21 janvier 2012 6 21 /01 /janvier /2012 20:47

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Je ne sais.

 

Palmes, masque qui fait de la buée, tuba.

Droit devant, je palme dans l'eau du matin, ni tiède ni vraiment fraîche.

Avec un espoir secret. Trouver les tortues.

J'avance.

 

Les herbiers sont maigres par 4-5 mètres de fond. Je bifurque vers la pointe rocheuse.

Un coup au coeur, elles sont là.

Deux énormes silhouettes bleuâtres, posées sur le fond. 

Portant chacune deux rémoras de leur taille sur le dos. Paturant tranquillement dans les herbes.

 

L'une s'éloigne. L'autre me laisse la regarder depuis la surface.

J'essaye de calmer les battements de mon coeur. Je fais mon plus beau canard et je la rejoins. Elle sent ma présence mais ne fuit pas, simplement attentive. De près, ses couleurs sont plus vives. Les rayons du soleil éclairent l'herbier.

Les rémoras sont tête bêche sur son dos, et ne font rien de particulier.

 

Le souffle me manque mais je ne cesse plus de descendre et de remonter. Je résiste à la tentation de la toucher, elle n'a pas peur. Sa tête me paraît grosse comme un oeuf d'autruche. Je distingue tous les détails de son bec et de ses écailles.

 

Ce matin, j'étais un petit animal heureux perdu dans le bleu gris de la mer.

 

 

 

* Photo trouvée sur http://guermeurouganda.canalblog.com/

 

11 janvier 2012 3 11 /01 /janvier /2012 20:47

2012-01-Ilets-Pigeon

 

Le premier janvier, pour bien démarrer,

Il faut se baigner, c'est obligé.

 

De 11 à 89 balais, c'est ce que nous avons fait.

Immersion en face des îlets, dans une eau glacée.

Guère plus de 23 ou 24 degrés.

 

Toute vapeur d'alcool n'étant pas dissipée,

la plage était quasiment désertée.

 

Les petits poissons de leur côté, se sont fait attraper,

ont grillé chez Loulouse, nous les avons dévorés.

 

L'année, il est vrai, ne commence pas bien pour tout le monde !

14 novembre 2011 1 14 /11 /novembre /2011 20:55

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Chaque mois c'est la même chose, et ça fait longtemps que ça dure. Non, je n'évoque pas les féminités lunaires réminiscentes qui nous tombent dessus plus ou moins régulièrement, nous autres les filles.

 

Je parle de ma feuille de paye.

Bien que plafonnant depuis un certain temps dans mon indice (et n'ayant pas envie d'atteindre le corps supérieur, non pas que je n'aime pas les grands corps, mais c'est tellement plus confortable de ne pas atteindre son niveau d'incompétence). Or donc mon salaire est censé ne plus augmenter. Mais je regarde quand même toujours rapidement le chiffre dans le cadre en bas à droite, le fameux net à payer. Des fois que j'aie loupé une semaine d'infos sur France Inter et que le gouvernement ait décidé de réduire le salaires de ces feignants de fonctionnaires.

 

Fiche de paye du mois d'otobre 2011. Ahhhh !! J'ai été augmentée de près de 30% ! Mes mérites sont-ils tels qu'une loi spéciale a été votée pour moi ? Je tente de déchiffrer la pierre de Rosette qu'est une feuille de paye. Je tombe sur une ligne que je n'avais pas vue auparavant tout au long de ce qu'il est convenu d'appeler ma carrière (je signale à mes chers auditeurs que je vais fêter mes 25 ans d'INRA Guadeloupe pas plus tard que dans deux semaines). Et au bout de cette ligne énigmatique dénommée GIPA 2011, il y a un chiffre assez conséquent.

 

La suite a été un jeu d'enfant grâce à mon ami Google. GIPA = Groupement Immobilier de Promotion Architecturale. C'est ça ! Ils ont su qu'on voulait repeindre toute la maison, et qu'on était un peu juste. Quand je pense que certains osent dire que le service public est démantelé de l'intérieur par une certaine intelligentsia, je réponds "Qu'ils aillent donc voir ailleurs s'ils n'aiment pas la France". "Sans blaaague" (Coluche, avant 1986).

 

Ah mince, c'est pas ça. La GIPA, c'est la Garantie Individuelle du Pouvoir d'Achat. Votée en 2007, elle s'applique maintenant sur les 4 dernière années, because l'infellation a été un peu plus importante que prévue comme l'avait dit Rachida. Traduction en clair : mon traitement indiciaire brut (en clair j'ai dit) euh mon salaire a augmenté moins vite que l'indice des prix. Et bien, automatiquement, ça a été rattrapé sur ma feuille de paye (et j'espère sur mon compte en banque, je vais quand même vérifier).

 

Alors Champagne pour tous ceux qui voudront bien venir me voir ! Bisous pour les autres (Higelin, je sais plus quand).

2 novembre 2011 3 02 /11 /novembre /2011 22:11

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C'est le jour des bougies.

Une pour Abidji, une pour Marie-Ange, une pour Nadine.

Les autres pour les vivants que j'aime (j'ai bien peur que ce soit vous).

29 août 2011 1 29 /08 /août /2011 23:52

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Je vous l'avais presque promis, vous y avez droit. A première vue, rien d'extraordinaire.

A part peut-être l'ambiance qui régnait lors de cette microscopique expédition.

 

Un de ces dimanches au mitan de l'après-midi, où on se dit qu'on n'a pas fait grand-chose. C'est décidé, je pars explorer un peu la Lézarde depuis le trou d'eau de Diane. Je me suis laissée dire qu'en remontant le lit de la rivière, puis en prenant le premier affluent sur la gauche, et en crapahutant quelques temps (sans plus de précision sur la durée du quelque temps), on arrivait à un magnifique trou d'eau, alimenté par une cascade non moins belle.

 

En recoupant ces informations avec mes expériences passées, j'en ai conclu qu'il devait s'agir de la chute Gilles. Du nom de Gilles qui habitait Tambour (suivez un peu svp), et qui nous mena an tan lontan à cette cascade, mais par l'amont. Il fallait trouver son chemin dans les coupes de fougères, puis descendre au trou d'eau en s'aidant d'une corde.

 

Je commence donc à remonter le lit de la rivière, et mon attention est tout de suite attirée par un trou dans la roche où l'eau semble avoir été piégée. Dans le trou, un crabe de belle taille. Est-il piégé lui aussi ? Je tatouille avec un bâton pour voir ce qu'il en est. Je me sens à moitié rassurée dans cette ambiance sombre et pleine d'humus.

 

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Wouaïe wouaïe wouaïe, vous avez vu ? Il tend sa petite main vers moi. Sombre présage ?

Balivernes que tout ça, bien sûr que je ne suis pas superstitieuse. Enfin presque pas.

 

Niveau d'adrénaline légèrement au-dessus de la moyenne hebdomadaire, je reprends mon chemin d'eau et de roches glissantes. Parfois obligée de nager quand l'onde est profonde, avec mon baluchon sur la tête. Je croise un monsieur qui attrape des petits poissons pour son aquarium.

 

Au bout de moins d'une heure, je n'ai toujours pas vu l'embranchement et je n'y tiens plus je rebrousse chemin. Le sentiment d'angoisse et de solitude est trop profond. Qui sait si les volants et les soucougnans ne vont pas prendre la suite du crabe ?

22 août 2011 1 22 /08 /août /2011 22:07

Acte 1

 

EclairBlanc 

 

Ce dimanche devait être marqué par le passage d'une tempête, avec des vents de 80 km/h.

Eveil entre deux, c'est quand même un lendemain de fête.

Je tente l'ouverture de la paupière gauche, et là, le spectacle est pour le moins étonnant : pas un bruissement dans le feuillage, pas un souffle d'air ni de quoi que ce soit, à peine une bruine sous un ciel qui ne demande qu'à s'éclaircir.

Et voilà, une fois de plus, la dépression a donné un coup de barre vers le nord. Résultat, nous avons pu sortir faire du vélo, le grand beau est arrivé et j'ai pris un coup de soleil dans le dos.

 

Acte 2

  

siesta2 

 

Comme bien souvent après le vélo, je suis prise d'une lassitude toute naturelle, n'ayant plus 20 ans depuis peu. Une station dans le transat s'impose donc, cette fois-ci en compagnie d'Henri Borlant ("Merci d'avoir survécu", récit de sa déportation entre 15 et 18 ans). Le sujet étant grave, je n'ai pas pris garde au soleil qui diffusait à travers le feuillage du corrossolier.

J'ai donc également pris un coup de soleil sur la face avant de mon nanatomie.

 

Acte 3

 

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Ayant envie de me sentir utile à quelque chose en ce bas monde, j'ai alors entrepris de poursuivre le vidage et le nettoyage de cette foutue piscine gonflable de mes deux (de bonne dimension tout de même). Durant notre absence, elle avait pris une jolie teinte vert fluo, liée à la prolifération de millliiiiiions de petits êtres verts venus d'ailleurs, des zalgs. Procédure d'élimination : tout d'abord évacuer quelques dizaines de seaux d'eau tiédasse et verdâtre, le cul dans le bouillon. Puis, à l'aide d'une éponge, aller se mettre le nez au fond des replis de plastique pour enlever la crasse restante, revider de l'eau parce qu'entretemps il se remet à pleuvoir à seau, etc... Tout se passait donc pour le mieux dans le meilleur des cloaques, quand un craquement  aussi soudain que sinistre attira mon attention. Comme dans le feuilleton "How I met you mother", arrêt sur image et flash-back.

 

Quelque temps auparavant, l'AJME (Auteur des Jours de Mes Enfants) jouait le remake de Massacre à la tronçonneuse, sur quelques pieds de palmiers qui n'avaient pourtant rien fait à personne. Ceci à proximité immédiate de la piscine sur laquelle j'opérais. Une malheureuse confusion dans le sens des encoches de coupe fit que le palmier, au lieu de majestueusement choir du bon côté, s'affala durement sur la piscine. Mais à la distance considérable d'environ 1 m 50 de moi, pas de quoi fouetter un chat. Je passe sur les cochonneries supplémentaires à nettoyer une fois le tronc évacué, et sur les invisibles fourmis rouges qui n'ont pas manqué de me dévorer.

 

Mais bien souvent au sommet des palmiers, vivent des êtres dépourvus de vertèbres, mais munis d'un nombre de pattes importants (1 000 diront certains, plus raisonnablement quarante et quelques paires). Des scolopendres quoi ! Ca n'a pas loupé, celui qui avait dû se réfugier sous un coin de la piscine (pourtant ronde) m'a niaqué le pied. J'ai alors dû mettre en branle la séquence prévue par les autorités sanitaires dans ce cas : 1- hurler de peur et de douleur, 2- faire couler de la cire liquide brûlante sur la piqûre pour tenter de détruite le venin (donc hurler une deuxième fois, mais seulement de douleur), 3- oindre le bobo avec de l'huile essentielle de lavande.

 

C'est promis, je serai moins diserte dans le prochain article. Je vous raconterai peut-être la rencontre que j'ai faite avec un crabe à la pince ramifiée. Si vous insistez.

 

 

20 août 2011 6 20 /08 /août /2011 16:08

Once upon a time...

 

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  20 août 1993 - Day 1.

 

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1994 - les joues se sont remplies.

 

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  1995 - Les cheveux ont poussé.

 

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1996 - Les moustaches aussi.

 

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1997

 

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1998

 

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1999

 

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2001

 

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2002

 

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2003

 

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2009

 

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2010

 

Happy birthday sweetie !

15 août 2011 1 15 /08 /août /2011 23:01

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Après la main chaude (voir article précédent), la nuit chaude. Je remonte au premier jour de nos vacances, ou plutôt à la première nuit. Je suis navrée de décevoir ceux qui pensaient que j'allais évoquer quelque salacité sur le grand livre virtuel, il ne s'agit pas du tout de ça.

 

Ceux qui vivent loin (loin de quoi ?) le savent, lorsqu'on voyage suffisamment vers l'ouest, on n'a pas envie de se coucher le soir, magré une nuit dans l'avion passée à se coller un bon torticolis.

 

Je n'ai donc pas dérogé à ce phénomène plus banalement appelé décalage horaire, et me suis couchée à pas d'heure.

 

Ca devait faire environ moins de 5 minutes que j'avais sombré dans un sommeil pré-paradoxal, que voilà t'y pas que j'entends des tas de bruits, dont une sirène de pompiers. Mon sang ne fit qu'un tour (rapide, mon coeur bat vite), je sautai sur mes pieds, et bondis jusqu'à la fenêtre, pour m'apercevoir de deux choses :

 

1- Un beau camion de pompiers était effectivement garé en bas de l'immeuble, la grande échelle érigeant déjà un fier volontaire vers les toits de zinc.

2- J'étais en tenue d'Eve et dus donc battre en retraite précipitamment, pour ne point détourner l'attention dudit volontaire.

 

Il s'ensuivit quelques minutes de flottement, pendant lesquelles nous nous demandâmes quelle attitude tenir.

- nous rendormir passque quand même on était crevés ? Tentant.

- appeler les pompiers puisqu'il semblait y avoir le feu ? Complètement idiot.

- réveiller l'entière maisonnée en criant au feu ? Peu raisonnable.

 

Après avoir couvert ma nudité d'un très joli peignoir blanc qui passait par là (mais malheureusement dépourvu de ceinture, ce qui ne me facilita pas la tâche), je courus le coeur battant jusqu'à la porte d'entrée, et tombai sur le palier nez à nez avec Annabel, la gardienne de l'immeuble. Panique à bord, y'a le feu au 3ème, Elle monte réveiller et prévenir tout le monde. Ca commence à sentir la fumée, mais il n'y en a pas dans l'escalier, ce qui me rassure un peu. Nous réveillons quand même les enfants et les grands-parents, en leur demandant de se tenir prêts. Sur ces entrefaites, une escouade de pompiers déboule dans l'escalier, et nous demandent d'évacuer. Sauf Grand-Mère qui ne peut pas descendre toute seule, ils viendront la chercher si c'est nécessaire, et mon népou restera avec elle.

 

J'embarque quand même passeports et carte bleue, et aussi les fringues achetées la veille pour toute la famille, en vue du mariage de mon neveu chéri. Si tout crame, on pourra au moins faire la noce.

 

Et ma foi, nous passons un moment fort convivial dans la cour de l'immeuble, où tout le monde est rassemblé. Nous pouvons ainsi voir la lueur orangée des flammes qui malheureusement dévastent tout un appartement.

 

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This one (en javanais dans le texte).

 

L'organisation des pompiers est impressionnante. Casqués, bottés, balèses (oui d'accord je fantasme un peu). On les entend casser plein de choses, on les voit dévider leurs gros tuyaux, ils communiquent par talkie-walkie. Ils mettent au moins un bon quart d'heure à éteindre les flammes. Puis ils resteront toute la nuit pour continuer d'arroser, et pour déblayer les gravats susceptibles de faire repartir le feu.

 

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Ce qui nous fait un joli tas de cochonneries. noirâtres et puantes.

 

La propriétaire est quand même partie à l'hosto, en état de choc. Elle reviendra le lendemain, pour constater le champ de ruines, et pleurer la perte d'un de ses deux chats.

 

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Le charme discret d'une bonne flambée.

 

 

Un incendie, c'est un peu comme un cyclone ou un tremblement de terre. Ca fait peur mais c'est exaltant. Ce que je nous vous ai pas dit, c'est que lors de nos vacances précédentes à Noël au même endroit, le feu avait pris dans notre chambre la veille de notre arrivée. Quelqu'un connaît un bon exorciste ?

 

Nous voici donc au terme de l'épisode n°2.

3 juillet 2011 7 03 /07 /juillet /2011 23:21

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Depuis quelques semaines, plus moyen de bloguer depuis mon bureau. Mon employeur a dû mettre un truc dans le système qui empêche l'accès à certains sites.  Dont Over-Blog, mon hébergeur d'idées, mon hôtel de passe-passe, mon auberge à fantaisie. Et depuis la maison, c'est difficile, la connexion Internet étant plus que capricieuse.

 

Alors le rythme de publication n'est pas effréné, pour de simples raisons techniques. Ce qui permet finalement une certaine décantation réflexive. Mais limite la spontanéité de mes élucubrations.

 

Je dois dire que ces derniers jours ont été riches pour moi : dans le désordre : le bac du petit (j'y comprends rien, y'a pas longtemps c'était un gros bébé joufflu), la rencontre avec Patrick Chamoiseau et Hector Poulet, la dernière fête de l'école de la Lézarde.

 

Voici donc les trois sujets qui devraient en toute logique être traités dans les prochains jours. A la relecture (mon éducation fait que je ne peux pas ne pas relire un texte attentivement avant de le lâcher dans la nature), je constate que 66,66% des cas sont liés à ma progéniture. On n'échappe pas à son destin de mère.

 

En tous cas, bonne nouvelle : c'est définitivement les vacances et tout le quartier fait la fiesta depuis quelques jours.

20 juin 2011 1 20 /06 /juin /2011 23:51

 

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J'ai voulu te le rappeler,

mais celà m'a échappé.

 

Laisse-moi te dire ce que je ressens

car c'est important.

 

Vas-y embrasse moi Papa.

Bonne fête des pères !

 

Il faut qu'on se voit

je doit te dire ça.

Bonne fête des pêre !

 

J'ai un thème Papa je t'aime tous ces moments qui s'entremêlent.

Que des bons souvenirs qui font plaisir et rougir.

 

Que tu sois mon père j'en suis fièr.

Tu peux faire ce que tu veux, tu as bien plus que trois voeux.

 

Vas-y papa lache-toi, serre moi dans tes bras.