25 mars 2015 3 25 /03 /mars /2015 20:12

Pour ne pas dire journée de merde !

Overblog je te déteste

Ce matin je regarde mes mails. Et sous mes yeux horrifiés, je vois que cette phdsvgjqd de plate-forme Overblog (de mes deux) a fait la mise à jour sans me demander mon avis. Vous pouvez constater le résultat, plus d'albums, c'est tout moche. Vous me direz il reste la beauté intérieure, soit.

J'attaque donc ma journée de travail. Quadrature du cercle, les mecs ne veulent pas bosser avec la technicienne (leur notion de l'encadrement c'est : fais comme ça et ferme ta bouche. Ils sont tombés sur un os). Ambiance glaciale et il faut que la température remonte sinon sélakata. Sans compter quarante douze trucs à faire d'ici fin avril, Maman est-ce que d'où tu es, tu peux me dire si je vais y arriver ?

Et pour couronner le tout, un iguane a laissé une énorme merde gluante sur ma terrasse, je viens de l'enlever. Burps.

Je termine sur une note amusante. Hier, j'ai frisé l'accident de travail. Lors d'une réunion, nous utilisions des micros car notre collègue Jorge est sourd comme un pot. Il s'agit de micros posés sur une table, longs et étroits. Je dis 2-3 trucs le moins bêtes possibles dans mon micro. Quelques minute plus tard, j'approche ma chaise, et me flanque le micro dans l'oeil, ayant oublié sa présence. Par chance, j'avais mes lunettes, et elles ne se sont même pas cassées.

Dessin du Vampire de Joann Sfar.

12 mars 2015 4 12 /03 /mars /2015 13:34

 

 

 

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      Tableau de chasse à Orvilliers, avec Olllivier et le petit Arnaud. 

 

 

Maman,

 

Te voilà libérée des contingences matérielles.

 

Il reste le spirituel, qui co-existait avec ton enveloppe charnelle.

 

Pour nous, presque rien ne va changer. Sauf qu'il n'y aura plus les moments pour se regarder, se toucher et partager les petits et grands rien de l'existence.

 

Non seulement ton esprit reste en nous, mais aussi celui de ceux qui t'ont précédée. Que nous avons connus directement, ou à travers ce que tu nous en a dit. L'histoire familiale se construit en continu, plus ou moins proche de la réalité, teintée d'une part de légende et de mythes. Nous interprétons notre vie, et nous la transmettons à nos enfants, nos frères et soeurs, nos nièces et neveux, nous cousins cousines.

 

A ce sujet des cousins cousines, c'est bien le seul reproche que je peux te faire Maman. Tu ne nous en a pas donnés, c'est un scandale. Fille unique quelle idée. Mais à la place tu nous a donné des presque cousins, les enfants de la bande d'amis de toujours. Ces faux cousins c'était les enfants Passardière : Brigitte, Ollivier, Arnaud, les enfants des Bas : Marie-Do, Jean-Philippe, Olivier (le petit Vivi, avec qui je m'enfermais dans les toilettes pour échanges de vue sur nos zizis respectifs), l'enfant Pélissier : Laurence, dont tu étais la marraine.

 

J'ai le coeur serré car je me rappelle tous les moments depuis la petite enfance. Tu étais une femme au foyer, quelle chance pour nous. Tous les midis nous déjeunions ensemble. Tous les soirs à 5h en rentrant de l'école, tu étais là quand je montais morte de soif boire l'eau à même le robinet du vieil évier en grès de la cuisine. Tous les week-ends et tous les mois de juillet, nous allions à Orvilliers, et retrouvions ces fameux amis et faux cousins. Tous les mois d'août, nous allions sur le Bassin d'Arcachon pour 30 jours de paradis.

 

Tu as été mon poteau mitan, grâce à toi je suis devenue plus forte, car je sentais que dans tes yeux nous étions les plus merveilleux des enfants. Sauf peut-être quand Fufu (mon furet, qui a vécu plusieurs années dans l'apartement) faisait caca partout dans la cuisine et que je ne nettoyais pas.

 

Je te trouvais extrêmement belle et féminine, élégante avec tes grands ongles toujours vernis, tes tenues simples, ton maquillage. Petite, j'utilisais tout ton attirail pour jouer à la dame, y compris les chaussures à talons. Tu ne m'en voulais pas, ça te faisait rire.

 

Vers la fin de ta vie, ton esprit s'effilochait et quand j'arrivais pour te voir, tu ne savait pas dire qui j'étais. Mais dès que je m'approchais de toi et te parlais, ton visage s'éclairait et tu disais : "Didi ? Ah oui, elle est formidable". Et tu savais au fond de toi qui j'étais.

 

A dan on dot soley Manman mwen, je t'aime.

 

23 décembre 2014 2 23 /12 /décembre /2014 02:13

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Noêl est proche, c'est certain.

 

Pas besoin de mettre de la musique ces jours-ci, le voisinage s'en charge.

 

Ce soir chanté Nwel chez les Kitaviny. Avec tambours et cuivres.

 

Ce qui termine bien la journée, passée en compagnie de R & L. Mes fils aînés, fils prodigues, revenus au pays pour les vacances.

 

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Le plus grand était "en France" depuis presque un an et demi, sans retour aux sources. Quel chemin parcouru, je suis fière.

 

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Le second également.Il m'arrive de me demander comment j'ai fait de tels enfants.

 

Nous avons passé l'après-midi, jusqu'à la nuit tombée, du côté de Morphy. Ils on taquiné le poisson-lion, barbotté dans l'eau calme, foulé les galets de cette petite crique du bout du monde. Pendant que leur mère faisait quelques brasses et tentait l'aquarelle en contre-jour. Fort contraste des roches noires et de l'eau blanche.

 

Inévitablement (pour le moment), le soleil s'est couché. Quelle photo choisir pour rendre ce moment ?

 

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Peut-être celle-ci, parce que tout est fini.

2 décembre 2014 2 02 /12 /décembre /2014 20:37

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Cette fée me rappelle beaucoup une de mes amies.

 

La même chevelure de lionne. La même origine bretonne. La même propension à envoyer des pétales magiques. La même générosité.

 

Un petit texte que je lui envoie pour lui redonner de l'allant.

 

"C'était un jour plein d'eau et de feuillage, qui s'attardait aux fontaines. Tous les chemins étaient creux avec des haleines de puits. Merlin marchait derrière Viviane. Elle avançait vivement de peur qu'il ne s'attarde, que le souvenir d'Arthur ne le rappelle vers l'orée. Une fois enfouis au cœur des frondaisons, les racines sauraient le retenir. Mais, si proche des lisières, un signe de l'extérieur traversant le couvert pouvait encore l'arracher à l'emprise végétale. Elle lui avait demandé de mettre sa robe des forêts, celle qui commandait aux arbres et aux roches moussues.

 

Elle avait mis toutes les ruses de son côté et il le savait. Il laissait les herbes effacer leur passé. Un martin-pêcheur faufila le ciel et la rivière tout le long de la berge voisine. Merlin soupira sur tous ceux qu'il quittait dans leur aube de gloire, ces preux chevauchant à travers les vergers enrubannés de printemps, vers les tours de Camelot parées pour les noces d'Arthur et de Guenièvre.


Il ne les abandonne pas, il quitte un monde où les clairvoyances ne sont plus entendues. Il a déjà connu tant de rois dont les puissantes voix à jamais se sont tues alors qu'à la branche d'aupépin chante toujours le roitelet des bois".

9 septembre 2014 2 09 /09 /septembre /2014 15:54

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Canapé-lit dispo à Londres 22-23 novembre, résa faite auprès du "Djane and Ed" Bed & Breakfast.

 

Gris comme peut-être le temps à ce moment de l'année.

 

Stromae nous dit qu'il n'y a que Kate Moss qui soit éternelle. Je ne sais pas, mais elle est drôlement mimi sur ce cliché de Mario Sorrenti pris en 1992.

31 août 2014 7 31 /08 /août /2014 16:45

Absence de couleur. Absence d'espoir.

C'est ce qu'on pourrait croire.

 

La rubrique des moments de couleur rejoint celle du coin des artistes.

 

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Qui mieux que le peintre Soulages a fait parler le noir ?

Et les ressources qu'il est possible d'en extraire ?

 

 

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Noir comme les cabanes de pêcheurs du bassin d'Arcachon.

En contraste avec les vibrations des tasseaux colorés, curieusement verticaux dans cette région.

 

Trouvé quelque part un poème qui va bien avec le thème.

 

"Noire est la toile sur laquelle est tracé un tatouage, plus noir encore.

Noirs forcément sont les ruisseaux dont je serai désormais privée.

Je dois nager un temps dans ces encres brunes pour espérer refaire surface.

Retrouver le goût d'un vent tiède et moins cruellement coloré."

18 août 2014 1 18 /08 /août /2014 20:41

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Et voilà une nouvelle rubrique qui se crée d'elle-même.

La rubrique des moments de couleur.

 

Après bleu et blanc, quoi de plus naturel que rouge ?

 

Rouge.

Couleur préférée de mon enfance.

Sang, braise, chaleur, passion, baiser, colère, qu'évoque pour vous le rouge ?

Rackham le Rouge et son trésor.

Boulevard Rouge.

Dany le rouge et son mai 68.

Mars la rouge et ses anneaux. En écrivant ces lignes, je me dis que Mars n'a pas d'anneaux, ce qui est bien dommage. Par acquis de conscience, je jette un oeil sur le web, et que lis-je ??

 

Mars aura peut-être un anneau dans un peu plus de 7 millions d'années, pour cause de "gravité disloquante".

 

Phobos est le plus gros satellite naturel de la planète Mars. Un certain Bijay Kumar Sharma, astronome de son état, prévoit qu'il va s'en rapprocher progressivement. A un moment donné, la gravité exercée par Mars sur Phobos sera telle que ce dernier se disloquera. Et que les débris resteront en orbite à quelques 7 000 kilomètres d'altitude, pour former un anneau. Visible depuis la Terre (par ceux qui auront encore l'idée, ou des yeux, pour regarder en l'air dans 7 millions d'années).

 

J'aurais bien aimé voir ça. De quelle couleur pourra bien être cet anneau ?

17 août 2014 7 17 /08 /août /2014 01:01

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La solitude du peintre en bâtiment.

 

Devant l'immensité de la tâche qui reste à accomplir.

 

Passer le rouleau, c'est la partie cachée de l'iceberg.

 

Mais le scotch à poser à bouts de bras et en équilibre sur l'escabeau ? Le rouleau à nettoyer alors que ça fait deux jours qu'il n'y a pas d'eau ? La poussière grise de ciment à balayer et que plus tu balaies, plus il y en a partout ?

 

Immense est la solitude du peintre.

 

Immenses sont ses courbatures en fin de journée. Curieusement, la douleur est la plus forte au niveau des pouces, là justement où les premières douleurs du chikunginya sont apparues. Mon interprétation en est que je suis pratiquement guérie, la boucle est bouclée ! 

 

En contrepartie de cette solitude, les moments de radio sur France Inter (un jeune Gazaoui perd ses deux jambes, part se faire soigner en Arabie saoudite et y rencontre la future mère de ses enfants), et la saine fatigue, qui vous donne la conscience, ou l'illusion, de votre utilité sur terre.

 

Demain c'est relâche, un petit coup de voile dans le Grand Cul-de-Sac Marin.

12 août 2014 2 12 /08 /août /2014 19:21

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Ce matin sur la côte de la Lézarde, je vois deux jeunes gens courant sur le bas-côté.

A droite la fille, à gauche le garçon.

Tous les deux en bleu électrik. 

Tous les deux vaillants, et regardant droit devant.

La queue de cheval se balance pour l'une. La coupe en iroquois pour l'autre.

Ils sont en nage. Rien ne semble pouvoir briser leur harmonie. 

 

Image chipée sur http://www.wallfizz.com/