12 septembre 2014 5 12 /09 /septembre /2014 15:44

 

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Aglaopé est la Sirène au beau visage.

 

Adaptons le récit de l'Odysée à notre contexte Antillais. Ces divinités de la mer seraient postées à l'entrée du port de Saint-François plutôt que celle du détroit de Sicile. 

 

A ce jour, seuls deux marins surent résister au chant des Sirènes. 

 

Orphée dont la voix eut plus de puissance que la leur. Il sauva ainsi le navire Argo et son équipage.

 

Et plus connu, Ulysse, qui se fit attacher au mât de son bateau, et renvoya ainsi les Sirènes au fond de l'océan.

 

Un troisième capitaine y parviendra-t-il ? Nul ne sait.

 

 

Dessin capté sur DeviantArt, signé "InTheLegend". Observez le petit poisson, qui ne fait pas le poids à côté d'Aglaopé.

13 août 2014 3 13 /08 /août /2014 21:20

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Reeves vs. Darwin

La même tronche !

Et d'ailleurs, des tronches tous les deux.

Un qui a compris plein de trucs sur le fonctionnement de l'univers, et l'autre sur l'évolution de la vie sur Terre.

Me demande si je ne vais pas me laisser pousser la barbe.

 

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Dernière minute, j'ajoute Bernard à ma collection de barbus géniaux.

 

A la différence de Darwin avec qui je n'ai jamais eu le plaisir de converser, je connais Bernard.

 

Qu'en dire ? Le pape des papillons des Antilles et de Navarre. A vécu à la Lézarde quelques années. M'a offert palmes-masque-tuba quand je suis partie en Guadeloupe. Vit à Paris dans un endroit magique près de l'hôpital Sainte-Anne. Est souvent accompagné d'une personne répondant au nom de Jeanne, qui malheureusement n'entrera jamais au club des barbus géniaux (mais pour remédier à ça, je pense créer prochainement le club des nanas géniales).

 

Un oeil distrait pourrait vous faire penser que sur la photo, Bernard tient un papillon de la main droite, et un genre de pince à papillon dans la main gauche. Que nenni ! Notre homme exhibe un specimen d'une autre des ses passions, dédiée celle-là aux guimbardes.

22 juin 2014 7 22 /06 /juin /2014 00:20

C'était difficile, je l'admets.

 

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Mais tellement graphik, éléktrik !

 

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Un Colépotère,

De la famille des Elatères.

Une petite bête qui se promène sur le carrelage, et qui a les épaules luminescentes. Parfois la lumière s'éteint. 

 

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Autre petit nom, le taupin. Quand il est sur le dos, il a un système très sioux pour se retrouver sur ses pattes. Un système qui le projette en l'air, et hop, une chance sur deux d'arriver du bon côté. Comme la tartine.

 

Photos de Guillaume, le colorieur de chromosomes.

18 juin 2014 3 18 /06 /juin /2014 14:54

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Toujours pas d'appareil photo, alors je squatte les images des autres. Celle-ci est signée Guillaume, un jeune breton que j'adopterais bien comme neveu. Il est curieux, aime la nature et m'a appris à fabriquer de la limonade (qui pour l'instant refuse d'être pétillante). Donc plein de qualités.

 

Et d'ailleurs, quelques heures ont passé, et la pétillade est désormais limonante. 

 

Recette :

- Trouver au fond de votre vieux placard un bocal assez grand pour contenir 2 litres d'eau.

- Ouvrir le frigo, et prendre les 2 ou 3 citrons que vous destiniez à la confection d'un ti-punch.

- Aller immédiatement racheter 2 ou 3 citrons, pour éviter d'être en manque de ti-punch ce soir.

- Eplucher les citrons, les couper en fines tranches, les mettre dans le bocal sans autre forme de procès, ajouter 150 g de sucre.

- Compléter avec 2 litres d'eau, si toutefois il n'y a pas de coupure.

- Placer tout ceci au soleil pendant 2 jours. Si vous habitez dans une région pluvieuse, déménagez. Couvrez tout de même le bocal avec un torchon plié, pour éviter que les petits oiseaux ne fassent pipi dedans.

- Il est possible d'aromatiser le truc avec de la mélisse, mais c'est une plante qui ne court pas les rues.

- Enlevez les citrons, embouteillez et consommez bien frais à ma santé, qui ma foi est déjà assez bonne.

 

Guillaume donc, en plus de connaître plein de recettes rigolotes, a photographié quelque chose de bizarre chez moi. Que sont ces deux lignes vertes parallèles et tortueuses ?

 

- Deux poils de cul phosphorescents ?

- Des traces de skis martiens vues d'avion ?

- Des chromosomes de bananiers hybridés in situ ?

 

Pas du tout, vous vous en doutez. Je vous laisse mariner un jour ou deux, comme la limonade, au cas où l'un d'entre vous aurait une idée lumineuse ! 

3 juin 2014 2 03 /06 /juin /2014 21:17

Heureusement que mon appareil photo est mort.

Vous échappez ainsi à une vision d'horreur.

Mon pied de basilic intégralement dévoré par ces vgjvdav de fourmis manioc.

Reste la tige tout de même.

 

Que fait l'INRA je vous le demande.

 

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Pour me consoler, un petit shoot de renard, rien de tel pour vous redonner confiance en la vie.

 

12 mai 2014 1 12 /05 /mai /2014 22:17

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Je viens de subir une grosse déception.

 

Suite à une rencontre faite pas plus tard qu'hier, j'avais rendez-vous en fin d'après-midi.

 

Dans un vallon tranquille et perdu à proximité de chez moi. Propice à toutes sortes de choses déclicieuses. L'avouerais-je, il était question de pomme croquer. Goûter aux fruits de la connaissance.

 

Arrivée sur les lieux, coup de poignard dans le coeur. Une espèce de grosse vache avait pris ma place. Même pas grosse en plus, plutôt du genre fluette et sautillante. Etant teigneuse de nature, j'affrontai la réalité, pourquoi fuir ?

 

Elle allait voir de quel bois se chauffe mon coeur.

 

Les pommes, ce sont des pommes cajou, les fruits de l'anacardier. Au-dessus de la partie rouge (parfois jaune), juteuse et délicieuse lorsqu'elle n'est pas âpre, il y a le fameux truc qu'on trouve dans les sachets apéritifs Balzhen. Les noix de cajou quoi ! Hier en faisant ma petite heure de marche réglementaire, je suis tombée sur cet arbre qui croulait sous les fruits. N'ayant que deux mains, je ne pus en ramener que deux, et en dégustais une en même temps. Je caressais la chair souple du fruit, à travers sa peau tès douce lisse, tout en marchant à grandes enjambées. 

 

C'est donc en expédition punitive que je partis ce soir en du taf sortant. A ce propos, avez-vous remarqué comment était le ciel ce soir ? Comme des vagues dans les nuages, jamais vu une telle splendeur.

 

Mon cabas, un bâton pour attraper les plus hautes, je suis TRES motivée. C'est ici que la vache intervient dans le récit. Comme il se doit dans ce pays, les vaches sont au piquet. Donc attachées et en principe inoffensives. Sauf quand elles sont attachées sous l'anacardier que vous convoitez, et sauf quand vous avez peur des vaches, ce qui est mon cas.

 

Habituellement en pareil cas, j'opère un demi-tour prudent et extrêmement rapide, prenant ce qu'il est convenu d'appeler ses jambes à son cou. Mais cette fois, j'avance, les pommes sont trop tentantes. Cette andouille de vache me court après, je pars en courant (et en criant) vers le haut du morne, elle ne va tout de même pas casser sa corde et me poursuivre dans la pente cette effrontée ! Du coup, je me retrouve derrière l'arbre, et j'arrive à prélever une part infime du butin, à peine une dizaine de fruits. 

 

Le coeur battant, et la rage au ventre, je rentre chez moi. Je parie qu'elle va brouter celles qui sont à sa portée, c'est vraiment donner de la confiture aux bovins.

 

Bon, je vais quand même chercher une recette de cajous confits, je vous raconterai peut-être ça une autre fois.

 

9 avril 2014 3 09 /04 /avril /2014 21:26

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Je m'ennuie. Chuis malade. En arrêt ! Les vacances !

Après deux jours à me dire que j'allais mourir bientôt, j'en suis revenue à une échéance plus lointaine.

 

Ai donc un peu de temps pour parler de choses sans intérêt.

 

Avant d'être tombée entre les mains du Chik, alias Edward aux mains d'argent (je confirme cette impression d'avoir les os brisés), j'avais entrepris un classement/transmission des feuilles de sécu. Oui je sais normalement y'en plus besoin, mais j'ai égaré ma carte vitale depuis un certain temps.

 

Une petite perle, pondue par un médecin versaillais, ne connaissant pas le nom des localités antillaises.

 

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Mais qui sont donc les auteurs des arbres, je vous le demande ? 

 

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J'ai rectifié, en espérant que la personne qui trie ces bouts de papier aura de la auteur de vue, et le sens de l'humour.

 

 

Illustration de Cynder la Dragonne.

6 avril 2014 7 06 /04 /avril /2014 20:57

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Mon petit dernier figurez-vous a les dents de sagesse qui poussent. Pour confirmer ce fait, inattendu chez un enfant de 14 ans, nous allâmes lui et moi chez le radiologue. Pour tirer le portrait panoramique de ses quenottes. 

 

En arrivant sur le parking, je me gare comme à mon habitude. C'est-à-dire complètement de traviole. J'ai beau essayer depuis presque 35 ans, je n'arrive pas à me garer droit en marche avant.

 

Cette fois-ci, j'ai peut-être poussé le bouchon un peu loin, ce qui a dû provoquer le courroux d'un quidam. Qui n'a pas hésité à me laisser un billet doux sous l'essuie-glace, pour me signifier que j'avais probablement eu mon permis dans une pochette-surprise.  

 

Tentative de traduction : "Apprends à te garer, où bien fous-moi le camp de cette rue".

Je demande assistance pour la traduction de la dernière partie du message. "Coche ou maco".

 

Ce qui est ballot dans l'histoire, c'est que les dents de sagesse vont devoir être arrachées.

 

 

10 mars 2014 1 10 /03 /mars /2014 23:52

Où en étais-je ?

 

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Vous pouvez admirer ici le détail du champ de fleurs. De fleurs de cactus pourrait-on ajouter.

 

Le bien-être n'a pas de prix, il faut souffrir pour être bien. Car ces multiples picots ne sont pas en silicone comme je l'avais benoîtement imaginé. Mais bel et bien en plastique dur.

 

Ce qui fait que, lorsqu'on s'allonge dessus pour la séance revitalisante du jour, on commence par se dire en soi-même "ouille ouille ouille c'est quoi ce sdgfhus de truc, ça pique". Si l'on trouve en soi la ressource pour suivre la notice ("Ne luttez pas contre la sensation de douleur..."), on résiste à l'envie d'envoyer ce truc aux encombrants.

 

Puis en effet, au bout d'un laps de temps fonction de nombreux paramètres qu'il serait fastidieux d'énumérer ici, on finit par oublier les 5 000 et quelques aiguilles qui vous vrillent les nerfs. Comme on est allongé, on laisse vagabonder son esprit. Ce qui ne peut pas faire de mal. La séance se termine, le plus délicat est maintenant de quitter le tapis sans se lacérer complètement l'épiderme.

 

Sensation alors de brûlure, et le dos prend une très jolie allure de couenne rose, que l'on aurait lardé de coups de fourchette. Il suffit de ne pas regarder. Mais dans le pire des cas, ça ne dure guère plus d'un quart d'heure.

 

Ce tapis fait bien rire mon entourage, n'empêche que tout le monde s'y met. "Ah bin j'ai plus mal au dos", "Ah mais je peux tourner la tête" etc...

 

Lorsque ma copine Catherine m'a dit que la coiffeuse de son beau-frère le lui avait conseillé, c'est là que mon sang n'a fait qu'un tour.

 

Elles (les coiffeuses) se sont donné le mot. Pour nous embrigader dans la secte du champ de fleurs !

3 mars 2014 1 03 /03 /mars /2014 20:31

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Tout a commencé un beau samedi.

 

C'est en général le samedi que Valérie vient coiffer toute la famille, ou du moins ce qu'il en reste.

 

Valérie est une amie, et j'aime babiller avec elle lorsqu'elle étale sur ma somptueuse chevelure la pâte destinée à lui conserver sa teinte d'origine (noisette, comme mes zieux). En d'autres termes, quand elle me fait ma teinture.

 

Valérie a quelques douleurs dans le dos, dont la cause reste mystérieuse. Elle incrimine son évier, dont les dimensions ne seraient pas en adéquation avec son anatomie. Quoi qu'il en soit, elle ne sait plus trop à quel saint se vouer pour soulager ses maux. Elle a quand même tenté une expérience, celle du "champ de fleurs".

 

Mais qu'est donc un champ de fleurs ? Et comment peut-il contribuer au mieux-être de Valérie ? Je vous pose la question.

 

Il ne s'agit nullement de la savane d'à côté, parsemée de coquelicots. Mais d'un genre de tapis de fakir, doté de quelques centaines de fleurs mauves, elles-mêmes constituées de petits picots de plastique. Plusieurs milliers donc au total. Et il faut se coucher là-dessus la peau nue, pour espérer voir partir en fumée douleurs, tracas, casses-pieds. Un tapis magique en quelque sorte.

 

Je n'ai fait ni une ni deux vous pensez bien. J'en ai commandé un sur Amazon (je sais c'est mal).

 

La suite au prochain épisode.