1 mars 2019 5 01 /03 /mars /2019 00:12
Sans sachet SVP

Je ne sais pas pourquoi, les vendeuses de pain (et gâteaux) de Baguet Shop à Colin ne sont en moyenne pas très sympas. Moi j'aurais voulu le sourire de la boulangère, à défaut de celui de la crémière !

 

Là où ça devient vraiment rigolo, c'est quand je leur demande de me servir le pain comme ça. Depuis peu, j'ai décidé de refuser que mon bâtard multi-céréales soit glissé dans un sac papier, voire même (bon dyé sénièr) un sac en plastique. Donc siouplé, vous me le remettez en mains propres, même si je ne me les suis pas lavées.

 

La première fois, ce fut l'incompréhension. il n'était pas envisageable dans les circonvolutions cérébrales de Géraldine (admettons que la boulangère s'appelle Géraldine, ça humanisera le propos), qu'un pain fût servi en tenue d'Adam.

 

La seconde fois, Géraldine ne demanda pas d'explications, mais ses yeux manquèrent de rouler hors de leurs orbites, ce qui aurait fait désordre dans l'étal de gâteaux.

 

La troisième fois, ce n'était pas Géraldine à Colin, mais Marie-Séraphine à Rivière-Sens, pas plus tard que tout-à-l'heure. Il faut dire qu'en sortant d'une réunion à Basse-Terre, j'ai pris le chemin des écoliers, et j'ai fait un crochet par la marina de Rivière-Sens, pour deux raisons : j'avais envie de boire un café au lait face à la mer, et on m'y avait indiqué une bonne boulangerie. Vous voyez où je veux en venir.

 

Marie-Séraphine quand je lui demandai de renoncer à l'idée du sachet, eut l'air bien embêtée. "Mais si le patron voit que je fais ça, il ne sera pas content".

 

A quoi ça tient le désastre écologique auquel nous sommes confrontés !

27 mars 2018 2 27 /03 /mars /2018 00:25
La Havane, 2004

La Havane, 2004

Dimanche matin, je n'ai croisé ni le roi ni l'empereur et encore moins le petit prince.

 

J'ai par contre croisé sur la route de la Lézarde un monsieur à fière allure. Jolie chemise à carreaux, pantalon de toile, et une improbable cravate dans les tons de jaune. Il portait à la main un joli rameau. 

 

Comme j'étais en voiture et lui à pied, l'apparition fut brève, et mon cerveau me fit un retour d'information rapide : "Ce monsieur va sans doute rendre visite à une personne chère à son coeur". Et j'en fus toute émue.

 

Quelques secondes plus tard, toujours le même cerveau (il faudrait savoir tout de même) répliqua en un éclair : "Mais non ! Le rameau dans sa main est un Cycas, justement le rameau que les catholiques pratiquants utilisent à la place des rameaux de buis, vu que le buis que nenni par ici. Alors ce monsieur va tout simplement à la messe". Et je fus toute réjouie de voir la gentillesse et la simplicité sur le visage de cette homme.

 

Comme c'était le dimanche des Rameaux, tout cela était cohérent et je crus mon cerveau numéro 2.

6 septembre 2017 3 06 /09 /septembre /2017 01:29
Colin en bas d'chez moué

Colin en bas d'chez moué

Incroyable.

 

A peine arrivée sur notre belle île, et alors même que les vents sont proches du zéro infini, l'impact est déjà abassourdissant.

 

Vous voyez cette route ? Quatre mois qu'elle était en travaux, quatre mois qu'on se tapait la déviation.

 

Eh bien aujourd'hui la voie est libre. Merci Irma !

15 mai 2017 1 15 /05 /mai /2017 00:05
Trottoir à la Nouvelle Orléans

Trottoir à la Nouvelle Orléans

Il ne faut pas blâmer une contrariété, ni même deux.

Mon réparateur de machine à laver (le linge) m'a laissée tomber comme une vieille chaussette (sale). Il a bien changé le joint du hublot il y a deux mois, mais l'eau coule quand même à flots sur le sol de la cuisine. Je n'ai rien contre l'eau qui coule à flots, mais dans un autre contexte.

Trafalgar falls à la Dominique

Trafalgar falls à la Dominique

Je ne veux voir que le côté positif de cette micro-mésaventure (à l'échelle planétaire). Ce n'est pas désagréable du tout de descendre au lavomatic en bas de  ma rue. Je flemmarde pendant que le tambour de la machine fait la révolution (j'évalue à environ 2 000 le nombre de révolutions effectuées pendant les 40 minutes du programme. Mieux qu'en 1789 où il n'y en a eu qu'une).

Merci Eugène (Delacroix, 1830)

Merci Eugène (Delacroix, 1830)

La semaine dernière, seconde contrariété : j'oublie de redescendre chercher mon linge, ayant commencé à boire un verre avec mon amie Alex. C'est pas beau de boire je sais. Qu'à cela ne tienne, je fais un crochet le lendemain matin en allant déposer mon dernier né au lycée. Une bonne âme (dont j'ignorerai à tout jamais l'identité) avait mis de côté ma collection de petites culottes et autres irrésistibles atours.

Je préfère Aubade quand même

Je préfère Aubade quand même

Toute guillerette, je redémarre mon vieux petit bolide rutilant, en empruntant la déviation (je vous fais grâce de l'histoire de la déviation). Cette route déviée fait face à la chaîne de montagne qui barre mon île du nord au sud (ainsi que du sud au nord si on veut être juste). La veille, nous avions subi ce qu'il est convenu d'appeler un temps de chiottes (dont on aurait tiré la chasse d'eau). Les rivières étaient sorties de leurs gonds (ou de leur lit, je ne me rappelle plus). Atmosphère donc inhabituelle et perturbée.

Ha mélie !

Ha mélie !

Et vlan ! C'est là que je fus frappée de stupeur. Je pilai immédiatement (non pas le mil, mais sur la pédale de frein). A notre vue s'offrait un spectacle surnaturel, que je tente de me remémorer.

La bande du sommet des montagnes émergeait d'un gros bourrelet de coton blanc nuageux, qui semblait être tombé du ciel. En dessous, la forêt sombre. Cette bande montagneuse etait violemment éclairée par la soleil levant, qui révélait des teintes acides. Prochainement sur vos écrans.

Cela aura duré moins d'une minute, pendant laquelle j'ai été tentée de dire "oh mon dieu", avant de me rappeler qu'il n'existe pas.

Comment ça on n'existe pas ?

Comment ça on n'existe pas ?

Le mot de la fin est revenu à Swan : "Maman, on ne va pas travailler et on file en haut du volcan, plus jamais ça ne sera comme ça".

13 février 2017 1 13 /02 /février /2017 23:32
Chipé sur http://benissa.eklablog.net

Chipé sur http://benissa.eklablog.net

Il est des lundis matins plus comateux que les autres. Je n'entrerai pas dans le détails des festivités de ce week-end à peine achevé. Toujours est-il que lorsque le réveil a sonné, j'étais très loin, en voyage chez Morphée et ses potes.

 

Ouverture de la paupière gauche, la droite a dû suivre mais je ne m'en souviens pas. Enchaînements réflexes, j'ai réussi à nourrir mon corps et celui de mon fils et à me vêtir. Et hop voilà même pas mal, je suis au taf et je me lance dans la semaine, à corps perdu ou presque.

 

Pause sandwich bien méritée, je m'attable au lolo du coin. Pas de chance, le France-Antilles a pris fin, alors comment passer le temps ? Mes voisins de bistrot compatissent, et l'un d'entre eux m'offre son journal. Puis veut m'offrir à boire ce que je trouve prévenant de sa part. Nous négocions pour de l'eau minérale bien fraîche.

 

Sandwich fini, je vais m'offrir une petite glace coco de la marque Paradis (le paradais sinon rien). Et c'est à ce moment que Madame Daninthe, une des saintes patronnes de ce lieu, me demande à voie basse si par hasard je n'aurais pas mis mon tee-shirt à l'envers. Nom d'un petit bonhomme c'est ma foi vrai. Pas devant-derrière. Non, à l'envers avec l'étiquette dans le dos.

 

Je retourne déguster mon sorbé koko près de mes voisins, dont l'auteur des cadeaux me presse de questions. Je vous les épargne, il faut tout de même ne pas abuser de la patience du lecteur.

 

Il demande un moment si j'ai un numéro de téléphone. Je répond benoîtement que oui. Il renonce à s'engager dans cette voie et conclue que demain, il m'apportera un avocat bien mûr.

 

Revenue sur les lieux du crime de mon travail, je narre l'affaire du tee-shirt à l'envers à mes deux petites collègues (qui font chacune une tête de plus que moi).

 

Devinerez-vous ce que m'a dit l'une d'entre elle ?

 

"Tu sais que lorsqu'on met un vêtement à l'envers, c'est signe qu'on va recevoir des cadeaux ?"

 

C'est décidé, je renonce à comprendre le monde.

24 janvier 2017 2 24 /01 /janvier /2017 01:23
Respiratoire ou circulatoire ?

Les eaux claires, cet après-midi.

 

Ne vous méprenez pas, il ne s'agit pas d'un lundi au soleil à gambader dans le torrent.

 

Mais de 5 heures passées aux urgences à la clinique des Eaux Claires.

 

La hanche de mon bébé (bientôt 17 ans) craquait, et moi aussi un peu. Je rassure tout de suite le lecteur, ni fracture, ni malformation, mais probablement une tendinite sévère. Conclusion : 15 jours sans sport a dit le docteur, la pire des punitions.

 

Mais ce n'est pas le sujet.

 

Lors de notre attente, quelques petits évenements se sont succédés, normal aux urgences. Par chance, rien de monstrueux à part deux rondelles de tomates tombées du sandwich de mon voisin, et sur lesquelles j'ai effectué un dérapage qui aurait pu me conduire aux urgences. Par chance, j'y étais déjà !

 

Or donc, un monsieur grand, noir, et d'une belle prestance, arrive en tenant son fils par le bras, un marmot de 7-8 ans. Il fonce tête baissée bien que haute vers les filles de l'accueil, et leur annonce de façon un peu péremptoire que le petit est en détresse circulatoire. L'une d'elle répond finement "Vous voulez dire détresse respiratoire ? Qu'est-ce que tu ressens mon petit ?". "J'ai le coeur qui bat à toute vitesse". "Mais respire bien". "Puisque je vous dis que c'est circulatoire". Dialogue ubuesque et pendant ce temps le minot n'était pas pris en charge. Ils entrent finalement voir l'urgentiste.

 

Une fois les soins prodigués, le père revient annoncer fièrement aux filles que c'était bien une détresse circulatoire. Lesquelles renchérissent "Mais vous n'êtes pas médecin, alors qu'est ce que vous en savez ?". "Je ne suis pas médecin, mais je suis un professionnel, je suis pompier, et je peux vous coller une plainte pour nous avoir fait perdre 30 secondes". "Mais déposez-là donc votre plainte !". "Non je ne le ferai pas". "Tchip".

 

Ca c'est de l'accueil où je ne m'y connais pas. Mawi Téwèèèèze.

29 août 2016 1 29 /08 /août /2016 23:38
Dans le gaz

De retour après quelques jours d'absence, je constate avec amertume que j'ai été victime d'un double vol.

 

Ma bouteille de gaz, qui n'est plus qu'un souvenir. Et mon vélo, que j'avais laissé sur la terrasse.

 

Pas cool mais c'est comme ça.

 

Puis mon réveil a sonné, et j'ai goûté la confiture d'abricots de Salt Lake City. Quelle idée de rêver qu'on se fait chourrer sa bouteille de gaz.

Je décide donc de raconter sans plus tarder ce non-évènement passionnant, et comme toute bonne interaute qui se respecte, je pars en quête d'une photo qui illusterait ce rêve.

 

Je tape "vieille bouteille de gaz", et je tombe sur un truc génial. La Butalamp. De vieilles bouteilles de Butagaz transformées en luminaires. Une partie du corps est remplacée par de la tôle perforée et - pétard de moine - ça doit faire un éclairage drôlement joli dans la case.

 

J'ai tout de suite contacté l'inventeur, pour savoir si l'objet coûte un bras, ou soulement un petit doigt.

 

Voilà. Et le plus extraordinaire, c'est que la bouteille et mon vélo n'avaient finalement pas été volés du tout.

18 août 2016 4 18 /08 /août /2016 00:53
Les deux cocotiers de Sainte-Marguerite (priez pour nous).

Les deux cocotiers de Sainte-Marguerite (priez pour nous).

J'aurais même tendance à dire que c'est un abruti de première.

 

Je m'en étais aperçue au fil du temps (comment rerésenter le fil du temps ?). Mais j'en ai eu la confirmation indubitable aujourd'hui.

 

Un petit commerce se développe beaucoup ces derniers mois sur l'île aux belles eaux. Belles eaux de coco pourrait-on dire. Les noix de coco, avant d'être matures et offrir leur blanche robe pulpeuse, sont vertes. Pour qui est assez courageux pour grimper en haut du pyé-koko, il suffit alors de couper les cocos verts, et de les balancer à terre. Puis de charger sa camionnette avec la cinquataine de cocos récoltés dans mon jardin. De les laver. De se poster à un rond-point stratégique, armé d'un sabre et d'un grand sourire. Lorsque le chaland s'arrête, décalottez le coco vert sous ses yeux, passez-lui la noix dans laquelle vous aurez glissé une paille, et empochez deux euros. Ce n'est pas si cher payé pour la peine prise. Ou tranchez les cocos à la chaîne et emplissez-en des bouteilles d'eau minérale (au prélabale vidées de leur eau minérale). 

 

Depuis des années, un certain Joël vient chez moi récolter les cocos. Il passe quand il veut sans avoir à prévenir. J'aime à le voir monter avec ses cordes et crocs métalliques fixés aux pieds.

 

Jusqu'à présent, tout se passait sans encombres. Et voilà ti pas que la belle mécanique s'est déréglée pas plus tard que ce matin. A la vue de Joël en haut se son arbre, le fameux voisin lui a fait un caca nerveux. L'a traité de voleur, l'a pris en photo et lui a fait savoir qu'il posterait la photo sur le réseau social qui commence par F et finit par acebook, en guise de dénonciation. Mon Joël ne s'est pas démonté. Est allé voir les gendarmes poser une main courante, et est bien décidé à ne pas en rester là si l'andouille de service passe à l'acte. Ceci me fut raconté à midi lors de ma pause méridienne (et méritée). Je me suis montrée totalement solidaire, mais n'ai tout de même pas oublié de demander trois bon cocos à l'eau pour régaler mes prochains visiteurs.

 

J'ose à peine imaginer comment se serait comporté le voisin pendant l'occupation.

26 juillet 2016 2 26 /07 /juillet /2016 01:14
Miroir miroir

Jusqu'à présent, mon lavabo n'était habité que par quelques cheveux, et par une Eleuthérodactyle de passage. L'Eleuthérodactyle est une grenouille beaucoup plus petite que son nom. La mienne aime s'abriter dans le trop-plein. Ça lui fait une petite lucarNe ronde donnant sur un environnement humide juste comme il faut. Sauf période de grève de distribution d'eau évidemment.

 

Je m'apprêtais à vérifier dans le miroir que j'étais toujours la plus belle, lorsque mon cerveau m'envoya un signal du style "Objet allongé de couleur verte à 180° Sud. Vigilance requise".

 

J'aime bien mon cerveau, jusqu'à présent il m'a permis de faire face à des situations périlleuses, et de réagir de façon appropriée (piailler en appelant ma mère par exemple).

Miroir miroir

Eh bien cette fois-ci j'ai à peine sursauté devant le visiteur du soir. "Hooo un gros anoli" me dis-je à moi-même, personne n'étant là pour recueillir mes propos herpétologiques.

Un examen plus approfondi (échographie, toucher rectal et empreinte ADN) de la bête me permit de rectifier le diagnostic. Je puis à l'heure qu'il est vous affirmer avec certitude que pas du tout.

Un bébé iguane ! Même que je n'en avais jamais vu d'aussi petit. Observez sa délicate queue rayée, qui me permet de vous dire qu'il s'agit d'un iguane commun, autrement dit Iguana iguana (on a compris, pas la peine de répéter).

Le pauvret avait atterri là dieu sait comment (mais pas moi) et était pris au piège. Toutes choses égales par ailleurs, essayez donc de sortir d'un lavabo de 5 mètres de profondeur.

Voilà, le sauvetage a eu lieu dans de bonnes conditions. Notre petit reptile n'a maintenant plus qu'à éviter les fauves qui traînent dans le secteur (mes chats).

Et moi je retourne devant le miroir, pourvu pourvu que ma beauté ne se soit pas fanée.

30 mai 2016 1 30 /05 /mai /2016 21:13
Je mets des talons où j'enlève mes lunettes ?

J'ai fait la connaissance d'une opticienne charmante et portugaise, qui répond au doux nom de Carla. Tant et si bien que je lui vouai une confiance aveugle et remis ma vue entre ses mains. Elle choisit pour moi (agréable de n'avoir pas à choisir) une petite monture genre John Lennon mais en fille. Pour les verres là encore, je n'eus qu'à dire un mot : pas trop de tralalas couteux.

Cerise sur le gâteau, elle s'est occupée de contacter ma mutuelle et de dire au fabricant de verres que c'était ultra-urgent passque la petite dame elle repart chez elle vous comprenez. Résultats des courses, 57 €, là je dis bravo.

Chaussée donc de mes nouveaux bésicles et d'une paire de baskets, je pars me promener en forêt avec mon néné et ma frangine. But avoué : nous la couler douce au soleil à l'ombre des chênes pour regarder, lire le dernier Grangé ou dessiner. C'est là que j'ai commencé à ressentir des trucs bizarres. Je me suis sentie comme absorbée par la terre. Je rapetissais et avais l'impression d'avoir de toutes petites jambes. Je ne suis déjà pas géante, mais là j'étais quasi comme la femme de Bilbo.

 

La sensation allait même jusqu'à me sentir fatiguée de marcher dans les bois, mes petites jambes ayant du mal à fonctionner. Il y avait peut-être un petit biais lié à un genre d'état de fatigue, ceci étant une autre histoire.

 

Je n'accordai pas plus d'attention que ça au phénomène, et m'installai confortablement, le cul non pas entre deux chaises, mais entre deux racines. Devant mes yeux presque éblouis mais pas tant que ça, le soleil étant déjà bas, et filtré par le vert feuillage, donc devant mes mirettes, une forêt de chênes en contre-jour. Magnifique. L'homme est ainsi fait, la femme aussi, il cherche à capter et reproduire ce qui l'émeut, y compris les vaches et les émeus mais là c'était un putain de taillis sous futaie vachement difficile à dessiner.

 

Courageusement j'y suis quand même allée, et ai finalement réussi à sortir quelque chose de chouette. Vous remarquez au passage que je progresse : je suis capable de dire que je fais des choses bien.

 

L'heure tourne et nous remballons nos petites affaires, la journée a été délicieuse. Sur le chemin du retour, même topo. Une langueur m'empêche d'allonger le pas, et je me sens toujours au ras des paquerettes (il y en avait d'ailleurs). Une idée émerge, et si c'étaient mes nouvelles lunettes la cause de cette faille spatiale ???

 

Pour tester cette audacieuse hypothèse, j'appliquai immédiatement le protocole suivant. Matériel et méthodes : regarder avec ses lunettes, les enlever, noter si le phénomène persiste. Résultats : bin quand je les ai ôtées de mon nez, tout est redevenu normal. Je voyais à nouveau le monde en hauteur, et mon pas se déliait. Conclusion et perspectives : c'est bizarre quand même, je vais me renseigner pour savoir s'il n'est pas nécessaire que je consulte un exorciste pour chasser le démon de mon corps.

 

Autre perspective : porter des chaussures à talons pour éviter d'enlever mes lunettes à tout bout de champ.