7 juin 2011 2 07 /06 /juin /2011 23:56

En plus du magnifique poème sur les violettes et les baskets réalisé par mon fils n°3, mon fils n°2 m'a offert une rose pour la fête des mères.

 

DSCN4713.JPG

 

Lé bèl non ?

29 mai 2011 7 29 /05 /mai /2011 16:09

img318.jpg

 

J'ai voulu cet après midi te rapporter des viollettes.

Mai j'en avais t'en pris dans mes baskets,

Que les baskets trouées n'ont pu te les ramener.

Je les ai serrées. Les viollettes éparpillées.

 

Dans le vent, au ciel s'en sont envolées.

Elles ont suivi les alizees pour ne plus se retrouver.

Le ciel en parut violet comme illuminé.

Ce soir ma chemise encore en est toute embaumée.

 

Respires-en sur moi l'éternel souvenir.

16 mai 2011 1 16 /05 /mai /2011 23:59

 P2160192.JPG

 

3F forged // Alu 7075. Modèle 2009. Bleu métallisé et blanc. Une carosserie d'enfer, une souplesse sur les bosses. Presque une histoire sensuelle entre lui et moi. Ce n'est pas rien, tous les dimanches matin depuis deux ans tout juste, il m'accompagne au coeur des plus beaux paysages de Petit-bourg, Goyave, et autres Sainte-Rose. Je me sens comme Mary Poppins, le parapluie en moins, et les bleus en plus.

 

P2160198.JPG

 

Au début, c'était l'amour vache. Pas un dimanche sans que je revienne avec un petit hématome par ci, un petit genou coincé par là. Puis nous avons appris à nous connaître, j'ai su donner le coup de cheville qui va bien pour me décrocher de lui en cas de gadin (c'est important de savoir se séparer), et régler finement la distance selle / pédale pour éviter le conflit rotulien. Je n'ai finalement pas eu besoin de m'adresser à SOS femmes battues.

 

Comment vous conter certains moments d'ivresse, en forêt avec les copains du dimanche, partageant la même addiction ? La giclée d'adrénaline au moment de décider si oui ou non on tente de franchir un arbre (arbuste, soyons modestes) couché. Le coup au coeur quand on commence à déraper dans un dévers argileux. Le palpitant qui s'emballe sévèrement dans l'abominable montée de Juston. L'esbaudissement partagé (oh la la, regardez un peu si c'est beau) quand on est suspendu dans le payasage, entre mer, ciel et montagne.

 

P2160200.JPG

 

J'ai fait mes statistiques : 85 sorties en 2 ans, soit une moyenne de 0.79 sortie par semaine. Une seule crevaison. Je n'ai pas compté les chutes, mais je dirais environ une soixantaine. Dont une probablement assez spectaculaire (je ne peux jurer de rien, j'étais seule) : un soleil sur le chemin dit des Cocotiers. Lui et moi volâmes de concert, la roue avant s'étant mystérieusement bloquée en pleine vitesse. Nous avons fait un très bel aterrissage d'urgence, encastrés l'un dans l'autre (je vous le dis, c'est passionnel entre lui et moi). C'est là que j'ai saisi les subtilités de l'expression "numéroter ses abattis". Qui avaient finalement à peu près gardé leur intégrité.

 

En-vrac-pour-vous-2207.jpg

 

Je tiens à remercier toute l'équipe, sans qui tout ceci n'aurait pu voir le jour, comme aux Oscars. Alain pour faire le VTT-balai, l'assistance technique, et les encouragement sincères (mais oui). Laurette, la fêlée des descentes sur route, qui a toujours un truc à me raconter en pédalant. Philippe, qui pense que j'ai un intestin à la place de la colonne vertébrale, et qui refait le monde même dans les situations les plus scabreuses. François, qui mouline à mort et qui nous sèche dans les montées. Ben, perché tout-la-haut sur sa selle, ça passe ou ça casse. Patrick l'infidèle, qui fait mainteant du golf. Bébé et Lolo qui nous snobent depuis qu'elle ont fait Lima-Ushuaïa en vélo. Et Rony, notre petit dernier, à peine sorti du berceau.

 

Voilà, ma confession est terminée. Cycle amen.

12 mars 2011 6 12 /03 /mars /2011 22:19

Expo-paysages-Guadeloupe.JPG

 

Ca y est, je suis au MoMa de New York... Ils m'ont appelée pour que j'expose mes aquarelles, sur le thème du paysage. C'est ça sauf que c'est la Médiathèque du Lamentin, il faut bien commencer...

 

Je suis quand même assez fière.

 

Il y avait une autre peintre. Par chance, je n'avais pas pris mon chéquier. Let's have a look.

 

Paysage-Guadeloupe.JPG

Le flamboyant d'or.

 

Foret-Guadeloupe.JPG

L'arbre de vie.

 

Case-Guadeloupe.JPG

Me rappelle plus le titre mais ça ressemble au nord Basse-Terre.

 

Paysage-Guadeloupe2.JPG 

Petit morceau hors contexte.

 

Est-ce que c'est plus beau que la peinture à l'eau ?

8 mars 2011 2 08 /03 /mars /2011 22:41

Acte 1 - Rose et blanc

 

Carnaval-Petit-Bourg1.JPG   

 

Carnaval-Petit-Bourg2.JPG 

 

Carnaval-Petit-Bourg4.JPG

 

Entracte gymnique

 

 Carnaval-Petit-Bourg5

 

Acte 2 -  Vert et jaune.

 

Carnaval-Petit-Bourg6.JPG

 

Carnaval-Petit-Bourg7-copie-1.JPG 

 

Carnaval-Petit-Bourg8 

 

Entracte renfrogné

 

Carnaval-Petit-Bourg-9.jpg

 

Acte 3 - Orange.

 

Carnaval-Petit-Bourg-11.jpg

 

Carnaval-Petit-Bourg12.jpg 

 

Carnaval-Petit-Bourg13.JPG 

 

Entracte gauche droite.

 

Carnaval-Petit-Bourg14.jpg

 

Acte 4 - Multicolore

 

Carnaval-Petit-Bourg15.JPG

 

Carnaval-Petit-Bourg16

 

 Carnaval-Petit-Bourg17

 

Allez, 40 jours de pénitence pour toute cette joie partagée.

7 mars 2011 1 07 /03 /mars /2011 20:27

La grande parade en seulement 18 photos, c'est possible.

Et pourtant, 90 groupes sont partis du bord de mer à Lauricisque, entre 14 et 21 heures.

C'est juste que la batterie de mon appareil photo m'a laissée en rade.

Alors, vous aurez droit aux préparatifs, ce qui est loin d'être le moins intéressant.

Pour les brésiliennes à poil, il faudra repasser l'année prochaine (ou peut-être après-demain si je retrouve le chargeur de batteries).

 

Carnaval-Pointe-a-Pitre18.JPG

Ma chère, une chaleur je te dis.

 

Carnaval-Pointe-a-Pitre11.JPG

Serre bien fort.

 

Carnaval-Pointe-a-Pitre12.JPG

Coup de barre avant le départ.

 

Carnaval-Pointe-a-Pitre10.JPG

De quoi faire rêver le poinçonneur des Lilas.

 

Carnaval-Pointe-a-Pitre6.JPG

 

Et la petite du 8ème, le HLM...

 

Carnaval-Pointe-a-Pitre13.JPG

L'attente est longue. Incitation à la rêverie.

 

Carnaval-Pointe-a-Pitre5.JPG

Coup d'oeil au petit dernier qui gazouille.

 

Carnaval-Pointe-a-Pitre15.JPG

 Les parapluies de Cherbourg, version tropicalisée.

 

Carnaval-Pointe-a-Pitre2.JPG 

Costume bien sous tous rapports cherche âme soeur pour l'envelopper. Répondre au blog qui transmettra.

 

Carnaval-Pointe-a-Pitre16.JPG

Moi z'ai des petites jambes mais ze vais quand même défiler.

 

Carnaval-Pointe-a-Pitre17.JPG

Lady Gaga en mieux.

 

Carnaval-Pointe-a-Pitre7.JPG

Liane dans la jungle urbaine.

 

Carnaval-Pointe-a-Pitre1.JPG

Big Mac pour mec à sac.

 

Carnaval-Pointe-a-Pitre4.JPG

Va-t-il lui toucher le coude ?

 

Carnaval-Pointe-a-Pitre3.JPG

Si je pouvais choper ces trucs jaunes, je pourrais les suçoter.

 

Carnaval-Pointe-a-Pitre9.JPG

Chââârles, ça commence bientôt ?

 

Carnaval-Pointe-a-Pitre14.JPG

Maman, tu me payes un sino-bowl ?

 

Carnaval-Pointe-a-Pitre8.JPG

L'une rit l'autre pas.

 

That's all, folks.

5 février 2011 6 05 /02 /février /2011 15:32

DSCN3559.jpg

 

Alfajor de premier ordre, je m'améliore.

 

Bon anniv petit d'homme.

Merci Aude, Lolo, Jeanne et Michèle pour les petits messages.

25 novembre 2010 4 25 /11 /novembre /2010 21:32

Au terme des 24 jours, nous étions à l'affut.

 

DSCN2960.JPG

 

Captain Jimmy a viré au large, derrière l'îlet Fortune.

 

DSCN2961.JPG

 

Ouii, c'est lui dans les palmes du cocotier.

 

DSCN2977.JPG

 

Mais si mon cher, je te dis que c'est lui.

 

DSCN2983.JPG

 

Un peu plus tard à la darse de Pointe-à-Pitre. La ligne est passée !! Le convoi arrive à toute petite vitesse. Virgules de toutes les couleurs, allégresse dans le coeur des supporters.

 

DSCN3009.JPG

 

Quelques discours plus loin, les hôtesses s'en donnent à coeur joie pour féliciter l'enfant du pays. "Pourquoi tout ce monde pour moi ? je n'ai pas gagné".

 

 

DSCN3017.JPG

 

Pas sage, Jimmy passe les barrières de sécurité, et vient se mêler à nous pour un carnaval inédit.

 

DSCN3018.JPG

 

24 jours seul en mer, de la pétole, des coups de tabac, le spi perdu... Et un beau 40 pieds rentré intact pour le club, qui va donner envie à beaucoup de partir sur l'eau.

 

Woulo à mon chouchou.

14 novembre 2010 7 14 /11 /novembre /2010 21:42

img209.jpg

Oui, la cour dort parfois. Mais elle a quand même fait son job ces 10 et 12 novembre. L'huissier a pris sommeil.

Extraits, simplement pour ne pas oublier. 

 

img203.jpg

 

"Je dormais dans mon lit. J'ai entendu une voiture, comme un accident. J'ai repris sommeil. On veut mettre du poison et on vole chez moi. Le bruit du téléphone m'a fait sursauter, j'ai fait un geste comme ça de la jambe, et il m'a coupé avec un bistouri. Il croyait que j'étais à l'hôpital. Le syrien lui avait vendu une boîte de couteaux et il en a utilisé un."

 

"Il n'y avait pas de sang car j'avais mis un plastique sous ma jambe. Et j'ai brûlé le plastique. Je suis sorti prendre une feuille de bananier pour me panser la jambe".

 

"Il y avait une lumière qui me faisait mal aux yeux. Mais j'ai pu voir ses dents, j'ai eu peur et je l'ai frappé à l'épaule. Mais ce n'est pas moi qui ai donné tous les coups, seulement un ou deux. Quand je l'ai tiré hors de la maison, il s'est tourné en lézard et j'ai frappé le lézard. Je vous dis la vérité. Il avait un revolver. Lorsqu'il est transformé en volant, il a tourné et s'est coincé la chemise."

 

"Cétait fermé chez moi, mais il a la même serrure et il est rentré comme ça".

 

img199.jpg

"Monsieur Téplier,  essayez de répondre aux questions. J'essaye de vous trouver des côtés sympathiques, mais je n'y arrive pas".

 

img200.jpg

 

Elle a relaté les faits exposés en première instance. Puis elle a eu du mal à garder son sérieux en écoutant les allégations de Téplier et sa façon de vociférer.

 

img201.jpg 

 

Mais forcément, ça n'a pas fait rire Elise. Depuis presque 5 ans, elle essaye d'imaginer ce qui a pu se passer.

 

img204.jpg

 

Cette "jurette" était très concentrée, au point de s'endormir à plusieurs reprises. 

 

 img202.jpg

Notre avocate.

 

img207.jpg

 

Chemise rose pâle. Le psy explique que Téplier a une tendance paranoïaque, n'est pas psychotique, ni sujet à un délire permanent de persécution. Il est frustre, solitaire, plongé dans ses idées de persécution teintées de magie et de religion. Il est passé à l'acte sous le coup de la colère mais avait conscience de l'interdit.

 

img211.jpg

"... pariétale postérieure profonde... cranienne... dure-mère... post-traumatique..." Ca a pris 20 bonnes minutes.

 

img212.jpg

 

Difficile à entendre pour Elise.

 

Copie-de-img210.jpg

Chacun écoute le "récit de flagrance" du gendarme Portella, en visio-conférence.

 

img206.jpg

 

Puis, c'est le temps des plaidoieries.

 

Après l'avocate de la partie civile, c'est au tour d'un homme plutôt extraordianire.

Il ressemble à un hobbit, de petite taille, le teint doré des Saintois, une intelligence palpable, et une éloquence que c'est rien de le dire.

Un vrai comédien. Les pauses là où il faut. Les effets de manche. La véhémence auprès des jurés : "A la question avait-il l'intention de tuer ? Vous répondrez OUI". La perspicacité pour remettre en ordre une histoire étayée par très peu de faits. Et le coup de génie pour montrer que Daniel n'était pas rentré chez Téplier, il cite une phrase de ce dernier, trouvée au milieu du dossier qui fait bien 30 cm d'épaisseur : "Je l'ai frappé à l'intérieur pour qu'il ne puisse pas dire que je l'ai frappé à l'extérieur". Téplier avait donc bien compris qu'il devait prétendre que Daniel avait pénétré dans sa case, et qu'il était donc en état de légitime défense.

 

img208.jpg

 

Dernier acte.

L'avocat de la défense va parler pendant plus d'une heure. Finalement très habilement. Plaide à nouveau la légitime défense. Soutient que son client n'a dû porter qu'un ou deux coups de sabre. Daniel se sera fait les 15 autres en tombant dans l'escalier... Comme il y a deux ans, il demande l'acquittement.

 

Après seulement une heure et demie de délibérations, le Président prononce la sentance d'une voix qu'on entend à peine. Nous retenons notre souffle. Téplier a donné les coups avec intention de donner la mort. Il n'était pas en état de légitime défense. Il est condamné à 15 ans de réclusion.

 

DSCN2934.JPG

 

Ca y est. Nous pouvons relever la tête. Et faire une bon dieu de fête.

7 septembre 2010 2 07 /09 /septembre /2010 21:09

2010-08-La-Basse-Terre-cor.jpg

Le calme avant la tempête avant le calme avant le cyclone etc...

 

Saison chargée en cyclones s'il en fut. Météorologiques mais pas seulement.

Correspondance à mon père.

 

La lézarde, le 7 septembre 2010

 

Cher Papa,

 

Mais que se passe-t-il ?? Deux lettres en moins d’une semaine, ça commence à bien faire ! Comme si tu avais le loisir de lire toute cette correspondance, qui plus est d’un intérêt douteux.

 

Mais que veux-tu, il n’est pas facile d’avoir des choses passionnantes à relater à chaque fois.

 

Je vais quand même t’en raconter une bien bonne, si on peut dire.

 

Alors figure-toi qu’il y a un peu plus d’une semaine, un dimanche, la météo annonçait que le cyclone Earl arrivait, et qu’il y aurait une belle houle du côté de Sainte-Rose. Comme un seul homme, nous voilà partis pour regarder la mer à Cluny. Ca commençait à bien se lever.

 

DSCN2644.JPG

 

Au retour, la pluie tombait tout à fait sérieusement, causant de malencontreuses grosses flaques dans les parties creuses de la route.

 

DSCN2655.JPG

 

Et ce qui devait arriver arriva : la panne ! Moteur noyé ! Ne nous démontant pas pour autant, et aidé par de nombreux badauds, nous poussâmes la voiture sur le bas-côté pour aviser. Rien à faire, elle ne voulait pas redémarrer, la nuit commençait à tomber et la pluie redoublait.

 

Notre infortune n’était pourtant pas totale, puisque nous avions des vivres pour passer la nuit : une bouteille d’eau et un paquet de biscuits pour 5, que demande de plus ?

 

Là où les choses ont commencé à se gâter, c’est quand mon cher et tendre époux a claqué la portière sur un appendice qui traînait par là par le plus grand des hasards : le pouce gauche de Swan. « Aïe aïe aïe » fit l’intéressé. « Ouh la la » fit la Maman. Il fallait faire quelque chose, le petit bout de doigt était quand même un peu amoché, et des soins s’avéraient manifestement nécessaires.

 

Or donc, je sortis de la voiture sous la pluie battante, armée en tout et pour tout d’un short, d’un débardeur moulant sans soutien-gorge, d’un téléphone portable et d’une serviette éponge joliment enroulée autour de moi pour limiter un peu les dégâts. Las, en moins de temps qu’il ne faut pour le dire, j’avais l’air d’une grosse éponge détrempée, levant pathétiquement le bras pour arrêter un véhicule.

 

Les dits véhicules ne s'arrêtaient pas, ayant le même souci que nous : vite rentre à la maison  avant que les routes ne soient totalement inondées. Mais c’était sans compter sur la providence, qui passait par là, et prit la forme d’un 4 x 4 bleu. électrique. Un monsieur et sa maman, d’une gentillesse extrême, se sont déroutés pour nous emmener aux urgences, dans un délai très raisonnable compte tenu des conditions météo.

 

Notre arrivée fut très remarquée à la clinique : la maman trempée et grelottante, l’enfant pieds nus et en caleçon.

 

Mais les gens sont gentils, nous ont réconfortés et réchauffés, ont soigné le doigt qui n’est pas cassé et ne nécessitera qu’une semaine d’attelle.

 

Entretemps, le reste de la famille s’est fait remorquer. Puis véhiculer par des amis, qui nous ont également récupérés à la clinique.

 

Voilà. Tu ne dois pas être bien fier de ta fille, cette écervelée qui part à l’aventure sans soutien-gorge et sans papiers !! A ma décharge, je peux dire que j’avais quand même mis une culotte ce qui n’est déjà pas mal.

 

Bien mon petit Papa, la prochaine lettre te contera des événements plus raisonnables, je te le promets. Mais sans doute moins palpitants, on n’a rien sans rien !!

 

Ta dévouée,

 

D.  (je garde l'anonymat, on ne sait jamais).