16 août 2020 7 16 /08 /août /2020 18:02
Plus de stupeur que de mal

A cheval sur les 30 et 31mars 2020 - J16-J17

 

"C'était pendant l'horreur d'une profonde nuit..." Sur le fleuve en Guyane, un serpent me mord au poignet droit.

 

Puis, la lumière dorée du jour m'a réveillée, et je suis partie sans perdre une minute gravir le morne, pour m'en mettre plein les mirettes. Je ne vous raconte pas la beauté de l'instant, ça serait insupportable. J'essaie de comparer le comportement des abeilles des deux rûches, l'une étant habitée par les bonnes grosses domestiques, l'autre par la race locale, plus brune et nerveuse. Une brunette me prend alors en chasse, et me pique au poignet gauche. Comme quoi il ne faut pas tenir compte des rêves prémonitoires.

 

J'ai bien évidemment gardé mon calme légendaire. Et l'abeille est morte en tentant de protéger sa colonie.

1 septembre 2017 5 01 /09 /septembre /2017 01:05
La preuve que je ne rêve pas

Ouh la la ça marche comment déjà Overblog ? Depuis des mois, je cède à la facilité de l'icône bleue et blanche. Quoi de plus simple que de balancer des images, plus ou moins légendées ? Et d'espérer un peu bêtement que ça suscite l'enthousiasme des foules, symbolisée par des petites mains et parfois même des coeurs.

La preuve que je ne rêve pas

Ceci dit, je n'ai rien contre les mains ni les coeurs, bien au contraire. Le sujet de cet article (y a-t-il vraiment un sujet, je ne suis pas sure), pourrait peut-être démarrer autour des mains.

La preuve que je ne rêve pas

Ce matin, j'ai pris sur moi de ne pas céder à l'envie de traîner au lit comme je le fais depuis quelques semaines, période d'été oblige. Et plus je me levais tard (parfois 7 heures, vous imaginez ?), moins j'avais envie de me lever. Et plus je ressassais quelques bricoles n'ayant aucune importance d'un point de vue intersidéral, mais considérablement importantes du point de vue de mon nombril. Qui est (tout comme le vôtre), un des innombrables centres de l'univers.

La preuve que je ne rêve pas

Je viens de finir un livre de Bernard Werber, Le sixième sommeil. Je ne le conseillerais pas vraiment mais je l'ai terminé quand même. Comme ça traite des rêves, forcément ça m'a intéressée, moi qui suis grande rêveuse devant l'éternel, et derrière mon oreiller. Et quand je lis des trucs sur les rêves, je me rappelle mieux de mes rêves. J'ai même un petit cahier et un bic à demeure dans mon plumard pour noter au réveil.

La preuve que je ne rêve pasLa preuve que je ne rêve pas

Un de mes fils adorés m'a souvent briefé sur les rêves lucides, qu'il rêve de faire (enfin je me comprends). Le rêve lucide, messieurs-dames, c'est un rêve que l'on fait tout en étant plus ou moins conscient qu'on n'est pas dans la réalité. Ce qui peut permettre de délirer un vieux coup sans aucun risque. Mais c'est énervant, parce que bien que nos rêves nous mettent le plus souvent dans des situations complètement extravagantes, nous ne sommes pas fichus de nous en rendre compte.  

La preuve que je ne rêve pas

"Je participe à une émission de télé. On fait venir ma Maman, elle est dans son jeune temps : brune, belle et souriante. Elle est venue pour montrer ses seins, ce qu'elle fait en les dégageant de son corsage, un peu comme Margot pour donner la gougoutte à son chat. Je n'ai pas honte, je trouve ça plutôt joli" (rêvé le 26 juin 2006, alors que ma mère avait 82 étés). J'aurais quand même pu me douter que je rêvais non ?

La preuve que je ne rêve pas

A ski paraît (coucou Bruno, ça serait chouette qu'on refasse du ski ensemble), un moyen d'essayer de basculer dans un rêve lucide, c'est de regarder ses mains, ou un miroir, ou ses whatsapps, lorsqu'une situation vous paraît louche. A force de le faire dans la réalité, nous aurons peut-être l'idée de le faire dans un rêve, et il semble que ces petits gestes quotidiens ne soient pas possibles en rêve.  

La preuve que je ne rêve pas

Hier, il m'est arrivé un truc extraordinaire : il s'était mis à pleuvoir, et pour une fois j'avais mon parapluie. Alors j'ai regardé mes mains, mais elles étaient là. Raté. 

Je ne désespère pas d'y arriver. Mais finalement pour quoi faire ? Que ferais-je en rêve que je n'ose pas faire en vrai ? Ce sera peut-être mon prochain sujet, vous n'êtes pas sortis de l'auberge !

Postface - Ce matin, en plus de me lever tôt, j'avais plus ou moins décidé que la vie serait belle. La réalité ne m'a pas contredite.

 

Post-scriptum - Toutes les photos ont été prises en ce dernier jour d'août. Toutes (sauf la première) ont dérobé une part de l'âme de la plage de Viard.

La preuve que je ne rêve pas
28 février 2017 2 28 /02 /février /2017 13:28
"Fish mobile", d'Alexander Calder

"Fish mobile", d'Alexander Calder

Mes pauvres amis, je suis à l'hôpital, il semble que j'aie fait une crise cardiaque. Par chance, je n'ai pas mal du tout.

 

Je peux même déambuler dans les couloirs. Les médecins ont affaire à des personnes âgées dans des boxes. Je distingue mal ce qui s'y passe, mais je sens que les corps sont délabrés, et je me dis que les médecins sont bien courageux de tenter de les maintenir.

 

Dans un couloir, il y a un tableau épouvantable, en bas-relief. Il représente comme un corps dont il ne resterait presque plus rien, juste une perfusion et une petite flaque. Je trouve vraiment déplacé de mettre un tableau comme ça ici. Mais en le regardant mieux, il n'est pas si terrible, il évolue. Pour devenir une sorte de mobile animé, fait d'engrenages et de pièces qui s'emboîtent. Cette chose est mobile par sa propre énergie : les pièces passent de l'une à l'autre, s'emboîtent et se déboîtent pour former comme un mouvement perpétuel. 

 

Puis je me dis que je ne vais pas pouvoir prendre l'avion demain puisque j'ai une crise cardiaque, alors j'annule mon vol. Mais voilà que le cardiologue me dit que pas du tout, je peux voyager. Ha ! Comment vais-je faire maintenant que j'ai annulé ? Je lui demande un certificat médical, mais tout ça va être très compliqué.

 

Je suis à l'aéroport et je vois bien que c'est trop tard. Mes affaires ne sont pas prêtes et l'enregistrement est terminé. Je me dis que je pourrai prendre l'avion de la veille !

 

Puis le réveil a sonné et j'ai donné du lait au chat qui ne faisait rien qu'à miauler.

20 janvier 2017 5 20 /01 /janvier /2017 19:41
Bateau loupé

Il y a quelques temps, j'étais avec mon père et des amis en voiture. Nous devions attraper le bateau pour les Saintes.

 

C'était très juste niveau timing, alors je lui ai dit de se dépêcher. Mon père a accéléré, la route faisait comme des montagnes russes.

 

Je lui ait dit de faire attention mais le bougre allait à toute vitesse. Mais tout s'est bien passé, et nous sommes arrivé en trombe. J'ai jeté les sacs hors de la voiture mais nous devions encore atteindre l'embarcadère.

 

ll a fallu monter à pied une rampe de béton tellement pentue que nous risquions de débrrouler à tout moment. Et très peu d'aspérités pour que nos pieds s'accrochent, ça glissait et il fallait faire très attention. J'ai pris un raccourci qui donnait sur un à-pic, mais au moins il y avait plus de prises sous la chaussure.

 

Nous sommes enfin arrivés, mais les capitaines du port nous ont dit que le bateau était parti. Puis l'un d'entre eux a ajouté qu'il avait dû partir un peu en avance, alors il allait le faire revenir.

 

Il a appelé le bateau par radio en le priant de rebrousser chemin.

 

Le bateau a accosté et tout le monde est descendu. J'étais un peu gênée que nous soyons à l'origine de ce désagrément.

 

Le contexte était Réunionnais. Le petit monsieur chargé de l'accueil sur le bateau a refait son numéro d'accueil, en jouant du steel-band. Ils ont aussi ouvert une petite échoppe qui vendait toutes sortes de café. Pour éviter que les clients ne posent tous la même question, il y avait une petite pancarte jaune collée au-dessus de la porte, avec une inscription courte en lettres rouges, signifiant "tous les cafés sont bons ici".

 

Puis mon réveil a sonné. J'étais bien déçue de ne pas partir pour les Saintes avec mon père. 

29 août 2016 1 29 /08 /août /2016 23:38
Dans le gaz

De retour après quelques jours d'absence, je constate avec amertume que j'ai été victime d'un double vol.

 

Ma bouteille de gaz, qui n'est plus qu'un souvenir. Et mon vélo, que j'avais laissé sur la terrasse.

 

Pas cool mais c'est comme ça.

 

Puis mon réveil a sonné, et j'ai goûté la confiture d'abricots de Salt Lake City. Quelle idée de rêver qu'on se fait chourrer sa bouteille de gaz.

Je décide donc de raconter sans plus tarder ce non-évènement passionnant, et comme toute bonne interaute qui se respecte, je pars en quête d'une photo qui illusterait ce rêve.

 

Je tape "vieille bouteille de gaz", et je tombe sur un truc génial. La Butalamp. De vieilles bouteilles de Butagaz transformées en luminaires. Une partie du corps est remplacée par de la tôle perforée et - pétard de moine - ça doit faire un éclairage drôlement joli dans la case.

 

J'ai tout de suite contacté l'inventeur, pour savoir si l'objet coûte un bras, ou soulement un petit doigt.

 

Voilà. Et le plus extraordinaire, c'est que la bouteille et mon vélo n'avaient finalement pas été volés du tout.

18 septembre 2015 5 18 /09 /septembre /2015 21:10
Artiste inconnu*.

Artiste inconnu*.

Je suis victime depuis une dizaine de jours d'un nouveau type de rêves.

 

Je ne suis pas victime d'un type, entendons-nous bien ! De ce côté tout est calme.

 

Mais c'est comme si j'avais inventé une forme de rêve tout-à-fait particulier.

Dormez je le veux**.

Dormez je le veux**.

Dans un rêve normal, on l'a l'impression de quelque chose qui se déroule, comme une histoire. Mes nouveaux rêves sont différents. Ils se produisent au moment exact du réveil, comme si le fait de se réveiller les fabriquait. Je vois en général à ce moment une image, le plus souvent abstraite, belle et colorée. Et très fugace : si je n'y prends garde, l'image est oubliée en moins de dix secondes. Enervant non ?

Capté sur www.photospapillons.com

Capté sur www.photospapillons.com

Ca pourrait être une image de ce genre. Sauf que cette image n'est pas abstraite du tout, et représente d'adorables petites chenilles (des piérides du chou pour ceux que l'entomologie intéresse) (hein Idi ?).

 

Mon dernier picture-rêve je m'en souviens car j'ai pris soin de me répéter à quoi il ressemblait. "Des genres de branches ocres sur un fond vert éclatant". Il ne me reste plus je crois qu'à essayer de peindre ces visions.

 

Je vous remercie de votre attention, et vous serais reconnaissante de ne pas prévenir trop rapidement les services psychiatriques.

* emprunté ici.

** volé .

29 septembre 2014 1 29 /09 /septembre /2014 10:35

sarkozy-dessine-moi-un-graph-allemagne-640px.jpg

 

Je vis dans le même appart que Sarko. Le Président est fatigué dit-on. Pour l'heure, il est aux fourneaux.

 

Je jette un œil sur son électrocardiographe, qui suit son activité cardiaque en direct et en wi-fi.

Juste quand je regarde, un grand pic se forme sur l'écran digital circulaire. Je file à la cuisine, et en effet, le président se tient la poitrine. Infarctus ?!

 

Je cours à l'étage prévenir l'état-major. J'ai un peu de mal à trouver les bonnes personnes. Puis une coloc du dessous, un blonde, m'annonce que c'est parfait, elle a pu joindre la doctoresse qui arrive, et hop, tout le monde à l'hôpital.

 

Cette blonde qui ne m'est pas sympathique du tout ajoute que c'est elle qui accompagnera Sarko à l'hosto, et que moi je dois aller à la prison m'occuper du cas d'un autre médecin, impliquée dans je ne sais quelle affaire.

 

Je l'ai un peu mauvaise d'être reléguée à la case prison. Je lui dis que de toutes façons elle fera bien ce qu'elle veut... Elle acquiesce avec un sourire mielleux. Ses yeux sont très clairs.

 

J'arrive tant bien que mal à la prison qui se présente comme l'entrée d'un parking souterrain. Pas de bol, elle ferme à 20 h et en plus j'ai oublié les affaires à apporter à la dame.

 

Et le réveil a sonné, m'ouvrant les portes d'un lundi ensoleillé.

 

Graf taxé sur http://owni.fr/2012/01/30/sarkozy-tva-allemagne-presidentiell/

19 mars 2014 3 19 /03 /mars /2014 17:14

Bleu-pale.JPG

*

 

Il y a quelque temps, je roulais en voiture avec mon père, nous devions attraper le TGV du côté d'Avignon. Pas de chance, en regardant sur la gauche, sur ces grandes étendues lumineuses et pâles de cette région, nous voyons que c'est trop tard, le train part. A quelques minutes près, c'était bon.

 

J'en loupe la bonne route, et m'engage sur la bretelle de droite. Marche arrière, je zig-zague un peu. Et vlan, comme dans un film au ralenti, nous nous retournons comme une crêpe. Papa et moi nous retrouvons les roues en l'air et la tête en bas. Pas de bobo, nous arrivons à déboucler nos ceintures et à nous dégager. 

 

Hum, je n'avais pas vu qu'il y avait un genre de fossé. Il faudrait que je prévienne les autres, mais pour l'heure des gens viennent nous aider. Ils nous invitent même chez eux en attendant la dépanneuse.

 

Dans la cuisine, une dame prépare un repas. Mon père met la main à la pâte, mais il est assis par terre pour mélanger quelque chose dans un plat. Il me paraît fatigué.

 

Et puis mon réveil a sonné et je me suis empressée de l'écrabouiller.

 

 

* Photo chipée sur le blog de Magali & Jérémie

10 mars 2014 1 10 /03 /mars /2014 17:16

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L'entreprise de maçonnerie avance : un mur après l'autre.
Bientôt arrivée au moment où je serai au centre de 4 murs ?
Est-ce moi qui les ai construits ? 

 

Il semble que j'en aie construit deux : un en braise, un en pierre.

 

Les deux autres sont d'une matière difficile à définir.

 

La question est de savoir si je vais pouvoir vivre entre ces murs-là. Peut-être certains s'effriteront-ils rapidement ? Peut-être dois-je me faire toute petite, pour que les murs soient très lointains ? Peut-être est-il possible de voir au-delà des murs ? Peut-être est-il possible d'être passe-muraille ? (d'après la théorie de la relativité, il existe une probabilité pour pouvoir traverser la matière).

 

Puis mon réveil a sonné, et je me suis cognée dans celui de la cuisine (de mur). Mais le temps radieux du petit jour m'a redonné tout mon allant.

7 mars 2014 5 07 /03 /mars /2014 22:56

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*

 

Ce matin, je me suis réveillée comme chaque matin que le bon dieu fait.

 

Depuis la terrasse, je jette un oeil distrait sur le jardin. Je suis une privilégiée, mon jardin est grand et plein d'arbres.

 

Disons que j'étais une privilégiée, parce que ce matin le jardin ofrrait une vision de désolation. Tout avait été sévèrement taillé, les grands arbres amputés. On voyait bien plus loin que d'habitude.

 

Mais qui a bien pu faire une chose pareille ?

 

Alors j'ai longuement pleuré toutes les larmes de mon corps. Sangloté sans retenue.

 

Et puis mon réveil a sonné, et je suis allée me mettre les pieds sous la table, car le petit déjeuner avait gentiment été préparé pendant que je cauchemardais. 

 

* Quai Lefèbvre mercredi, peu avant de brûler Vaval.