux de cactus semés par le petit poucet pour retrouver son chemin ? Pas du tout.
Un quimbois destiné à éloigner les soucougnans et autres mauvais esprits ? On s'approche.
Des morceaux de cactus déposés par une vosine selon une logique qui m'échappe (tantôt le matin, tantôt le soir), à l'entrée de chez elle. Histoire d'éviter que des personnes mal intentionnées n'empiètent sur sa propriété ? Oui.

J'ai assez envie d'y passer en catimini pour ajouter des fleurs. Mais ça risquerait de jeter le trouble dans l'esprit de cette femme, qui n'en a probablement pas besoin.

Pour conclure, le ciel du soir, espoir (que l'école reprenne demain après 3 semaines de grève).