8 novembre 2013 5 08 /11 /novembre /2013 19:23

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Le gredin au moment des faits.    

 

Vendredi après-midi, un long week-end s'annonce. Je range mon bureau ce qui ne peut en aucun cas nuire (à l'inverse de se coucher tard, qui nuit - c'est Raymond Devos qui le dit).

 

J'adore ranger car je tombe sur des petits trésors.

 

Tiens, qu'est ce que c'est que ce bout de papier ? 

 

"Mardi 20 mai 2008, j'étais à la garderie du soir. J'ai assisté à un échange d'argent et de cartes [Yu-Gi-Oh ou Pokémon, note de la rédaction]. J'ai gardé cette idée en tête. Jeudi 22 mai 2008, je suis venu à l'école avec tout mon argent de poche pour échanger l'argent contre des cartes". 

 

"Il ne faut pas apporter de l'argent à l'école. Il vaut mieux échanger des cartes contre des cartes".

 

"Excusez-moi Madame la Directrice, je ne recommencerai plus".

 

Vollà un cas typique de l'éducation nationale : mortification, double peine, infantilisation. Cette affaire avait fait grand bruit à l'école, mon fiston de 8 ans ayant en effet apporté toute sa fortune évaluée par les experts à environ 68 €. Pour enfin posséder l'objet de son désir. LA carte niveau 110 xtrèm qui l'aurait rendu invincible. Pas si cher 68 € pour être invincible.

 

Il avait donc été grondé, puni, dénoncé à ses parents. Normal, il faut étouffer la délinquance dans l'oeuf, c'est bien connu. Je n'avais absolument pas moufté, et avais même aidé Swan à rassembler 2-3 idées pour qu'il aille s'excuser. D'où le petit mot retranscrit ici.

 

Mais pour enfoncer le clou, l'équipe pédagogique (les profs quoi) ont décidé qu'en plus, il serait privé de sorties jusqu'à la fin de l'année, nananère. Même la fête de l'école, niet. 

 

Les profs au feu, les cahiers au milieu ! (Je demande pardon à mon amie Catherine qui a exercé ce métier de façon exemplaire pendant 35 ans).

20 août 2013 2 20 /08 /août /2013 21:55

 

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Vingt ans

Le vingt août

Voilà tout !

21 novembre 2012 3 21 /11 /novembre /2012 23:36

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Pour ceux qui auraient lu l'article précédent.

 

Monsieur Floro n'est pas venu peindre en ce début de semaine.

Encore un signe qui ne trompe pas, la fin du monde est proche

Plus trivialement, il s'est fait braquer en ville samedi soir. Des jeunes en scooter lui ont un peu cogné sur la figure pour le convaincre de leur laisser sa camionnette. Ca a marché, comme quoi l'argumentation musclée est la meilleure qui soit. J'espère qu'ils en feront bon usage, par exemple pour monter une petie entreprise de peinture en bâtiment.

 

Alors il lui fallait un peu de temps pour se racheter des pinceaux et un pot de peinture.

 

N'ont pas pu lui piquer ses santiags, il porte des baskets. Je vais peut-être donner un peu plus d'argent que prévu à Monsieur Floro.

18 novembre 2012 7 18 /11 /novembre /2012 17:49

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Monsieur Floro est peintre (en bâtiment) et a entrepris de repeindre notre maison. Inside, outside, excusez du peu.

 

Monsieur Floro est arrangeant. Quand je lui ai dit que j'étais un peu juste au niveau finances, il a baissé son devis avant même que d'annoncer la couleur (ceci dit, il peint tout en blanc).

 

Monsieur Floro est rapide. Lorsqu'il m'a eu dit le montant du devis, il a poursuivi par cette petite phrase : "Je commence demain".

Argh Monsieur Floro, c'est que je n'ai rien rangé. Pas grave Madame, je m'occupe de tout.

 

Ceci était le préambule. Un peu long quand même, il faudrait que je fasse attention à équilibrer.

 

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Alors presque tout est repeint, et maintenant il faut remettre les choses à leur place. Non sans en avoir jeté une bonne moitié, donné un petit quart, et nettoyé les 32 douzièmes restants (svp ne sortez pas les calculettes, ceci n'est pas un exo de maths).

 

Dans les 32 douzièmes en question : une couette (mais oui, nous utilisons parfois des couettes aux Antilles, ça commence à fraîchir, et février sera le mois le plus froid de l'année, comme toujours depuis quelques millénaires). Etant dotée de certains éléments de modernité, tels que machine à laver le linge, je tentai donc d'insérer la couette dans la machine. Peine perdue, elle était si serrée qu'il n'y avait aucune chance que le cycle Brandtien allât jusqu'à son terme.

 

Je dus donc me résoudre à laver cette PjhcksCH de couette à la main, en la faisant trempouiller dans la baignoire. Oui j'ai une baignoire, et malgré le climat tropical humide, je prends environs 2 bains brûlants par semaine. Trempage (de la couette) Génie sans frotter, vidange, rinçage. Puis ultime vidange.

 

C'est là que je fus frappée de stupeur, mais pas de tremblements, je demande pardon à Amélie Nothomb.

 

Dans le sens des aiguilles d'une montre.

 

L'eau se vidait dans le sens des aiguilles d'une montre, bien que mon lieu de résidence soit situé par 16 degrés nord de latitude (et 61 de longitude mais ça on s'en fout). En d'autres termes, hémisphère nord, donc dans une telle situation, Monsieur Coriolis (le cousin par alliance de Monsieur Floro) dit : l'eau se vide dans le sens contraire des aiguilles d'une montre.

 

Deux hypothèses :

- Nous avons changé d'hémisphère pendant la nuit (pourquoi pas compte tenu de ce qui s'est passé cette nuit - n'insistez pas je ne dirai rien).

- La terre s'est arrêtée de tourner, alors le temps que tout s'équilibre et que ce soit la fin du monde, l'eau tourne dans l'autre sens.

 

Une petite troisième (hypothèse) :

- Ayant égaré depuis deux jours mes nouvelles lunettes reçues il y a une semaine, j'aurais mal vu.

12 octobre 2012 5 12 /10 /octobre /2012 23:15

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Monsieur météo a dit : alerte orange à la pluie. Une dépression passe, va peut-être se renforcer en cyclone mais pas bien fort. Ce qui laisse présager beaucoup beaucoup de pluies.

 

Il ne tombe pas trop d'haut en bas mais beaucoup d'eau en haut.

Depuis mon bureau, je vois la chaîne de montagnes. Quel ne fut pas mon étonnement tout à l'heure d'y distinguer une cascade. Surement pas une petite cascade, au moins quelque chose de plus de 100 mètres de haut, qui n'est pas dans le paysage d'habitude.

 

Regardez, c'est l'espèce de coulisse blanche en plein milieu sur le dessin. Incroyable non ?

 

En plus, quand j'ouvre la fenêtre, j'entends la rivière gronder. Au premier plan, les petites expériences de l'INRA (ignames, tomates etc.).

 

A la question "Mais alors tu dessines pendant tes heures de travail", la réponse est "Euh oui mais la cloche avait déjà sonné".

11 juillet 2012 3 11 /07 /juillet /2012 00:18

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*

Ce matin, je monte dans mon petit avion de banlieue qui m'emmène à Fort-de-France pour une réunion. 

 

Après la Martinique, il y a une escale à Port-au-Prince.

 

Un peu étourdie par le temps lourd et le manque de sommeil, je m'affale dans mon siège côté hublôt.

Une dame d'un certain âge me tend sans rien dire un formulaire, et sa carte de séjour. Je comprends que je dois remplir le formulaire pour elle.

 

Ce dont je m'acquitte avec plaisir. Elle se prénomme Elda. Les traductions en créole haïtien des informations à renseigner sont très imagées. Elda doit signer à quatre endroits différents, ce qu'elle fait en s'appliquant, c'est difficile pour elle d'écrire son nom.

 

"Signature" est traduit par "Ekri non w o sinon paraf". Ecris ton nom, ou bien fais une croix. Sur un document administratif c'est étonnant non ?

 

* chipé sur http://haitiinfos.blogspot.fr

27 avril 2012 5 27 /04 /avril /2012 21:12

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Mais oui, c'est la cata complète. Je n'écris plus rien. J'ai pourtant plein de trucs à raconter.

 

La retraite à Marie-galante.

Les aventures à Madère.

Le bref séjour à Aussois.

La virée en voile.

Le permis du petit.

 

Je ne sais pas par où commencer.

Alors je reste muette, telle la carpe moyenne.

 

Et puis il y a eu du pathos, avec le moniteur de parapente qui s'est envolé au ciel et la femme d'un collèque qui a mis sur off pour quitter l'enfer sur terre.

 

J'ai donc pris date, et je pars dès demain à l'assaut des pages blanches de mon ordinaschtroumpf. 

21 mars 2012 3 21 /03 /mars /2012 22:24

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Ah ! Mon enfant, dans quel état l'ai-je retrouvé à la sortie du collège.


Vous devez vous douter qu'il y a anguille sous roche, je serais moins sereine si son intégrité physique était à ce point altérée.

 

Figurez-vous qu'il s'est pris de passion pour le secourisme, et qu'il passe ses mercredi après-midi à l'UNSS (prononcer UNSS) à apprendre qu'en cas d'accident industriel il ne faut ni téléphoner si se déplacer pour chercher ses enfants. Qu'après avoir ranimé un bébé, il ne faut pas tout de suite le mettre dans les bras de sa mère, qui par ses tremblements intempestifs bien que compréhensibles, risquerait de le secouer un peu trop fort. Qu'en cas d'accident chimique, la sirène fait hi-hon-hi-hon pendant une minute quarante.

 

Et tout à l'avenant, sans compter les manipulations à effectuer sur les personnes qui s'étouffent avec des cacahuèttes, ou autres objets n'ayant rien à faire dans la trachée artère.

 

Or donc, j'entre dans le collège et je vois bien que les gosses se marrent (ça devrait être interdit). Et voilà ti pas que Swan déboule ensanglanté, le nez cassé et un oeil au beurre noir. Madame Robillard, professeur d'EPS de son état, et paraît-il maquilleuse "effets spéciaux" dans son jeune temps, dispose d'une malette de cosmétiques permettant de simuler parfaitement blessures, hémorragies, éviscérations, membres coupés. Formidable. C'est d'une réalité saisissante. C'est pour se mettre en situation dans les opérations de secourisme.

 

Cette femme est bien sympathique, et j'ai donc discuté le bout de gras avec elle sur ce sujet. Au bout de 5 minutes, elle a tenu à me faire la manipulation pour recracher la cacahuète, j'ai manqué de vomir mon 4 heures. Puis, j'ai dû exécuter la manoeuvre sur sa personne, au son de ses encouragements : "plus fort, plus fort".

 

C'est torride le secourisme.

28 février 2012 2 28 /02 /février /2012 21:30

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Vous ne remarquez rien ?

 

Une photo, très probablement prise par moi.

Ce qui signifie que mon chargeur de batterie est retrouvé.

 

J'ai cherché partout. Sans trouver. Mais il a suffi que j'en commande un nouveau sur mon Amazon préféré pour le retrouver dès le lendemain. Il faut dire qu'il était rangé à sa place, alors forcément.

 

Maintenant, je suis à la recherche de mon chargeur de téléphone portable. Trois jours qu'il est à plat, quel bonheur. Ca m'a permis de ne pas savoir en temps réel que mon fiston avait séché les cours lundi. J'aurais surement tenu des propos désobligeants envers lui, plutôt que de préparer un discours pédagogue et responsable quand il rentrera à la maison vendredi (3 claques sur le museau). Je vais peut-être faire semblant d'en commander un nouveau et voir ce qui se passe ?

 

Question autrement plus passionnante : qui est la belle enfant natée ?

31 janvier 2012 2 31 /01 /janvier /2012 01:21

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D'une façon générale, et contre l'avis de la faculté qui dit que ce n'est pas bon de s'énerver, ma première réaction face à un évènement intempestif est de crier très fort après la première personne qui passe à portée de voix. Ou après moi-même.

 

Mais dans certains cas, la situation atteint de tels sommets qu'il est difficile de faire autrement que d'éclater d'un rire au moins intérieur.

 

Exemple vécu pas plus tard que tout-à-l'heure.

 

De retour d'une journée de travail bien chargée, je m'offre un bain très chaud bien mérité. Je suis donc toute proprette, et parfumée au 5 de Chanel (si si). La soupe de légumes mijote dans la cocotte (cocotte-minute, ce détail a son importance), prête à rassasier une famille nombreuse comportant 3 générations.

 

Après les 15 minutes de cuisson sous pression réglementaires, je coupe le gaz (à ne pas confondre avec le fromage) et je déplace le bitonniau de la soupape pour évacuer la vapeur sous pression avant ouverture du couvercle (PNC à vos portes, vérifiez votre vis-à-vis).

 

Pendant trois secondes, tout se passe normalement. Puis, pour une raison jusqu'à maintenant indéterminée et évidemment indépendante de ma volonté, la machine s'emballe. La soupape vomit soudainement quelque chose de très diifférent de la vapeur. Je dirais un crépitement violent et tous azimuts de fines goutelettes de soupe chaude, mais dieu merci pas brulante.

 

Conséquence numéro 1, les effluves de Chanel se trouvent mêlés à ceux du poireau et du fenouil. 

Conséquence numéro 2, une matière poisseuse recouvre les parties dénudées de mon individu (nombreuses mais que la morale bourgeoise judéo-chrétienne ne réprouve pas).

Conséquences numéro 3 : le sol est jonché de cette même matière poisseuse. 

Et consqéquence numéro 4, celle qui m'a finalement décidée à opter pour le rire, pendant que je m'évertuais à nettoyer la conséquence numéro 3, il s'est mis à pleuvoir de la soupe sur ma tête. Depuis le plafond, le crépitement ayant été réellement sérieux.

 

Toute cette séquence a pris beaucoup moins de temps qu'il n'en faut pour la relater, et j'ai quand même réussi à bondir sur la soupape pour la refermer. Je ne me plains pas, je n'ai pas glissé sur le carrelage gluant, et je ne me suis pas cassé une jambe.

 

La vie est belle, et la soupe était délicieuse.

 

 

 

Photo de Marie-Hélène Cingal sur http://www.flickr.com/photos/24271543@N03/5151238229/

 

Vous me direz mais pourquoi ne prend-elle plus ses photos elle-même ? Parce que j'ai intelligemment égaré le chargeur de batteries de mon nouvel appareil photo. Et là ça me fait râler pour tout de bon.