8 septembre 2020 2 08 /09 /septembre /2020 20:26
... des fleurs de mon jardin (Françoise Hardy)

... des fleurs de mon jardin (Françoise Hardy)

On ne joue pas au loto, mais bingo !

 

La fameuse orchidée a choisi cette année le 8 septembre pour fleurir massivement et de façon simultanée, en Guadeloupe tout au moins.

 

Autant de petites elfes blanches

Se balançant 

Au gré du vent

 

Mon ami Philippe - et néanmoins meilleur spécialiste du monde des Orchidées de Guadeloupe (une centaine d'espèces sauvages, il les connaît par coeur), me livre ce secret à l'instant, sous une forme plus scientifique mais tout autant poétique :

Dendrobium crumenatum

Elle fleurit 9 jours après une chute brutale de température de 10°C

Jolies et parfumées mais éphémères

 

Et d'ajouter que c'est une espèce exotique naturalisée, originaire d'Asie, que certains ont jugé bon de classer envahissante (ce qu'elle n'est pas, sauf dans les jardins).

 

En 2016, c'était le 14 septembre... Voir

23 août 2020 7 23 /08 /août /2020 21:41
Je viens te chanter la balade, la balade des calamars

Amusant, il y a 4 ans presque jour pour jour, je découvrais par hasard le monde des amours de céphalopodes attachants : les calamars. Autrement nommés sèches, bien qu'ils soient tout le temps mouillés. C'était à l'anse Colas (le paradis terrestre et marin).

 

Je vous le donne en mille, ce matin je vais nager à l'Anse Colas avec mon amie Solenn. Et voila ti pas que nous croisons un groupe d'une trentaine de calamars, qui évoluaient à faible profondeur dans l'eau d'une rare transparence. Malgré les pluies d'hier, l'eau était claire aujourd'hui (encore un mystère).

 

Les calamars sont relativement craintifs. Disons qu'ils s'arrangent pour maintenir une distance d'au moins deux mètres avec vous. Ce qui permet malgré tout de les suivre l'air de rien (ou plutôt l'eau de rien). J'ai assez vite vu clair (car l'eau l'était) dans leur petit jeu. Certains voguaient par deux, de façon totalement synchronisée : et hop un pas en avant, et hop trois brasses en arrière, et que je te frôle de la membrane. Juste torride.

 

Et je m'ai alors souviendu d'une scène du même type au même endroit, mais avec moins d'individus, et plus d'empressement à faire des cabrioles en trois D dans l'onde salée. De retour à la case, j'allume l'ordinaschtroumpf pour vous narrer l'affaire. Un petit détour sur facebook pour faire ma makrèl, et bim, le souvenir est là sous mes yeux, imposé par le F bleu : la photo d'il y a 4 ans (j'aurais dit 2 ou 3). Voyez ci-dessous les détails de l'affaire.

http://www.eidualc.com/2016/08/kokolo-de-calamars.html

 

Quelles conclusions tirer de tout ça ? Malgré la faiblesse de l'échantillonage (N=2) et l'absence de groupe témoin (Saint-Raoult priez pour moi), je dirais que :

Les 23-24 août, je vais nager avec Solenn à Colas, et les calamars font l'amour.

 

26 mai 2020 2 26 /05 /mai /2020 13:48
En mai

Chaque année fleurissent les flamboyants.

Ça démarre fin avril, pic de floraison fin mai à mi-juin, les retardataires flamboient jusqu'en août.

Chaque année bien sûr je me dis que je dois dessiner ces boules de feu.

Presque chaque année je ne le fais pas, et m'en trouve contrite.

 

Celui-ci c'était hier, dans un endroit découvert il y a peu. Un genre de petit sous-bois en arrière-plage, habité de quantité d'êtres petits et grands, ce sera le sujet du prochain billet.

Saison 2020, à Désirade. Le rouge et le jaune !

Saison 2020, à Désirade. Le rouge et le jaune !

Saison 2017, à Ravine Chaude. Avec Manzèl Marion.

Saison 2017, à Ravine Chaude. Avec Manzèl Marion.

Saison 2015, bourg de Pointe-Noire. En sortant d'une séance d'hypnose.

Saison 2015, bourg de Pointe-Noire. En sortant d'une séance d'hypnose.

Saison 2013 au bord de la Lézarde en crue. Appuyée à la rambarde près de la source.

Saison 2013 au bord de la Lézarde en crue. Appuyée à la rambarde près de la source.

Saison 1989, le même qu'en 2013, juste avant Hugo. J'étais assise sur ma pétrolette.

Saison 1989, le même qu'en 2013, juste avant Hugo. J'étais assise sur ma pétrolette.

18 décembre 2018 2 18 /12 /décembre /2018 23:05
Bougies overblog

Mon gestionnaire de blog m'informe qu'aujourd'hui ça fait onze ans que l'Ordinaire existe.

Drôle de moyen d'expression qu'un blog. Comme un journal intime, mais qu'on ouvrirait à qui veut bien rendre visite.

Exercice intéressant que celui de dire sans s'exposer ni exposer ses proches, parents, amis, alliés, ennemis, que sais-je ? Je sais de plus en plus (sauf si j'oublie, ce qui est loin d'être exclu), et je sais si peu. Mais en grandissant il m'importe de moins en moins de savoir. 

Ce soir je suis seule dans ma case au bout des bois et de la route. La fraîcheur est là puisque c'est décembre. Les Beatles jouent dans le poste. Je prépare un cadeau de Noël pour Swan, et c'était d'ailleurs lui qui illustrait mon premier post il y a 4 018 jours, avec comme légende "Pris dans le tourbillon de la vie".

Je lui dédie cet article, le tourbillon n'a cessé depuis !

2 octobre 2018 2 02 /10 /octobre /2018 21:43
Gigantesque orgie la nuit dernière

Mes amis, je suis épuisée.

 

Je sais pouvoir compter sur votre discrétion sur ce qui s'est produit la nuit dernière. Nous étions 16 en tout. Des hommes et des femmes âgés de 24 à 59 ans, tous magnifiques et pleins d'entrain.

 

Le dress-code était latex noir, et masque.

 

Après plus d'une heure de préliminaires, les éjaculations se sont produites à un rythme tout bonnement incroyable. Nous nagions littéralement dans les spermatozoïdes. A la belle étoile en plus, c'était merveilleux. Même la voie était lactée, et nous étions presque sans voix devant une telle communion sexuelle.

Gigantesque orgie la nuit dernière

En plus de la combinaison noire et du masque, nous avions chacun dans la bouche un tuba, afin de pouvoir respirer sous la mer. Le trajet depuis l'Anse Caraïbe jusqu'aux îlets Pigeon se fit comme dans un rêve. Zodiac silencieux et stable, mer d'huile, nous filions à toute berzingue dans la nuit noire.

 

Immersion dans deux ou trois mètres d'eau, plus tiède tu bous (29 degrés au doigt mouillé). Lueur bleutée et rassurante de la lampe de notre groupe de 4. Nous nageons dans le noir sans peur aucune. Nous savons que ce soir c'est le jour de ponte, synchronisée, d'une certaine espèce de coraux. Petites apnées tranquilles, les poissons et drôles d'animalcules nous font risette. Pas de pontes de coraux mais quelle importance ?

Une partie de la team glou-glou

Une partie de la team glou-glou

Une heure et sa moitié sont passées sans qu'on s'en rende vraiment compte. Et une voix nous appelle alors "Venez vite, ils pondent !".

 

Quelques coups de palmes pour rejoindre l'autre groupe. Tout le monde frétille dans une eau saturée de millions de petites particules sphériques, blanches, de 2 ou 3 millimètres de diamètre. Avec aussi d'autres particules très énervées, plus allongées, sans doute du zooplanctoon venu faire un festin de ces petits oeufs de corail.

 

Enfin pas encore des oeufs. Pour le moment, des gamètes mâles et femelles, tous largués en même temps à la surface du corail. Nous fantasmons et imaginons qu'au bout de quelques minutes, des milliers de fécondations se seront produites, et que les bébés vont doucement retomber sur le corail ou ailleurs, pour augmenter la colonie.

© Disneynature (pfff)

© Disneynature (pfff)

Ce qui est fou, c'est que les savants arrivent à connaître quel jour de l'année et à quelle heure chaque espèce de corail va pondre.

 

La lune et la marée expliquent une part du mystère.

 

J'avoue, j'en ai avalé.

27 août 2018 1 27 /08 /août /2018 22:16
Chaque jour une nouvelle vie

Chance, j'enchaîne des livres chouettes.

Deux sont sur trame de recettes de cuisine :

- un polar qui se passe en Afrique du Sud avec plein de mots en Afrikaans*,

- un roman d'espionnage pendant la deuxième guerre mondiale**.

Le troisième*** commence par "La meilleure façon de ne pas rater sa vie, c'est de la refaire tout le temps".

Chaque jour une nouvelle vie

C'est un peu ce que dit l'ami Boileau (j'ai voulu l'inviter sur facebook, n'a pas répondu) :

 

Hâtez-vous lentement, et sans perdre courage, (pas question de le perdre celui-là)

Vingt fois sur le métier remettez votre ouvrage, (un peu comme Pénélope)

Polissez-le sans cesse, et le repolissez, (même si certains manquent de politesse)

Ajoutez quelquefois, et souvent effacez (oui, bonne idée d'effacer)

 

 

Chaque jour une nouvelle vie

J'aime cette idée de recommencements (choisis ou subis), de virages (plus ou moins bien négociés), d'exigences folles (mais ne pas demander serait folie). 

Chaque jour une nouvelle vie

* Recettes d'amour et de meurtre, une enquête de tannie Maria, de Sally Andrew

** On n'a pas toujours du caviar, de Johannes Mario Simmel

*** L'arracheuse de dents, de Franz-Olivier Gisbert

 

Chaque jour une nouvelle vie

Post-scriptum. Évènement extraordinaire ce matin. Ma tartine pain beurre confiture d'abricots m'a échappée, elle est tombée du bon côté. Deux questions à vous mes amis : qu'est-ce que le bon côté ? Et comment interpréter ce signe des cieux ?

 

27 mars 2018 2 27 /03 /mars /2018 00:25
La Havane, 2004

La Havane, 2004

Dimanche matin, je n'ai croisé ni le roi ni l'empereur et encore moins le petit prince.

 

J'ai par contre croisé sur la route de la Lézarde un monsieur à fière allure. Jolie chemise à carreaux, pantalon de toile, et une improbable cravate dans les tons de jaune. Il portait à la main un joli rameau. 

 

Comme j'étais en voiture et lui à pied, l'apparition fut brève, et mon cerveau me fit un retour d'information rapide : "Ce monsieur va sans doute rendre visite à une personne chère à son coeur". Et j'en fus toute émue.

 

Quelques secondes plus tard, toujours le même cerveau (il faudrait savoir tout de même) répliqua en un éclair : "Mais non ! Le rameau dans sa main est un Cycas, justement le rameau que les catholiques pratiquants utilisent à la place des rameaux de buis, vu que le buis que nenni par ici. Alors ce monsieur va tout simplement à la messe". Et je fus toute réjouie de voir la gentillesse et la simplicité sur le visage de cette homme.

 

Comme c'était le dimanche des Rameaux, tout cela était cohérent et je crus mon cerveau numéro 2.

20 février 2018 2 20 /02 /février /2018 17:45
Kout zyé asi 50/50

Moment de couleur, bleu, noir et or.

 

Mardi dernier

Mardi-Gras

A la Pointe encore une fois

Akiyo nou mélé

Bons princes ils nous ont acceptés

2-3000 bleus à débouler !

Bleu de travail, casque et frontale

Sur les quais, Victoire, Carénage !

Math, Cath, So et Maroon

Sé zingrédyen-la sé bon bon bon

 

 

Pix Nina Brf

17 février 2018 6 17 /02 /février /2018 17:42
Je n'ai pas que ça à  faire

Je pars m'aérer. Comme souvent, à Viard. Pas loin, la mer, la mangrove, le vent, les oiseaux. Pfff une voiture est arrêtée au beau mitan de la petite route. C'est que je n'ai pas que ça à faire moi ! 

Elle repart, et je jette un oeil là où elle était arrêtée, au niveau d'une petite ravine. Un peu cracra mais bien sympa avec ses zones humides et ses pâtures à l'arrière plan. 

Hein que vois-je ?

 

Une, non deux tortues de terre, prenant le soleil de fin d'après-midi sur la petite berge argileuse. Je pourrais faire une photo mais je préfère juste garder l'image dans la tête. Au final, je sors à toute vitesse mon carnet à dessin pour croquer vite fait au crayon papier les deux molokoïs.

 

Je repars (c'est que je n'ai pas que ça à faire : j'ai prévu de marcher sur la plage). Mais je n'y tiens pas et fais demi-tour. L'image était trop belle, et je décide de me lancer dans une aquarelle complète : au fond un bel arbre, dans l'axe une vache rousse et un vache blanche, et juste en dessous, les tortues qui sont maintenant au nombre de trois.

 

Une femme passe et je lui fais signe de regarder. Elle s'extasie. Pour un autre animal que je n'avais pas vu, un petit héron vert, autrement appelé kio. Chacune voit midi à sa porte. Nous sommes ravies toutes les deux.

Finalement, je n'avais que ça à faire.

13 février 2018 2 13 /02 /février /2018 12:39
Carnavagues

Van la ka souflé

Vag la ka lévé

Salabwèl au déboulé

Promesse du matin

La rose du Brésil ramassée n'aura qu'un temps

Et ce temps je le prends